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 Garder un train d'avance n'est toujours pas assez

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Le roi des ombres
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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Mer 2 Aoû - 19:35


Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
Amaëlle & Lucas

Il n’y a rien de pire au monde à mes yeux que les maladies mentales, celle qui vous font perdre la tête, qui vous empêchent d’être vous, de réfléchir correctement. Mon esprit est ce qui me permet de tenir dans ce monde, si je perds ça, je perds tout. C’est ce qui est arrivé à ma mère après tout, la maladie a tout ravagé, elle en a oublié sa propre famille, son propre fils, le prenant pour un démon chaque fois qu’il l’approchait. La maladie l’a réduite à finir ses jours entre quatre murs pour préserver le monde de sa dangerosité, là où j’ai moi-même fini par la suite. Je refuse de retourner dans l’un de ces endroits, de toute façon je ne pense pas qu’un seul strigoï ait mis les pieds dans un hôpital psychiatrique, soit il serait mort avant, soit il serait mort dès les premiers jours à cause des rayons du soleil. Non, pour les strigoïs c’est un autre genre de centre qui leurs sont destinés, soit les cellules des alchimistes ou des dhampirs, soit celles des humains de l’armée. Aucun choix ne me semble réellement meilleur qu’un autre.

Je fixe ce rayon de soleil qui traverse la pièce et je ne peux m’empêcher de prononcer cette pensée à voix haute, ce qui fait instantanément réagir Amaëlle, sauf que je ne suis pas sûre que son refus puisse changer les choses. Elle se rapproche de moi alors que je lui avais demandé de partir, alors que je lui ai dit de se méfier, mais cette fois je ne cherche pas à reculer, pas encore en tous cas, peut-être parce qu’au fond j’ai besoin de la sentir proche à nouveau. Je la vois traverser le rayon du soleil et planter son regard dans le mien, commençant à réfléchir à ma place, à chercher une autre raison. Peut-être a-t-elle raison, peut-être que ce n’est pas ce que je pense, mais je ne sais pas, tous les symptômes sont pourtant là. Lorsqu’elle parle d’une influence extérieure, je me mets alors à réfléchir à nouveau. Ce trou noir... Je devais rencontrer quelqu’un. Qui ?

« Ce n’est pas ça Lucas, on sait tous les deux que ça n’a rien à voir avec ce rendez-vous. »

Tais-toi Lucie, laisse-moi réfléchir, peut-être qu’Amaëlle est sur la bonne voie, il faut que je me souvienne. Sauf que plus j’essaie de me rappeler et plus Lucie essaie de me déconcentrer, puis j’ai ce maux de tête qui m’empêche de réfléchir et me fait plisser les yeux. Il faut que mes souvenirs me reviennent.

- Je ne sais pas, je ne me souviens pas d’elle... Il me manque... des morceaux...

« On perd notre temps avec cette histoire Lucas et on a des problèmes plus importants à régler avant de perdre la tête. »

- Tais-toi Lucie, je t’en prie tais-toi !


Je ne sais pas trop ce qui me prend, mais j’attire Amaëlle contre moi, non pas pour lui faire du mal mais simplement pour la sentir contre moi, surtout après ce qu’elle vient de dire. Je sais que c’est mal, je sais que je devrais la laisser partir, mais pour la première fois je me sens… Egoïste. J’ai besoin de l’avoir à mes côtés. En fait Amaëlle, j’ai besoin de toi bien plus que tu n’as besoin de moi, en tous cas en l’instant présent. Ma tête passée par-dessus son épaule, mes bras autour de son corps, je ne la relâche pas encore, respirant son odeur, profitant du seul contact que j’accepte et qui me fasse du bien.

- J’ai besoin de ton aide Amaëlle... J’ai besoin de toi aussi.

J’ai pourtant refusé de voir la vérité en face durant ces dernières semaines. Je ne voulais pas mesurer à quel point je me suis attaché à toi, je ne voulais pas mesurer à quel point ça me rendrait fou de te voir t’éloigner. Je ne voulais pas m’attacher à qui que ce soit, durant toute ma vie ça a toujours été Lucie et moi, mais aujourd’hui je n’arrive pas à imaginer comment serait les choses sans toi. Je crois que ce monde ne m’apparaîtrait plus aussi unique et distrayant, si tu n’étais plus à mes côtés. Je ne sais pas ce que ça veut dire Amaëlle, j’essaie encore de comprendre les émotions et Lucie ne m’aide pas beaucoup à ça dernièrement. Ce que j’ai compris en revanche, c’est qu’avec toi je n’ai pas besoin de rester sur mes gardes, je n’ai pas non plus besoin de toujours garder la face quand les choses vont mal. Je desserre mon étreinte sans réellement me décoller d’elle, je me recule juste avant pour pouvoir la regarder dans les yeux et glisser une main contre sa joue. Est-ce de la peur que je lis dans ton regard Amaëlle ? Ou de la peine ? Je ne sais pas, peut-être aucune de ces deux-là, peut-être que je suis le seul à avoir peur.

- Je ne veux pas t’oublier...


acidbrain
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La dame des ombres
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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Mer 2 Aoû - 21:35


Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
Amaëlle & Lucas

Je refuse de penser que c’est la fin. Mais en même temps, je ne sais pas comment réagir à ce qui se passe ce soir. Il y a eu trop de rebondissements, trop de mauvaises surprises pour que j’arrive même à imaginer ce qui se passera dans une heure. Jamais, une heure auparavant, je n’aurais imaginé te quitter. Et pourtant, maintenant, je réfléchis à cette option tout en sachant qu’elle tuera une part de moi. Mais malgré tout, ce que je sais, c’est que je ne pourrais jamais tirer un trait définitif sur toi. Je ne pourrais jamais te laisser partir comme j’ai laissé partir Emrys. Tu le sais, je t’avais prévenue, je suis possessive mais avec toi, c’est encore pire. Tu m’appartiens autant que je t’appartiens. C’est la seule conclusion qui compte… Qui comptait.

Je ne peux pas imaginer que cette maladie puisse gagner contre toi. Je ne peux pas imaginer que je puisse te perde, si facilement, si fatalement. On peut forcément faire quelque chose, ce n’est pas possible autrement. Alors, je propose, la première idée qui me passe par la tête. Mais ne dit-on pas que la première impression est souvent la bonne ? Dis-moi, je t’en prie, qu’il y a une chance, que ça peut-être ça. Qu’il y a une possibilité que je puisse te garder dans ma vie… Je ne comprends pas, comment peux-tu avoir oublié ? Comment est-ce possible ? Tu n’oublies jamais rien, encore moins sur quelque chose d’aussi important. Et pourquoi… Pourquoi est-ce que Lucie serait contre toi ? Pourquoi lui dis-tu de se taire ? Je ne t’ai plus entendu t’énerver contre elle depuis des mois. J’avoue que cette situation me fait peur, parce que je ne sais pas à quoi m’attendre, je sais juste que je risque de tout perdre…

Soudainement, je me retrouve dans tes bras, contre ton corps et alors que le mien aurait du se crisper au souvenir de ce qui s’est passé tout à l’heure, c’est tout l’inverse qui se passe. Je l’ai déjà dit après tout, je ne me sens jamais autant en sécurité que contre toi, et ce, même en sachant que tu es infiniment plus dangereux que moi… J’ai besoin de toi, Lucas. J’ai besoin de toi dans ma vie, dans mes bras, dans mes crimes et dans nos folies. J’ai besoin d’être avec toi. Je passe mes bras autour de ta taille, sentant ton souffle contre mon cou. C’est une sensation si rassurante, la preuve que tu es encore là, avec moi. Et je ne compte pas te laisser repartir. Tes mots me font resserrer mon étreinte autour de ta taille, pendant qu’une douce chaleur prend possession de mon corps. Comment peux-tu me faire passer par autant d’émotions différentes en si peu de temps ?

« Je ne te laisserais pas tomber, mon ange noir, jamais. »

Je te l’ai dis, je partirais avant de subir ta violence si celle-ci doit revenir, mais je ne serais jamais bien loin. Avant d’être mon compagnon, tu es aussi mon meilleur ami, mon meilleur allié. Et je n’oublierais jamais toutes les facettes qui composent notre relation. Alors tu pourras toujours compter sur moi, pas toujours dans le même rôle, mais toujours à proximité… Je n’en ai pas envie, mais je le laisse nous séparer, je le laisse maître de notre relation vu qu’il est le seul à pouvoir juger de ces limites… Et quand je croise son regard, j’y vois son restant de panique, sa peur, sa colère… Toutes ses émotions négatives qui font échos en moi. Mais en même temps, ma détermination grandit. Peu importe le prix à payer, je ne te laisserais pas partir. Cela aurait pu être une belle déclaration, tes paroles, si elles n’étaient pas teintées de toute la peur qu’on ressent aujourd’hui…

« Tu ne m’oublieras pas. Peu importe ce qu’il faut qu’on fasse pour te permettre de rester maître de ton esprit, on le fera. Mais jamais je n’accepterais que tu m’oublies, et tu me connais, il n’y a pas plus têtue que moi. »


Je caresse doucement sa main contre ma joue, retenant mes larmes en lui faisant un léger sourire. Peu importe le prix, je le paierais pour que tu ne sombres pas. Le seul prix que je ne pourrais pas accepter, c’est que tu sois séparé de moi, réduit à être un moins que rien alors que tu pourrais être, si tu le voulais, le roi de cette planète. Je ne laisserais pas ton esprit gagner cette partie, pas tant que tu n’as pas retrouvé tes repères. Je me soulève sur la pointe des pieds (nues), attirant ses lèvres contre les miennes. Je les effleure doucement, une fois, deux fois, trois fois, avant de l’embrasser pleinement, tendrement, profitant de la chaleur et de la douceur de ses lèvres fines. Je ne perdrais pas notre lien et je te donnerais encore plus de raison de te battre pour que tu le sauves également, je te le promets.


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Le roi des ombres
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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Jeu 3 Aoû - 0:31


Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
Amaëlle & Lucas

Cette annonce est si fatale, je perds la tête, comme si c’était logique, comme s’il n’y avait que cette explication de possible. Je me souviens la première fois que l’on m’a annoncé ma maladie, je n’ai pas réellement pris conscience de tout ce que ça voulait dire à l’époque, à vrai dire j’arrivais même à vivre avec. Puis ils m’ont fait comprendre ce que malade signifiait dans leur hôpital, parce qu'un déficient ne doit pas être bien traité, c’était leur règle là-bas. Au fond j’ai toujours gardé une part de cette maladie, puisque Lucie continue d’être dans ma tête, mais c’est une part que j’ai accepté pendant que le reste s’est éteint avec ma transformation. J’imagine que même strigoï une maladie ne disparaît jamais vraiment, elle reste juste là, quelque part à stagner. J’espérais simplement qu’elle ne s’éveille jamais.

Sauf que là c’est pire, ma maladie était différente de celle de ma mère, ou du moins elle n’avait pas évolué autant que la sienne, me permettant de garder mon esprit et mes réflexions intactes. En cet instant je me rends compte que je n’ai jamais été aussi proche d’elle qu’aujourd’hui et je refuse de devenir comme elle, de laisser cette maladie me ravager. Non, je ne peux tout simplement pas l’accepter, il faut que je trouve un remède, il faut que je trouve quelque chose. Amaëlle a sa propre idée sur la question, peut-être que je me trompe et tire mes conclusions trop rapidement. Oui peut-être, j’aimerais mieux que ce soit le cas d’ailleurs, c’est peut-être pour cette raison que je préfère penser que tous ces symptômes ne veulent rien dire.

Contre qui dois-je me battre au juste ? Une maladie ? Lucie ? Une inconnue ? C’est le trou noir et je n’arrive pas à me souvenir, comme si on avait simplement effacé un moment de ma vie, je n’arrive même pas à avoir une petite image de ce rendez-vous, un bruit, un lieu, une voix, rien. Et si je n’ai rien je ne peux pas enquêter. Je prends Amaëlle dans mes bras parce que sur le moment il me semble que c’est la meilleure chose à faire, pour elle ou pour moi je l’ignore, peut-être pour nous deux. Je profite de cette étreinte même si je sais que ce n’est pas la dernière, mais après tout c’est ce qu’on se dit toujours avant que la dernière finisse par arriver. Amaëlle promet de m’apporter son soutien, mais ça je n’en ai jamais douté, il faut juste que je l’accepte, que j’accepte l’idée qu’elle puisse m’aider et qu’on s’en sortira mieux à deux que seul.

Je m’écarte doucement, caressant sa joue, plongeant mon regard dans le sien, me disant que je ne veux pas oublier ce visage, que je ne veux pas oublier nos contacts. Que se passera-t-il si je te prends encore pour une ennemie ? Si je ne te reconnais pas ? Je ne pourrais pas accepter l’idée de m’en prendre à toi une deuxième fois. Ses paroles me rassurent, même si je suis conscient qu’en réalité elle ne peut pas me faire une telle promesse, parce qu’elle ne peut pas contrôler ce qu’il se passe dans ma tête, mais au moins elle essaie pour moi, elle n’abandonne pas. J’ai une sensation étrange dans la gorge, elle est serrée, je ne sais pas pourquoi mais c’est désagréable. Malgré tout je me contente d’esquisser un mince sourire en guise de réponse, alors que Lucie a décidé de reprendre la parole.

« C’est bien beau tout ça mais si on veut savoir ce que tu as il est temps de se remettre au travail. »

Tu as sans doute raison Lucie, mais pour l’instant les baisers d’Amaëlle me suffisent, me font du bien. Ne peux-tu pas me laisser un instant de répit Lucie ? Juste un peu, que je puisse faire autre chose que réfléchir, résoudre des problèmes et construire des plans. Tu me tiens déjà éveillé assez d’heures comme ça par jour Lucie, maintenant laisse un peu Amaëlle me tenir éveillé. Je réponds à ses baisers, profitant de cet instant, ne voulant pas la repousser alors que j’ignore si demain je serais capable d’accepter des contacts. Pour l’instant je le suis, alors je glisse une main sur son corps par-dessus sa robe en daim pendant que l’autre se resserre tendrement sur ses cheveux derrière sa nuque. Puis je m’arrête quelques secondes, de l’embrasser du moins, mais mon front reste collé au sien.

- Pardonne-moi pour tout à l’heure.

Je me rends compte que je lui devais des excuses, j’ai besoin qu’elle les entende, qu’elle sache que cette attaque contre elle n’était ni voulue ni contrôlée. Puis je l’embrasse à nouveau, la serrant un peu plus contre moi, ne voulant plus avoir à me séparer d’elle. Ma mâchoire glisse le long de son cou, mes lèvres effleurent sa gorge et j’ai cette envie soudaine de... Non, j’ai juste envie de l’embrasser.


acidbrain
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La dame des ombres
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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Jeu 3 Aoû - 14:16


Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
Amaëlle & Lucas

Je ne sais pas ce qui se passe, je ne comprends pas quand ça a dégénéré. Quand est-ce que tu as commencé à perdre le contrôle ? Quand est-ce que Lucie n’a plus pu t’aider ? Je ne sais pas. Je ne saisis pas encore le moment où tout a changé. J’ai du mal à saisir ce qui s’est passé ce soir. Je ne sais pas non plus ce qui se passera demain, peut-être tenteras-tu de me faire du mal ? Dans ce cas, serais-je capable de pardonner ? De passer outre ? Je ne pense pas… Alors je ne veux pas penser à cette possibilité. Je ne veux penser qu’à maintenant, qu’à ce moment, où tu gardes le contrôle et où tu es avec moi. Je veux penser qu’à nous deux, on sera capable de passer par au-dessus, qu’on sera capable de faire un retour en arrière, jusqu’au moment où tu redeviendras toi-même. Je veux retrouver ce Lucas qui est capable de me freiner tout en me poussant plus loin que je n’ai jamais été. Celui qui n’a pas peur du lendemain. Celui que je peux taquiner, adorer, sans risque de nous voir nous séparer. Alors oui, tu peux être certain que je donnerais tout ce que j’ai pour tenir ma promesse. On restera ensemble et on trouvera un moyen pour que tu ailles mieux.

Je vois tant de choses dans ton regard que je ne suis pas capable de tous les identifier. Tu ne m’as jamais montré autant de sentiments auparavant, je ne sais pas pour autant si j’arrive à chérir ce nouveau présent. Car je vois, en plus de tout le reste, la peur dans ton regard. Et tes mots, sur ta peur de m’oublier. Je ne le dirais pas à voix haute mais j’ai la même peur. Je ne veux pas que tu oublies notre lien. C’est pour ça que je vais tout faire pour le chérir et pour que tu ne l’oublies pas, tu as ma parole. Je vois ton sourire, si fragile par rapport à celui habituel, tout comme le mien en cet instant. Alors, redonnons-nous un peu d’espoir. Un peu de tendresse. Je t’embrasse, doucement, tendrement. Des petits baisers tout d’abord et ensuite, un plus profond quand je te sens me répondre. Comme toujours tu me donnes envie de plus, de bien plus, tout en m’en donnant assez pour que je puisse patienter, pour toi. Je sens ta main par-dessus mes vêtements, ce qui déclenche des frissons dans tout mon corps pendant que je m’approche encore plus, collant toutes mes courbes aux tiennes. Ne me fais pas ce genre de promesse si tu ne tiens pas à les tenir, Lucas, ou je risquerais de te sauter dessus.

Cet arrêt, de quelques secondes me surprend assez pour que j’ouvre les yeux et que je plonge littéralement dans ton regard sombre. Tes paroles font naître un léger sourire sur mes lèvres. C’est surement la première fois que quelqu’un prend la peine de s’excuser de ce genre de choses avec moi. Habituellement, les hommes en rajoutent une couche en me disant que je l’ai mérité. Et ce contraste avec les autres ne fait que de renforcer les sentiments que j’éprouve déjà pour toi. Je glisse une de mes mains contre ta nuque, caressant de mon pouce la ligne de ta mâchoire, en ne sortant qu’un seul mot, le seul qui compte, avant que nos lèvres ne se retrouvent.

« Pardonné. »


Tu l’es depuis presque le premier instant. La peur a été là oui. Et je sais que je ne supporterais pas une seconde fois. Mais je sais aussi que ce n’était pas toi. Et tant que tu n’as pas retrouvé totalement tes esprits, je ne te laisserais pas derrière. Si tu recommençais, je ne pense pas que je saurais te pardonner mais pour cette fois ? Oh oui, je peux. Je laisse échapper un soupir de plaisir en retrouvant tes lèvres qui glissent contre ma gorge et je dois réprimer mon envie de te pousser à aller plus loin. A la place, je resserre mon étreinte sur ta taille, glissant mes doigts sous ton haut pour caresser doucement ta peau pâle, cette peau dont je ne me lasserais jamais. Je dépose de légers baisers sur son épaule, remontant sur sa nuque où je laisse quelques marques roses, avant de remonter jusqu’à son oreille pour y souffler ma demande.

« Aimes-moi, une nouvelle fois… »


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Le roi des ombres
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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Jeu 3 Aoû - 20:10


Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
Amaëlle & Lucas

Je ne sais pas à quel moment tu es devenue ma nouvelle ancre Amaëlle, je n’ai pas réalisé à quel moment précis est-ce que ça s’est produit, mais je sais juste que c’est arrivé. Sans toi je serais déjà en train de me morfondre et d’envisager les pires scénarios possibles, mais tu es là pour me donner espoir et tu ne baisses pas les bras. Tu ne baisses jamais les bras quand ça me concerne, moi et Lucie, même lorsque ça te met en danger, et pour cette simple raison tu mérites mon respect et ma protection. Tu es probablement la seule personne en vie à m’avoir vu sous tous mes aspects, saint, fou, en pleine réflexion, en pleine action, et même dans des moments de faiblesse. La seule personne après toi qui en sait le plus sur moi se trouve être Daniel, mais s’il est encore en vie c’est bien parce que je connais tout autant ses faiblesses qu’il ne connaît les miennes.

Ses lèvres se posent contre les miennes et j’ai envie de croire qu’on trouvera une solution, que cette situation va s’arranger, car aujourd’hui j’ai du mal à envisager une vie où tout se terminerait mal. Je ne peux pas t’oublier, je ne peux pas m’éloigner de toi, ce serait peut-être plus simple si j’y arrivais, mais tu m’as appris que la voie facile n’était pas toujours la meilleure à emprunter. Je ne dois plus me battre uniquement pour moi ou Lucie désormais, mais aussi pour toi, parce que le duo s’est transformé en trio et ce serait stupide d’abandonner un groupe qui fonctionne si bien, hors je suis loin d’être idiot. Alors malgré mon envie de l’embrasser encore, je romps quelques instants ces baisers pour lui exprimer mon regret. Il faut qu’elle sache que jamais je ne lui ferais de mal intentionnellement, je ne suis pas comme les autres hommes qu’elle a connu, j’ai l’intelligence de savoir qu’une partenaire comme elle se doit d’être bien traitée.

Elle prononce ce simple mot, pardonné, et je n’en ai pas besoin de plus. Je l’embrasse à nouveau, ou peut-être que c’est elle qui le fait, quoi qu’il en soi je n’ai pas l’intention d’interrompre ce prochain baiser. Pendant que tu retrouves ton souffle, je laisse mes lèvres glisser le long de ta gorge. C’est étrange comme ces gestes, cette tendresse est devenue si simple avec toi. Jamais je n’aurais cru que je laisserais quelqu’un m’approcher autant, que j’aurais envie d’approcher autant quelqu’un, pourtant aujourd’hui ces moments sensuels me paraissent naturels, plaisants, instinctifs. Puis elle me murmure ces mots à l’oreille et alors ça fait tilt dans ma tête.

L’amour, c’est peut-être ça en fait. Je le demanderais bien à Lucie, mais en ce moment même, j’ai bien mieux à faire que de me lancer dans un débat. Ces mots raisonnent encore dans ma tête : aimes-moi une nouvelle fois. C’est étrange mais j’aime ces mots et j’ai envie d’y répondre à l’affirmatif. Je le fais à travers mes gestes, insistant davantage sur mes caresses contre son corps. Les baisers se multiplient, la chaleur monte dans la pièce et je finis par nous débarrasser de cette robe, au moins c’est plus simple à retirer qu’un jean serré. Mon regard se pose sur son corps de longues secondes, admiratif, avant de retrouver le contact de sa peau. Son corps se retrouve dos à l’un des murs de la pièce, je ne sais pas si c’est elle qui m’a poussé à avancer ou moi qui l’ai poussé à reculer, je sais juste que c’est là qu’on se retrouve.

Aime-moi une nouvelle fois, encore ces mots qui se répètent dans ma tête, des mots qui éveillent d’autres envies, ou peut-être que c’est la proximité de son corps qui éveille cette envie-là. Je sens la faim me tirailler entre chacun de mes baisers et je ne suis même pas sûr de savoir à quand remonte mon dernier repas, me nourrir n’est pas réellement ce qui me préoccupe le plus. Sauf que plus les caresses se poursuivent, plus il y a de baisers, et plus je réalise que c’est elle que j’ai envie de goûter, je désire son sang. A cette pensée je finis par m’arrêter, reprenant une respiration dont je n’ai pas besoin mais qui m’aide à me concentrer, à ne pas céder. Je la vois se poser des questions face à mon corps qui s’est tendu dans un tel moment de tendresse et c’est sans la regarder que je finis par prononcer ces mots.

- J’ai envie de prendre ta veine...

Je sais, c’est soudain, mais c’est probablement parce que ma dernière poche de sang remonte à plusieurs jours et que ton corps éveille en moi toute sorte d’envies, des envies que je ne parviendrais pas à contrôler si on continue sur cette voie. Je glisse délicatement un doigt contre la veine de sa gorge, la désirant tout en me détestant pour ça. Je laisse retomber ma main et plonge mon regard dans le sien.

- Je ne veux pas te faire de mal.

Car pour moi morsure correspond à piqûre et donc à douleur, et je ne veux pas t’infliger ça. Sauf que comme je l’ai dit, je ne suis pas sûr de réussir à me contrôler si on continue comme ça.


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La dame des ombres
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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Ven 4 Aoû - 11:58

               
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Amaëlle & Lucas

Il y a trop de soucis, trop de nouveautés, trop de prises de tête. Je sais que demain soir sera une soirée mouvementée. Alors je veux profiter de cette journée, profiter de toi, au maximum. Je ne veux plus sentir cette distance entre nous deux, cette même distance que j’ai ressenti ce soir quand tu ne t’ai pas confié, quand tu m’as attaqué. Je veux tout oublier entre tes bras et quand tu m’embrasses, ce vœu me paraît plus que réalisable.

Je suis étonnée par cet entracte où tu me présentes tes excuses. Ce n’est pas… quelque chose dont j’ai l’habitude. Mais je n’ai pas besoin de réfléchir pour savoir quoi te répondre, pour savoir ce que je ressens en cet instant. Nos baisers reprennent, toujours plus intenses, et je sens le contact de ses lèvres sur mon cou qui me donnent envie de plus, de bien plus. Alors je lui fais une demande tout autant qu’une supplique et un ordre. Aimes-moi, encore une fois, une autre fois. Toujours si c’était possible, mais je retiens ses mots-là. Parfois mes désirs peuvent me faire peur, quand ils te concernent. Je n’ai jamais autant désiré, autant adoré, je n’ai jamais été aussi dépendante tout en étant aussi libre… C’est exaltant mais aussi effrayant. C’est toi et moi…

Nos baisers deviennent de plus en plus sensuels et j’ai besoin de sentir ta peau sur la mienne alors j’enlève ton haut, juste avant que tu n’enlèves ma robe. Quand tu te sépares légèrement de moi, je ne te retiens pas immédiatement, préférant te regarder, te désirer. J’ai toujours trouvé qu’un homme avec juste un pantalon pouvait être, parfois, plus sexy qu’un homme nu. Et je dois dire que je ne suis pas déçue niveau fantasme avec ton corps. Mais je ne suis pas non plus déçue d'avoir de nouveau ton corps proche du mien. De pouvoir à nouveau passer mes mains sur les reliefs de ton corps, de me gaver de ton odeur, de goûter à tes lèvres. Encore et encore. Mais ce n’est pas assez, ce n’est jamais assez.

Je ne comprends pas pourquoi soudainement ton corps se tend et tu t’éloignes de moi. Je sais que c’est différent de tout à l’heure cette fois sans pouvoir mettre le doigt sur ce qui te dérange. Ce sont tes mots qui me surprennent ensuite. Je n’aurais jamais cru les entendre un jour sortir de ta bouche. Mais je peux te dire que cette surprise n’a rien de négative, bien au contraire. La seule chose qui me dérange, c’est que tu continues encore à te torturer l’esprit. Parfois, tu devrais te laisser guider par tes instincts, mon ange noir, tu te sentirais bien mieux. J’ai un léger frisson d’anticipation quand je sens la douceur de sa peau contre ma gorge, avant de croiser son regard et d’y voir toute son inquiétude, pendant qu’il reprend la parole. Oh, mon doux Lucas, tu te tortures vraiment pour si peu…

Je tends mes mains, crochetant les boucles de son pantalon pour l’attirer contre moi, levant la tête pour continuer à le regarder dans les yeux.  Maintenant que tu en as exprimé l’envie, je ne risque pas de te lâcher. Je veux pouvoir tout expérimenter avec toi, et dans le tout, il y a aussi la morsure. Alors sois prêt à me mordre, Lucas.

« Je veux aussi que tu le fasses, Lucas. Je veux tout avec toi. Ta morsure, ta marque, mon sang dans ton corps. »


Et bien plus encore mais avec toi, j’apprends à avancer petit à petit. A dompter un peu mon côté plus spontané, plus… sauvage si on peut dire, pour ne pas risquer de faire machine arrière. Je lève une de mes mains sur sa joue, caressant doucement ses lèvres du bout des doigts. Je ne pouvais pas me retenir de poser mes mains sur lui. Surtout pas quand il m’apparaissait aussi accessible, presque… Fragile, bien que ce ne soit pas le bon terme.

« Tu ne me feras pas mal, je te le promets. Et même si ça ne servira à rien, je te fais également la promesse qu’à la moindre douleur, je te le dirais… »


Maintenant arrêtons de parler, veux-tu ? Et ne réfléchis pas. Tu le sais, je tiens toujours mes promesses et cette fois-ci ne sera pas une exception. J’attire de nouveau son visage contre le mien pour l’amener dans un doux baiser, surement l’un des plus doux que nous ayons partagés. Un baiser de réconfort, de partage, de tendresse… Et de bien d’autres choses que je n’arrive pas à nommer.

   
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Le roi des ombres
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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Ven 4 Aoû - 18:13


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Amaëlle & Lucas

Retrouver sa douceur, son corps, m’aide à évacuer le stress, la peur et tout ce qui pourrait me passer par la tête. Quand elle m’embrasse ce sont les seuls moments où mon cerveau me donne un peu de répit, où il arrête de surchauffer en pensant à toutes sortes de plans. Je me suis rendu compte que j’avais besoin de ces moments, tout autant que j’en ai envie. Alors non, je ne la repousse pas et je n’en ai pas envie, j’ose croire que je ne déraperai pas à nouveau aujourd’hui, encore moins dans un tel instant. La violence a laissé place à la tendresse et la peur a laissé place au désir et à la sensualité. Mon premier vêtement tombe et le sien suit de peu, et à chaque fois que je vois son corps, c’est comme si je redécouvrais ses courbes pour la première fois. Il me fait toujours autant d’effet et éveille la passion en moi.

Sauf qu’il n’y a pas que son corps qui me fait effet, visiblement son sang aussi m’attire et plus la tension monte entre nous, plus je sens mon cœur battre rapidement et l’envie augmenter. Il faut que je m’arrête, il faut que je m’éloigne avant de ne pas pouvoir me contrôler. Je le fais et je ne tarde pas à poser des mots sur ce comportement soudain, je ne tiens pas à ce qu’Amaëlle croit qu’il y a autre chose. Ta veine m’appelle avec intensité Amaëlle et je n’ai pas envie de te faire subir ça, mais toi tu en as envie, visiblement. Mon corps se retrouve à nouveau si proche du sien, trop proche, et les effluves de son parfum ne me donne qu’un peu plus envie de planter mes canines dans sa peau. Je me concentre sur autre chose pour ne pas céder, sur ses lèvres, sur ses mots. Sauf que ses mots cherchent davantage à me tenter qu’à me stopper et cette promesse devrait me convaincre d’essayer.

- Parfois je me demande ce que tu ne me feras pas faire.

Et ce n’est pas un reproche, avec toi je découvre des choses que je n’aurais jamais imaginé connaître avant ta connaissance, des sensations qui me plaisent. Mais quand même, tu remets en question mes limites continuellement, les contacts, les morsures... Je ne préfère pas imaginer quelle sera la prochaine étape. Alors plutôt que de penser et de me torturer l’esprit, je me laisse à nouveau aller à ce baiser et plus il se prolonge, plus la tentation augmente à nouveau. Une part de moi essaie encore de résister à l’appel de ta veine, une bien faible part, car avant même que je ne m’en rende compte, mes lèvres recommencent à descendre sur ta peau, et alors que mes mains resserrent ma prise autour de ton corps, mes canines finissent tout naturellement par se planter dans ta veine.

Ce goût... Cette saveur... Si douce, si intense. Je ne saurais même pas donner de signification à ce goût, je n’ai jamais rien goûté qui puisse se rapprocher de près ou de loin à ton sang. C’est exquis, délicieux, et pour la première fois de ma vie, je continue de boire non pas dans l’unique but de nourrir mon corps, mais par plaisir de ce que ton sang m’apporte. Pour la première fois depuis que je suis strigoï j’apprécie réellement le goût du sang. Alors j’en bois, plus que je n’en ai l’habitude, plus que je ne le devrais, mais je finis tout de même par m’arrêter parce que je ne tiens pas non plus à lui prendre trop de sang. Je retire doucement mes canines de sa peau en grognant légèrement, presque par frustration, puis je lèche sur son cou les deux petits filets de sang qui s’écoulent avant que la marque ne se referme, ne voulant pas en perdre une goutte. Je relève mon visage vers le sien, haletant, plus désirant encore de son corps maintenant que j’ai eu son sang.

- Merci...

Ce mot sort naturellement de mes lèvres. Merci de me faire confiance. Merci de me pardonner. Merci de me faire découvrir toutes ces choses. Merci de m’offrir toutes ces sensations. Et merci d’être qui tu es. Je m’empare à nouveau de ses lèvres dans un baiser plus passionné encore, mêlant le goût de ses lèvres au goût de son sang encore dans ma bouche. Finalement Amaëlle, je crois que si un jour je redeviens fou, ce sera toi qui me feras perdre la tête. Son soutien-gorge finit par disparaître entre mes mains et j’use alors de ma rapidité de strigoï pour nous ramener vers le lit, là où je laisse son corps tomber contre le matelas. Là où je finis bien rapidement par la rejoindre.


acidbrain
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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Mar 8 Aoû - 19:35


Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
Amaëlle & Lucas

C’est une danse en deux temps qu’on commence à connaître, à savourer à sa juste valeur. Mais même si elle nous est familière, elle n’en reste pas moins toujours aussi unique. Savourer ton corps, ta peau, ton goût, connaître ta tendresse, ta chaleur, ta douceur. Ce sont des choses que je redécouvre, encore et encore, avec un plaisir toujours aussi renouvelé. Il y a toujours un rien de frustration, dans le fait que tu ne veuilles pas ajouter de sang à nos rapports, mais ce n’est pas si cher payé, comparé à tout ce que tu m’offres à côté. Alors, je m’acclimate, je ne dis rien, je ne te fais aucune remarque. Mais ce soir, ce soir tu m’offres la porte d’entrée qui me manquait, en me parlant de ton envie de mon sang. Tu me connais, Lucas, je ne manque jamais une occasion de te tenter à aller plus loin. Je ne manque jamais une occasion de m’approcher un peu plus de ton corps, de ton esprit, de ton cœur… Cette occasion, je ne la manquerais pas non plus. J’ai confiance en toi, confiance en nous, pour passer au travers de toutes les épreuves. Et je te fais également confiance pour profiter de cet instant et ne pas perdre la mesure.

Je te rapproche de mon corps, je te fais cette promesse. Laisses-toi tenter, Lucas. Laisses-nous nous rapprocher un peu plus. Je veux t’offrir ça, en toute conscience de cause. Tu as déjà ma raison, mon corps, mon esprit avec toi, laisses-moi également t’offrir mon sang. Laisses-moi être ton tout une toute autre fois, une différente fois. Tes paroles me font sourire, un sourire rayonnant. Je sais que tu te laisseras tenter, que tu ne lutteras pas, que tu me feras confiance. Et c’est des cadeaux d’autant plus précieux après les tourmentes de cette dernière heure. Un autre baiser commence, doux, si doux, mais je te sens un peu ailleurs, alors quand tu te sépares de moi, je te laisse faire, embrassant doucement la peau de ton cou, caressant ta nuque et tes épaules, t’encourageant sans un mot. Et enfin, tu mets un terme à cette attente de nos deux côtés. La douleur de la morsure passe rapidement, remplacé par le plaisir que m’apporte le fait de savoir mon sang en toi et par les endorphines dans ta morsure. Je resserre ma prise sur ton corps, murmurant doucement mon plaisir contre ton cou. Finalement, c’est fini presque trop tôt, même si je sais que nous sommes proches de la limite. Mais j’aurais voulu que cet instant, où nous fûmes plus proches que jamais, dure encore. Et si j’en crois le son qui sort de tes lèvres, tu es d’accord avec moi. Je souris de nouveau, ne pouvant m’en empêcher.

« Avec grand plaisir… »


Que ce soit pour ce sang ou pour le reste. Pour tout ce qu’on ne dit pas, mais que l’on vit tous les deux… Je profite de ce nouveau baiser avec un plaisir et un désir grandissant, goûtant mon sang sur tes lèvres. Cela me donne envie de goûter le tien, de nouveau, dans un contexte où je pourrais pleinement l’apprécier. Mais faisons les choses une à la fois. Je suis libérée d’un nouveau vêtement avant de me sentir soudainement libérée de la chaleur de son corps avant d’être poussée sur le matelas. Je ne retiens pas mon léger éclat de rire, bien plus heureuse, bien plus légère en cet instant que depuis le début de la nuit. Quand Lucas s’approche de moi, je me redresse, m’asseyant sur le bord du lit pour lui enlever le reste de ses vêtements doucement, sensuellement, sans le quitter des yeux. Je me redresse ensuite légèrement pour l’attirer par le cou dans ce lit, contre moi, au-dessus de moi. Je ne sais pas quand j’ai perdu mon dernier vêtement, je m’en fous en réalité, mais je sais maintenant que le désir est bien trop pressant pour que nous fassions durer le jeu encore longtemps.

« Aimes-moi maintenant, mon ange noir. »


Car même si j’aime ta tendresse et ta douceur, cet échange de sang a été suffisant pour réveiller un feu intense en mon corps, qui ne s’éteindra pas si facilement. J’espère que tu n’as aucun problème avec le sacrifice, Lucas, car je risque de te demander de sacrifier ton corps un long moment pour moi…

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Le roi des ombres
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MessageSujet: Re: Garder un train d'avance n'est toujours pas assez   Mer 9 Aoû - 18:51


Garder un train d'avance n'est toujours pas assez
Amaëlle & Lucas

Repousser mes limites est quelque chose que je n’envisageais pas faire à mon arrivée à Missoula, car après tout, ces limites ne sont pas là par hasard. Pourtant Amaëlle continue de me faire découvrir de nouvelles choses, de me pousser à tenter des expériences que je ne pensais pas aimer et que j’apprécie pourtant. Contrairement à tous les autres strigoïs je n’ai jamais été dangereux à cause de la soif de sang tout bonnement parce que je n’ai jamais pris plaisir à boire une veine et les poches de sang sont loin d’être de qualité. Non, le goût ne m’a jamais attiré, jusqu’à aujourd’hui. Comment se fait-il que le sang d’Amaëlle soit si doux ? Si bon. Je n’ai pas de calcul qui puisse me permettre de répondre à cette question et très honnêtement, je ne tiens pas à calculer quoi que ce soit en cet instant.

Enfin si, je calcule tout de même la quantité de sang que je lui vole, car je ne tiens pas à lui en prendre trop, j’en ai déjà pris bien plus qu’il ne m’en faut. Alors je la libère de ma prise, bien qu’à contrecœur, et j’ai l’impression qu’elle aussi n’approuve pas que ce soit terminé si vite. Je ne comprends pas comment elle peut apprécier se faire mordre, mais après tout il y a beaucoup de choses qu’Amaëlle apprécie et que je ne comprends pas, alors à force je m’y fais. Après cet échange de sang, mes lèvres retrouvent automatiquement le chemin vers les siennes et mon corps appelle le sien.

Si autrefois mes gestes dans ce genre de situation étaient incertains, indécis, aujourd’hui ils me paraissent bien plus naturels. Je sais ce que je réclame et je n’ai pas de doute sur le fait que je vais apprécier ça. Non, jamais je ne pourrais détester sentir son corps contre le mien et elle est bien la seule personne que je ne veux pas voir s’éloigner. Alors au contraire on se rapproche et très vite les vêtements qui mettaient des barrières entre nous finissent par disparaître. Mon regard plongé dans le sien, plus les secondes passent et plus je la désire. Puis elle prononce encore ces mots : aimes-moi maintenant. Toi qui as déjà connu l’amour Amaëlle, dis-moi, est-ce à ça que ça ressemble ? Je ne lui pose pas la question, j’essaie de faire en sorte de l’aimer, comme elle me l’a demandé, et nos corps se mêlent dans ce désir brûlant.

Quand je me retrouve avec elle dans ce genre de moment intense, plus rien ne compte, ni le temps qui passe, ni les problèmes à régler, ni quoi que ce soit qui devrait nous inquiéter, il pourrait y avoir un bâtiment qui brûle à côté que je ne m’en inquiéterais pas. Non, la seule chose qui compte c’est mon corps qui trouve son chemin à travers le sien, c’est le plaisir de ses caresses mélangé à mes propres caresses sur sa peau, se sont mes lèvres contre les siennes et sur le reste de son corps. C’est tout ça qui compte, rien d’autre, et parfois j’aimerais que ce soit toujours ainsi, que mon cerveau reste déconnecté, ou plutôt concentré uniquement sur elle, que me pensées ne divaguent pas ailleurs, loin d’ici, loin de nous.

Alors tant que Lucie m’en laissera l’opportunité, je compte bien profiter de cet instant tout le reste de la journée si je le peux. Je compte bien continuer de me perdre en elle, de perdre mon souffle, et si demain je perds la tête, au moins je ne nous aurais pas privé d’une telle soirée, d’une dernière nuit ensemble peut-être, même si j’ose croire que non. Je ferais en sorte que ce ne soit pas le cas et si j’échoue, alors je ne doute pas qu’Amaëlle se battra pour nous deux.


acidbrain
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