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 Des nouveautés à la pelle

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Le bourreau des coeurs
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MessageSujet: Des nouveautés à la pelle   Jeu 18 Mai - 21:35

Des découvertes à la pelle
Effy & Jake
Le bol d’air frais, le vent maritime, la douce brise. Brise de mon cul, ouais. Combien de temps sur ce putain de paquebot déjà ? Je crois que ça fait deux mois. Peut-être un petit plus. Mais en tout cas, ça ne dépassera pas les deux mois. Je sens le navire accosté et un rictus étire mes lèvres. Combien de temps avant que l’équipage qui embarque ne hurle d’horreur ? Allez, je parie sur deux minutes, peut-être trois. A travers la puanteur ambiante, je sens l’odeur de la peur sur les derniers humains en vie, les seuls à avoir survécu à mon massacre, et ce uniquement car ils étaient nécessaires pour faire accoster ce paquebot. J’entends le premier cri d’horreur et je lâche un petit rire. Oh allez les gars, riez un peu, c’est un joli spectacle que vous avez, je ne passe pas autant de temps sur une scène habituellement. Je tourne le regard vers la jolie moroï à mes côtés, la voyant me regarder sans aucune lueur de peur dans le regard. Mon sourire s’agrandit face à ce joli trait partagé par toute sa famille.

« En route, petite fille. »

Je ne lui laisse pas le temps de parler que je m’approche d’elle pour la prendre dans mes bras et l’amener au loin. Elle n’a aucun mouvement de recul malgré le sang et les morceaux de chairs qui me recouvrent tout entier. Sa réaction agrandit encore plus, si c’est possible, mon rictus. Toi, ma jolie, je commence à t’apprécier, tu as une bonne paire de couilles en acier trempé. Je finis par l’abandonner dans un coin où je sais qu’elle trouvera de l’aide et je m’en vais sans me retourner. Mais j’entends malgré tout sa voix forte me parler.

« Je te remercie Jake. »

« Remercies surtout ton nom de famille. »

Je lui réponds sans me retourner avant de disparaître de sa vue et maintenant, le sourire qui me vient aux lèvres est bien plus authentique. Il est l’heure de rentrer à la maison, pour un peu que ce mot puisse exister, bien sur. J’ai un bout de chemin à parcourir, du Mexique à Missoula et je le fais en voiture. Oui, l’avion serait plus rapide mais je ne supporterais pas les larves geignardes. Et en chemin, je peux en profiter pour récupérer Johan qui m’attendait à la frontière pour que je le ramène dans le groupe. Le trajet s’effectue dans un silence complet pendant que je sens l’impatience grandir. Plusieurs semaines sans contact, sans téléphone mais j’avais jugé ce point nécessaire avec Gabriel. Il ne fallait pas que je puisse mener nos opposants jusqu’à eux. Et éloigner ces humains commençaient à devenir nécessaire, or, avec juste ce qu’il faut de recherche, j’avais pu déterminer que les bébés militaires avaient fait du navire où j’étais un magnifique repère, alors j’avais fais d’une pierre plusieurs coups. Sans rien dire à Gabriel et Effy, j’avais pris le large mais je m’étais toutefois assuré de laisser mon téléphone à Effy. Ou plus précisément, mon téléphone dans le giron de l’espèce de truc pelucheux tout blanc qu’elle avait cru bon d’appeler : peluche. Enfin, toujours est-il que sur ce téléphone se trouvait l’explication de mon départ donc, j’avais pu rentabiliser ce trajet sans contact d’aucune sorte avec le groupe. Et j’avais amené nos opposants loin de ma famille avant de tous les éliminer, l’un des points les plus importants. Le deuxième concernait cette fille, une inconnue au premier abord. Sauf qu’elle avait un nom de famille plutôt… peu répandue dans le coin. La seule raison à son sauvetage était ce nom. Celui de la cousine d’Effy. Ou plutôt, l’une de ses deux cousines. Et les cousines partagaient ce point qu’elles n’avaient pas froid aux yeux. Je dois dire que la petite fille m’avait bleuffé en ne montrant aucune émotion pendant que je m’amusais à pendre ces chiffes-molles par leurs boyaux. Non, je n’avais pas totalement perdus mon temps…

Brusquement, je reprends contact avec la réalité quand je vois le manoir apparaître. Ça y ait, c’est notre retour. Notre famille. Je sens à côté de moi que Johan s’impatiente, à raison surement. Je n’ai pas le temps de mettre le frein à main qu’il est déjà descendu et nous sommes entourés de bien des têtes, bien que je me rends compte qu’il y en a plus qui me sont inconnus que de têtes connues. Ce dernier point me fait froncer des sourcils. Il s’est passé quoi, encore, bordel, pendant mon absence ? Genre, on ne peut pas se permettre de m’accorder des petites vacances sanglantes sans que tout ne parte en vrille ?

« Jake, t’étais passé où mon vieux ? »

Je tourne mon regard vers celui qui m’a interpellé, David. Presque un vétéran pour avoir survécu à Missoula, apparemment. Mais ça me fait plaisir que des têtes connues soient devant moi. Tellement que j’en serais presque gentil… Bon le fait que ce soit ma famille aide également.

« J’étais en mission, t’occupes. Où sont Effy et Gabriel ? »

« Gabriel a dit qu’il partait un petit bout pour une mission et Effy est partie se balader, elle ne devrait pas tarder à revenir. »

Ça va, David comprend bien qu’il faut causer avant de poser des questions. J’avais bien dit à Gabriel que c’était un bon gars. Je passe à côté de lui en lui tapant l’épaule, avant de monter dans ma chambre. Une fois dans celle-ci, j’éparpille sur mon chemin mes vêtements pleins de sang avant de prendre une douche. Je peux bien me permettre ça maintenant que je suis rentrée, et ensuite, j’ai une femme à aller retrouver. Je suis sous la douche quand j’entends des bruits de pas enragés, et un claquement de porte assez mortel. Waouh, calme sur la petite chérie, c’est du bois, pas de l’acier, ça résiste pas à tout. J’entends ensuite le cœur d’une femme battre, plus précisément de ma femme, de ma princesse ténébreuse. Un grand sourire étire mes lèvres pendant que je me retourne sous la douche, à temps pour voir une Effy enragé faire claquer la porte de ma salle de bain. Oh, petite puce, souris un peu, cette moue contrarié ne te va pas au teint. Malgré tout, je ne peux pas empêcher la vague d’affection qui m’envahit en la regardant. Et je ne peux pas non plus empêcher mon inquiétude en voyant ses émotions à fleur de peau et quelques objets qui se déplacent dans la pièce. Non pas une inquiétude pour moi, mais pour elle. Je croyais que cela s’améliorait, ses problèmes de pouvoir, quand je suis parti… Enfin, mes réflexions n’ont pas durés longtemps, et j’interromps sa contemplation de mon corps humide dans la cabine de douche en prenant la parole.

« Eh bien, tu as toujours su faire des entrées… remarquées, princesse. »

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La princesse ténébreuse
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MessageSujet: Re: Des nouveautés à la pelle   Sam 20 Mai - 13:16





Des nouveautés à la pelle
Jake & Effy

Mon monde a un peu trop changé ces derniers mois, j’aurais préféré revenir en arrière pour pouvoir modifier certaines choses, pourtant les regrets ça ne me caractérise pas en général, mais là je n’aime pas ces changements. Je n’aime pas voir ces ombres me poursuivre nuit et jour dans le but de me détruire. Je n’aime pas ne pas savoir ce que fait Jake en ce moment ni où il est. Je n’aime pas l’avoir trompé, même si une part de moi pense toujours qu’il l'a mérité, mais cette part s’affaiblit de jour en jour pour laisser plus de place à la culpabilité. Je n’aime pas le retour d’Emrys dans ma vie, ni la peine qu’il m’a causé, ni sa disparition soudaine quand il a appris que j’avais perdu le bébé. Je n’aime pas le fait qu’utiliser mes pouvoirs me causent tant d’effets secondaires aujourd’hui. Je n’aime pas que Gabriel soit partie en mission, m’abandonnant lui aussi alors qu’il m’avait promis de rester. Je n’aime pas cette nouvelle vie, trop de changements, trop de disparitions, trop de peine.

Pourtant je continue de faire semblant, je ne veux pas que les garçons pensent que je suis faible, que quelque chose ne va pas. Je continue de sourire, de narguer Bastien, d’embêter les autres, puis le jour, quand ils dorment et ne peuvent pas sortir, je quitte discrètement le manoir pour m’isoler. Je n’aime pas vraiment la période du printemps, le soleil tape plus fort, c’est désagréable sur ma peau alors j’essaie de rester le plus possible à l’ombre, mais au moins l’avantage c’est que le jour, ces fantômes qui me poursuivent se font moins présents, alors je peux profiter d’un peu de calme dans mon esprit. Jusqu’à ce que je les vois.

La nuit est tombée depuis peu quand je les aperçois, cette femme que je reconnais parfaitement malgré le nombre d’années de séparation, ma mère, accompagnée de cet enfant d’une dizaine d’années. Qui est-ce ? Qui est ce petit garçon ? Dans mon fort intérieur je prie pour que ce ne soit pas mon petit frère, pour qu’ils ne m’aient pas remplacé avec un autre. Peut-être est-ce l’enfant d’une de mes tantes. Peut-être que ma mère fait du babysitting. J’aimerais y croire. Je les suis au loin, sans me faire remarquer. Je n’oserais pas les revoir, je n’en ai pas envie, je ne sais même pas pourquoi je les suis, mais c’est plus fort que moi. Le garçon supplie ma mère de le laisser jouer un peu au parc avant de rentrer et elle accepte. Je garde mes lunettes de soleil et m’installe sur un banc à l’opposé du sien, les observant discrètement.

Je n’arrive pas à détacher mon regard de cet enfant, persuadée qu’il est en réalité mon petit frère, que mes parents ont eu un autre enfant alors que je n’ai jamais réussi à avoir le mien. Je le regarde jouer avec son ballon, perdue dans mes pensées, jusqu’à ce que le ballon en question heurte mon pied et que le garçon court vers moi pour le récupérer. J’attrape le ballon dans mes mains mais ne le lui rends pas tout de suite, j’en profite pour mieux le voir de près et lorsqu’il pose son regard sur moi, je ressens au plus profond de moi cette envie de le détruire pour me venger de mes parents. Je crois même être sur le point de le faire lorsque j’entends la voix de ma mère appeler Michael. Alors je finis par lui sourire et lui rendre son ballon avant de les voir quitter ce parc, et comme d’habitude j’ai été invisible aux yeux de ma mère.

Je les observe quitter le parc, me rendant compte qu’une larme est en train de couler le long de ma joue. Je l’essuie d’un mouvement sec avant de retirer ces stupides lunettes de soleil, et c’est seulement maintenant que je prends conscience de la présence de Bastien qui les observe lui aussi et qui ne semble même pas avoir remarqué ma présence lui non plus. Je crois que là j’ai le droit de m’énerver non ? Depuis combien de temps est-il au courant ? Depuis combien de temps les suit-il de la sorte ? Je vais lui faire sa fête à ce maudit chaton.

- Bastien Foster !

Il tourne son regard vers moi, surpris, et disparait. Alors là non, ça ne va pas se passer comme ça ! Je fonce direction le manoir pour lui faire sa fête, ne prenant même pas la peine d’ouvrir la porte à la main, mes pouvoirs suffiront. La porte se referme dans un claquement derrière mon dos alors que je commence à appeler Bastien.

- Bastien ! Je te jure que si tu continues de te cacher je vais te faire ta fête !

Il finit par se montrer, mais à peine je vois son visage dépasser de l’entrée du salon que je commence à envoyer un vase valser tout droit vers lui, qu’il évite de justesse. Il essaie de me calmer, de me faire retrouver raison, mais il en est hors de question, alors je continue à lui balancer tout ce qu’il y a autour de moi au visage, certains qu’il parvient à esquiver, d’autres pas. C’est à ce moment-là que je l’aperçois. Jake. Jake ? Jake ! Est-ce que je devrais être heureuse ou en colère ? Culpabiliser ou le faire culpabiliser ? Je ne sais pas, pour l’instant je ne peux pas m’empêcher de regarder son corps dégoulinant d’eau, mais quand il prend la parole je me réveille enfin et c’est à son tour de se faire agresser par des objets.

- Toi ! Comment oses-tu revenir comme ça ? Comment oses-tu disparaître sans rien dire et te pointer au manoir avec ton corps sexy dégoulinant d’eau !

Je te fais peut-être des compliments, mais crois-moi je suis énervée Jake, à la fois contre toi et contre moi pour ce que j’ai fait. Je te déteste d’avoir disparu comme ça. Je me déteste de m’être mal comportée. Je nous déteste tous les deux d’être qui on est. D’autres objets s’abattent sur les murs tout près de lui, le touchent parfois. Je crois que Bastien est content que ce ne soit plus lui qui se fasse agresser.

- J’ai remué ciel et terre pour essayer de te sortir de cet enfer, j’ai tout fait pour te faire revenir et tu oses disparaître sans prévenir ! Tu n’avais pas le droit de m’abandonner comme ça !



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Le bourreau des coeurs
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MessageSujet: Re: Des nouveautés à la pelle   Dim 18 Juin - 23:00

Des découvertes à la pelle
Effy & Jake
Bon le retour à la maison s’est fait pas totalement dans les règles mais j’aime bien amener mon lot de surprise. Je regrette juste de ne pas avoir amené une ou deux spécialités du pays, Gabriel aurait surement adoré. Ha, tant pis… J’aurais qu’à le convaincre de nous faire s’installer là-bas quand Missoula commencera à lasser les gars. Je revois quelques têtes connus, mais surtout beaucoup d’inconnus et je n’apprécie pas vraiment ça. Fût un temps où j’étais capable de donner chaque date de transformation et d’arrivée dans le Clan de chaque homme, ainsi que leur nom et leur activité favorite. Maintenant, je ne connais même pas le nom de la moitié de nos hommes. Cette ville a vraiment une part de malédiction… Assez intéressante. Mais qui commence définitivement à être néfaste à notre groupe. Après m’être assuré de la position des deux personnes les plus intéressantes pour moi, je vais prendre une douche, histoire de me décrasser de son long voyage. Il est temps de redevenir le Jake un peu plus civilisé… Du moins pour quelques heures.

Assez soudainement, j’entends l’arrivée en fanfare d’Effy, qui hurle et brise des objets. Eh bien, chérie, je croyais qu’il n’y avait que moi pour susciter une telle passion dans ton corps, je vais finir par me vexer si tu continues ainsi. Soudainement, je croise son regard avant que celui-ci ne me détaille et je ne peux pas retenir mon sourire. Mais celui-ci ne dure pas, pas quand je remarque les différences entre ce qu’elle était à mon départ et ce qu’elle est aujourd’hui. Que s’est-il passé pour que tu perdes ainsi du poids et de la lumière dans ton regard ? Et ne me fais pas croire que je me trompe, je connais par cœur les courbes de ton corps.

Je prends la parole, histoire de la sortir de son admiration pour mon illustre silhouette. Et tout d’un coup, c’est comme un champagne que l’on secoue. Pouf. Le bouchon explose et la mousse coule. J’adore. J’esquive de justesse quelques objets, une main agrippé nonchalamment à ma serviette, mais d’autres se brisent contre mon corps, provoquant des plaies qui cicatrisent presque aussi vite. Oui oui, j’avais prévu le coup, je m’étais bien nourrie avant de revenir ici. Masochiste, certainement, mais pas suicidaire, chérie. J’émets un petit rire à l’entente de ses paroles, voyons, je ne savais pas que mon corps t’avais autant manqué ! Malgré tout, je ne réplique pas, pas encore. Il y a une donnée qui me manque pour comprendre toute sa colère. Malgré les risques, je m’approche un peu plus d’Effy. Forcément, je me prends plus d’objet que je n’en esquive, mais ce n’est ni la douleur, ni le danger, qui m’arrêtera, si je dois m’arrêter. J’entends la suite de sa phrase, ce qui me permet de faire tilt. Abandon ? Chérie, vraiment, tu as une bien piètre opinion de moi, pour celle qui aurait pu prétendre être la plus proche de moi…

« Effy, ma jolie, tu connais mes habitudes. Je ne pars jamais sans prévenir et je reviens toujours à l’improviste, à moins bien sur que des humains décident de faire joujou avec mon corps pour des petites expériences légèrement sanglantes ! Le reste du temps, je laisse toujours un message, est-ce de ma faute si tu ne l’as pas cherché ? »

Je m’approche encore plus, jusqu’à attraper ses deux poignets avec mes mains, que je croise ensuite dans son dos, l’attirant contre mon corps. J’en profite pour respirer son odeur, toujours cette petite touche piquante, ma Effy, tu n’as pas changée. Enfin, tout du moins, ton odeur, car je sens l’odeur de ta colère et de ta peur. Mais pourquoi cette dernière ? C’est très.. Anormal. Surtout pour toi. A moins que je ne me trompe ? J’ai peut-être perdu mon habilité à comprendre les odeurs, avec tout ce temps en mer. Y a pas à dire, l’air salé, ça détruit l’odorat. Bref bref, le présent est entre mes bras alors j’ai intérêt à remettre les pendules à l’heure avant de me prendre un poignard dans le cœur, ce qui serait dommage, tu en conviendras Effy ? Tu ne pourrais pas profiter de mon corps pendant cette régénération, ce serait une fin bien triste à cette nuit…

« Alors dis-moi, les réconciliations, on les commence sur l’oreiller ? Ou je dois d’abord te prouver ma bonne foi en retrouvant le message que je t’ai laissé ? »


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La princesse ténébreuse
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MessageSujet: Re: Des nouveautés à la pelle   Jeu 29 Juin - 19:29





Des nouveautés à la pelle
Jake & Effy

La frontière est fine entre l’amour et la haine, ce proverbe est vrai, tout comme la frontière peut être fine entre le bonheur et le malheur, entre la joie et la peine, entre le sourire et les larmes. Cette famille est à la fois ma source vitale, mais aussi mon moyen de destruction, ma force et ma faiblesse. Ces derniers temps je suis entrée dans une période où ma famille me rend faible, me cause de la peine, me détruit. Evidemment ce n’est pas intentionnel, aucun d’eux ne me ferait du mal, du moins aujourd’hui il ne reste que des amis fidèles dans ce groupe. Il n’empêche que ceux qui me sont le plus proches sont ceux qui me font le plus de mal, l’abandon de Jake, le départ de Gabriel et maintenant les secrets de Bastien. A quel moment les choses m’ont glissé des mains ainsi ? A quel moment est-ce que tout redeviendra comme avant ? Je garde espoir, du moins j’essaie.

Puis Jake apparaît devant mes yeux, comme un miracle, tel un mirage. Est-il vraiment là ? Peut-être que je rêve tout compte fait... Mais non, ça fait un moment que j'ai du mal à dormir et lorsque je m’endors ce sont des cauchemars qui me viennent en tête, pas de jolis rêves taillés dans un corps qui me fait perdre la raison. Jake est bien de retour et je ne sais pas comment je suis sensée l’accueillir. Finalement je ne réfléchis même pas, j’agis, laissant ma colère exploser, du moins une partie, car si je voulais vraiment lui faire du mal, je ne me contenterais pas de lui envoyer juste des objets à la figure, je frapperais plus fort. Il semblerait que la situation t’amuse Jake, ou peut-être est-ce mes mots ? Tu ne devrais pas sourire, encore moins rire, car moi je ne suis pas d’humeur à jouer ce soir.

Il finit par reprendre la parole et je lui souhaite sincèrement de faire très attention à ce qu’il va dire car ma colère pourrait facilement empirer selon ses mots. Je fronce légèrement les sourcils lorsqu’il me parle de ses habitudes et de ses... Messages. Je n’ai pas oublié tes habitudes Jake, je n’y ai juste pas pensé, et peut-être que ça voudra dire la même chose à tes yeux, mais quand on pense au fait que tu es tout juste revenu d’une capture et que je suis hantée par des fantômes, songer à tes vieilles habitudes n’est pas vraiment le genre de choses qui m'aurait traversé l’esprit ces derniers mois. Je n’ai pas le temps de répliquer, son corps se retrouve désormais près du mien et mes poignets se retrouvent bloqués dans mon dos par ses soins. Sais-tu combien de fois je me suis imaginée ton retour ? Pouvoir avoir ton corps aussi proche du mien, sentir les effluves de ton corps, te laisser m’embrasser... Bien trop, et maintenant que ça se passe, je sens les larmes me monter aux yeux, mais je refuse de les laisser couler, pas une seule ne glissera sur mes joues. Il reprend la parole et si à une autre période j’aurais pu craquer et lui arracher sa serviette tout de suite, là je me contente de me défaire de sa prise et le repousser en arrière.

- Est-ce que c’est tout ce que je vaux pour toi ? Un message caché quelque part dans le manoir ? Je pensais que tu aurais plus de considération pour moi aujourd’hui.

Après tout ne sommes-nous pas un couple ? Certes peut-être pas comme les autres, mais je pense que si j’avais disparu du jour au lendemain juste après un premier kidnapping, tu aurais vu rouge toi aussi, tu n’aurais pas pensé à chercher un mot quelque part dans le manoir. Ou peut-être que je me trompe, peut-être que c’est juste moi qui ne suis pas assez intelligente, aussi stratégique que tu l’es, que vous l’êtes tous. Probablement. C’est sans doute à cause de ça que mon ennemie a pu me tuer d’une balle en plein cœur cette nuit-là. Je suppose que tu ne te sens pas coupable et que tu t’attendais à de meilleures retrouvailles ce soir, désolée Jake, pour l’heure je n’ai pas mieux à t’offrir, d’autant que maintenant que je sais qu’il y avait un message pour moi, je me sens d’autant plus coupable pour ce qu’il s’est passé après ton départ. En réalité si je pouvais disparaître là tout de suite je le ferais.

- Je suis contente que tu sois revenue...

Oui, même si on ne dirait pas vraiment c’est un poids en moins de te savoir ici sain et sauf. Il y a un silence pesant dans le manoir, le genre de silence que personne n’apprécie, où personne n’a envie d’intervenir. J’aimerais tellement pouvoir me blottir dans tes bras Jake, dormir à nouveau contre toi sans plus me soucier de rien, mais je n’oserais plus revenir vers toi, pas après être allée me réconforter dans les bras d’un autre, ou du moins d’avoir essayé. A quel point me détesteras-tu si je te le disais ? A quel est-ce que je saurais supporter ta haine envers moi ? Je crois que je n’y arriverais tout simplement pas, alors les mots ne sortent pas, ils restent bloqués là, à l’intérieur de moi, incapable de lui dire la vérité, incapable de le détruire, de nous détruire. Je me sens mal tout à coup, j’ai chaud, j’ai la tête qui tourne, peut-être à cause de ce poids qui pèse de plus en plus sur moi, la peur et le stress peuvent parfois nous rendre malade, à nous les moroïs.

- Je suis fatiguée, je préfère aller me coucher, mais pas dans ta chambre.

On ne fera pas l’amour ce soir Jake, et probablement pas un autre soir non plus lorsque tu apprendras la vérité, mais je n’ai pas la force de te la dire ce soir, je ne sais même pas si j’ai la force de monter les marches de cet escalier. C’est étrange mais te voir a eu comme l'effet de me vider de mon énergie. La seule chose que je désire pour l’instant c’est me retrouver seule et pouvoir soit vomir, soit hurler, soit pleurer, ou peut-être les trois à la fois, mais j’aimerais pouvoir faire tout ça loin de ton regard. J’aurais aussi espéré de meilleures retrouvailles, mais je suppose qu’on ne peut pas tout contrôler. Je dépasse Jake, espérant que mon corps ne tremble pas et que mes jambes me porteront jusqu'en haut de l'escalier. J'arrive finalement à l'étage et me dirige dans ma chambre, refermant la porte derrière moi avant de venir m'allonger sur mon lit, au-dessus des draps et dos à la porte. Je croise mes bras autour de mon corps, mais finalement je ne vomis pas, je ne hurle pas et je ne pleure pas. Je reste juste ainsi, allongée, immobile, mon regard fixant cette ombre menaçante qui n'existe que dans mon esprit et j'ose espérer que le sommeil finira par m'emporter, même si je sais au fond qu'il ne viendra pas.



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Le bourreau des coeurs
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MessageSujet: Re: Des nouveautés à la pelle   Mar 11 Juil - 14:06

Des découvertes à la pelle
Effy & Jake
Voyons, Effy, tu devrais être plus heureuse. Après tout, ne fêtons-nous pas nos retrouvailles, d’une certaine façon ? Nous avons vaincu ou repoussé pas mal de nos ennemis, nous sommes en vie. Ce sont de bonnes raisons, à fêter comme il se doit. Or, il semblerait que ce soir, nous ne soyons pas sur la même longueur d’onde. Me voilà déçu, moi qui espérais conclure mon petit massacre sur l’eau par des retrouvailles encore plus orgasmiques, me voilà obligé de te parler pour te faire comprendre que je ne suis pas ton ennemi. Décidément, tu m’accueillais bien mieux quand nous n’étions pas encore ensemble. Moi qui avais espéré que cela présage du meilleur… Enfin bon.

Je finis par rétorquer à ses accusions, quand je comprends qu’elle n’a pas trouvé mon mot. Voyons, il était pourtant évident à trouver. Est-ce réellement de ma faute si tu ne l’as pas vu et si tu t’es inquiété ? Bon, peut-être légèrement, mais ce n’est pas totalement de ma faute s’il faut que je t’amène à une consultation chez l’ophtalmologiste ! Elle répond, rabaissant sa place dans mon esprit, ce qui m’amène à pincer les lèvres de contrariété. Peu importe ton statut, je t’ai toujours laissé une place très importante, tout comme une grande considération. Un privilège que peu de gens ont eu le loisir d’avoir, même mon fils vampirique n’en a pas autant. Alors que tu te rabaisses ainsi, c’est bien bas. Peut-être aurais-je dû te réveiller, effectivement. Mais ce n’est pas pour autant la pire faute que tu puisses me reprocher, il y a des choses bien plus graves. Tu te prends un peu trop vite la tête, toi.

« Je vais finir par croire que c’est toi qui n’a pas de considération pour moi, à nous rabaisser ainsi, ma princesse. Qu’aurait-il fallu que je fasse ? Aurais-je dû changer entièrement parce que nous sommes devenus un couple ? Car aux dernières nouvelles, en dehors du sexe et de la possessivité, nos liens n’ont fait que s’approfondir, ils n’ont pas changé. Alors oui, je ne vois pas pourquoi j’aurais dû agir différemment. Tu me connais, tu sais comment j’agis. Et normalement, tu étais toujours la première à chercher mon mot. Alors oui, j’ai préféré laisser un mot. »


Et est-ce amusant de se justifier ? Non, définitivement, non. Et je pense qu’après ce petit conflit, on peut tout de même s’offrir un peu de réconfort non ? Nous continuerons cette dispute plus tard mais pour l’instant, nous avons un lien à… approfondir dirons-nous. Alors ce lit ? Visiblement, il ne te tente pas tant que ça si je déchiffre correctement ton odeur. C’est ce qui fait que je ne mène pas mes gestes plus loin que mes mains sur tes poignets et ta poitrine collé à mon torse. A la place, je préfère t’observer, voir chaque différente expression de ton visage, revoir la forme de tes lèvres, de ton cou, de tes épaules. Et surtout, comprendre ce qui te rend si tendue et ce, dans le mauvais sens. Même tes mots ne font plaisir à aucun de nous. Tu me dis être heureuse, ce n’est pas ce que me dit ton odeur, ni ton visage. Alors je ne réplique pas, mais c’est déjà une réponse en soi. Je ne fais que froncer un peu plus les sourcils.

Tout d’un coup, je vois cette sueur froide descendre le long de ton cou pour se perdre au milieu de tes cheveux, pendant qu’un frisson te parcourt. Et pourtant, aucune de ses réactions n’est dû à du plaisir ou de l’anticipation. En tout cas, ce n’est lié à aucune émotion positive. Me penses-tu si aveugle pour croire que je ne remarquerais pas ton malaise et que je te laisserais partir si facilement ? Tu veux aller dans ta chambre, soit. Mais je compte bien te suivre. Je te laisse partir devant, et j’ai la surprise de croiser le regard grave de Bastien avant que celui-ci ne sorte du manoir. Clairement, il y a un truc qui cloche, après tout, il ne s’est jamais privé de me provoquer, sauf ce soir…

Je ne suis pas inquiet. Mais disons qu’il y a un frisson désagréable qui me traverse le dos. Et je commence à sentir des fourmillements dans mes jambes qui sont prêtes à faire demi-tour. Sauf que je ne suis pas un lâche et certainement pas dans cette relation, dans laquelle je me suis totalement lancé et perdu. Tu m’as saisi dans tes filets, Effy, et je n’ai jamais tenté de m’en dépêtrer, même si je le pourrais certainement, alors il est temps d’assumer cette prise.

J’ouvre la porte de sa chambre, sans tenter d’être discret, la refermant ensuite et m’y adossant, les bras croisé sur mon torse nu, vu que je ne m’étais pas habillé. Tu ne veux pas de mon corps, visiblement, soit. Mais cela ne veut pas dire que je vais perdre du temps à m’habiller quand tu as visiblement des choses sur le cœur à me dire. Et après, peut-être que tu redeviendras ma princesse, celle qui m’a saisi dans ses filets. Sinon, j’irais trouver quelqu’un d’autre heureux de mon retour et je te laisserais bouder, mais avouons-le, ce serait dommage, n’est-ce pas ?

« Crache le morceau, Effy, je t’attends. »

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La princesse ténébreuse
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MessageSujet: Re: Des nouveautés à la pelle   Mer 12 Juil - 2:51





Des nouveautés à la pelle
Jake & Effy

Qu’ai-je fait ? Cette question ne cesse de tourner en boucle dans ma tête, surtout depuis son retour, surtout depuis que je sais qu’il y avait un mot pour moi, même si je culpabilisais déjà avant. Revenir en arrière serait mon unique souhait, malheureusement je n’ai pas un tel pouvoir, personne ne l’a. J’aimerais juste oublier, que rien ne soit jamais arrivé, que je n’ai rien à me reprocher vis-à-vis de Jake et que je puisse enfin profiter de son corps, ici et maintenant comme je le désire tant. Sauf que je ne peux pas, et ça me tue de ne pas savoir si je pourrais le retrouver un jour. Je connais Jake parce qu’il est comme moi, le même amour, la même possessivité, la même jalousie. Si je découvrais un jour qu’il m’avait trompé, je ferais de sa vie un enfer. Sauf que Jake n’a pas fauté, ou du moins pas autant que moi, il m’a abandonné, mais il ne m’a pas remplacé. Moi ? J’ai commis l’irréparable et je le sais.

Pourtant c’est lui qui se justifie ce soir, alors qu’auparavant il n’avait pas à faire ça, il pouvait partir un an et revenir sans prévenir, j’étais toujours la première à l’accueillir. Ce n’est pas le fait d’être en couple qui nous a changé Jake, c’est moi. J’ai changé, cette guerre m’a transformé et tu ne l’as pas vu, ou du moins pas autant que tu aurais dû. Je ne savais pas comment surmonter cette nouvelle épreuve et j’avais besoin de ma famille, j’avais besoin de Gabriel et toi mais vous êtes tous les deux partis, et la seule personne qui a été capable de m’aider en a plus que profité. J’en ai profité aussi, sur le moment, tout le mal qui me rongeait avait fini par disparaître grâce à lui, avant de revenir plus amplifié encore dès lors qu’il est reparti.

Il faut que je lui dise ce qui est arrivé, je le sais, je le lui dois, mais je n’y arrive pas. Ma gorge se serre et aucun mot ne sort, alors je décide tout simplement de m’enfermer dans ma chambre et attendre que ça passe. Sauf que me retrouver seule n’aide en rien. Allongée sur mon lit, je pense à Jake resté en bas qui ne doit certainement rien comprendre à ce qu’il se passe, à mon comportement. Je sais qu’il va revenir, qu’il va vouloir chercher à comprendre, j’aurais fait la même chose à sa place. J’aimerais qu’il ne vienne pas pourtant, surtout en ce moment. Je regarde l’ombre devant moi qui se dessine en une forme humaine, sans caractéristiques apparentes, juste un corps noir avec un large sourire blanc. Et je les entends, tous les autres qui se moquent de moi, de ma relation avec Jake, de ma lâcheté. C’est à cause d’eux que ma relation va voler en éclat. Que ma vie vole en éclat.

« Crache le morceau, Effy, je t’attends. »

J’entends sa voix dans mon dos, je ne l’avais même pas entendu ouvrir la porte ni même entrer, trop concentrée sur les moqueries de mes ennemis. Taisez-vous. Mais ils continuent et plus je les supplie intérieurement d’arrêter, plus fort est leur rire. Je ferme les yeux, me concentrant, essayant de les faire disparaître, mais finalement, si je n’obtiens rien d’eux, c’est au moins Jake qui obtiendra quelque chose de moi, une réponse.

- J’ai couché avec un autre homme.

Je me rends compte que les mots ont quitté mes lèvres qu’après les avoir prononcé. Qu’ai-je dit ? Pourquoi l’ai-je dit ainsi ? Au final est-ce que le dire autrement aurait changé quoi que ce soit ? Je me retourne sur mon lit, m’asseyant au rebord pour croiser le regard de Jake même si je sais que je vais détester ce que je vais y lire. De la haine, du dégoût, du mépris, de la déception. Il ne dit rien, non, le silence est le meilleur des mépris après tout et il le sait bien. Je me lève de mon lit et me rapproche de Jake, mais je finis bien vite par m’arrêter, réalisant ce qui va nous arriver. Il ne voudra pas de moi. Il ne voudra plus jamais de moi.

- Je n’ai pas d’excuses à te donner Jake, rien ne justifierais ce qu’il s’est passé, rien ne t’aiderait à l’accepter.

Et pourtant il y en a bien une d’excuse, dans mon état normal je n’aurais jamais fait ce qu’il s’est passé, mais dans ce genre de situation, aucune n’excuse n’est valable et je le sais très bien. Alors à quoi bon lui dire ce que je ressens vraiment ? Ce que j’ai ressenti pour en arriver là ? Je sais très bien que plus j’en parlerais et plus il en souffrira, alors je n’ajoute rien, mais son silence de mort m’est insupportable. Je ne me contrôle pas, ma main attrape instinctivement la sienne dans un geste de protection et de douceur, même si je sais que je ne devrais pas, qu’en l’attrapant j’ai fait une erreur, mais je ne supporte déjà pas la distance.

- S’il te plaît dis quelque chose...



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Le bourreau des coeurs
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MessageSujet: Re: Des nouveautés à la pelle   Mar 1 Aoû - 21:33

Des découvertes à la pelle
Effy & Jake
Caches donc ton plaisir, ma chère Effy, je vais finir par me sentir gêné par toutes ses effusions de joie. Je ne sais pas ce qui bloque, mais cela commence à être emmerdant. Ce n’est pas du tout les retrouvailles que j’avais espéré. Et je dois avouer que de me justifier pour toutes mes actions commencent à sacrément m’emmerder. Tu croyais quoi ? Que tu allais me changer et que j’allais soudainement devenir un gentil nounours ? Eh bien désolé, tu n’as pas choisi le bon homme pour cela. J’agis à l’instinct, cela a toujours été ainsi.

Etrangement, je ne sais pas comment, mais nos retrouvailles sensuelles sont encore reportés par sa disparition dans sa chambre. Tu commences à m’embêter sacrément, Effy. Ce n’est pas du tout comme cela que cela aurait du se passer. Mais cela confirme au moins quelque chose, il y a anguille sous roche. Me prends pas pour plus con que je ne le suis, je sais que t’as un truc qui coince et autant qu’on incise direct dedans, histoire de pouvoir passer à des moments un peu plus amusant ensuite. Alors ouais, cause Effy. Surtout que je vais finir par me vexer à te voir m’ignorer comme ça.

Je finis par avoir la réponse. Mais il faut m’y reprendre quelques minutes pour comprendre. Tu te fous de moi, Effy, n’est-ce pas ? C’est le running gag de la soirée ? Ou alors, la plus foutu des plaisanteries que t’es jamais faite. Parce que là, je ne suis absolument pas amusé. C’est quand elle se lève et que je vois son regard que mon sourire se fige. Elle est sérieuse. Elle est putain de sérieuse. Elle a vraiment couché avec quelqu’un d’autre, juste… Comme ça. Parce qu’elle en avait le pouvoir. Putain, j’y crois pas. C’est quoi cette merde ? Ce putain de retournement de situation. Elle se fout de moi hein ? Et en plus, elle continue à causer. Ta gueule, Effy. Tu ferais mieux de te taire, parce que je suis à deux doigts de t’arracher la gorge. Nan mais tu te fous de moi ? Tu crois que j’accepterais ? Tu crois que je vais vivre avec ça ? Te fous pas de ma gueule.

Elle me touche et cette fois, je réagis. Oh non, je vais pas parler. Je vais faire pire que ça. Je la pousse contre le mur, ma main contre sa gorge que je serre fortement. Je balance un coup de poing dans le mur à côté de sa tête, mais c’est soit ça, soit elle. Maintenant, ouais maintenant, je la sens l’odeur sur son corps, DANS son corps. Même si elle est ancienne, y a cette putain de marque faite par cette petite bite. Je vais l’arracher, le démonter et t’envoyer ses entrailles en collier, et ensuite ça sera à ton tour, Effy.

« J’espère que tu t’es éclatée, Effy. Et que ça a été un putain de bon coup, parce que ça sera le dernier pour toi. »


Je resserre encore plus ma main contre son frêle cou, voyant dans ses yeux sa mort prochaine. Et puis merde. Avec le même timing, je la relâche, je ne peux juste pas. Pas encore. Ou peut-être jamais. Et en même temps, y a Bastien qui arrive et qui me repousse d’Effy. Peut-être qu’à ses yeux d’humaine, c’est même lui qui lui a sauvé la vie. Je vais certainement pas corrigé ça. Je sens les ongles de Bastien s’enfoncer dans mes épaules jusqu’au sang pendant qu’il m’oblige à le regarder.

« T’as intérêt à te calmer, je te laisserais pas la tuer. Calmes-toi, vas voir ailleurs s’il faut mais faut que tu reprennes tes esprits. »


Je sais pas pourquoi je l’écoute lui. Certes, je l’ai transformé mais on a jamais été proche par sa faute. Mais je suis encore en train de réaliser. La première femme pour qui j’ai été fidèle, la seule femme à m’avoir donné envie de lui offrir le monde… C’est cette même putain de femme qui pourra se venter d’être la première à m’avoir trompé. La même femme qui a dessiné de piétiner mon cœur. Ça m’apprendra à l’offrir à quelqu’un d’autre. Dans ce monde, on ne peut avoir confiance en personne. J’ai juste été trop con de l’oublier. Alors maintenant, je ne laisserais plus les émotions dicter ma conduite. Je fais une chose que je n’aurais jamais cru, j’écoute les enseignements de Gabriel, pour la première de ma non-vie, je refoule mes émotions au plus profond de mon être, ne laissant rien d’autre que le vide, qui est bien mieux que cette putain de haine qui me ronge. Je sens mon corps se détendre soudainement, à la suite de cette action.

« Relâches-moi, Bastien. Je ne ferais rien. »

Je donne un coup dans ses mains et il me relâche enfin. Non pas qu’il aurait pu me retenir si je ne l’avais pas voulu, je suis quand même bien plus fort que lui. Je croise le regard d’Effy, y voyant des émotions que je ne veux même pas nommer, à quoi cela sert ? Tu as tout détruit, mais tu m’as rappelé mes racines. Grâce à toi, je vais revenir bien plus en force que jamais. Je m’approche d’elle, et avec une douceur trompeuse, je caresse délicatement sa joue, le tout avec un léger sourire presque tendre, s’il n’était pas aussi faux.

« C’est vrai, tu n’as pas d’excuse, parce qu’il n’y en a pas besoin. Tu nous as juste rappelé que nous sommes les putes de ce Clan et qu’en aucun cas une pute ne doit être fidèle à une autre. Je te remercierais presque en fait, Effy. Grâce à toi, il y a des dizaines de personnes qui vont être heureuses. Après tout, il faut bien que je reprenne mon activité. »


Je suis une pute après tout, pour les yeux de beaucoup. Avant toi, à mes yeux le plaisir ne devait pas être un complexe ou refoulé. Alors je le partageais avec beaucoup de monde. Avant de penser que le plaisir n’était jamais plus grand qu’entre tes bras. Mais je me suis trompé, visiblement, cela devait être à sens unique. Ce n’est pas grave, j’aurais bien des occasions de me rattraper. Cette ville n’attend que moi. Je relâche Effy et lui tourne le dos, faisant exprès de mettre mes muscles en valeur. Observes les bien, tu pourras peut-être les toucher mais ils ne t’appartiendront plus jamais. Maintenant j’ai d’autres choses à faire. Sans un mot de plus, je quitte la chambre, directement la mienne, il est plus que temps que j’aille profiter des bienfaits de cette ville. J’ai tout un pan de ma vie à oublier, après tout. Alors, Missoula, sois prêt, je reviens plus déterminé que jamais à m’amuser et à faire pleuvoir sur cette ville du sexe et du sang à gogo.

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La princesse ténébreuse
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MessageSujet: Re: Des nouveautés à la pelle   Mar 1 Aoû - 23:47





Des nouveautés à la pelle
Jake & Effy

Je ne m’attendais pas au retour de Jake, au fond ça aurait été bien plus simple qu’il ne revienne jamais, au moins ma culpabilité se serait envolé avec le temps, mais d’un autre côté je n’aurais pas supporté ne jamais le revoir. Sauf qu’aujourd’hui il est là et il attend de moi la vérité, que je lui confie ce terrible secret. Je ne sais pas comment est-ce qu’il va réagir, je sais simplement que ce sera mal, parce que si la situation avait été inversé, forcément je n’aurais pas bien réagit non plus. Les mots sortent de ma bouche parce que je sais que si je ne les dis pas ils ne se tairont jamais. Une fois de plus mes ennemis me poussent tout droit vers l’autodestruction. Je vois bien que Jake n’a pas envie d’y croire, à son regard, à son sourire, mais celui-ci disparaît bien vite, tout comme l’amour qu’il me porte.

Il n’y a plus que de la haine dans ses yeux, dans ses gestes et bon sang je n’aurais pas cru que Jake s’en serait pris à moi. Jamais on ne se fait du mal dans ce clan, la seule fois où il m’est arrivé de blesser Gabriel, c’était pour toi, parce que je voulais participer à ton secours, parce que je ne pouvais pas supporter de rester là pendant qu’on te torturait, parce que sans toi Jake, ma vie n’a plus de sens. Sa main se referme autour de ma gorge et je sens mon dos cogner contre le mur avant que son autre main ne vienne frapper contre le mur tout près de mon visage. J’ai mal, mais ce n’est pas la douleur physique qui m’atteint, j’ai mal à l’intérieur, dans mon cœur de nous voir nous déchirer de la sorte. Tout est de ma faute.

Est-ce que j’ai pris mon pied avec cet homme ? Bon sang Jake, la seule chose qui m’a fait du bien était de ne plus les voir, de ne plus les entendre. Ce n’est pas son corps que j’ai apprécié mais le silence et le noir parce que j’en avais terriblement besoin, parce qu’ils me bouffent de l’intérieur et que personne n’en a conscience, parce que si j’en parle on me prendra sans doute pour une folle. La main de Jake se resserre de plus en plus fort autour de ma gorge et je ne cherche même pas à l’arrêter, mon regard est juste planté dans le sien et j’y lis toute sa haine à mon égard. A quoi bon continuer cette vie s’il me déteste ? Je ne pourrais pas le supporter, je le sais, je ne pourrais pas accepter son mépris, sa haine et son abandon. J’ai toujours besoin de toi Jake, j’aurais toujours besoin de toi.

Sa main me relâche et je ne sais pas vraiment si c’est de son propre choix ou si c’est Bastien qui l’a éloigné de moi. Je ne me rends plus compte de rien, je ne ressens plus rien. Je ne m’entends même pas me mettre à tousser alors que je récupère mon souffle, je ne me rends pas non plus compte de ses larmes qui commencent à monter dans mes yeux. Non, il n’y a plus rien, le vide.

- Pardonne-moi...

J’ai prononcé ces mots dans un si faible murmure que je ne suis pas sûre qu’il les ait entendu. Puis tout à coup il revient vers moi et je réalise ce qu’il a fait, je réalise que ce n’est plus le même homme. Mon corps ne tremble pas lorsqu’il revient vers moi, comme je l’ai dit j’accepterais bien plus facilement la mort que sa haine. Sa main caresse ma joue mais ce n’est pas dans un geste tendre et son sourire me persécute, mais ce n’est rien à côté de ses mots. Les putes de ce clan, voilà ce que nous sommes à ses yeux, ce qu’il est, ce que je suis. A cet instant j’aurais largement préféré que le vide reste en moi plutôt que de ressentir cette nouvelle vague de tristesse et de douleur. Une larme coule le long de ma joue alors qu’il me fait cette promesse, celle de reprendre ses anciennes activités et je sais parfaitement ce qu’il sous-entend par là. Je l’ai perdu. Je l’ai définitivement perdu.

C’est seulement lorsqu’il quitte cette pièce que je me donne le droit de m’effondrer, de toute façon mes jambes ne m’auraient pas supporté bien plus longtemps. Je m’écroule sur le sol et Bastien a la gentillesse de me serrer dans ses bras pour me réconforter, mais à quoi bon ? Rien ne pourra faire partir ma peine, rien ne pourra faire revenir les choses comme avant.

- Je suis désolée... Je suis désolée...

Je n’arrête pas de répéter ces mots encore et encore, entre mes larmes, entre ma respiration saccadée, entre les doux murmures de Bastien. Il ne me reste plus que ça maintenant, des excuses à faire et ce vide à accueillir ou cette douleur à supporter. Je suis vidée de mon énergie, je ne désire plus rien. Rien à part lui. Rien à part l’impossible.



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