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 Tu es prêt

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L'amazone
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MessageSujet: Tu es prêt   Mar 16 Mai - 20:34


Tu es prêt
Christian & Nayla


Une soirée au bar, est-ce que c’est une bonne idée ? Je n’en suis pas certaine. Sauf que Christian a l’air bien fier d’avoir réussi à me battre alors je suppose que c’est une bonne raison de fêter ça, en tous cas c’est ce qu’il semble penser. Honnêtement ? Je ne suis pas d’humeur à faire la fête et je serais même prête à dire que Christian a gagné uniquement parce que je ne suis pas vraiment au sommet de ma forme ces derniers jours, mais je ne tiens pas à lui retirer cette joie malgré tout. C’est que je commence à m’y attacher, à ce moroï. Malheureusement je ne peux m’empêcher de songer à eux, à me demander si ce que j’ai vu était bel et bien réel...

Je me suis absentée une semaine de Missoula, partant avec quelques dhampirs pour retrouver mon peuple, les convaincre de venir avec moi là-bas, où ils seront bien plus en sécurité. Sauf qu’à mon arrivée, il n’y avait plus personne à convaincre. Tous morts ou introuvables. Mon peuple tout entier décimé, alors que je reprenais des forces dans cette académie... Je m’en veux, terriblement, et mon cœur s’est d’autant plus déchiré lorsque j’ai aperçu le cadavre de mon frère, suspendu avec un mot gravé à même sa peau à mon encontre. Mon cœur a pleuré ce jour-là et pourtant je n’ai pas versé la moindre larme, je ne pouvais pas, je ne voulais pas les laisser me détruire. Je suis partie à la recherche de mes ennemis, de ces monstres qui ont fait un carnage. Je les ai pourchassé nuit et jour, sauf que le problème, c’est qu’il n’y avait plus personne à traquer, plus personne dans les alentours. Tout était terminé et je n’étais pas là pour l’en empêcher.

Les dhampirs qui m’accompagnaient ont dû m’administrer un calmant pour pouvoir me ramener jusqu’à Missoula, autrement je les mettais tous k.o. Je me suis sentie d’autant plus mal lorsque je me suis réveillée saine et sauve entre ces murs et finalement je ne pensais plus qu’à mon nouvel objectif, le protéger lui. Christian est devenu mon seul peuple aujourd’hui, alors je fais tout pour qu’il sache se défendre, pour qu’il soit prêt à se battre le jour où je ne serais pas là pour le protéger. Aujourd’hui je le sais prêt. Evidemment il faudra qu’il continue à s’entraîner régulièrement, mais je ne suis plus réellement sûre de mon utilité à l’académie maintenant et me voilà à remettre en question tout mon futur.

- A ta victoire.

On trinque et même si je n’ai jamais bu ce genre de boisson, j’accepte de découvrir l'alcool en sa compagnie. Passons une bonne soirée pour une fois, sans coups bas ni entraînement, ça te changera je suppose. Je le vois boire son premier verre cul sec alors je me dis que c’est peut-être une quelconque tradition chez eux et en fait de même. Autant dire que ça arrache, j’ai l’impression qu’on est en train de me brûler la gorge, mais finalement ce n’est pas une sensation si désagréable que ça. Le deuxième verre est servi, puis bu, ainsi que le troisième, et le suivant. Combien avons-nous bu ce soir ? Je l’ignore, mais ce n’est pas raisonnable. Je n’aurais jamais cru que l’alcool me ferait de tels effets et je le regrette maintenant, j’ai la tête qui tourne et honnêtement, je ne serais bonne à rien dans un combat ce soir. Lui non plus je crois.

- Je crois que j’ai besoin de prendre l’air...

Ou alors je vais finir par te vomir dessus et je crois que tu préférerais éviter une telle situation, et moi je préférerais éviter cette humiliation. Je sors à l’arrière du bar, en profitant pour respirer un grand coup. Allez Nayla, recouvre un peu tes esprits ! C’est étrange comme l’alcool peut faire passer d’une émotion à une autre du tout au tout. Après les premiers verres j’étais souriante et prête à m’amuser avec Christian et maintenant... Je ressens juste cette tristesse grandir en moi. J’entends quelqu’un ouvrir la porte et me rejoindre. Lorsque je tourne mon regard vers la personne en question, c’est d’abord le visage de mon frère que j’aperçois quelques secondes avant de me rendre compte qu’il s’agit en fait de Christian.

- Je crois que j’ai manqué le moment où je devais t’annoncer que tu es désormais libéré de ce calvaire. Félicitations Christian, tu es un vrai guerrier maintenant, tu n’as plus besoin de dhampirs pour te protéger.

AVENGEDINCHAINS
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Le jeune guerrier
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MessageSujet: Re: Tu es prêt   Mar 16 Mai - 20:35




Tu es prêt
Christian & Nayla

Est-ce ce monde qui s’endurcit ou moi qui ouvre les yeux ? Sortir de l’académie, c’était un mal pour un bien. L’université, c’était l’un de nos projets d’avenirs avec Lissa. Honnêtement ? Je n’en avais rien à faire. Non pas parce que mon futur ne m’intéresse pas, mais tout simplement car je sais pouvoir faire tout aussi bien en faisant des cours par correspondance. Me mêler aux autres, ce n’était pas mon objectif premier. Je ne suis pas comme Adrian, qui recherche la compagnie des autres sans se l’avouer, je suis bien mieux seul. Sauf que voilà, je suis à l’université et sans Lissa. A partir de quel moment la rupture se fait ? Je suis incapable de le dire. Mais il suffit d’un moment pour basculer, d’une lettre pour confirmer. Je n’ai aucune idée de sa localisation, mais elle connaît la mienne et cela lui a suffit. Je crois que cet épisode m’a endurci, je me suis jeté encore plus dans la bataille, dans celle que mène Nayla avec mon corps. Est-ce que je m’en suis sorti ? Je pense que oui. Ou alors, c’est vraiment que je suis aveugle. Mais réussir à la mettre à terre, sans utiliser le feu, pour moi, c’est la marque de la victoire. Alors ne crois pas, ma gardienne, que je n’ai pas remarqué ton éloignement. Tu n’es plus totalement là, plus totalement en paix. Je n’en connais pas encore la raison mais si tu ne l’as pas encore comprise, je peux être têtu. Et j’ai le temps, tout le temps du monde devant moi. Après tout, il n’y a plus rien pour me distraire de mes pensées et objectifs… Or, je suis assez entêté. Une qualité des Ozéra, que tu as dû comprendre, en rencontrant quelque fois ma tante…

On se retrouve dans ce bar. Est-ce que cela fait plaisir à Nayla ? Je ne pense pas. En tout cas, ce n’est pas ce qu’il me semble. Elle voudrait surement être seule. Sauf qu’il y a une victoire à fêter et un petit cœur à ouvrir. Je me fous de tous et de tout, généralement, mais tu rentres parmi mes quelques privilégiés. Donc oui, je continue à être con, à être vache, mais je compte bien rentrer dans ta tête et te faire cracher tous tes petits secrets. Après tout, depuis le temps, je pense pouvoir dire qu’on s’est rapproché ! Je croise tout de même son regard pendant qu’elle trinque une première fois. A ma victoire et à la tienne également. Après tout, c’est ce que tu désirais n’est-ce pas ? Alors oui, buvons. Et espérons qu’il n’arrivera rien, car l’alcool ne fait pas bon ménage avec le feu. Ce soir, je redeviens un simple homme et non pas un moroï ou un étudiant. Et c’est un vent de liberté que je compte bien apprécié.

On ne s’est pas contenté de petits alcools, ni de douceur. Pas même d’eau ou de friandise en plein milieu. Est-ce que je me sens mal pour autant ? Non, pas vraiment. Mais je sais que demain, je le regretterais. Simplement, pour ce soir, je ne fais que profiter de ce sentiment de chaleur qui se répand dans mon corps. On dirait mes flammes, mais en bien plus maîtrisé, bien moins dévastateur. De quoi être appréciable. Surtout avec la présence d’une amie… Ou tout du moins, de celle qui fût mon ombre ces derniers mois.

Elle prend la parole, elle veut apparemment prendre l’air. Quand une femme dit cela, ça peut avoir des dizaines de sens différents. Tu me suis pas. Tu me suis. T’attends quoi. Surtout, tu te ramènes pas. Bien trop compliqué. Sauf qu’hey, j’ai appris que Nayla, c’était avant tout une guerrière dans son crâne épais. Donc pas besoin de réfléchir. Ça veut dire ce qu’elle a dit, mais aussi que j’ai intérêt à me ramener, parce qu’elle rentrera pas de nouveau dans la boîte. Donc, je me ramène, pas très stable, payant notre dernière consommation avant de me diriger vers le chemin qu’elle a emprunté. La retrouver n’est pas compliqué une fois sorti, elle est juste devant moi, je m’appuis contre le mur derrière moi, profitant de sa fraîcheur pour recouvrer un peu mes esprits. C’est que mine de rien, c’est assez fort ces conneries.

Nayla attire mon attention en prenant la parole, me disant que je n’ai plus besoin de protecteur et que je suis libre. Sauf que je ne sais pas si c’est réellement mon désir. Mine de rien, je me suis habitué à la présence de mon ombre, à ses airs à côtés, à son manque de répondant face à mes piques, ce qui s’est amélioré d’ailleurs dernièrement. Elle est devenue mon ombre, et je ne tiens pas à la remplacer. Peut-être ne seras-tu plus ma gardienne mais ça ne signifie pas que je désire être libre de mon amie. Putain, ces verres m’ont rendu sentimentaux. Ca me donne envie de vomir…

« Et toi, qu’est-ce que tu veux ? Être libre ? »

Libre de retourner dans ces lieux que tu semblais évoquer la toute première fois ? Dans ses sous-entendus dont tu semblais nourrir nos discussions ? Hum hum… Peut-être que c’est-ce que tu veux, mais tu sais quoi ? Je suis tellement égoïste que j’attendrais le moment où tu prononceras ses mots avant d’accepter de te laisser partir. Après tout, autant que ma mauvaise réputation me serve à quelque chose avec ces crétins royaux. Si je désire garder ma gardienne, ça m’étonnerait qu’ils me le refusent. Je m’approche, jusqu’à déposer ma main contre sa nuque pour accrocher son regard. Un geste qu’on a déjà eu des dizaines de fois lors de nos entraînements journaliers. Devenu notre geste un peu…

« Ou est-ce que ça t’intéresse un coéquipier, à défaut d’un protégé ? »
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L'amazone
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MessageSujet: Re: Tu es prêt   Mar 16 Mai - 20:36


Tu es prêt
Christian & Nayla


Faire la fête, ce n’est pas dans mes habitudes, il faut dire que là où je vis on n’avait pas vraiment le temps pour prendre des pauses, surtout pas moi alors que j’étais aux commandes. Ici j’ai beaucoup plus de mal à trouver ma place. En soit je ne me plaindrais pas que ce soit plus reposant, mais je ne sais pas, j’ai l’impression d’être de trop. Ce monde n’est pas le mien, sauf que le mien a été décimé depuis mon absence. Des années à le maintenir en place, à le faire survivre, et maintenant le voilà complètement détruit. Est-ce que j’aurais pu les sauver si j’étais revenue plus tôt ? Cette question me tourmentera à jamais. Mon peuple a disparu, ma famille a été décimée et j’ai toujours cette rancœur envers Judith au fond de moi. De toute façon elle s’en est allée elle aussi, par ma faute, encore une fois, mais je n’aurais pas été capable d’être cette grande sœur qu’elle attendait de moi.

En revanche je suis plutôt fière d’avoir été un bon professeur pour Christian, car soyons honnête ce moroï saurait mettre au tapis la plupart des gardiens de cette académie grâce à mon entraînement, d’autant qu’il a un avantage considérable sur eux : le feu. Est-ce pour autant que nous devons aller dans ce bar pour boire quelques verres ? Il semblerait que ce soit une bonne raison, alors je veux bien faire cet effort pour lui. Pourtant lorsque je sens les effets de l’alcool monter et me faire tourner la tête je me dis que je n’aurais peut-être pas dû. J’ai l’impression d’avoir été empoisonnée, tout tourne, tout me semble si proche et si lointain à la fois... Une sensation bien étrange. Puis après le rire arrive la nostalgie et alors je décide de prendre l’air.

C’est stupide d’avoir bu autant, qui te protégera si nous nous faisons attaquer ce soir ? Car ni toi ni moi ne sommes en état après tous ces verres. Ce serait dommage qu’il nous arrive malheur maintenant que tu es formé et que tu n’as plus vraiment besoin de moi. Et oui Christian, bonne nouvelle, te voilà libre maintenant. Je compte sur toi pour survivre sans moi, car je pense que je ne supporterais pas de perdre une fois de plus mon peuple. Qu’est-ce que moi je veux ? Est-ce que ça a réellement de l’importance ? Mes vœux ne pourraient s’accomplir Christian, ils ne sont que désillusion. Sa main se pose contre ma nuque, me poussant à le regarder alors qu’il me pose cette nouvelle question. C’est idiot mais je ne peux m’empêcher d’esquisser un léger sourire face à ce geste.

- Je serais toujours honorée d’avoir un coéquipier comme toi à mes côtés Christian.

Tu vaux bien plus que tous ces moroïs, bien plus que tous ces dhampirs, alors oui, si je devais choisir un coéquipier, je n’aurais même pas à réfléchir. Au fond Christian, tu ne t’en doutes pas mais sans toi je pense que je me serais écroulée. Je sais que parfois je ne te ménageais pas, j’ai été difficile avec toi parce que je voulais que tu sois prêt à tout, que tu ne meurs pas bêtement, que tu ne te fasses pas prendre. Je ne l’ai pas fait pour te punir mais au contraire parce que je tenais à toi. Je pense que tu le sais aujourd’hui, d’une certaine façon, tu l’as compris.

- Mais je ne peux pas te faire participer à une vengeance qui ne te concerne pas.

Est-ce réellement mon choix ? Retourner là-bas, traquer ces strigoïs et les achever ? Je pense que c’est ce que j’ai de mieux à faire, je pense qu’il s’agirait de ma meilleure fin. Je n’arrive pas à continuer avec cet énorme poids sur mon cœur, avec toute cette culpabilité. Je n’ai pas le droit d’être faible et de pleurer leur mort, mais je n’ai pas le droit non plus de les abandonner à leur sort, peu importe que cette mission soit du suicide. Je tends une main vers son visage, caressant doucement sa joue alors que mon regard est plongé dans le sien. Ce n’est pas le genre de comportement qui me ressemble, la douceur, mais après tout, peut-être que je ne le reverrais plus...

- Fais-moi plaisir et ne laisse personne avoir le dessus sur toi, jamais.

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Le jeune guerrier
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MessageSujet: Re: Tu es prêt   Mar 16 Mai - 20:37




Tu es prêt
Christian & Nayla

Je crois que les occasions se prêtent plutôt à boire, même si Nayla n’a pas l’air totalement d’accord avec mon analyse. Personnellement, je trouve qu’on a bien d’autres choses à penser. Entre ce qui la met de si mauvaise humeur et ce que j’ai découvert quand j’ai rejoins Lissa… Finalement, cette victoire n’était qu’un prétexte pour rendre cette sortie plus joyeuse. Tout du moins pour rendre le contexte plus joyeux. Sauf que cette joie n’est apparemment pas faite pour durer. Nayla qui a besoin de s’en aller, ce n’est pas habituel, mais alors m’obliger à réfléchir aux tenants et aboutissants, c’est franchement salaud. Mon cerveau est sur le point de se décomposer à cause de l’exercice demandé !

Je finis par la rejoindre et par entendre ce que j’avais si intensément voulu au début de notre partenariat, mais ce que je n’étais plus certain de désirer aujourd’hui. La liberté. Je ne sais pas si cela en ait vraiment une. Tu n’étais pas une entrave, juste mon ombre. Et mine de rien, celle-ci est devenue importante dans mon existence. Mais je sais que toi, tu désires être libre, tout comme je le désirais au départ. Alors qui sait, maintenant, ce que tu veux. Sauf que je préférerais ne pas avoir à perdre à notre lien. Alors certes, je ne veux plus être ton moroï, tout comme je ne pense pas que tu le désires, parce que ce mot, ce gardiennage, ça me fait penser que je suis un poids pour toi. Et il n’en est pas question, il n’est plus question. A partir de maintenant, je veux être ton égal, et pourquoi, ton partenaire si tu n’s rien contre. Je dépose ma main contre sa nuque en prenant la parole, captant son attention et faisant enfin apparaître un sourire sur son visage. Il était temps, je commençais à penser qu’il avait congelé avec la fraîcheur de la nuit !

Ses mots me font sourire, un vrai sourire, sincère. Ce sont des mots anodins pour certains, mais de la part de Nayla, c’est l’une des plus beaux compliments, qu’elle puisse m’accepter comme coéquipier. Comme égal. Mais aussi qu’elle ne reste pas solitaire… Je pense qu’on a autant changé, l’un que l’autre. Même si mener ce genre de réflexion est peut-être un peu trop haut pour ma petite tête alcoolisée. Mais ce soir, je suis heureux de l’entendre. Un peu moins par la suite par contre. Tu crois que c’est une vengeance qui me ferait reculer ? Voyons, tu me connais. Je ne vais pas dire non à une cause juste. Et rappelles-toi, je suis de ceux qui ne veulent plus rester sur le côté, à attendre le sacrifice de tout une race. Si ma présence t’empêche de mourir dans ta vengeance, j’aurais accompli l’un de mes plus grands souhaits. Et il y a aussi le fait, moins avouable, qu’il est hors de question que je te perde dans ta quête. Tout simplement hors de question.

« Justement. Tu parles de vengeance, pour moi, ça sera une mission. Ce n’est pas plus mal qu’il y en ait un qui garde la tête froide n’est-ce pas ? Je veux pouvoir veiller sur tes arrières tout en étant à tes côtés. »

Ce ne sera pas une raison suffisante pour me laisser en arrière. Sois en sure. A partir de maintenant, il y a peu de personne à qui je tiens. Adrian, Jill, toi. De façon un peu moins prononcé, Chloé également. Mais c’est tout. Les autres, je n’en ai que faire. Alors tu penses bien que les seuls à qui je tiens, je fais attention à eux, même s’ils ne seraient pas tous d’accord avec cette définition. On ira botter des derrières ensemble, Nayla. De toute façon, même si tu ne le veux pas, je te suivrais donc tu n’auras tout simplement pas le choix. Voilà qui règle la chose n’est-ce pas ?

Ce qui me surprend, ce sont ses prochains gestes. Ou plutôt la douceur de ceux-ci. Oh je ne doute pas que Nayla en soit capable, simplement ce n’est pas le genre de chose qu’elle fait habituellement, encore plus quand il y a des témoins. C’est surprenant. Ces paroles me surprennent également. Mais surtout, je commence à me sentir méfiant. Oui je veux bien que Nayla est l’alcool théâtral mais tout de même, on dirait presque un adieu. Encore une fois, rêves pour que je te laisse partir aussi facilement. Tu ne me feras pas d’adieu ce soir, je ne le permettrais pas !

« Ne t’inquiète pas, Dominatrix, il n’y a qu’une personne qui a le droit d’avoir le dessus sur moi, que ce soit dans un combat ou dans un débat, et même elle, je ne la laisserais pas gagner. »

Je laisse un sourire arrogant se dessiner sur mon visage. Je pense que je peux me le permettre. Mais mon pouce qui caresse sa carotide est bien plus doux que mon sourire. Si jamais quelqu’un devait me battre, ça serait toi, Nayla. Aucun autre ennemi et aucun allié également. Et même toi, ne t’attends pas à ce que ta victoire soit facilement acquise. Tu m’as appris à me défendre, mais je savais déjà mordre depuis longtemps. Je pense que je peux me permettre d’être arrogant, grâce à toi mais je te promets de faire preuve de prudence. Maintenant, terminé le moment solennel. Par contre, il y a encore une dernière chose avant de clore le moment sérieux.

« Est-ce que tu comptes repartir, Nayla ? Quitter Missoula pour reprendre le cours d’une autre vie ? »
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L'amazone
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MessageSujet: Re: Tu es prêt   Ven 19 Mai - 14:31


Tu es prêt
Christian & Nayla


Où est ma place désormais ? Ces derniers temps je ne cesse de me poser cette question. Autrefois elle était avec mon peuple en Amazonie, ensuite aux côtés de Christian pour une durée limitée, aujourd’hui ? Je ne sais pas. Que suis-je censée faire maintenant que mon peuple a été décimé et que mon moroï est apte à se battre seul ? Je n’ai plus de guerre à mener, plus de vies à sauver, plus d’apprentissage à donner, sauf que ça, c’est tout ce que je sais faire, c’est tout ce qu’on m’a appris à faire. Aujourd’hui je n’arrive plus à savoir quel est mon but, il n’y a plus que la vengeance qui m’anime et on ne m’a pas éduqué pour ça. Pour la première fois de ma vie je ne sais pas ce que je suis censée faire, en revanche je sais encore ce que toi tu ne dois pas faire et m’accompagner dans une vengeance suicidaire en fait partie. Il est hors de question que tu m’accompagnes là-bas, je ne perdrais pas une seconde fois mon peuple et nous n’avons aucune chance face à leur nombre.

- Ce n’est pas une mission Christian, si tu pars là-bas tu n’en reviendras pas. Je t’ai appris à te battre pour que tu survives, pas pour que tu meurs au combat.

Oui tu l’as certainement compris Christian, cette vengeance risque de causer ma mort, je le sais, je l’ai accepté, mais je n’accepterais pas ta mort sur ce champs de bataille. Tu ne me feras pas changer d’avis à ce sujet Christian, tu ne partiras pas en Amazonie, d’autant que tu ne connais pas le terrain, ce qui te désavantagerait complètement. Pourquoi ne profites-tu pas de ta liberté Christian ? Aujourd’hui tu as la force, la stratégie et la liberté, alors ne gâche pas ça bêtement en voulant m’accompagner. Tu as toujours été du genre tenace, à vouloir avoir le dernier mot, mais je suis pareille et ce n’est pas parce que tu es mon aîné que c’est toi qui remporteras ce débat. Quand il y a des débats qui traitent de vie et de mort, c’est moi qui ai le dernier mot, une charge qu’on m’a mis sur les épaules depuis des années et que je continuerais de porter aujourd’hui.

Je ne sais pas quoi te dire Christian, d’une certaine façon ça me touche qu’une part de toi se soit attachée à moi au point de ne pas vouloir me laisser partir, mais l’affection je n’ai pas le droit de la ressentir. Je n’ai pas le droit de te laisser me convaincre. Le silence semble être ma seule défense, mais c’est avant qu’il me pose sa question. Est-ce que je compte partir ? Oui, c’est ce qui était prévu depuis le début, mais au départ je devais m’en aller pour retrouver un peuple dans le besoin. Il n’y a plus de peuple à aider maintenant, ils ne peuvent plus être aidés. Alors oui, je pourrais rester, mais dans quel but ? Ce monde, cette ville, je ne le connais pas aussi bien que toi, je n’y suis pas habituée. A tes côtés j’avais au moins l’impression de pouvoir être utile, mais maintenant je n’ai plus grand-chose à t’apprendre. Je m’écarte doucement de lui, regardant cette rue devant moi, qui mène à une autre rue, qui mène encore à une autre rue et ainsi de suite. Même aujourd’hui il m’arrive encore de me perdre dans cette ville.

- Ce monde dans lequel tu vis, il est trop grand, trop compliqué.

Je parie que tu as dû te renseigner à mon sujet, que tu dois savoir d’où je viens, savoir dans quelles conditions j’ai été élevé, savoir que mon monde et le tien sont complètement opposés. Je repose mon regard dans le sien avant de reprendre la parole.

- Là-bas on avait chacun notre rôle à jouer pour le restant de nos jours, ici il y a des métiers que je ne comprends même pas, des objets que je ne sais pas utiliser. Il y a des armes à feu et internet, il y a d’immenses bâtiments à tous les coins de rue et des téléphones portables dans toutes les poches, il y a des restaurants et des supermarchés...

Est-ce que tu comprends où je veux en venir ? Pour toi ce monde paraît normal, tu as grandi là-dedans, tu as été éduqué avec tout ça, mais moi je n’y connais rien, je ne comprends pas, je ne suis même pas sûre de connaître tous les mots de votre langage. A treize ans les jeunes de ton pays ne se posent pas beaucoup de questions, mais moi à treize j’étais nommée chef d’un peuple. Je n’ai peut-être que dix-neuf ans, mais je ne suis pas sûre de pouvoir tout recommencer à zéro, je ne suis pas sûre d’en avoir envie.

- Mais maintenant que mon peuple est mort je ne sais pas ce que je suis censée faire Christian.

J’ose enfin le dire à voix haute pour la première fois. Mon peuple est mort. J’ai échoué dans ma mission, dans mon rôle. Un chef n’a plus de raison de vivre après ça.

- Je ne sais pas où est ma place...

Je ne sais pas non plus ce qui me prend à m’ouvrir de la sorte, ça ne me ressemble pas et je crois que c’est à cause de l’alcool que je parle autant. Tu vois, encore quelque chose à laquelle je n’avais jamais goûté auparavant, parce qu’un chef doit toujours avoir les idées claires au cas où il se produirait une attaque surprise. Ici il y a sans doute beaucoup trop de choses inconnues pour moi et ton monde me fait peur Christian.

AVENGEDINCHAINS
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Le jeune guerrier
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MessageSujet: Re: Tu es prêt   Lun 10 Juil - 0:28




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Christian & Nayla

Risquer sa vie. Voilà quelque chose que font les dhampirs tous les jours, quelque chose qui me fait éprouver une pointe de respect à leur égard. Mais ce respect disparaît souvent face au dédain qu’il manifeste envers les moroïs, envers moi. Sauf que Nayla n’a pas été comme les autres. Je suis certain qu’elle m’aurait traité de la même façon, moroï ou dhampir. Elle n’aurait pas fait de différence, et c’est l’une des raisons qui a fait que dès le début, je n’ai pas tourné le dos. Et ce n’est pas aujourd’hui, pas alors qu’il y a quelque chose qui compte pour elle, que je vais l’abandonner. Au contraire, Nayla, sois certaine que je vais te coller à l’arrière train tellement bien que tu auras un bronzage dépareillé par ma présence.

Elle tente de refouler mon aide, sauf que ma grande, faut que t’apprennes, je suis du genre à être têtu quand ça  concerne les gens à qui je tiens. Manque de bol pour toi, tu fais parti de cette catégorie. Tu m’as appris à me battre pour survivre, mais j’ai appris à me battre pour vivre également. C’est un droit pour lequel je me bats depuis la transformation de mes parents. Je n’y renoncerais pas, pas même pour toi. Alors sois gentille, souris et remercies moi pour mon aide, cela nous fera gagner du temps.

« N’épuises pas ta salive pour rien. S’il y a un risque que tu y restes, je t’accompagnerais, parce que cela voudra dire qu’il y a un risque également que je puisse te sauver. Si tu ne veux pas que je meurs, alors partons là-bas avec un plan, aucune appréhension et un sourire ravageur. Tututut, plus de remise en question, je ne laisserais pas tomber sur ce point. »

S’il faut que je te file un mouchard pour te suivre à la trace, je le ferais. Et même si mon nom a perdu de son prestige, il est tout de même suffisant pour que je puisse te coller quelqu’un au train qui m’avertira si tu tentes de quitter la ville. Alors laisses tout de suite tomber l’idée que nous soyons séparés pour ce combat qui te tient apparemment tant à cœur.

Notre débat continue, mais bien peu de temps. Elle s’écarte ensuite de moi, reprenant la parole après que je lui ai demandé ce qu’elle compte faire. Ce qu’elle me dit… Oui, cela trouve un écho dans ce que j’ai compris de sa vie. Cela en trouve aussi dans ma vie. C’est ce que tu n’as pas compris, Nayla. Personne ne peut tout comprendre, tout apprendre, tout savoir. C’est ça, la vraie vie. C’est de ne pas savoir, de chuter, de se relever, d’apprendre et de comprendre. C’est de laisser la vie nous mener et parfois, pouvoir guider la barque. Tu n’as connu que ce dernier point, maintenant, à toi d’apprendre la suite. A toi de comprendre cette suite…

Je ne l’interromps pas, malgré mon envie et je ne le regrette pas quand elle arrive enfin à me dire ce qui la pèse depuis si longtemps. C’est une confirmation de quelque chose dont j’avais des doutes, mais c’est également une manière d’avancer, pour elle et pour moi, car je compte bien l’aider. Je ne tente pas de devenir intrusif, je préfère capturer son regard pour enfin lui répondre ce que j’ai sur le cœur. Et peut-être est-ce l’alcool qui m’aide à être aussi labile et sentimental…

« On a pas de place définie, Nayla, pas dans ce monde. On apprend, encore et toujours. Moi non plus, je ne connais pas tout de mon monde. Mais c’est justement ce qui peut le rendre si beau et si effrayant. Jamais il n’arrête de nous offrir des merveilles, bien que parfois, ce sont également des horreurs. »


Après tout, devenons parler du mouvement musical appelé la tectonique ? Bon sang, quand tante Tasha écoute ça, j’ai juste envie de me fracasser la tête contre le mur. Alors ouais, tu ne comprends pas tout, même presque rien mais…

« Ce que tu n’as pas pris en compte, Nayla, c’est que je compte bien être là pour t’aider à apprivoiser ce monde. Et je suis certain que si tu laissais des gens s’approcher, tu découvrirais de belles rencontres et des gens souhaitant t’aider. »

Parce qu’il n’est pas possible que je sois le seul à te remarquer. Déjà, il y en aura qui te remarqueront pour ton physique plus qu’avantageux. Et d’autres qui te verront pour ton intelligence. Certains verront tes bons et tes mauvais côtés. Mais pour cela, il faut que tu te laisses approcher… bien que je ne sois pas mécontent d’être l’un des seuls à avoir ce privilège… Bon sang à quoi je pense moi ?

« J’ai un privilège à te demander. Laisses encore une chance à ce monde, laisses toi une chance de l’apprécier. Et ouvres donc ta tête à toutes les possibilités et ton cœur également. »

Je lui envoie une légère pichenette sur le front avant de déposer ma main au-dessus de son cœur pour ponctuer mes paroles. Décidément, plus d’alcool après ce soir, ça me fait devenir mièvre, quelle horreur…
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L'amazone
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MessageSujet: Re: Tu es prêt   Jeu 3 Aoû - 17:38


Tu es prêt
Christian & Nayla


Le combat c’est tout ce que j’ai connu au cours de ma vie, la violence, les entraînements, les morts. Depuis mon plus jeune âge j’ai été élevé en Amazonie, je ne me rappelle que de ça, je ne sais pas ce qu’était ma vie avant qu’on me retire à mes parents et je ne veux pas le savoir. Devoir débuter une nouvelle vie ici, maintenant, tout réapprendre, je ne suis pas sûre d’en être capable, je ne sais pas si j’en ai envie. Normalement les règles de mon peuple voudrait qu’un chef retourne venger les siens, peu importe si cela lui coûte la vie. Le problème c’est qu’entre temps il y a eu Christian, mon nouveau peuple et je ne suis pas sûre d’avoir le droit de l’abandonner. Je ne sais pas ce que je suis censée faire, ce que les lois exigent de moi, je sais seulement que si je dois partir je ne laisserais pas mourir Christian avec moi.

J’écoute les nouvelles paroles de Christian et je ne peux m’empêcher de ressentir un peu plus cette pointe de respect à son égard. Tu sais Christian, si tu avais fait partit de mon ancien peuple, je suis certaine que tu aurais fait un parfait leader, probablement meilleur que moi, en tous cas tu parles comme un chef et n’importe qui aurait envie de t’écouter, même moi. Alors je ne surenchéris pas, pas sur ce sujet en tous cas, je me contente simplement d’être fière de lui, de l’homme qu’il est. Tu sais, je suis heureuse d’être tombée sur toi comme moroï à protéger, parce que j’en ai vu beaucoup de tes frères et sœurs à l’académie, d’autres moroïs qui ne se seraient jamais comporté comme toi, qui auraient fuis le combat, qui auraient fuis les responsabilités.

Et quelles sont mes responsabilités aujourd’hui ? Que suis-je censée faire au juste ? Où suis-je censée aller ? Ton monde est tellement différent du mien Christian, que je ne suis pas sûre de pouvoir l’apprivoiser un jour. Tu me proposes de m’offrir ton aide, de m’apprendre à découvrir toutes les facettes de ce monde, à être normale parmi les tiens. Ainsi l’élève devient le professeur. Sauf que si ma première leçon est d’apprendre à laisser les gens de ton monde m’approcher, je sens que l’apprentissage va être long. Je n’aime pas vraiment ton peuple Christian, je pense que tu as déjà dû le remarquer, les gens ici ont tous l’air d’avoir de mauvaises intentions.

- Pour l’instant je préfère me contenter de ta présence, les autres gens que j’ai rencontré ici ont soit tenté de me renverser, de me toucher, de me voler ou de me tuer. Ton monde est vile, je ne leur fais pas confiance.

Ou peut-être n’ai-je simplement fait que des mauvaises rencontres, mais comme je l’ai dit, pour l’instant je me contenterais très bien de toi. Je n’ai pas besoin d’avoir du monde autour de moi Christian, la solitude me va très bien, ce dont j’ai besoin, c’est de savoir ce que je pourrais apporter de plus à ce monde. J’imagine que je peux prendre un peu de temps pour trouver la réponse à cette question. Christian me demande alors un privilège, il me demande de me laisser une chance ici, de laisser une chance à son monde. Puis il termine sa phrase en m’envoyant une pichenette sur le front avant de placer sa main au niveau de mon cœur. J’esquisse un léger sourire, je suis décidément heureuse d’avoir fait ta rencontre Christian. Je pose ma main sur la sienne avant de lui répondre.

- J’accepte de laisser une chance à ce monde. Alors Christian, qu’attends-tu pour me faire découvrir de nouvelles choses ? Ou alors on peut retourner à l’intérieur et boire un autre verre, après tout le seul alcool que je connaisse pour l’instant est celui qu’on a nous servi.

Et oui, pas d’alcool non plus là où j’étais, ou en tous cas pas pour moi. Apprends-moi ce que ton monde a à offrir Christian, je veux tout connaître, et plus j’en saurais, plus tu auras de chances de me convaincre de rester définitivement ici.

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Le jeune guerrier
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MessageSujet: Re: Tu es prêt   Mar 8 Aoû - 14:40




Tu es prêt
Christian & Nayla

J’ai appris à te connaître petit à petit, Nayla, mais je sais qu’il y a encore beaucoup de tes côtés que je ne connais pas. Je connais la femme forte, la professeur usante et maintenant, la femme un peu triste qui repense à son passé. J’ai encore beaucoup de chose à découvrir sur toi, tout comme tu as beaucoup de chose à découvrir de ce monde. Faisons donc les deux, ensemble. Je ne compte pas te laisser tomber, Nayla, nous serons partenaires jusqu’au bout. Il y a peu de monde que j’accepte à ce titre et ce rang, mais toi, tu as plus que gagné ta place. Sans compter que… tu arrives à apaiser un peu le feu brûlant de ma colère, celui qui me ronge depuis des semaines, et c’est apaisant d’être à tes côtés. Alors, je ne vais ni te lâcher ce soir, ni demain, ni quand tu décideras de retourner sur ta terre pour affronter ton passé.

Alors qu’en dis-tu, Nayla ? Auras-tu suffisamment confiance en moi pour faire de moi ton professeur ? Enfin, à ta place, je n’aurais pas tant confiance que cela. Après tout, je ne connais pas la moitié des bonnes choses à faire mais bon, je suppose que t’aurais pu tomber sur pire quand même. Ta phrase, je ne sais pas si elle doit me faire plaisir ou me rendre en colère. Bon sang, c’est ce qui s’appelle commencer avec de mauvaises bases ça !

« M’a fallu attendre dix huit ans pour tomber sur des personnes pas trop connes dans la tour d’ivoire qu’était l’Académie. Je doute pas qu’il te faudra moins de dix huit jours pour tomber sur quelqu’un d’intéressant dans cette ville. Je suis sûr même que tu les connais déjà, ces gens, mais qu’avec ton caractère, tu les as surement déjà repoussé. »


Enfin, on s’en fout, tu les retrouveras demain ces gens, pour ce soir, je t’ai kidnappé. Et laissons un peu partir cette ambiance de merde combiné à de la tristesse. Enfin pour clôturer cette pause solennelle, j’ai tout de même besoin d’entendre ta promesse. Parce que si tu n’as pas changé d’avis, faut que je sois assez concentré pour t’arrêter avant que tu partes en Amazonie. Je fais un peu le mariole, ou le sentimental, je sais pas trop. L’alcool me réussit pas trop, même si j’ai quand même pas mal dessoûlé depuis notre sortie du bar. Ah tiens, j’ai ta promesse, génial. Quand au programme. Euh…

« Reposes-moi la question demain pour un programme détaillé. Pour ce soir, je vais te faire connaître l’une des joies de ce monde : ta première cuite. Et ta première gueule de bois. Tu vas voir, c’est des mots qui te disent rien pour l’instant mais très bientôt, tu pourras y associer tout un tas de choses. »


Je passe mon bras autour des épaules de Nayla, l’entraînant de nouveau dans le bar. Bah ouais, au moins, ça, j’ai pas à réfléchir, elle non plus. On peut fêter plusieurs choses maintenant, dont le fait que : j’ai gagné contre Nayla sur une guerre de têtuterie… têtetêrie… Euh, bref, j’ai été plus têtu qu’elle ! On rentre et on retrouve nos places sur le bar et cette fois, on va recommencer en force, évitons la graduation, on tape direct en haut ! Et puis, j’ai soif avec tout ça. On se retrouve avec de nouveau, un verre dans notre main et je lève celui-ci à sa santé.

« A ta décision de rester et à tout ce que tu vas découvrir. »

Je bois mon verre cul sec, sentant l’alcool me brûler ma gorge auparavant anesthésié. Ah tiens, on arrive encore à la réveiller. Eh bah, ça doit pas être du bébé alcool tout ça. Hum, je devrais peut-être m’attacher à Nayla pour ne pas la perdre ? Oh et puis c’est quoi encore ces idées que j’ai ? Décidément, ça va pas bien ce soir. Ça mérite un autre verre ! Ah et ça tombe bien, on est déjà resservi. Je murmure quand même à moi-même.

« Puissions-nous ne pas trop regretter ces verres demain. »

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L'amazone
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MessageSujet: Re: Tu es prêt   Dim 13 Aoû - 17:16


Tu es prêt
Christian & Nayla


Cette conversation avec Christian est apaisante, elle me fait du bien. J’étais perdue en début de soirée, je ne savais pas vraiment quoi faire et il m’a offert une possibilité, l’occasion de découvrir une nouvelle vie, de tenter autre chose que ce que je connais. Je ne suis toujours pas sûre que ce soit une bonne idée mais j’ai envie de lui faire confiance, il est temps que ce soit lui qui m’apprenne et moi qui écoute. Alors j’accepte de te suivre Christian, de t’écouter, de te faire confiance, mais seulement à toi, mieux vaut ne pas trop m’en demander non plus. Tu penses que je pourrais rencontrer d’autres personnes intéressantes ? Je ne demande pas mieux, mais pour l’instant je préfère me fermer à eux, tant qu’ils ne me prouveront pas qu’ils n’ont pas de mauvais intérêts je ne ferais confiance à aucun d’eux.

Alors que faisons-nous maintenant Christian ? Le temps que tu mettes en place un programme, il faut bien qu’on s’occupe entre temps et visiblement il n’y a aucun strigoï dans les parages ce soir, donc on a le droit à une soirée libre. Que fais-tu de ton temps libre en général ? Est-ce que boire fait partit de tes activités ? Si c’est ça je veux essayer, voir en quoi est-ce que c’est si divertissant. Tu parles de cuite et de gueule de bois mais je ne sais pas trop ce que tu veux dire par là et tu sembles l’avoir deviné. Montre-moi donc ce que signifie tout ça, je serais ravie de le découvrir.

- C’est partit pour la cuite dans ce cas.

Si je savais ce qui m’attendait, je ne suis pas sûre que je serais entrée dans ce bar, mais après tout tant que ça ne me tue pas... On retourne à l’intérieur du bar et de nouveaux verres nous sont servis. Christian lève son verre en disant quelques mots à propos de ma décision de rester et il boit son verre cul sec. Est-ce que je dois aussi lever mon verre et dire quelque chose avant de boire ? Je ne sais pas, je suppose que oui, alors j’imite Christian, levant mon verre et prononçant d’autres mots.

- A notre première cuite ensemble.

Non je ne sais toujours pas ce que ça signifie mais ce n’est pas grave. A nouveau je continue d’imiter Christian et bois mon verre d’une traite, ne pouvant pas m’empêcher de grimacer. Cette boisson est immonde, j’ai rarement goûté quelque chose qui m’irrite autant la gorge, mais je dois dire que ça me donne aussi un sacré coup de fouet. Ça me fait penser aux vitamines qu’on nous donnait pour tenir aux entraînements toute la journée. Christian parle de possibles regrets, je ne sais pas trop ce qu’il veut dire par là mais je ne cherche pas à lui poser la question, de toute façon on nous a déjà resservi, ils sont plutôt rapides par ici. On boit un autre verre qui me fait tout autant grimacer que le premier et c’est là que je vois des types jouer avec des fléchettes, voilà un truc que je connais bien ça. Je me lève de ma place, entraînant Christian avec moi.

- Hey vous deux les grands gaillards, vous allez jouer contre Christian et moi. L’équipe perdante offre les prochains verres.

Oui bon je parie sans demander l’avis de Christian mais après tout on est là pour s’amuser, non ? Et je ne rate jamais ma cible. Le gaillard accepte, visiblement ça l’amuse que ce soit une nana qui le mette au défi, mais je vous assure qu’il va vite ravaler son sourire. Il lance la première fléchette qui arrive dans le petit rond verre, presque au milieu. Joli, mais pas encore parfait. C’est mon tour. J’attrape une fléchette et me concentre, visiblement je commence déjà à ressentir quelques effets parce que j’ai un peu plus de mal à me concentrer, mais ça ne m’empêche pas de viser et toucher le cercle rouge en plein dans le centre. Il va m’en falloir plus que ça pour que je rate ma cible. Je pousse un petit cri de victoire avant d’attraper une autre fléchette que je place dans la main de Christian en le regardant droit dans les yeux.

- Finalement c’est peut-être contre toi que j’aurais dû jouer, j’espère que tu feras mieux que lui.

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Le jeune guerrier
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MessageSujet: Re: Tu es prêt   Mer 16 Aoû - 14:40




Tu es prêt
Christian & Nayla

Bon eh bien qu’est-ce qu’on fout là ? On va pas continuer longtemps tous ses simagrées quand même ? On était parti pour profiter de notre soirée et finalement, on se pose maintenant des questions existentielles du genre : partira/partiras-pas. Ce n’était pas réellement le but de cette soirée. Alors ouais, concluons tous ses trucs et reprenons donc au point de départ. Bon, je suppose que je pourrais te montrer d’autres trucs de mon monde, mais avouons-le, même si j’aime pas forcément ça, on est pas vraiment des adultes tant qu’on a pas vécu une vraie cuite. Ou en tout cas, on ne mesure pas l’amitié avant de voir le premier d’entre nous vomir ses boyaux. Donc… Testons tout ça. Je suis plutôt content de voir que malgré l’inconnu, tu me suis, j’aurais eu de la peine dans mon état à faire des phrases assez constructives pour te convaincre de me suivre. Donc ouais, très content même.

On s’avance, on retourne au bar et on trinque. Faut dire qu’on a plein de trucs à fêter donc on pourrait même trinquer à chaque verre. Je lance un petit sourire à Nayla quand je vois que celle-ci me suit, même si elle doit surement ne pas tout comprendre. Bah, ça va finir par venir, tu verras, c’est pas le genre de trucs où faut réfléchir trois plombes pour comprendre comment faire, même si j’avoue qu’Adrian doit être bien plus compétent pour t’apprendre à boire sans modération mais bon, on a pas ce crétin sous le coude donc va falloir te contenter de moi, Dominatrix !

On boit pas mal de verres, discutant un petit peu entre deux, mais pas trop. Et soudainement, je vois Nayla rebondir comme sur ressort, pour apparemment réveiller son esprit compétitif. Me faut un temps pour imprimer ce qu’elle veut, de quel jeu elle parle. Puis, je finis par comprendre qu’elle parle de fléchettes. Euh, franchement, je suis déjà pas tip top à ce genre de jeu en temps normal alors avec plusieurs verres dans le nez ? Tu veux que je crève les yeux de qui ? Nan parce que demander, ça aurait été quand même plus rapide que de me laisser une fléchette entre les mains !

« Euh, Nayla, c’est pas mon genre de truc, la précision. »

Bon, avec le feu j’ai appris comment viser, bien sur. Mais c’est pas la même chose de contrôler des flammes et de lancer un petit objet à grande vitesse vers une cible. Nan mais vraiment. Je vais tuer quelqu’un. Je parie même sur moi. Je serais capable de faire rebondir la fléchette jusqu’à ce qu’elle m’atterrisse dessus, je suis sûr ! Sauf qu’apparemment, l’attrait du jeu est plus important que mon honneur ou notre survie. Bah allons-y, moussaillon, allons tuer tout ce bar avec un si petite arme. J’avale un dernier verre avant de rejoindre Nayla, histoire de me donner du courage et de me permettre d’oublier ma future humiliation.

Quand j’arrive à la hauteur de Nayla, elle me colle d’office une arme… pardon une fléchette entre les mains. Et en plus, elle veut jouer contre moi. Alors là, rêves. J’ai un peu de dignité quand même ! Je sais reconnaître un combat perdu d’avance. Alors à moins que tu n’avales une bouteille de plus, je ne jouerais pas contre toi à ce genre de trucs !

« Euh déjà voyons si j’arrive à planter la fléchette dans la cible avant de faire des plans sur la comète, hein… »


Bon bah… Je prends la fléchette en main, dans la bonne position, en voyant quelques uns regarder dans notre direction, apparemment on est l’attraction du coin. Par contre, question ? C’est normal que la cible, elle se dédouble ? Nan, parce que je crois qu’il y en a qu’une sur laquelle on doit jouer, non ? A moins que je ne me trompe ? Je hausse les épaules avant de lancer la fléchette tout droit, espérant juste qu’elle se plantera dans le machin. Nan mais y a quoi de drôle à ce genre de machin ? C’est quand j’entends les sifflements et les applaudissements que je comprends que j’ai réussi. Ah cool, mais moins de bruit quand même ! J’ai pas encore bu assez de verres pour ça. Par contre, je comprends mieux les sifflements quand je m’approche. Ah. Quand même. Bah faut croire qu’il faut toujours boire avant de jouer, visiblement, ça m’a réussi cette fois. Pendant que l’un des deux autres péquenauds veut jouer, je me tourne vers Nayla, passant mon bras autour de ses épaules. Ouais ouais, je suis tactile quand j’ai un coup dans le nez, l’un de mes plus grands secrets !

« Pitié dis moi qu’on ne fait qu’un tour contre eux parce que m’étonnerait que la chance me suive longtemps. En tout cas, promis si on perd, je te paierais tes prochains verres, ça sera ma compensation ! »

Après tout, c’est pas comme si j’étais pauvre hein. Pis, vu l’alcool de pisse qu’ils ont, ça doit pas coûter si cher que ça. Ce qui coûtera plus cher, ça sera l’aspirine demain midi. Mais bon, on est pas encore là ! Allez, allez, les mecs, on joue, pour sauver l’honneur surtout j’avoue. Mais par pitié, pas de deuxième fléchette ou alors, je pense que cette fois, je vais vraiment me tuer avec, j’ai senti le vent tourner déjà. Donc, ne cherchons pas trop de challenge, hein…

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