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 La fin

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Le roi des ombres
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Date d'inscription : 16/05/2017
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MessageSujet: Re: La fin   Sam 7 Juil - 22:21


La fin
Amaëlle & Lucas

Il y a quelque chose qui m’échappe encore. J’ai beau chercher, observer, analyser, je n’arrive pas à saisir l’information manquante. Pourquoi vas-tu de l’autre côté Lucie ? Toi et moi on est à nouveau dans la même équipe maintenant, pas vrai ? Dis-moi que j’ai raison Lucie... Mais si c’est le cas alors pourquoi vas-tu dans la direction opposée ? Tu sais que je vais te suivre. Tu sais que je vais venir te chercher. A quoi est-ce que mon cerveau joue encore ? Parfois il me met dans le flou moi aussi. A droite il y a le danger, à gauche il y a la survie. Je dois aller chercher Lucie mais je ne peux pas entraîner Amaëlle avec moi, pas encore. Voilà pourquoi je lui confie ce boitier, parce qu’elle est la seule personne en qui j’ai confiance pour cette mission. Tu dois appuyer, tu dois ensevelir cette arme de destruction, même s’ils n’ont pas les codes on n’est jamais trop prudent.

Mais Amaëlle m’a rejoint, avançant à mes côtés, je fronce les yeux en la regardant. Je ne peux pas m’arrêter maintenant, je ne peux pas faire marche arrière non plus, mais toi Amaëlle tu te trompes de direction. Pourtant elle refuse d’y retourner et s’il y a bien une chose que je sais avec la strigoï, c’est qu’elle est probablement encore plus têtue que moi. A quoi bon perdre du temps à se battre ? Autant avancer plus vite à deux.

- Elle a emprunté ce couloir, elle ne doit pas être bien loin.

J’entends son rire au loin, sa voix d’enfant qui chantonne une comptine. Où vas-tu Lucie ? Ma vision est de moins en moins nette, et il y a ce bruit aigu insupportable qui ne cesse de siffler dans mes oreilles. Je sens les bras d’Amaëlle me rattraper. Pourquoi ? Je ne me rends compte qu’après coup avoir trébuché. Si on continue par là on tombera sur des ennemis et je ne suis pas en état, Amaëlle ne les aura pas tous à elle toute seule et Lucie... Elle continue de se diriger tout droit vers eux.

- Lucas ? Qu'est-ce qui se passe ? Parles-moi...

La voix d’Amaëlle résonne comme un son lointain. Je la regarde sans être vraiment là, sans lui répondre non plus avant d’apercevoir Lucie au bout du couloir. Elle est debout. Elle m’attend. Que fais-tu Lucie ?

« La machine était une bonne idée Lucas, mais tu sais qu’on peut les détruire autrement. »

- On peut les détruire autrement...


Elle sourit et j'ai alors comme des flashs, des souvenirs qui me reviennent. Lorsque je travaillais pour la moroï, j'étais sur une autre mission en même temps, ma propre mission. Et je m'auto-hypnotisé pour me faire oublier à moi-même chaque tâche que j'accomplissais. Lucie était la clé, la vrai Lucie était toujours cachée quelque part à mes côtés. Elle savait depuis tout ce temps qu'il fallait qu'on se trouve ici à ce moment précis. C'était ça la vraie mission.

C’était donc ça qui m’échappait depuis tout à l’heure... Oui, c’est le plan parfait. Lucie savait qu’on ne sortirait pas de cet endroit, que même si on était parvenu à ensevelir la machine, ils nous auraient attrapés. Le temps joue contre nous, le soleil est sur le point de se lever, on finira forcément perdant. Sauf si on se fait capturer. La machine c’est ce qu’ils veulent pour anéantir notre espèce, aussi ils ont besoin des codes pour la contrôler et sans moi ils ne peuvent rien, sauf que sans toi ils n’auront rien non plus. Et c’est ce qu’il nous faut, toi et moi chez eux, l’illusion, un cheval de Troie. Mon regard se relève alors dans celui d’Amaëlle et ma main caresse doucement ses cheveux.

- On ne va pas pouvoir leur échapper cette fois... Dans quelques minutes je vais probablement m’écrouler à cause de leur produit, le soleil va se lever et on sera pris au piège ici. Toutes les probabilités jouent contre nous.

Mon autre main vient s’emparer du boitier que j’ai confié à Amaëlle et le jeter au loin, dans un recoin avec tout un tas de débris où personne ne viendra le chercher. Je reporte alors mon attention sur elle, ma vision trouble me faisant la voir en double. Je ferme les yeux et colle mon front au sien, respirant lentement son odeur.

- Est-ce que tu me fais confiance ?

Je n’attends pas réellement sa réponse, mes lèvres viennent capturer les siennes pour lui offrir ce baiser qui m’appelait tant, et j’en profite parce que je sais que je ne pourrais pas retrouver ces lèvres avant de nombreuses heures. Notre ouïe de strigoï nous permet à tous les deux de les entendre arriver au loin. J’écarte mes lèvres des siennes et la regarde à nouveau.

- Tout ce qu’on a à faire, c’est tenir vingt-quatre heures entre leurs mains. J’ai un plan Amaëlle, et ce plan-là fera très mal.

Mais avant ce sera à nous d’avoir mal et ils en profiteront. Ils se serviront de toi pour me pousser à coopérer, ils se serviront de mes autres faiblesses pour me faire craquer et sans doute se serviront-ils aussi de Lucie pour me briser. Mais on doit tenir. Vingt-quatre heures pour les détruire, est-ce si cher payé ?


acidbrain
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La dame des ombres
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Date d'inscription : 16/05/2017
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MessageSujet: Re: La fin   Dim 8 Juil - 10:19

La fin
Amaëlle & Lucas

Qui sait de combien de temps on dispose encore ? Combien de temps avant que des faiblesses n'apparaissent ? Combien de temps avant qu'ils ne soient trop nombreux ? Combien de temps avant que tu ne reprennes totalement tes esprits ? Combien de temps avant qu'on ne pose des questions telles que : m'a-t-il déjà oublié ? M'a-t-elle déjà remplacé ? Des questions, trop de questions, et ce n'est pas l'heure de se les poser. Ce que je sais, c'est que je ne peux pas te laisser en arrière. Je ne sais pas ce que tu as prévu, je ne sais pas si tu sais toi-même ce que tu fais, mais je sais que je ne peux pas te laisser derrière moi, encore moins quand tu es si peu en sécurité. Alors oui, je te suis. Et oui, tu te rends compte que tu ne pourras pas me raisonner. Tant mieux, je ne tiens pas à perdre du temps, je tiens encore moins à ce que tu me tiennes éloigné, tu l'as fais bien trop de fois dernièrement, je ne le supporte plus...

Tout à coup, comme une mauvaise blague, une faiblesse apparaît chez Lucas. Un trébuchement, léger, rien pour un humain, mais pour Lucas cela veut tout dire. On a besoin de cet antidote, parce que c'est forcément les fléchettes qui agissent, on ne peut plus perdre de temps. Pourtant, quand je te parle, j'ai l'impression que tu ne m'écoutes pas, que tu es autre part, sur autre chose. Encore une fois, ton esprit fonctionne loin du mien mais cette fois, je n'arrive même pas à deviner ce qui te passe derrière la tête. Les détruire autrement ? De quoi parles-tu ? Cela ne revient à aucune de nos discussions précédentes, c'est hors propos...

Mes bras ne lâchent pas la taille de Lucas tout comme mon regard ne quitte pas son visage et je vois enfin le moment où j'ai récupéré toute son attention. Je sens ses gestes doux contre mes cheveux, ce qui m'empêche presque d'entendre ses paroles. Paroles qui ne sont d'ailleurs pas très encourageante, ça ne te ressemble pas. Tu as toujours un plan A, un plan B et un plan C. Ne me fais pas croire que les trois sont déjà passés. Je lève un sourcil mais je ne dis rien. Par contre, j'ouvre la bouche de surprise quand il lance le dispositif pour l'explosion dans un coin de la pièce. A quoi est-ce que tu joues ? On ne peut pas laisser cette arme aussi visible. Pas quand l'unité va arriver et disposera de plusieurs heures pour enlever les débris causés par mes bombes avant de rejoindre ta machine. Certes, le code ne sera pas facile à trouver mais quand on a du temps et de la détermination...

La prise de parole de Lucas me prend de cours et reporte mon attention sur lui. Est-ce que je te fais confiance ? Est-ce que tu as même besoin de poser la question ? Je t'ai toujours fais confiance, même sans le savoir, dès que je t'ai rencontré, tu étais déjà mon allié, déjà mon futur amant, déjà mien tout comme je suis tienne. La question ne se pose pas. Mais je n'ai pas le temps de répondre que je sens tes lèvres contre les miennes. Toutefois, je ne peux pas profiter pleinement de ce baiser, pas quand je sais ce qui va arriver. Et même si tu me dis avoir un plan...

« Je ne sais pas si je supporterais de te voir souffrir pendant vingt-quatre heures... Mais je tiendrais. Pour toi. Parce que je te fais confiance, parce que je t'ai toujours fais confiance. Sois ma plus grande force et envolons nous ensemble. »


Avec un petit sourire en coin, mes derniers mots en rappellent d'autres, qui ont eu lieu des mois auparavant, avant que la situation ne dégénère, au tout début de notre relation... Je lâche le regard de Lucas pour regarder les hommes entrer dans notre champ de vision et je me relève. Ce n'est pas parce qu'on doit se faire capturer que je ne peux pas réduire le nombre d'ennemis à notre portée.

« Amaëlle Cheverston, Lucas Cooper, vous êtes encerclés, rendez-vous... »

Je vais vers l'homme, lui arrache mon mégaphone qui me vrille les oreilles avant de l'assommer avec. Je sens des fléchettes être envoyés dans ma direction et je me laisse volontairement touchés, les laissant se planter dans l'épaisse couche de cuir de mon manteau et dans ma peau. Combien y a-t-il de fléchettes ? Beaucoup... Mais ce n'est pas plus mal. Ce ne sera que plus rapide. Je vois des hommes s'approcher de Lucas alors je vais pour les tuer. Ca ne dure que quelques secondes avant que ma vue ne se brouille, et une minute avant que leur produit ne me mette à genoux. Je croise le regard de Lucas une seconde avant de recevoir un violent coup de crosse contre le côté de mon front. Vingt-quatre heures... Le chrono est lancé.

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Le roi des ombres
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MessageSujet: Re: La fin   Sam 14 Juil - 14:46


La fin
Amaëlle & Lucas

Pour une fois il faudra bien reconnaître à l’unité qu’ils auront réussi à nous avoir, mais est-ce vraiment leur accorder le point quand je réalise que ce plan avait été prévu depuis le début, dans un subconscient enfouis au plus profond de moi ? Je ne crois pas. Finalement l’unité continue d’être mon pion et cette fois je compte bien les mener à l’échec et mat... Mais avant il faudra que nous soyons prêts à perdre. Perdre vingt-quatre heures de notre temps, probablement beaucoup de sang et sans doute la tête à un moment donné. Il faut savoir être prêt à payer le prix quand on veut remporter la guerre. L’es-tu Amaëlle ? Parce que moi oui. Même si je vais détester cette journée, détester ce qu’ils te feront, ce qu’ils me feront, je sais qu’en retour nous frapperons bien plus fort car nous serons le cheval de Troie.

Mes lèvres posées contre les siennes, ceci n’est pas un adieu, juste un avant-goût de ce qui nous attend, toi et moi pouvant profiter de notre liberté sans avoir ces minables humains de l’unité à nos trousses. Plus rien ne pourra nous arrêter Amaëlle, on deviendra les rois et reines de Missoula et ceux qui ne se plient pas à notre politique devront partir ou mourir. Voilà l’avenir qui nous attend après ce périple. Les strigoïs nous seront reconnaissants, les humains beaucoup moins, mais ces faiblards ne feront plus le poids sans toute leurs technologies. Il est temps de leur rappeler comment étaient les choses à une certaine époque, de leur rappeler que l’humain sera toujours inférieur au strigoï.

- On volera haut, je te le promets.

Et tu sais bien que je ne suis pas du genre à donner ma parole en l’air, jamais.  Je caresse une dernière fois sa joue avant que le comité d’accueil ne détourne notre attention. Mon regard examine le nombre d’ennemis face à nous et songe au nombre qui arrivera encore. On ne gagnera pas cette bataille, mais on peut bien leur montrer que deux strigoïs de notre envergure ne se rendent pas simplement à leurs ennemis, on perd en se battant, on perd en tuant. Autant s’amuser une dernière fois avant que le compteur ne soit lancé. Amaëlle attaque en premier et très vite je suis le mouvement, attaquant, tuant, attrapant les corps de mes ennemis pour m’en servir comme protection. Vos fléchettes n’ont rien d’agréables, pas vrai ? Mais eux tiennent beaucoup moins bien face à leur propre produit.

Malgré le sang que je fais couler, je sens mes mouvements devenir de plus en plus lourde et ma vision continue de se troubler. Allez, encore un petit dernier... J’enfonce un débris au hasard dans la gorge de l’un de ces humains dont le sang gicle hors de son corps, s’étouffant dans son propre sang alors qu’il attrape sa gorge pour amoindrir les dégâts. Je souris, un sourire sadique juste avant que mon corps ne soit parcouru d’électrochocs. Taser. Je me sens tomber en avant et mon énergie quitte définitivement mon corps alors qu’Amaëlle s’écroule également. Nos regards se croisent et nous pensons tous les deux la même chose avant de perdre connaissance : vingt-quatre heures avant que le vrai jeu ne commence.


acidbrain
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MessageSujet: Re: La fin   

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