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 Une autre page de l'histoire s'écrit

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L'ange et le diable
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MessageSujet: Une autre page de l'histoire s'écrit   Jeu 5 Juil - 22:37


     


Une autre page de l'histoire s'écrit

Putain Katara, je te déteste, à quoi est-ce que tu pensais ? Quoi ? Arrête de te plaindre, grâce à moi tu vas avoir de l'action ! Mais oui bien sur, enfin ça c'est uniquement parce qu'on a réussi à survivre aux emmerdes dans lesquels tu nous as fourrés ! Tiens, tu réponds plus maintenant ? Je secoue la tête pour arrêter de me parler à moi-même, vu que Katara ne me répond plus. Dire que je m'étais réveillée pour trouver un flingue pointé sur moi et mon corps nu. De ce que j'avais pu comprendre, Katara avait encore séduit quelqu'un, et vu l'odeur que je me traînais, elle avait même réussi à aller plus loin que des préliminaires. Bref, j'avais à peine eu le temps de réagir et de briser la nuque de l'humain pour ne pas mourir. C'est quand j'avais fouillé ses affaires que j'avais trouvé une carte le reliant à l'unité gouvernemental qui souhaitait éliminer les strigoïs. Et c'est à partir de ce moment là que j'avais commencé à engueuler Katara. J'avais malgré tout plusieurs questions : pourquoi ses idiots se promenaient toujours avec des cartes les reliant à unité secrète ? Le but du secret n'était pas justement que personne ne les relie à cette unité fantôme ? Non parce que vraiment, là, y avait rien de secret dans ses affaires, j'avais même atterris dans son lit à lui, dans sa planque. Ce qui m'amène à une autre question : si le boulot du mec est de butter du strigoï, pourquoi j'étais toujours en vie ? C'était un mec qui voulait buter l'objet de son attirance c'est ça ? Non parce que je détestais vraiment ce genre de situations.

En fouillant plus loin, bon en fait j'avais juste trouvé son téléphone, j'avais pu voir qu'une rencontre était programmé entre plusieurs ressortissants de l'unité. Et finalement ma curiosité, ou mon esprit stratégique... ou Katara, avait gagné et je me retrouvais à me diriger vers le lieu en question. C'est étonnant comme tout paraissait mort alors qu'en réalité, je pouvais entendre des dizaines de cœurs battre. Autant de cœurs à arracher, ça va être drôle non ? La ferme Katara, t'en as fait bien assez pour aujourd'hui. Je trouve pas moi...

J'ignore difficilement Katara qui boude dans un coin de mon esprit, tout en prenant distraitement en compte le fait qu'elle devenait de plus en plus présente dans ma vie. Elle pouvait contrôler mon corps de plus en plus longtemps mais surtout, elle revenait de plus en plus vite à la vie après ces utilisations alors qu'avant, j'étais tranquille pendant plusieurs jours. C'était plutôt mauvais signe... Enfin, si on ne prenait pas en compte que de toute façon, Matthew voulait me tuer et qu'il mettrait un terme à ma vie avant que Katara ne devienne un vrai problème. Quoi ? Me fais pas croire que tu vas te laisser éliminer aussi facilement par ce mec ? C'est pas parce qu'il a trouvé des couilles que tu dois nous tuer ! Je ne suis pas d'accord ! J'ignore de mon mieux Katara même si je ne peux pas nier qu'elle a surement raison. Par réflexe, par instinct, je vais certainement me battre pour ma vie. Et cela fait bien longtemps qu'on ne m'a pas vaincu dans un combat singulier. Alors j'imagine que la question ne se réglera pas aussi facilement. Si seulement je pouvais trouver Gabriel et avoir mes réponses...

Je me reprends quand je sens une odeur familière arrivée vers moi. Bois de santal et sang frais, mélangé à du vieux cuir. Strigoï. Matthew. Je l'observe avancer sans faire attention à nos ennemis planqués, ou plutôt, avançant dans le but de provoquer la bagarre, si j'en crois les rumeurs. Sauf que quand il arrive près de moi, je sors de l'ombre, reconnaissant un éclair de surprise dans son regard (je m'étais placé à côté d'une bouche d'aération, de telle sorte que mon odeur était presque invisible, après tout, les strigoïs faisaient apparemment aussi parti de l'unité et je n'avais pas envie d'être repérée), avant que je ne plaque ma main contre sa bouche. Je parle ensuite doucement, très doucement. Un humain n'aurait rien entendu et même pour un strigoï c'est presque inaudible, mais justement c'est le but.

« Ils ont des strigoïs avec eux, tu ne peux pas entrer sans plan comme ça. Et oui je sais, tu veux et tu vas me tuer mais après. Suis-moi.»

D'un signe de la tête, je pointe la bouche d'aération légèrement en hauteur avant de lâcher Matthew. Je ne veux même pas l'entendre ou voir son regard, je sais qu'il a senti l'odeur de l'humain sur moi et j'attends les remarques comme quoi j'étais une péripatéticienne mais ce n'est pas pour autant que j'étais obligée d'attendre sans rien faire. Je pouvais retarder le moment. Et les duels alors ? Tu n'aimes plus jouer ? Je peux prendre ta place alors ? Vraiment Katara, tu ferais mieux de te la fermer parce que tu commences à devenir agaçante. J'entends Matthew me suivre à quatre pattes dans la bouche, tiens je n'aurais pas cru qu'il accepterait de me suivre. Une fois arrivée au dessus de la plaque de la salle où se tient la réunion, je me retourne difficilement mais sans bruit pour me retrouver face à Matthew et avec la grille entre nous deux. Le connaissant, à un moment, il va enlever la grille et on va sauter dans le tas pour tuer pour le monde. Enfin encore une fois, ce n'est que sa réputation mais vu notre dernière rencontre, j'y crois assez. En attendant, on peut bien écouter et récolter quelques informations.

« Je compte trois strigoïs devant la porte de la salle et...»

Je renifle délicatement, me basant plus sur mon odorat que sur mon ouïe. Je ne sais pas pourquoi, mais mon odorat était bien plus puissant que mes autres sens alors j'avais appris à lui faire confiance. Peut-être parce que Katara ne pouvait parasiter ce sens là...

« ... deux autres dans les couloirs. Sinon que des humains. Et toi ? »

Les questions sur ce qu'il fait ici, ce sera pour plus tard, même si je m'en doute. Il est là pour se venger de la dérouillée que l'unité a mise à son groupe et s'adonner à son plus grand passe-temps, la mort. Sa meilleure amante. Quand à moi... Je commence à me demander si j'ai bien fait de venir. Non mieux encore, je commence à me demander pourquoi je suis montée la première dans la bouche d'aération qui nous permettait à peine de tenir à genoux, et me faisait me retrouver ainsi bloquée entre Matthew et la sortie. Définitivement, j'avais mal réfléchis sur ce coup-là...
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L'inatteignable
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MessageSujet: Re: Une autre page de l'histoire s'écrit   Ven 6 Juil - 23:49



Une autre page de l'histoire s'écrit

Un gun à balles d’argent entre les mains, je vérifie son état avant de le ranger à l’intérieur de ma veste en cuir avec l’autre. Au même moment Aedan, un membre du groupe, entre dans la chambre qu’on a bien voulu m’offrir au sein de ce manoir. Je dois dire que c’est assez étrange de retourner vivre auprès des miens, disons que je me suis habitué à plus d’indépendance et de solitude, mais ce n’est pas non plus déplaisant de se comporter comme au bon vieux temps.

- Tout a été mis en place.

- Parfait, j’y vais seul. Si Jake demande dis-lui que je suis allé courir la donzelle en Andalouse.


Sourire aux lèvres, je lui donne une tape sur l’épaule avant de disparaître des lieux, sans vraiment lui laisser le temps de répondre quoi que ce soit. Et me voilà sur le nouveau territoire de guerre. J’ai quelques humains à aller tuer à l’intérieur de ce bâtiment, des strigoïs également. Je jette un coup d’œil à ma montre avant d’entrer à l’intérieur, sûr de moi, prêt à foncer dans le tas. Mais à peine arrivé que déjà je me fais arrêter. On dirait que l’action va commencer plus tôt que prévu. Sauf que non, ce n’est pas un ennemi, c’est Alena. En fait j’ai parlé trop vite en disant que ce n’était pas un ennemi, après tout Alena est même en tête de liste de mes ennemis à abattre mais à faire morfler avant. Sa main plaquée contre ma bouche, j’écoute malgré tout ses mots, relevant un sourcil avant de finalement relever la tête vers la bouche d’aération qu’elle regarde. Va pour une petite balade, j’imagine que ça ne devrait pas trop perturber mon programme.

Je la suis sans dire un mot, préférant éviter d’attirer l’attention sur nous. Il faut bien l’avouer, je m’amuse largement à être derrière elle pendant la balade pour profiter de la délicieuse vu qui s’offre à moi. Le moulant ça te va plutôt bien beauté. J’efface mon sourire lorsqu’on arrive à destination et qu’Alena, ou plutôt Ivy, me montre la salle de réunion où j’avais justement l’intention de me rendre. Je la trouve presque mignonne à se mettre à compter le nombre d’ennemis et à me demander mon avis, comme si on faisait équipe elle et moi. Beauté la seule chose qu’on fera ensemble c’est la danse de la mort, et ta plus grave erreur ce soir aura été de penser que je me suis déplacé sans le moindre plan.

- Le compte est presque bon, tu as juste oublié de te compter dans la salle.

Et sur ces mots je ne lui laisse pas le temps de réagir, la poussant à travers la grille pour qu’elle atterrisse au beau milieu de tout ce petit monde. Immédiatement les humains se redressent et braquent leurs armes sur elle. Quant à moi, je jette un nouveau coup d’œil à ma montre. On arrive pile à l’heure pour les festivités on dirait. Les humains ont tout juste le temps de demander à Ivy de ne pas bouger avant qu’une explosion ne vienne les déranger. En moins de temps qu’il n’en faut l’apocalypse s’est installée au sein du bâtiment. Les couloirs sont en feu, une fumée noire brouille la vue et les sens de tous, tout est en ruine et l’odeur du sang annonce à la fois des morts et des blessés. Mais je sais qu’Ivy est en vie, je le suppose du moins, sinon c’est qu’elle n’en valait vraiment pas la peine. Je descends de cette bouche d’aération, atterrissant tranquillement sur mes pieds pour venir arracher le cœur de la poitrine d’un des humains avant qu’il n’ait le temps de tirer. Où sont passés ces traîtres de strigoïs ? Ne me dites pas qu’ils ont pris la fuite, ce ne serait pas amusant sinon. Et toi Ivy, où te caches-tu ?

- Toujours en vie, chérie ? Ce serait dommage de manquer les festivités.

Un corps se jette sur moi pour me renverser. Ivy ? Non, une autre strigoï enragée et plutôt bien endommagée de brûlures. Elle a l’air complètement hystérique à tenter de me donner des coups de griffes comme s’il s’agissait d’un animal enragé. Je la sonne à moitié d’un coup de poing avant de venir arracher sa tête à son cou. Me voilà tâché de sang, c’est malin. Je repousse son cadavre sur le côté avant de me relever.

- Allez les gars, montrez-vous, je ne fais que commencer à m’amuser...

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L'ange et le diable
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MessageSujet: Re: Une autre page de l'histoire s'écrit   Dim 8 Juil - 10:44


     


Une autre page de l'histoire s'écrit

Katara est une vieille compagne dont je commence à m'habituer au mode de pensée. Ce n'est pas le cas de Matthew, tout du moins de ce Matthew. J'ai changé, mais lui aussi. Toutefois, quelque part, je me languis de ce côté tendre qu'il me montrait, de nos promenades nocturnes, de nos éclats de rire, de nos danses improvisés sur des airs de musique provenant de maison paysannes. C'était une autre vie, un autre monde. Je n'étais plus cette femme douce et innocente, j'en avais trop vu. Mais je me languissais de cette innocence, si seulement je pouvais la retrouver ne serait-ce qu'une fois. Si seulement je pouvais perdre la mémoire quelques minutes et aimer de nouveau sans arrière pensée. Mais ce n'était pas possible. J'avais essayé de nouveau, mais je n'avais jamais pu me faire confiance, et je ne le faisais toujours pas. J'avais fini par abandonner. L'éternité se passerait entre Katara et moi uniquement. Ce serait un duo pour le reste de notre vie. Malgré tout, revoir Matthew n'était pas aussi simple que j'aimais le prétendre.

Je ne sais pas pourquoi à chaque fois je souhaitais te laisser une chance. Avec l'entraînement que j'avais reçu, j'avais appris, bien qu'à contrecoeur, à être impitoyable et à ne jamais accorder de seconde chance. Pour toi, je faisais des exceptions et je me faisais avoir à chaque fois. J'en arrivais presque à ne pas être surprise de me retrouver braqué par des armes. Quatre, six, sept humains devant moi. Et c'est sans compter l'agitation, les strigoïs allaient arriver. Je replongeais dans cet état de calme qui me permettait de soutenir n'importe quel regard et de réagir à n'importe quel moment. Cet état qui me rendait proche de mon art de la guerre. Et quand l'explosion retentit, je ne réfléchis pas au pourquoi du comment, j'en profitais juste. Un nuage de poussière m'offrit l'avantage même si les humains se mirent à tirer n'importe comment, une balle m'éraflant le bras sans m'arrêter. En quelques secondes, tous les humains furent hors d'état de nuire, certains morts, d'autres juste assommés, une puce GPS collé à leurs vêtements. Oui, malgré la trahison de Matthew, je n'oubliais pas mon objectif premier d'en apprendre plus sur ce groupe.

Tout à coup, j'entendis la voix de Matthew et étonnement, cela fit monter en moi de la colère qui brisa mon état de calme antérieur. Ah tiens le petit te fait réagir ? Le petit fait presque la même taille que nous, Katara. Pas quand on porte des talons. Je t'avais dis pourtant d'en mettre. Je secouais la tête avec un léger amusement. Parfois, j'en oubliais presque que Katara était mon ennemi, elle avait diminué ma colère mais cela n'avait servi qu'à mettre au point une stratégie dans ma tête. Et pas de chance Matthew, le timing joué en ma faveur.

La poussière finissait de retomber et il finissait de parler quand je fonçais sur lui pour le projeter à terre. Je ne cherchais pas à me battre, juste à le mettre sur le sol. Et j'en profitais pour attraper les deux petites chéries que j'avais entraperçu plus tôt. Tout aussi vite, je vidais les deux chargeurs dans les deux genoux de Matthew. Oh tiens, des balles en argent, on dirait que cela faisait mal.

« Oh des balles en argent, tu n'arranges pas tes affaires Matthew. Je me demande tu vas prendre combien de temps pour réussir à ramper vers un humain afin de guérir plus vite. A ton tour de ramper pour demander pardon, chéri. »


Je m'approchais de lui et avec un sourire mauvais, je jetais les deux armes contre son torse. Je n'utilisais pas ce genre d'armes habituellement, privilégiant les armes blanches aux armes à feu, mais cela ne signifiait pas que je ne savais pas m'en servir comme il aura pu le remarquer.

« Je ne vais pas ramper à tes pieds pour te demander pardon, Matthew. Surtout pour des méfaits dont j'ignore tout. Mais je vais encore moins me laisser tourmenter par toi. Si tu veux me torturer, saches que je rendrais coup sur coup et si ça augmente ta haine envers moi, je n'en ai rien à foutre. Maintenant tu m'excuseras, j'ai d'autres choses à faire. Ne sois pas trop en retard, chéri, tu vas manquer l'action. »


Je haussais une épaule de façon sarcastique avant de faire demi-tour et de m'éloigner en direction des couloirs. J'avais après tout une salle des machines à trouver. Ce n'est pas parce que j'avais vécu reclus pour apprendre à me battre que je ne savais rien des nouvelles technologies. Au contraire, j'avais profité de mon temps avant Missoula pour apprendre d'un hackeur espagnol tout ce qu'il fallait pour contrôler un ordinateur. Et il était temps que j'obtienne quelques informations assez utiles pour rameuter Gabriel. Quoi ? Vous croyez vraiment que j'avais fais tout ça pour plaire à Matthew ? Non, cette unité intéressait son clan et ça pouvait être pour moi le moyen de mettre la main sur le chef et enfin avoir un point final sur cette histoire. C'était mon seul objectif. Sinon je peux aussi te le dire. Et tu changeras de version dans trois jours comme d'habitude ? Non, cette fois je poserais la question en quelqu'un à qui j'ai confiance. Alors tais-toi Katara, tu ne sers à rien pour le moment. D'ailleurs, en y réfléchissant, elle n'avait pas été très active quand je m'étais attaqué à Matthew... Pourtant j'étais persuadée que c'était mes actions et que cela n'avait pas été influencé par elle, en dehors d'un vague sentiment de victoire qu'elle avait ressenti. Bizarre tout cela...
© Frimelda, sur une proposition de © Blork
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