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 Garder un train d'avance n'est toujours pas assez

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Le roi des ombres
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MessageSujet: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Mar 16 Mai - 22:53


Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
Amaëlle & Lucas

Le nombre d’ennemis ne cesse de se modifier, il augmente, il diminue, Malia s’en va, les humains débarquent. Qui est le pire ? Je ne saurais le dire, même si une part de moi miserait davantage sur la strigoï. Ce qui n’a pas changé en revanche, c’est ma façon de penser, je suis toujours d’avis que nous devrions quitter cette ville, mais Amaëlle refuse de partir. Nous avons toujours eu ce problème elle et moi, je suis trop prudent et elle ne l’est pas assez, mais pour ce coup, c’est elle qui a réussit à avoir le dernier mot. Alors il faut trouver une nouvelle stratégie et les plans je m’y connais, j’en ai même déjà un près depuis bien longtemps. Il y a une arme qui pourrait m’aider à évincer tous ces humains de l’unité, une arme que je n’avais pas spécialement prévu pour eux, mais que j’avais prévu pour un nombre considérable d’adversaires.

Sauf que cette arme on ne peut pas y avoir accès si facilement. J’ai besoin d’un objet pour ça, un médaillon qui me permettra d’ouvrir la porte qui cache cette arme des yeux de tous. Sauf que ce médaillon, c’est à Isallys que je l’ai confié et j’ai récemment appris son décès. Comprenez que je ne pouvais pas garder une telle clé sur moi alors qu’on pouvait la rechercher. Cette nouvelle est en tous cas fort désolante, moi qui plaçais quelques espoirs envers cette moroï, voilà qu’ils partent tous en fumée. Finalement elle n’était pas si forte que je l’avais espéré. Dommage. Tant pis.

J’ai dû retracer le chemin de sa mort, ce manoir caché dans la forêt, cette explosion, ces débris. Des os y étaient mais pas le médaillon. Quelqu’un a mis la main dessus, il faut que je trouve qui, il faut que je le récupère. Lucie continue de fouiller l’endroit à mes côtés, elle semble sur les nerfs, visiblement cette disparition ne lui plaît pas.

« Je savais qu’on n’aurait pas dû le lui donner ! Cette fille n’était pas à la hauteur et maintenant notre arme est partie en fumée ! »

Oui parce que j’ai fait en sorte qu’il n’y ait pas de plan B pour accéder à cette arme au cas où quelqu’un voudrait me la voler. Lucie continue de pester et je ne peux pas vraiment me défendre puisque les faits jouent contre moi. J’ai eu tort de confier ce médaillon entre les mains d’Isallys.

- Partons, il n’y a rien ici.

Et après cette brève dispute nous rentrons à l’appartement où Amaëlle nous attend. Je lui ai demandé d’emménager ici, enfin non, je l’ai fait plus subtilement, je l’ai convaincu qu’il serait mieux pour sa sécurité de rester ici pour les prochains jours, mais en réalité je n’ai pas vraiment l’intention de la laisser repartir chez elle, à moins que ce ne soit pour récupérer des affaires. Lucie rentre dans l’appartement et ne dit pas un mot, visiblement elle m’en veut, mais que veut-elle que je lui dise au juste ? Je n’aime pas reconnaître lorsque je fais une erreur. Alors je décide tout simplement de l’ignorer à mon tour.

- Nous sommes rentré.

Phrase complètement inutile puisqu’elle l’a parfaitement entendu, mais les choses sont devenues un peu étranges entre Amaëlle et moi depuis que j’ai dû la sauver deux fois de la mort. J’ai cette sensation d’échec dernièrement et je déteste ça. J’ai aussi essayé de me détacher d’elle, je le reconnais, mais je n’y suis pas arrivé, alors maintenant je veux pouvoir être là pour la surveiller. Ne me prenez pas pour l’un de ces hommes jaloux, je n’ai pas peur qu’elle me trompe, mais je crains pour sa sécurité. Dernièrement je n’ai fait que me plonger sur des tas de plans, toujours des plans, encore des plans. Je n’ai fait que ça et je crois que j’aurais bien besoin d’une pause rien qu’un soir, mais je n’arriverais pas à arrêter tant que nous n’aurons pas au moins huit longueur d’avance sur nos ennemis et ce soir je viens de perdre mon meilleur atout, alors il faut que je trouve mieux.

Je m’avance vers le salon et me place devant toutes ces feuilles accrochées un peu partout sur les murs. Avec tous ces papiers une armée serait aux anges, mais moi je ne suis pas satisfait. Je ne suis jamais satisfait. Maintenant que je les revois, je me rends compte que les trois-quarts de ces plans sont bons à jeter à la poubelle, alors je commence à arracher ces feuilles du mur une par une et à les jeter sur le sol. Ce n’est pas bon. Ce n’est pas bon. Rien n’est bon et plus je perds du temps avec de mauvais plans, plus je laisse l’opportunité à mes ennemis de gagner de l’avance.


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La dame des ombres
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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Sam 20 Mai - 12:23

               
 
Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
   
Amaëlle & Lucas

   
Je m’ennuie, un mot que je déteste vraiment. Je n’ai pas l’habitude de rester en place, de ne pas bouger et d’attendre quelqu’un ou quelque chose. J’ai cette impression de dépendance que je commence à haïr. Je me fais l’effet d’une de ses vieilles femmes au foyer qui attendaient le retour de leur mari et autant dire que j’arbore ce fait. J’adore Lucas et je sais que je ne suis pas prête de le laisser partir loin de moi mais ça ne veut pas dire que je vais en tout temps attendre. Je suis restée calme pour le moment à cause de mes blessures mais je me sens assez en forme pour sortir et vu que Lucas est parti également, cette sortie se fera seule. Un retour au bon vieux temps !

J’attrape mon nouveau téléphone et je sors de l’immeuble avant de me mêler à la foule. Je suis dehors depuis moins de dix minutes quand je reçois un texto qui me fait sourire. "Rue piétonne, bar Jewel, ils sont deux". Je savais que j’avais bien fait de prendre ce jeune hacker sous mon aile et il venait de me le confirmer. Allez, il était temps de s’amuser. Je me dirige vers la direction qu’il m’a indiqué, rentrant dans un bar qui a l’air à deux doigts de la faillite tellement il est décrépit. A première vue, il n’y a personne, mais je ne doute pas de mon petit génie, alors je fais marcher mon ouïe et j’entends un faible battement de cœur. Des murs insonorisés ? On dirait que les apparences sont trompeuses si jamais ce bar si délabré peut se permettre de payer de tels travaux.

« Je peux vous aider, madame ? »

Je tourne mon regard vers le barman, un homme d’un certain âge qui me regarde avec une prudence toute militaire. Oh oh, on dirait que je viens de gagner le jackpot. Décidément, il faut croire que cet espèce est florissante dans le coin, tant mieux, cela m’arrange. Je m’approche de cet homme avec un léger sourire qui ne découvre pas mes dents et je vois la méfiance s’agrandir. Oh, ai-je oublié de préciser que j’ai fais un petit arrêt dans un centre de beauté histoire d’endormir la méfiance des chasseurs. J’ai maintenant le teint légèrement hâlée et les yeux verts, sans aucune trace de rouge. Surement est-ce cette différence qui me permet de le prendre sous mon emprise avant que sa main ne puisse s’emparer de son taser. Si crédule…

« Conduis-moi au occupant de la pièce d’à côté, demande leur si tout se passe bien en laissant la porte ouverte et quand ils te répondront, je veux que tu te suicides devant eux, mon mignon. »

Je vois l’homme acquiescer alors je le relâche puis je lui emboîte le pas. Il passe une porte puis traverse un couloir, avant de toquer à une porte. J’entends les hommes s’arrêter de parler, puis un « entrer », l’homme reste sur le seuil en leur parlant puis, comme je lui ai demandé, il se poignarde en plein cœur, tombant au sol. C’est à mon tour d’entrer et je me précipite dans la salle avant d’en choisir un, je tue l’autre en lui brisant la nuque. Puis, l’homme que j’ai choisi croise quelques secondes mon visage avant que je ne l’assomme.

« J’espère que tu aimes le pays des songes, mon beau, ça risque d’être le seul moment où tu te sentiras à l’aise. »

Je m’occupe ensuite d’entraîner cet homme dans la voiture avant de l’amener dans l’immeuble de Lucas, plus précisément dans l’un des appartements voisins que j’avais transformé en véritable cellule de contention pendant que je reprenais des forces. J’ai à peine fini d’attacher cet être avec des liens solides qu’il commence à montrer des signes de réveil. Mais parfait ! Je vais pouvoir prendre ma douche plus tôt que prévu.

« Qu’est-ce que… »

« Tu sais, je suis étonnée, la plupart des hommes n’ont pas survécu à l’explosion de ton unité mais toi… Tu es toujours debout. Je me demande si elle l’est aussi. Et je t’avoue que je déteste rester sans réponse. »

Je le vois tourner la tête presque à s’en faire mal pour m’observer. Je lui fais un grand sourire qui découvre mes crocs, lui montrant ma véritable apparence malgré mon teint humain. Je le vois réaliser dans quelle situation il se trouve et commencer à se débattre. Laisses tomber mon chou, même un strigoï ne pourrait pas se sortir de ses liens, je m’en suis assurée. Je prends une aiguille que je plante dans la veine de son bras avant d’y connecter un soluté, prenant le temps de chantonner doucement avant de croiser de nouveau son regard halluciné.

« Savais-tu qu’un être humain ne survit que trois jours sans eau ? Oui, bien sur que tu le savais, tout le monde le sait. Mais peu de personne savent qu’en apportant une hydratation par perfusion, un être peut survivre plus d’une trentaine de jours sans boire… Je reviens te voir dans cinq jours mon chou. »


Je lui fais un grand sourire et malgré ses hauts cris, je le laisse derrière moi. Quand la porte se ferme, plus un son ne fait entendre, encore quelque chose auquel j’ai veillé. Une isolation phonique et également des caméras reliées à mon téléphone. Je vérifie que ses dernières fonctionnent avant de rejoindre l’appartement de Lucas pour prendre une douche et me débarrasser de cette fausse apparence humaine. Quand j’ai fini de prendre ma douche, j’enfile un dessous ainsi qu’une robe en daim, ne cherchant pas à me sécher les cheveux, j’entre dans la pièce en même temps que Lucas, mais je ne lui réponds pas tout de suite. Je connais maintenant tellement toutes ses petites intonations, ses petites inflexions de voix que je sais remarquer qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Et à l’observer, on dirait même qu’il est contrarié. J’interviens avant qu’il n’arrache tout son mur, ce qui aurait été dommage, bien que je ne comprenne pas tout ce qui y était noté. Je dépose ma main sur son épaule, l’obligeant à tourner le dos à son mur et à me regarder. Dans ce sens, c’est bien mieux non ? Il me faut quelques secondes pour croiser son regard,  cause de notre différence de taille (être à pieds nus me désavantageaient) mais surtout il faut qu’il revienne dans le présent, ce qui a l’air compliqué. Décidément, tu te perds un peu trop dans tes plans, mon ange noir.

« Je ne suis pas certaine que ce mur ait mérité que tu t’acharnes dessus, mon ange noir. »


Je passe ma main sur sa joue, traçant doucement une de ses cernes sous le creux de son œil. A y réfléchir, je ne suis pas certaine de pouvoir dire quand est la dernière fois qu’il s’est reposé une nuit complète. Des plans, toujours des plans. Mon ange, il va falloir que tu commences à jouer de l’instinct, histoire de pouvoir te décompresser car tu ne tiendras pas indéfiniment ainsi. Je sens que malgré ton calme apparent, tu bouillonnes sous la surface. Et autant j’adorerais te voir sous le feu de la passion, autant je préférerais éviter que cela se termine mal.

« Qu’est-ce qui te préoccupe à ce point, Lucas ? »


   
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Le roi des ombres
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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Sam 20 Mai - 20:53


Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
Amaëlle & Lucas

Pourquoi vouloir rester à tout prix en ville Amaëlle ? Qui a-t-il de si précieux ici pour ne pas vouloir partir ? Tu penses qu’ils nous traqueront où qu’on aille, mais je pense qu’ailleurs on aurait plus de chances. J’ai toujours fonctionné ainsi, j’ai toujours survécu ainsi, en ne restant que peu de temps dans un même endroit. A quoi bon vouloir rester dans une même ville quand on peut voyager à travers le monde ? Je sais que tu as de la famille ici, des proches, mais tu pourrais toujours les convaincre de nous suivre, je les protègerais eux aussi. Sauf que j’imagine que tu n’as pas envie que je revienne sur ce débat, mais moi je ne peux pas me contenter de rester ici sans avoir les plans allant de A à Z.

Le problème c’est que mes plans sont défaillants ces derniers temps. Je ne sais pas ce qu’il se passe, je n’arrive pas à rester concentré, je n’arrive pas à obtenir les bons résultats. Qu’est-ce qui ne va pas au juste avec mon cerveau ? Autrefois il trouvait toutes les réponses sans même avoir à réfléchir. Aujourd’hui ? Je tourne en rond. J’en avais une de solution pourtant, une solution capable d’éradiquer une espèce toute entière du pays, humain, moroï, strigoï, il suffisait de choisir. Cette arme c’est moi qui la possède, sauf que désormais je ne peux plus mettre la main dessus avec la disparition de ce médaillon. J’ignore totalement qui le possède, je n’ai pas la moindre trace et cela pourrait s’avérer être un énorme danger pour nous si la personne qui le détient découvre que ça ouvre quelque chose. Avec un peu de chance cette personne sera aussi naïve qu’Isallys et ne découvrira que l’outil arme que ce médaillon possède, mais pas l’outil clé.

En attendant il faut que je me replonge sur ces autres plans maintenant que celui-là s’avère être hors de portée. Sauf que plus j’observe ces plans accrochés au mur et plus je me dis qu’ils ne suffiront pas. Après avoir détruit une base toute entière de l’armée, j’ai fait de nous des cibles à abattre Amaëlle, il faut que je trouve un moyen pour qu’on gagne cette guerre et ces plans ne sont pas à la hauteur. Alors pendant que Lucie continue de bouder dans son coin, je commence à arracher ces papiers un par un, jusqu’à ce que je sente la main d’Amaëlle se poser sur mon épaule pour me forcer à arrêter. Je me tourne vers elle mais je suis encore en train de réfléchir à ce que j’ai bien pu manquer parmi mes réflexions, il doit forcément y avoir quelque chose. Ce n’est qu’à l’entente de sa voix que je finis par quitter mes pensées pour me concentrer sur ce qu’elle dit.

- Ce n’est qu’un mur, ce n’est pas comme s’il pouvait souffrir.

Toi en revanche tu peux souffrir. Ils s’en sont pris à toi là-bas, ils t’ont attaqué, ils ont failli te tuer, mais c’est à croire que cette situation m’a bien plus marqué que toi. Pourquoi es-tu toujours aussi calme Amaëlle ? N’as-tu jamais peur de perdre ? Je ne peux pas juste rester là et attendre qu’ils reviennent te chercher. Je dois frapper en premier. Je dois frapper le plus fort. Cette arme m’aurait permis de gagner cette guerre sans faire le moindre effort, voilà ce qui me préoccupe. Ce qui me préoccupe, c’est que l’un de ces humains découvre l’existence de cette arme. Mon regard encore fuyant, je finis par poser ma main sur celle d’Amaëlle en même temps que je fixe son regard.

- Isallys Louenn est morte et j’ai perdu une clé en même temps que sa vie.

Je ne suis pas triste pour Isallys, j’avais des espoirs pour cette fille, mais pas d’attachement. La perte tragique ce n’est pas elle mais ce qu’elle possédait.

- Si quelqu’un découvre que cet objet ouvre une porte, s’il découvre l’emplacement de cette porte et l’ouvre, il aura une arme destructrice entre les mains, il pourra détruire une espèce toute entière des Etats-Unis, celle de son choix.

La nôtre n’est pas épargnée Amaëlle. Pourquoi est-ce que j’ai créé une telle arme ? Parce que j’ai un esprit de scientifiques, j’aime créer des choses, découvrir des choses, tester des choses et parfois je ne me rends compte de son ampleur qu’après création. Vois-tu où je veux en venir Amaëlle ? J'avais une chance de tous les détruire, sauf qu’aujourd’hui cette chance nous met tous en danger.

- Ils voudront connaître l’emplacement de cette porte. Ils s’en prendront à toi pour que je leur dise où se situe l’arme. Voilà ce qui me préoccupe, il faut que je trouve un autre moyen de les détruire avant que cette histoire ne remonte à la surface.


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La dame des ombres
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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Lun 5 Juin - 21:02


Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
Amaëlle & Lucas

Je dois t’avouer, Lucas, que je me suis ennuyée et j’ai peut-être fait une bêtise, mais je ne le dirais jamais. Enfin, je n’avouerais pas que j’ai fauté à moins que ce soit toi dans les ennuis, je préfère me dire que tout est sous contrôle et que tu seras absolument ravi de tomber sur cet humain, si tu tombes sur lui… Oui oui, je sais, l’espoir fait vivre. Je sors de la douche à temps pour t’entendre entrer alors j’enfile une robe avant de te rejoindre. Je peux te voir t’acharner sur ce mur, mais je ne pense pas que ça change grand-chose. Même si t’enlèves ces plans, ils sont dans ta tête, mon ange noir. Tu ne peux pas les enlever de là et c’est ce qui te définit. Mais j’aimerais bien atteindre ton monde, l’espace d’une seconde, afin de trouver comment enlever cette frustration. Je dépose ma main sur son épaule en lui faisant une petite remarque. Il me répond mais je ne fais que lui sourire en réponse. Oui, il ne peut pas souffrir, mais toi, tu es capable de te rendre fou avec tes réflexions, que ce soit au sens figuré ou non du terme fou, d’ailleurs. C’est pour toi que je t’ai arrêté mais ce n’est pas le genre de chose que je dirais à voix haute. Oh, je n’ai aucune honte à l’avouer, et je sais que tu le sais. Alors le dire à voix haute devient inutile, sans compter que je ne veux pas que tu penses avoir une faiblesse, car cela n’en ait pas une. C’est juste une de tes particularités que je vais chérir, tout autant que les autres.

Je passe ma main contre sa joue, la caressant doucement, en appréciant le touché légèrement rugueux. Je lui pose ma question, attendant qu’il soit prêt à me répondre. Je ne sais pas ce qui te perturbe, mais je sais que si c’est grave, je ne compte pas te laisser tomber. Et je suis bien assez en forme pour te suivre et t’aider à remettre en place quelques personnes. Alors j’attends ta réponse, qui me surprend. Je connais le nom de cette femme… Mais de loin. De très loin. Je fronce les sourcils et une image d’une petite femme rousse me revient en tête. Oh c’est vrai, la villa des strigoïs, elle y était, le soir du banquet. Cela remonte à presque un an maintenant. Mais de ce que je comprends de tes paroles, ce n’est pas elle qui t’intéresse, mais une clé. J’avoue ne pas comprendre la raison pour laquelle tu aurais confié quelque chose à cette petite moroï mais je ne vais pas te questionner là-dessus. D’abord, parce que je sais que tu as toujours des raisons derrière tes gestes, même si je ne les comprends pas toujours. Et ensuite, parce que je ne compte pas t’interrompre avant d’avoir toute l’histoire.

Ainsi, je finis par apprendre la suite. Cette arme destructrice… Laisses-moi deviner, tu es celui qui l’a mis au point ? Cela serait bien de ton genre, de créer une chose et de ne te rendre compte de son potentiel qu’après sa création. Mais je dois t’avouer que je ne suis pas pour ce genre d’objets. Je ne hais pas vraiment une espèce en particulier, je les trouve tous nécessaire… Sans moroïs, nous n’aurions pas de Dhampirs. Sans Dhampirs, nous n’aurions personnes ne nous connaissant. Sans strigoïs, nous ne serions plus ensemble. Et sans humains… Nous nous décimerons tous, manquant de nourriture pour continuer à vivre. Oui, je ne comprends pas l’intérêt de cette arme, mais j’en comprends le potentiel et le danger. Et c’est ce qui me fait froncer des sourcils en écoutant la fin de son histoire. Tu ne devrais pas tant t’inquiéter pour moi, Lucas. On m’a eu une fois, on ne m’aura pas une deuxième fois aussi facilement. Sans compter que nous nous protégeons l’un l’autre, toujours. Je sens la chaleur de sa main contre la mienne, mais ce n’est pas assez. Avec lui, ce n’est jamais assez. Je me rapproche de lui, jusqu’à sentir sa chaleur contre la mienne, même si nos corps ne se touchent pas. Oui, pour la plupart des gens, Lucas paraîtrait froid mais pas pour moi. Jamais plus pour moi.

« Parfois, ton esprit peut être ton pire ennemi, mon cher ange noir. »


Je fais glisser ma deuxième main dans ses cheveux, ne voulant pas interrompre le lien qui nous unis. Maintenant que je comprends ce qui t’inquiète, je compte bien t’aider à enrayer la machine infernale. Et tu me connais, je suis assez forte pour tout détruire. Après tout, c’est de là que venait le surnom qui m’a collé à la peau pendant trente ans, avant que je ne te rencontre… Alors il est temps que tu arrêtes de t’inquiéter, nous prendrons cette affaire en main, ensemble.

« Nous trouverons. Et si jamais nous ne retrouvons pas cette clé, nous trouverons le moyen de détruire l’accès à la porte dont tu me parlais. Nous enterrerons l’accès plus profondément qu’ils ne pourront chercher, et ce, même s’ils connaissaient le lieu exact où elle aurait du se trouver. »

Ils ne tomberont pas là-dessus, nous nous en occuperons dès le prochain coucher de soleil, ne t’inquiète pas. Même s’il est trop tard pour agir cette nuit, nous réfléchirons à un plan et nous nous y tiendrons. Ça serait le comble de ne pas trouver d’actions à mettre en œuvre entre toi, moi et Lucie, tout de même. Je m’avance encore un peu, collant mon corps au sien et déposant un doux baiser contre sa mâchoire.

« Et ne t’inquiète pas, ils ne me toucheront pas, pas cette fois. »


Je ne laisserais plus personne me prendre, encore moins pour débuter un quelconque chantage à ton encontre. Je préfère encore y laisser ma peau, plutôt que de prendre le risque de devenir ta faiblesse. Sauf que je ne compte pas te laisser loin de moi. Alors, il ne reste qu’une seule option possible : nous restons en vie et ensemble. Je te l’ai promis, nous ne nous enfoncerons pas, nous nous élèverons tous les deux. Nous nous tirerons vers le haut, je te le promets.

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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Jeu 29 Juin - 12:08


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Amaëlle & Lucas

Mon esprit tourne et tourne et tourne et tourne en rond, sans que je ne puisse l’arrêter, sans que je ne puisse enfoncer le bouton stop. Tellement de problèmes à gérer. Tellement de choses à faire. J’ai l’impression de perdre du temps, beaucoup trop de temps, et ce temps mes ennemis en profitent pour avancer leurs pions. Il est bien hors de question que je les laisse un jour prendre le dessus, je dois rester maître de la situation, toujours, jusqu’à la fin de mes jours. Je ne laisserais certainement pas un humain entraîner ma fin, il n’y a que trois personnes susceptibles de m’abattre : Malia, qui est aujourd’hui très loin de Missoula, Daniel, que je compte bien rallier de nouveau à ma cause, et Amaëlle parce qu’elle est sans aucun doute la personne qui me connaît le mieux. Trois personnes, pas une de plus et j’ai bien l’intention de faire en sorte que les choses restent ainsi.

Je sens le corps d’Amaëlle se rapprocher un peu plus du mien, je sens sa chaleur et son inquiétude. De quoi te soucies-tu ? Est-ce ma santé qui te préoccupe ? Mes folies ? Ou nos ennemis ? Peut-être bien les trois. Il semblerait que ce soit mon esprit qui t’inquiète. C’est vrai, parfois il peut être mon pire ennemi, il l’a déjà été plus d’une fois et tu l’as vu à l’œuvre. Quand mon esprit déraille, je perds le contrôle, mais là ce n’est pas pareil. Je ne suis pas plongé dans un mauvais souvenir en proie à avoir une autre vision de la réalité, à mélanger passé et présent. Non, si ce soir je déraille c’est à cause de mon incompétence.

« Peut-être que ce n’est pas ton esprit ton ennemi, peut-être que ce sont toutes tes distractions. »

Tiens Lucie, tu es revenue, tu aurais peut-être dû t’abstenir si c’est pour me dire des choses pareilles. Tu es très frustrante ces derniers jours ma chère, est-ce que je te l’ai déjà dit ? Tu l’es devenue depuis… Depuis que quoi déjà ? C’est étrange, je n’arrive pas à m’en souvenir, comme s’il me manquait quelque chose. Je sais juste que depuis ce jour, je suis obsédé par l’idée de retrouver cette clé et ouvrir la porte qui mènera à la destruction d’une espèce. Il me manque quelque chose, un élément, un souvenir peut-être. Je ne sais pas, et plus j’y pense, plus je commence à avoir mal à la tête. J’essaie plutôt de me concentrer sur la main d’Amaëlle qui glisse dans mes cheveux, sur sa voix un peu trop sûr d’elle à mon goût. Tu as toujours été la plus optimiste de nous deux.

« Tu comptes la laisser se mêler de cette affaire ? Tu ne l’as pas déjà assez mise en danger comme ça ? Ce secret ne doit concerner que toi et moi, personne d’autre. »

Amaëlle dépose un baiser contre ma mâchoire alors que mon regard est posé sur Lucie. Depuis quand est-ce que tu ne fais plus confiance à Amaëlle ? Tu as toujours dit qu’on ne pouvait pas trouver meilleure alliée qu’elle et maintenant tu veux que je la laisse sur la touche ? Je repose mon regard sur Amaëlle lorsqu’elle me dit de ne pas m’en faire pour elle, puis de nouveau vers Lucie lorsqu’elle reprend la parole.

« Si tu l’as mets dans la confidence, je ne t’aiderais plus. »

- Qu’est-ce qui ne va pas avec toi au juste ? On passe aux menaces maintenant ? Tu n’as pas d’autres choix que de rester avec moi, c’est "moi" qui t’ai créé !


Mais ces derniers jours j’ai l’impression que ma création m’échappe, comme toutes les autres. Je repose mon regard sur Amaëlle qui m’a l’air un peu perdue. Malheureusement je me retrouve tiraillé avec d’un côté Amaëlle qui cherche à m’aider, et de l’autre côté Lucie qui me menace. Je n’apprécie pas ce genre d’ultimatum. Choisir entre Amaëlle et Lucie ? Je n’en ai pas envie. Je repose tout de même mon regard sur Amaëlle, caressant sa joue tendrement, il n’y a qu’avec elle que je sais me comporter ainsi, que j’arrive à avoir un cœur, si on me retire ça, il ne restera plus que le monstre.

- Je ne peux pas prendre le risque...

Non, je ne peux pas prendre le risque que quelqu’un t’enlève à moi, alors j’écouterais Lucie et je ne te mettrais pas dans la confidence. Lucie a raison tout compte fait, je t’ai déjà suffisamment mise en danger comme ça, il faut que j’arrête de laisser ce que je ressens pour toi m’aveugler. Je laisse ma main retomber le long de mon corps et m’écarte d’Amaëlle, contournant son corps pour venir ramasser les papiers que j’avais arraché. La réponse doit se trouver quelque part là-dedans, il faut que je m’y remette sans perdre plus de temps.


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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Mar 11 Juil - 15:14


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Amaëlle & Lucas

On dirait que nous n’aurons jamais une soirée pour nous ennuyer, mon ange noir. Ce soir encore, on dirait qu’il y a quelque chose qui te trotte dans la tête, quelque chose qui t’obsède et qui t’empêche de mettre ton esprit en pause, de te reposer. Je me demande si Lucie est loin, ce qui expliquerait ton agitation, ou si au contraire, elle te pousse un peu plus à t’activer. Je ne comprends pas tout ce qui se passe dans ta tête, mais cela ne m’empêche pas d’essayer de le faire. Je m’approche de toi, attirant ton attention et te questionnant sur ce qui peut te tracasser, et je finis par avoir une réponse.

Comme je te l’ai dit, il n’existe de plus grand ennemi pour toi, que toi-même. Et cette fois, il semblerait que ce soit ton esprit qui t’a mené dans les problèmes. Pourtant, je ne doute pas que cela sera également ça qui te sortira de tes problèmes. Je dois avouer que je suis assez curieuse de connaître comment tu as pu te trouver dans cette position, tout d’abord à développer cette arme et ensuite, à la confier à cette femme. Elle ne m’avait pourtant pas fait une si grande impression la première fois mais peut-être suis-je en réalité passé à côté d’un petit trésor. Non pas que cela soit d’une grande importance maintenant. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment faire et agir pour que ce problème ne t’empoisonne plus… Et également, en partie, comment faire pour cacher cette arme là où personne ne la trouvera jamais, car aucun des partis ne doit mettre la main dessus…

Je me rapproche de toi, espérant attirer ton attention et voir que je pense sincèrement mes paroles. Peut-être te diras-tu que je parais trop arrogante, mais je préfère me dire que je suis réaliste. Entre toi, moi et Lucie, il y aura bien l’un de nous qui possédera une idée assez constructive pour qu’on puisse la mettre en œuvre. Mais tu n’as pas l’air très assuré face à mes propos, on dirait que tu doutes et que ton attention est ailleurs. Vers Lucie ? Ou vers un nouveau plan ? Je ne sais pas, tu es assez compliqué à déchiffrer ce jour… Mais tant que tu me laisses une porte d’entrée, je suppose que je n’ai pas à me plaindre. Simplement, je n’ai plus l’habitude que tu sois aussi loin de moi.

Je lui assure finalement qu’il n’a rien à craindre pour moi. Je ne suis pas du genre à être si simple que cela à attraper. Je me suis laissé avoir une première fois, alors cela n’arrivera plus. Maintenant, je ferais en sorte d’être à la hauteur et de ne plus être un poids que tu doives aller chercher en arrière. Je déteste avoir un train de retard, tu le sais. Je comprends que Lucie a capté ton attention quand tu sors une phrase qui selon moi n’a pas de sens. Pourquoi Lucie serait contre toi ? Elle est une part de toi et jusque là, tu n’as rien fait qui ne soit pas en accord avec tes principes… Alors pourquoi prendrait-elle position contre toi ? Et pourquoi ne voudrait-elle pas rester avec toi ? Je ne comprends. Que se passe-t-il dans ta tête, mon ange noir ?

Enfin, je croise ton regard et j’ai ton attention, pendant au moins quelques précieuses secondes. Mais ce que je vois dans tes yeux m’inquiètent. Cette lueur ne devrait pas être présente, tout comme tu ne devrais pas te battre contre Lucie. Je ne comprends rien à cette soirée et je n’aime pas cela, je dois te l’avouer. J’aime habituellement les surprises et les revirements, mais pas celui-ci. Comment la situation a-t-elle pu autant changer, dans ta tête, en quelques heures ? Je sens le contact de sa peau contre la mienne, ce qui me rassure au moins un peu et fait naître en moi cette vague de chaleur à laquelle je n’arrive pas à m’habituer et qui me bouleverse un peu plus à chaque fois. Mais pourtant, je n’arrive pas à en profiter longtemps ce soir, pas quand je comprends les sens des mots qui suivent ce geste…

Je t’observe, restant debout à quelques mètres derrière toi, n’ayant pas bougé de là où tu m’as laissé. Cette idée de me laisser derrière, Lucas, elle est absurde. Et elle ne risque pas de se concrétiser, parce que tu n’as pas évoqué le bon argument. Ne prends pas le risque, si tu veux, mais moi je le prendrais. Et crois-moi, je serais bien plus en danger sans toutes les informations et sans ton accord, que si tu me laissais rester ta partenaire. Je finis par avancer à sa hauteur, mes pieds nus ne faisant aucun bruit contre le sol mais je ne doute pas qu’il est senti mon approche, tout comme je sens la chaleur de son corps quand nous sommes proches… Je m’agenouille derrière lui, entourant son torse de mes bras, et ce au niveau de ses épaules, avant de parler doucement contre la peau de son cou, après y avoir déposé un léger baiser…

« Je ne te laisserais pas faire, Lucas. Je ne te laisserais pas t’éloigner de moi, ni mettre des barrières entre nous deux. Je tiens à toi, mon ange noir et j’ai besoin de toi, alors je prendrais le risque… »


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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Mer 12 Juil - 4:32


Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
Amaëlle & Lucas

Les problèmes ne cessent de s’accumuler ces derniers temps, les attaques, l’unité et maintenant cette clé disparue. Plusieurs problèmes et pas des moindres, d’autant qu’ils pourraient tous être reliés et ça ce serait probablement le plus dangereux. Pourtant il y a quelque chose qui ne va pas, je le sais, sinon j’aurais déjà trouvé les solutions à tous ces problèmes, hors ces derniers jours je tourne en boucle, comme ci quelque chose avait changé et m’empêchait de réfléchir correctement. Sauf que j’ai beau réfléchir, je n’arrive pas à mettre la main sur ce qu’il me manque et cette situation est de plus en plus frustrante. Je n’arrive pas à rester calme, je n’arrive pas à me concentrer, je ne sais pas si c’est à cause d’Amaëlle, de Lucie ou juste de moi, mais à ce rythme je vais finir par perdre le contrôle.

Sauf que ces questions, cette conversation me fait perdre du temps dans mon avancée, mais peut-être qu’Amaëlle pourrait m’aider, ou peut-être que ce serait pire de la mettre au courant. Entre Amaëlle et Lucie je ne sais plus vers qui me tourner, je ne sais plus qui écouter, je déteste quand elles s'opposent et ce soir c’est ce qui arrive. Lucie veut mettre Amaëlle à l’écart et ses arguments sont plutôt justifiables. Vérité ou silence, j’ai un choix à faire. L’aide d’Amaëlle me serait vraiment utile dans ces circonstances, mais Lucie veut toujours avoir le dernier mot.

« Tu sais Lucas, si tu ne passais pas tant de temps à te laisser distraire, tu n’aurais pas perdu de vue Isallys et on aurait la clé à l’heure qu’il est. »

Est-ce que Lucie n’en aura jamais fini avec ses reproches ? J’ai l’impression que c’est ma journée, aujourd’hui tout est ma faute, mais en général Lucie n’a jamais tort. Je m’en suis toujours tiré en l’écoutant aveuglément, pourquoi est-ce qu’aujourd’hui les choses devraient être différentes ? J’ai bien trop mis Lucie de côté ces derniers temps et aujourd’hui il semblerait qu’elle me le fasse payer.

« Tu dois avoir la réponse quelque part là-dedans Lucas, retourne à tes papiers, retrouve la clé. »

Je m’écarte d’Amaëlle après avoir décidé de la laisser sur la touche, plus pour des raisons de sécurité, mais aussi pour suivre l’avis de Lucie. Je dois l’écouter, je sais que je dois le faire, comme je l’ai toujours fait. J’attrape les feuilles éparpillées sur le sol, me disant que la pause est terminée et qu’il est grand temps de se replonger dans des réflexions à s’en donner mal à la tête. Sauf qu’Amaëlle n’a pas dit son dernier mot elle aussi et elle revient vers moi, passe ses bras autour de mon torse et dépose un baiser près de mon cou avant de reprendre la parole. Des mots qui font tout de suite réagir Lucie. Et moi.

« Ecarte-la. »

Mon corps réagit instinctivement, comme s’il obéissait aux mots de Lucie. C’est toujours ainsi que nous avons fonctionné tous les deux, elle me dit quoi faire et je le fais, parce qu’en général elle sait ce qu’il faut faire. Moi je pense aux maths, aux stratégies et aux problèmes, Lucie pense au reste. J’use de ma rapidité et de ma force de strigoï pour plaquer Amaëlle au sol face contre terre.

- Et je t’ai dit que je ne pouvais pas te laisser faire.

Je ne me rends pas compte de mon ton froid, ni du fait que je suis prêt à lui craquer la nuque. Quand je réalise ce que je suis en train de faire je la relâche immédiatement, m’écartant d’elle en utilisant ma rapidité pour arriver de l’autre côté de la pièce, à l’opposé d’elle.

- Excuse-moi, je ne voulais pas...

Pas quoi ? La tuer ? Parce que c’est précisément ce que j’étais sur le point de faire. Pourquoi est-ce que tu m’as dit de faire ça Lucie ? Ou peut-être que c’est moi qui ai mal interprété ses paroles et réagis trop vite. Mes pensées tournent bien trop vite et j’ai besoin de m’aérer l’esprit avant de véritablement devenir dangereux pour quelqu’un. Alors à défaut de pouvoir aller dehors à cause des rayons du soleil, je quitte la pièce pour me rendre dans ma chambre et tenter de me calmer. Je déteste quand les choses échappent à mon contrôle. Je m’assois à même le sol, dans un recoin de la chambre, Lucie est assise en tailleur en face de moi et me regarde silencieusement, telle une enfant innocente et alors je suis incapable de penser que la faute vient d’elle, donc dans ce cas elle vient bien de moi.


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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Lun 31 Juil - 19:20

               
Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
   
Amaëlle & Lucas

   
Les choses ne se passent pas exactement comme prévu en ce joli matin. J’aurais pensé qu’il y aurait un peu moins de paroles, un peu plus de sommeil, beaucoup plus de tendresse. Mais on dirait que quelque chose a réussi à percer tes stratégies longtemps peaufiné jusqu’à te mettre dans les embrouilles apparemment. Et quand tu m’expliques quoi, je comprends un peu mieux ton agitation. Parfois, ton brillant esprit peut te mettre dans des situations assez… Complexes dirons-nous.

Je ne sais pas ce qui s’est passé, comment ça s’est passé mais je comprends que tu commences à mettre des barrières entre nous deux. Tu m’éloignes, tu tentes de faire chemin à part. Sauf que tu n’as apparemment pas compris, Lucas, depuis le début, depuis cette nuit à l’hôpital, tu es devenu ma fascination, mon obsession. Et je ne suis pas prête à te laisser tomber, surtout pas ce soir, alors que tu peux avoir besoin de moi. Surtout pas maintenant que tu tentes de t’éloigner. J’ai été assez folle et têtue pour rester aux côtés d’Emrys pendant plus de trente ans, alors que notre relation était loin d’être… saine. Donc je ne risque pas de te laisser tomber toi.

Je m’accroupis à ses côtés, l’entourant de mes bras, lui assurant mon soutien. Parce que quoi qu’il se passe, je ne compte pas rester derrière. Tu me connais, je suis une femme d’action, je ne risque pas de rester en arrière pour te regarder te détruire. Sauf que… Je ne comprends pas exactement ce qui se passe après. Ou plutôt, je ne veux pas comprendre. Je ne veux pas remarquer la froideur sur ton visage, le vide dans tes yeux. Je ne veux pas sentir cette main menaçante contre ma nuque, pas plus que cette pression implacable de ton corps, qui n’est certainement pas de la douceur. Pourtant je remarque tout cela. Je croise ton regard et je ne vois aucun sentiment positif de ta part à mon encontre. Comme si tous ses mois avaient disparus. Comme si on avait enlevé ton cœur pour le remplacer… Comme si on se moquait de moi, me mettant de nouveau dans une relation malsaine. Tu me faisais peur Lucas, tu me fais peur là, parce que tu ressembles à Ethaniel. Parce que tu me montres ce côté malsain qu’Emrys avait commencé à développer, avant de devenir totalement fou et incontrôlable. Et malgré mon entraînement, malgré mon passé… Je ne peux pas me défendre, pas contre toi. Je ne peux pas imaginer lever la main contre toi pour te repousser, même si ça doit conduire à ma mort. Et en même temps… En même temps, je sais que je ne pourrais pas supporter ça encore une fois. Pas de ta part.

J’entends tes paroles Lucas, mais elles viennent de loin. Je réalise soudainement que cette pression s’en va, que tu t’en vas et je laisse un soupir tremblant sortir de mes lèvres. Comment est-ce qu’on en est arrivé là ? Comment… Je laisse ma tête retomber en arrière, contre le sol, regardant le plafond. Mais je prête aussi une oreille à tes bruits de pas, au froissement du tissu quand tu t’assois dans cette autre pièce. Je ne pourrais pas, Lucas… Mais je ne sais pas si je pourrais survivre à ton éloignement. Je ne sais pas vraiment quoi faire… Mais je préfère agir, plutôt que de me questionner indéfiniment. J’ai besoin de réponses Lucas, et je les obtiendrais avant de prendre n’importe quel choix qui puisse s’imposer.

Je me relève, chassant d’un geste agacé de la main les perles salés qui ont coulés sur mes joues. Putain d’émotions. Des fois, je rêvais de les brider, avant de me reprendre. Et ce soir n’y fera pas exception, je le sens. Je rejoins Lucas, le voyant assis dans un coin de la chambre, le coin le plus éloigné de la porte, le plus éloigné de moi donc… Et je parie que ce choix, même s’il a été inconscient, est plus significatif que tu le penses… Je m’avance à mon tour, m’asseyant sur le lit, en face de lui. Visiblement tu ne veux pas des contacts, et je dois avouer qu’après ce que tu viens de faire, je ne sais pas si j’en veux également. Mais ça ne veut pas dire que je vais nous laisser ruminer.

« Qu’est-ce qui t’arrives, Lucas ? Depuis quand est-ce que c’est autant le fouillis dans ta tête ? Depuis quand est-ce que tu me considères comme ton ennemie ? »


Parce que tu ne peux pas me mentir, c’est ainsi que tu m’as considéré. Ou au moins comme une menace… Après tout ce qu’on a traversé, cette fin de soirée est plutôt ironique, tu ne trouves pas ? D’un geste inconscient, je passe une main contre ma nuque, sentant encore la raideur que sa pression a exercée sur mes muscles et mes os… Ce n’est pas passé loin. Je relève les yeux, croisant le regard hanté de Lucas pour la première fois depuis sa tentative de meurtre. Je retiens mon réflexe d’aller dans ses bras, de le serrer contre moi, pour ne plus jamais le laisser partir. Peut-être qu’un jour, il faudra que j’affronte mes sentiments envers toi en face, que je les identifie… Mais pas encore ce soir.

« Je ne te laisserais pas tombée, Lucas. Pas alors que tu pourrais avoir besoin de mon aide. Quoi qu’il se passe, tu pourras compter sur moi. Mais… Je ne te laisserais pas recommencer. Je ne vivrais pas un autre cercle infernal, pas même pour toi. »

Tu pourras toujours compter sur moi comme ta coéquipière, ta partenaire… Mais même si j’aime nos moments, tes bras, ton esprit, ton cœur même… Je ne rentrerais pas dans une autre relation abusive, oui j’ai mis le mot sur ma vie. J’en ai déjà trop vécu, et même si je ne suis pas aussi cultivée que toi, j’en suis sûre, après tout je n’ai pas ton besoin obsessif d’apprendre. Malgré tout, je sais très bien que le cercle se répète toujours. Quand les parents sont abusifs, les enfants reproduisent le schéma. Je l’ai déjà fait. Avec Ethaniel, avec Emrys, avec d’autres aussi que tu ne connais pas. Je ne le ferais pas avec toi, pas quand je me sentais si en sécurité, si heureuse entre tes bras. Une fois, Lucas. Une seule autre fois. Et je préfère me tuer en étant loin de toi plutôt que nous faire souffrir jusqu’à ce que je me foute en l’air…

   
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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Lun 31 Juil - 20:47


Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
Amaëlle & Lucas

Réfléchis, réfléchis, réfléchis. Ce mot tourne en boucle dans ma tête ces derniers jours, que dis-je, ces dernières semaines. Il y a toujours une énigme à trouver, un problème à régler, quelque chose qui ne va pas. En réalité plus rien ne va, bien trop de choses sont en train d’échapper à mon contrôle et je déteste ce sentiment d’impuissance, j’ai l’impression de ne plus être efficace comme avant, ce qui signifie qu’il y a un réel problème quelque part. Je défaille. Alors il faut que je trouve d’où vient l’anomalie. Il faut que je pense à tout ce qui a changé dans ma vie ces derniers temps pour que je ne réfléchisse plus comme avant, sauf que beaucoup de choses ont changé, bien trop de choses. Je pense à tout, je pense à rien, à Amaëlle et à Lucie, à ma nouvelle manière d’être, à mes problèmes, à mes efforts, à ce trou noir dans mon esprit que je n’arrive pas à combler.

Je n’agis pas comme je le devrais, mon agression envers Amaëlle en est la preuve même. Qu’est-ce qu’il m’a pris de m’en prendre à elle de la sorte ? Qu’est-ce qui ne va pas chez moi au juste pour attaquer mon unique alliée ? Je la vois en dessous de moi, immobile, le corps tremblant alors que je suis prêt à lui briser la nuque et je ressens cette étrange sensation. J’ai peur. Peur de moi. Peur de lui faire du mal. Normalement c’est Lucie qui aurait dû me retranscrire cette émotion, je n’aurais pas dû ressentir ça, mais je n’aurais pas dû non plus attaquer Amaëlle. Je la relâche et si je le pouvais je prendrais la fuite, mais les rayons du soleil m’empêchent de partir d’ici, alors je me contente d’aller m’enfermer dans la pièce d’à côté.

Rien ne va plus. Réfléchis Lucas, réfléchis. Tu dois comprendre d’où est-ce que ça vient. Tu dois trouver pourquoi tu as réagi comme ça. Assis à même le sol dans un coin de ma chambre, mon cerveau continue de chauffer encore et encore à la recherche d’une réponse, à tel point que je ne me rends même pas compte de la présence d’Amaëlle dans la pièce avant qu’elle ne prenne la parole. Mon attention est d’un coup tourné vers elle, comme ci elle m’avait surpris. Je la regarde rapidement avant de détourner mon regard, physiquement elle a l'air d'aller bien, mais moralement je pense l’avoir déstabilisé, lui avoir fait du mal. Elle me demande ce qu’il m’arrive mais c’est justement la question à laquelle j’essaie d’apporter réponse. Tu n’es pas mon ennemie Amaëlle... L’es-tu ? Il est vrai que sur le moment je t’ai considéré comme tel, lorsque je t’ai attaqué, comme ci je ne t’avais pas reconnu. J’ai alors une révélation.

Je remets bout à bout tout ce qui ne va pas ces derniers temps, tout ce qui m’arrive, tout ce qui ne devrait pas m’arriver. Paranoïa, troubles de la mémoire, anxiété, agressivité, non reconnaissance des personnes... Je repense alors à mon passé, un soir où m’a mère a paniqué, elle s’est mise à me hurler dessus, me demandant de ne pas la toucher alors que j’essayais de la calmer, puis elle a attrapé ce couteau et m’a blessé au bras en me traitant de démon. Cette nuit-là fut la première où elle ne m’a pas reconnu et pris pour un ennemi. C’est exactement ce qu’il m’est arrivé avec Amaëlle. Quand j’ai la réponse en tête, je remarque que mes jambes bougent dans un mouvement répétitif, rythmé par d’anxiété, comme un type stressait ou un drogué en manque de sa prochaine cigarette. Lucie continue de me fixer droit dans les yeux.

« On peut s’en sortir Lucas. On s’en sortait avant, on le refera aujourd’hui. »

Non je ne suis pas prêt à revivre ça, je ne veux pas revivre ça. Je reporte à mon nouveau mon regard vers Amaëlle et je me dis que je ne peux pas la forcer à vivre ça non plus, pas en connaissant son passé, parce que je serais incapable de lui garantir que ce genre d’événements ne se reproduira pas s’il s’agit de ce que je pense. Bon sang ça ne devrait pas être possible, ça ne devrait pas m'arriver.

- Je crois que quelque chose s’est redéclenché... Là-dedans.

J’indique mon cerveau de mon index en terminant ma phrase d’une voix sinistre. Je ne pourrais pas laisser ça se produire Amaëlle, je refuse de devenir comme elle, de finir comme elle. Je me lève de ma place et fait les cent pas dans la pièce, de l’autre côté d’Amaëlle, à nouveau des signes d’anxiété se ressentent dans mes gestes, peut-être parce que je ne tiens pas à dérailler devant elle, ou plutôt contre elle.

- Tu ne peux pas rester là Amaëlle, si je deviens comme elle je ne pourrais pas me contrôler. Je ne veux pas te blesser, ce qu’il s’est passé là, je ne veux pas que ça se reproduise.

Et tu ne le veux pas non plus, qui en aurait envie après tout ? Moi-même j’ai détesté ce sentiment lorsque ça m’est arrivé. Je détesterais encore plus être celui qui t’infligerait ça. Non il faut que je me reprenne, il faut que je trouve une solution à ça, il faut qu’il y ait une solution. Réfléchis Lucas. Réfléchis ! Je m’emporte, frappant du poing contre le mur à tel point que ma force de strigoï a visiblement fait un trou profond dans le mur au point de laisser pénétrer un rayon de soleil qui me brûle la peau. Encore une fois ce genre de comportement ne me ressemble pas, les emportements, les actes inutiles, ce n’est pas moi. Mais je me retrouve là, à figer le rayon de soleil qui passe au travers de la pièce et à réaliser que ma mère n’a plus jamais réellement revu le jour depuis cette nuit-là, car son cas n’a fait qu’empirer au fil du temps. C’est dans un murmure presque inaudible que je prononce ces mots qui m’apparaissent comme une fatalité.

- Je suis en train de perdre la tête...


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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Mer 2 Aoû - 18:34

               
Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
   
Amaëlle & Lucas

   
Toujours la même question qui tourne en boucle et toujours pas de réponse. Dis-moi, Lucas, est-ce que toi tu es capable de définir quand tout a commencé à changer ? Quand est-ce que tu t’es dit qu’il fallait s’éloigner ? Quand as-tu désiré commencer à me cacher des choses ? En tout cas, si je ne connais pas le début de ce virage, je suis capable d’identifier une tournante dans notre relation. Ce soir, c’est le premier soir où tu lèves la main sur moi. Le premier soir où je suis incapable de reconnaître mon partenaire dans tes gestes, dans tes mots. Tu viens de créer, en quelques secondes, le premier gouffre qui peut nous séparer et nous entraîner loin de l’autre. Parce que je ne suis pas certaine de supporter cette violence. Pas encore une fois. Pour la plupart des personnes, je suis tout simplement une folle, une psychopathe et une tortionnaire. Pour d’autres, j’étais la pathétique femme qui suivait Emrys comme son ombre. Et c’est ce que je devenais, une ombre, à force de me faire rabaisser, redescendre, humilier… Jusqu’à maintenant, j’ai réussi à partir avant la limite, avant de m’effacer complètement. Mais je ne pourrais pas le supporter avec toi, parce que je ressens pour toi est bien plus fort que tout ce que j’ai pu ressentir pour eux. Alors… J’ai besoin que tu te reprennes. Besoin que tu me promettes que ce jour n’arrivera jamais. Parce que sinon… Je ne pourrais pas rester avec toi.

Je te suis jusqu’à la chambre pour te poser mes questions, pour tenter de t’atteindre. Je me retiens d’aller dans tes bras, de te serrer fort contre moi, déjà prête à tout oublier, à tout pardonner… Tu es ma plus grande faiblesse Lucas, tu l’es devenu cette dernière année, sans que je ne m’en rende compte, jusqu’à ce qu’il soit trop tard… Je croise son regard quand il finit par prendre la parole, ce qui m’amène à froncer les sourcils. De quoi parles-tu ? Redéclencher ? Est-ce que tu parles de ta maladie ? Lucie ? Les visions ? Je ne t’interromps pas pour poser mes questions parce que je sens que tu n’as pas fini de parler. J’aimerais tellement m’approcher, juste pouvoir te rassurer par ma présence. Mais j’ai l’impression que celle-ci te rend encore plus anxieux…

Tes propos suivants me… blessent. Surtout au début, quand tu me demandes de partir. Et même ensuite, bien que j’en comprenne la raison, bien que je viens de te dire de choisir… Je ne pensais pas que c’était ses mots-là qui sortiraient de ta bouche. J’avais un autre espoir. Je ne veux pas que ça se reproduise non plus, Lucas. Alors pourquoi ne pas trouver une autre solution ? Après tout, on s’était promis de s’élever, ensemble… Alors je ne tiens pas à te lâcher, nous avons une promesse à tenir.

Soudainement, je sens une chaleur contre ma joue et j’en comprends la raison en voyant le trou que Lucas a fait dans le mur. Je ne peux pas retenir un léger frisson à cette action, elle ne lui ressemble tellement pas. Je ne l’ai encore jamais connu violant, tes coups sont tes mots, jamais cela n’a été tes poings. Je n’aime pas ce changement. Et j’aime encore moins les mots que tu prononces tout bas, si bas…

« Non ! »


Non, je ne peux pas te perdre, pas comme ça. Ce n’est pas possible. Et pourquoi ça serait maintenant ? Je refuse de croire que cela peut être ça. Je refuse de croire qu’il n’y a rien pour te permettre d’aller mieux. Je refuse de te perdre, tout simplement… Je me relève du lit, en faisant le tour et dépassant le rayon brûlant qui me fait grimacer, pour arriver aux côtés de Lucas. Regardes-moi, Lucas. Je ne te laisserais pas tomber. Et je refuse que tu ais raison.

« Cela ne pourrait pas être autre chose que ta maladie ? Une influence extérieure ? Après tout, tu m’as dis qu’une femme cherchait à t’attirer dans ses rangs, ne serait-ce pas son genre de t’empoisonner pour ensuite se présenter comme ta sauveuse ? »


Je refuse de penser que tu peux disparaître, qu’on ne puisse rien faire. Et s’il faut que je te gave de sang pour enrayer ce processus, je le ferais. Je préfère que tu me haïsses plutôt que tu disparaisses. Je prends sur moi d’approcher, de faire le dernier pas qui nous sépare, déposant ma paume de main à plat sur ton torse, au-dessus de ton cœur. Je te fais confiance, Lucas, ne trahis pas cette confiance, ne nous détruit pas…

« Je ne peux pas te perdre, Lucas… Sans toi… J'ai besoin de toi, bien plus que tu ne peux l'imaginer. »


   
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