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 Kathlyn

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La femme brisée
Messages : 8
Date d'inscription : 24/05/2017
Age : 35
MessageSujet: Kathlyn   Mer 24 Mai - 22:09


Kathlyn Weaver
Feat. Bridget Regan

Date de naissance 3 février 82
Lieu de naissance : Angleterre
Age : 35 ans
Statut : Mariée
Groupe désiré : Strigoï
175*280




Histoire
Je n'ai jamais été le genre de filles très "girly". Déjà toute petite, je préférais jouer avec les garçons plutôt que de jouer à la poupée, j'allais me rouler dans la beau plutôt que de pousser des petits cris stridents en voyant les garçons faire. Je suppose que c'était l'influence de mon grand-frère, enfin c'est ce que mes parents ont toujours dit, mais ça me convenait.

Mon frère était mon modèle. Il avait huit ans de plus que moi mais avoir une petite sœur dans les pattes ne le gênait pas. Je l'accompagnais partout, et ça a duré longtemps. Même après mon adolescence. A traîner avec des hommes, j'avais des chevaliers protecteurs mais ce n'était pas ce que je désirais. Sauf que manque de chance pour eux, je savais déjouer cette protection. J'ai eu mon premier coup de foudre à quinze ans, ma première relation sexuelle trois mois plus tard, mon premier cœur brisé deux mois ensuite. Je me suis relevée, comme toujours, prête à me relancer dans la vie active. J'ai commencé une formation de militaire, sur les traces de mon frère, mais j'ai arrêté en cours de route. Je n'étais pas très discipliné, je savais que jamais je n'aurais tenu en mission. Alors, pour continuer dans cette voie, je suis partie dans la police. Une force armée mais également, mais pas du même genre. Cela m'allait parfaitement, en tout temps, cela n'a jamais été les armes à feux mes meilleures amies. Je préférais le corps-à-corps et les armes blanches.

L'école de police a été une formalité, le travail, un peu moins. Je me rappelle de cet arrivé dans mon service, de cette mutation, de mon nouveau collègue. On venait de résoudre une affaire particulièrement compliqué, ça faisait soixante-douze heures que je n'avais pas dormi et tout le monde savait qu'il fallait pas me faire chier dans ce genre de cas. Sauf que ce mec, tout frais, bien coiffé, bien habillé, avec son odeur d'after-shave m'a poussé à bout dès la première minute. Une putain de tête forte qui allait devenir mon partenaire. Et aussi... Bien plus. Bien trop.

Oui, je n'ai jamais été girly. Je préférais traîner avec des hommes que des femmes. Je jurais plutôt que de prendre le thé. Je préférais les alcools forts aux petits cocktails. Mais j'ai aussi préféré, à un moment, la douceur d'une étreinte à la fièvre de nos corps. Quand est-ce que nous sommes passés de partenaires ayant des étreintes sur le coup de la fureur à mari et femme ? Je ne sais pas, la transition a été si rapide. Tu as réussi à me faire enfiler cette robe blanche, bien que la couleur ne me correspondait pas. Et rapidement, elle est venue rejoindre notre petite, notre jolie Jude. J'ai arrêté plusieurs mois de travailler, préférant rester avec cette jolie poupée, puis j'ai fini par reprendre ma place en tant que policière, mais pas en tant que partenaire de Jensen. Sois disant que notre lien ne nous permettait pas d'être à 100% effectif. Du pipeau oui ! J'ai remarqué les absences de mon mari, mais je n'en ai pas compris les raisons, pas toujours. Je rongeais mon frein, j'attendais. J'attendais qu'il respecte ses vœux, qu'il ne laisse aucun mensonge entre nous. Mais non, parfois, ils nous abandonnaient pendant des jours et ils revenaient en me disant qu'il ne pouvait rien dire. Rien dire de quoi ? Je t'ai soupçonné Jensen. Non pas de travailler comme indic, je te savais assez droit pour ne pas l'être, non, je t'ai soupçonné de t'être lassé. De t'être trouvé une nouvelle passion. Je me suis rapproché de Richard, presque au point de rompre nos vœux, mais je nous ai arrêté avant un baiser. Je ne l'aimais pas, je voulais juste me sentir désirée et belle une nouvelle fois. C'est toi que j'aimais même si tes mensonges, même si tes absences me brisaient sans que tu ne le vois. En avais-tu conscience ? Savais-tu que quand je suis morte, cela faisait trois mois que nous n'avions eu aucune relation sexuelle ? Et près de trois semaines que nous n'avions pas pu passer toute une journée ensemble, avec notre fille ?

En parlant de ma mort... Je ne m'en souviens que par flash. Et c'est mieux ainsi... Je me souviens de ton père, qui est venu me voir, Jensen. Il tentait d'excuser ton absence. Je me souviens de son sourire qui se fige, de son hurlement "Sortez, Kat ! Amène Judith loin ! Partez !". J'ai pris Judith dans mes bras et j'ai tenté d'aller au garage mais ils rentraient déjà par là. Je les ai vu vidé Martha, la femme de ménage que tu avais engagé contre mon avis, de son sang. J'ai fais demi-tour, je savais que dans notre chambre, il y avait un petit conduit, une petite cache que nous n'avions jamais réparé... Assez pour cacher Judith, le temps que les monstres puissent partir. Alors je l'y ai caché et je lui ai parlé "Restes calme mon ange. Ne fais pas un bruit, fermes les yeux, ma Jude. Je t'aime."

J'ai refermé le conduit et j'ai pris mon arme de service. Quand le premier homme a passé la porte, j'ai tiré dans sa poitrine mais il n'a fait que rire. Je ne comprenais pas. Un autre homme serait mort. Il s'est approché et nous avons commencés un combat. Je n'ai compris que bien plus tard, à ma renaissance, qu'il se moquait de moi, qu'il entretenait l'espoir mais que j'étais déjà morte. Je me souviens de son coup sur ma tête, de la douleur et du brouillard. Je me souviens avoir senti ses mains sur mon corps, ce corps qui a commencé à se débattre violemment. Je me souviens de leur corps, des deux corps, qui m'ont prise, détruite, violée, vidée. Je me souviens d'avoir senti mon âme volée en éclat, surtout quand j'ai vu le dernier homme sortir Judith de sa cachette. Je me souviens avoir criée une dernière fois, de ma voix éraillée pour tenter de faire... quelque chose. N'importe quoi. Je me souviens ensuite de la douleur, dans mon cou et dans ma cuisse, quand ils ont commencés à me vider de mon sang. Je me souviens de ce goût métallique. S'en était ensuite fini... C'était la fin. Et l'ultime renaissance en même temps.

Je me souviens, comme dans un cauchemars, de ce réveil en sursaut. J'étais attachée par deux chaînes au niveau de mes chevilles. Et elles me brûlaient, si fort... Et en même temps, cette douleur me faisait du bien. J'avais comme une voix au fond de la tête qui me criait que je le méritais. Mais pourquoi le mériterais-je ? Et ça m'est revenue. Judith. Je me suis effondrée, tassée sur moi-même. J'ai entendu une porte s'ouvrir et un homme rentrait. L'un de mes violeurs. Je pouvais encore le sentir en moi, comme une déchirure qui me brûlerait pour toujours. J'ai frissonné, de terreur je crois. Il a rit, m'a appris que ma jolie poupée était morte. Il m'a juré que c'était de ta faute. Je ne pouvais pas le croire mais je ne pouvais pas répliquer. Il est revenu avec une jeune femme, d'à peine vingt ans et c'est quand il l'a mordu que j'ai compris quel horreur j'étais devenue. Il l'a jeté à mes pieds, en sang et encore en vie, avant de partir. Il voulait que je la vide. J'ai failli le faire, si souvent... Et quand je sentais la tentation qui venait, je mordais mes avants-bras, jusqu'au sang, jusqu'à y enfoncer mes dents humaines. Je sais qu'on t'a appris que seul l'argent laissait des traces sur le corps des êtres de mon espèce. Je peux t'apprendre que non. Quand on manque de sang, qu'on est blessé et qu'on ne guérit pas, on garde les marques éternellement. Le sang ne peut guérir que les blessures immédiates, pas celles datant de plusieurs mois auparavant...

Cara. C'était le nom de ma compagne humaine. Mon violeur repassait souvent, mais jamais je ne l'ai vidé, elle, de son sang. Il lui apportait de la "bouffe pour chien", assez pour que Cara survive. Dès fois, elle comme moi, nous disions que la mort ne pouvait qu'être meilleur que ce monde. Mais jamais nous n'avons franchi le cap. Et puis un jour... Il n'est plus venu. Ce sont des gens armés qui sont entrés. Ils avaient des pistolets mitrailleurs, le modèle de l'armée. Le modèle de mon frère. Ils ont parlé au talkie-walkie mais cela faisait si longtemps que mon corps était faible que je n'ai rien entendu. Puis, sous le cri de Cara, je me suis évanouie quand j'ai reçu un de leur tir.

Je me suis réveillée sur un lit. Je me souviens que cela m'a étonné. Cela faisait plusieurs semaines que je n'avais pas senti cette sensation. Un homme est entré et m'a tout expliqué. Ton rôle, l'armée, l'unité. Les strigoïs, dhampirs et autres raretés. Leur rôle de protection envers l'humanité. Je ne savais pas si je pouvais avoir confiance dans cela, mon instinct me disait que non... Mais j'ai repris la parole pour la première fois depuis des jours, d'une voix légèrement éraillée qui sera à jamais la mienne, qui reflètera à jamais les dernières heures de ma vie humaine. Je leur ai demandé où était Cara. Ils ne m'ont pas répondus. Alors je leur ai demandé où tu étais. Et là, ils m'ont répondus. Ils m'ont dis que tu avais désertés, mais qu'ils étaient prêts à te reprendre, qu'ils savaient que tu étais en plein doutes et qu'ils comptaient sur moi pour faire la liaison. Il y avait quelque chose qui sonnait faux. Mais je n'ai rien dit, je sais être patiente. En plus, ils m'apportaient la seule chose que je demandais. Toi. Il fallait que je sache, que j'entende ta version. J'avais besoin de ça pour... Pouvoir passer à autre chose. Pouvoir rejoindre Jude, si on me le permettait. Mais j'avais besoin d'abord de toi. Alors j'ai accepté, deux semaines après, nourrie de poches de sang humain et à peu près en forme, je suis dans un avion m'amenant vers le dernier endroit où tu as été vu. Il est temps de clore cette histoire, ne penses-tu pas, mon amour ?


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