Forum privé !
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Pain before the happiness

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Le roi des ombres
Messages : 37
Date d'inscription : 16/05/2017
Age : 118
MessageSujet: Pain before the happiness   Sam 14 Juil - 16:40


Pain before the happiness
Amaëlle & Lucas

Le réveil se veut quelque peu difficile, vu la quantité de leur produit utilisé sur nous, le contraire m’aurait étonné. Lorsque je rouvre les yeux, ma vision est trouble avant de se stabiliser au bout de quelques secondes. Evidemment nous ne sommes plus à Phoenix mais dans leur nouveau centre. Toujours un désert ? Ou cette fois-ci ont-ils opté pour un autre type de territoire ? J’imagine que nous le serons bien assez tôt. Mon regard trouve rapidement Amaëlle, encore endormie, avant de me mettre à analyser la situation. Des chaînes d’argent nous maintiennent pieds et poings à un lit d’opération, une vitre transparente me sépare Amaëlle, comme si nous étions dans deux pièces différentes, mais je peux parfaitement la voix et entendre les hommes qui travaillent autour d’elle. Et pour couronner le tout, des aiguilles sont enfoncées dans nos avant-bras pour nous injecter de l’argent en continue. Je regarde le plafond, m’efforçant à rester concentré sur le plan, il faut que le reste me revienne.

- Lucas Cooper, vous voilà de retour parmi nous.

La porte se referme derrière un homme qui vient d’entrer. Tiens, un nouveau visage. Combien de temps s’est écoulé depuis Phoenix ? Espérons le plus d’heures possibles, ce sera ainsi moins long à tenir entre leurs mains. Je suis l’homme du regard qui traverse la pièce pour se rapprocher de moi et vérifier que tout est en ordre au niveau des liens et de la seringue.

- Puisque mademoiselle Cheverston n’est pas encore réveillée, nous allons commencer par vous.

Cet homme a quelque chose d’étrange, une odeur presque alléchante… Moroï. Ce n’est pas surprenant que certains travaillent au compte de l’unité, disons juste que c’est moins... pratique pour nous. Il augmente la dose d’argent qui coule dans mes veines avant de se placer en face de moi et je comprends bien vite quels sont ses pouvoirs.

- Vous et moi allons devenir très proche monsieur Cooper, nous allons partager des pensées intimes. Peut-être que lorsque vous en aurez marre de me voir partager vos pensées, vous vous sentirez plus disposé à me faire part de ce que nous recherchons.

Le code, évidemment. Je le regarde sans broncher, songeant à tout ce que je ferais subir à ce moroï une fois ces sangles arrachées et je lui ferais mal. Très mal. La seule chose positive à noter pour l’instant est qu’ils laissent Amaëlle tranquille, je n’ai plus qu’à espérer qu’elle reste inconsciente le plus longtemps possible, à ce qu’elle fasse même semblant de dormir s’il le faut, même s’ils finiront bien par la réveiller d’eux-même à un moment ou un autre. En attendant je m’apprête à faire face à la seule chose que je déteste le plus avec les moroïs : la violation de l’esprit.

Sa main se pose contre mon front et je me sens partir ailleurs, comme tomber dans des abysses. Me voilà alors piégé dans cette pièce sombre que je reconnais bien, les sous-sols de l’hôpital psychiatrique. J’entends gémir à mes côtés et vois Daniel attaché de la même façon que moi. Il semble amusé mais je le connais, il veut seulement garder la tête haute alors qu’il va détester ce qui nous attend entre les mains de ces soit disant médecins. Mais la provocation et le mépris ont toujours été nos meilleures armes dans cet endroit. Je reste serein de mon côté, concentré sur Lucie à qui chantonne cette comptine, et je l’accompagne dans cette mélodie.

- Au clair de la lune, mon ami Bourreau
Tu es amertume, car pas un seul mot
Ma voix ne t’apporte, pour répondre à tes vœux
Ton âme sera morte, avant mes aveux.


- Bonsoir, Lucie.


Il apparaît alors dans la pièce, cet homme de l’unité, me rappelant que nous ne sommes pas réellement ici. Lucie et moi tournons la tête vers lui et c’est elle qu’il fixe. Lucie. Comme s’il connaissait son emplacement. Comme s’il la voyait. Impossible, personne ne voit Lucie à part moi. Depuis cette pièce où mon corps repose, mes poings se resserrent et une veine de contrariété est visible sur mon visage. Hors de question qu’on me la reprenne encore. Sauf que l’instant suivant, ce n’est plus Daniel mais Lucie qui se retrouve piégée à mes côtés, sur le point de se faire torturer.

- Je suis désolé Lucie...

Il semblerait que toi aussi, tu auras vingt-quatre heures à tenir tout compte fait.


acidbrain


Dernière édition par Lucas Cooper le Dim 15 Juil - 14:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
La dame des ombres
Messages : 46
Date d'inscription : 16/05/2017
Age : 62
MessageSujet: Re: Pain before the happiness   Dim 15 Juil - 13:42


Pain before the happiness
Amaëlle & Lucas

Le réveil est étrange, douloureux mais sans l'être, brusque mais doux en même temps. Je sens la confusion qui entoure mon esprit et qui disparaît petit à petit. Je garde les yeux fermés et une respiration régulière pendant que je me rends compte de ce qui m'entoure. On dirait que les leçons de ma vie de dhampir vont me servir aujourd'hui. J'analyse mon environnement. J'entends la chamade de plusieurs coeurs, lents, calmes. Ils ne sont pas sur leurs gardes, ils se sentent en confiance. Et ensuite je sens cette brûlure qui traverse mon corps, qui part de mon avant bras pour se propager dans le reste de mon corps. Et quand j'entrouvre avec prudence les yeux, j'en comprends la raison. Une perfusion d'argents, accompagnées de jolies chaînes. Maintenant que j'y prête attention, je peux également remarquer qu'ils m'ont enlevés mes vêtements et mes armes, me gardant en sous-vêtements, espérant peut-être me déstabiliser. Ca ne sera pas suffisant. Par contre, j'avoue que le contact de cette table de métal, qui a l'air d'être recouverte d'argent, est très désagréable.

Je sens ma respiration avoir un raté quand j'entends un peu plus loin une voix qui s'adresse à Lucas. C'est vrai, maintenant tout me revient. On est enfermé par l'unité. Et Lucas est lui aussi réveillé mais contrairement à moi, ils s'en sont rendus compte. Non... Je ne sais pas combien de temps est passé mais je sais que ce n'est pas assez, mon corps lasse me le fait sentir, le soleil est toujours présent et nous menace, nous bloque dans cet endroit. Et l'homme parle toujours, espérant faire craquer Lucas, sauf que je sais qu'il en faudra plus que cela pour le faire craquer. Alors même si je ressens une pointe de culpabilité, j'en profite pour scanner un peu plus notre environnement, malgré le bourdonnement dans mes oreilles.

Des gardes surement, devant la porte. L'odeur de plusieurs espèces, peut-être ne sont-ils pas tous des ennemis... Il doit surement y avoir d'autres prisonniers, des personnes qui pourraient nous aider à semer la pagaille pendant que le plan de Lucas se met en marche. Quand j'entrouvre de nouveau prudemment les yeux, je vois des moniteurs, des électrodes branchés sur ma poitrine, des caméras pointés sur nous, des ordinateurs et bien d'autres instruments de tortures.

Quelques mots. Ce sont quelques mots qui changent tous les plans qui auraient pu être prévus, si j'ai bien compris, le moroï est entré dans la tête de Lucas. Cela n'aurait pas suffit à me faire réagir, malgré notre précédente mésaventure avec la moroï au pouvoir de l'esprit s'il n'y avait pas eu les mots qu'il a prononcé ensuite. Ce "Je suis désolé Lucie"... Il ne pourra pas survivre, pas si on touche à Lucie, pas si on la détruit. Ca serait pire que tout. Et je ne pouvais pas rester sans rien faire alors que j'avais le moyen d'agir. Désolé Lucas... Prenant une respiration profonde, je me concentrais pour être prête à endurer les prochaines heures. Le plan avait changé.

« Elle se réveille ! »


Evidemment, mon activité cardiaque m'avait trahi, même si c'était plus ou moins volontaire. Je sentais l'excitation monté dans la salle, mais aucune trace de peur. Il était temps de changer cela. Ce n'est pas parce que vous nous aviez enchaînés que nous étions impuissants. Brusquement, j'ouvris les yeux, faisant sursauter l'humain qui avait penché son visage sur le mien. Je laissais un sourire séducteur joué sur mes lèvres, commençant, malgré l'argent, à mobiliser mon pouvoir d'hypnose quand l'humain fût brusquement tiré en arrière par une femme, fine mais dont l'odeur trahissait le sang qu'elle avait déjà versée et sa noirceur. Moroï... J'allais peut-être faire une autre exception ce soir...

« Vous n'êtes pas autorisés à ce genre de choses, Amaëlle Cheverston. Ou plutôt sujet 149. Cette fois vous allez payer pour vos crimes. »


La moroï m'attrapa la mâchoire et je sentis ensuite l'attrait de son pouvoir. L'eau... Elle tirait toute l'eau présente dans mon corps par mon visage. Je sentais mon rythme cardiaque s'accélérait, mes pensées également mais je me forçais à ne pas réagir plus que cela. Il était hors de question que je lui laisse l'avantage.

« Je ne respecte jamais les interdits, c'est d'un ennui. »

Difficilement je pris la parole, la regardant avec défi. Elle me fit un sourire froid avant de me lâcher et je pus enfin reprendre ma respiration. J'avais l'impression d'être encore plus faible qu'après un jeun d'une semaine alors qu'elle venait à peine de commencer. Voilà qui prévoyait bien de l'amusement pour plus tard. Et oui c'était ironique. Elle prit de nouveau la parole, mais cette fois, pas vers moi.

« J'attends vos instructions monsieur, le sujet 149 est prête. »


Je tournais la tête pour la première fois et croiser enfin le regard de Lucas, y puisant ma force. Je voyais sa tension, j'imaginais les idées qui venaient dans sa tête et j'en étais désolée mais... Je préférais mourir que de le voir partir à la dérive. Et ce soir, je sentais que j'allais m'approcher de la mort et de la folie plus que jamais. Prêt à tenter l'aventure, mon ange noir ?


_________________


Perdue entre la raison et les sentiments

Aux heures sombres de la nuit, aux aubes dangereuses, aux péripéties rancombolesques, mes pensées sont toujours tournées vers toi. Que signifies-tu pour moi, mon ange noir ? Je sais juste que je ne peux pas continuer sans toi, jamais.
by IMAGINE DRAGONS GIFS - STUNNING - NOIR DESIR

Our song ~ Close by Nick Jonas & Tove Lo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Pain before the happiness
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Team Strigoï :: Autres lieux :: Montagnes :: Unité 101-
Sauter vers: