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 Un rideau de rubis

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Le tourmenté
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MessageSujet: Un rideau de rubis   Jeu 1 Juin - 13:56


Un rideau de rubis
Alec & Astrid


Te souviens-tu, Kya, quand nous n’étions pas encore séparés ? Quand nous étions encore des enfants ? Tu avais si peur du noir, tu ne savais pas m’expliquer pourquoi. Mais moi je le savais. Nous avions été enfermés dans le noir, dans cette petite étagère, pendant qu’on tuait nos parents. Ce soir-là, tu avais associé le noir aux monstres, tu avais associés le noir à la mort. A l’orphelinat où nous étions, avant d’être séparés, il y avait des gamins, des petits intellos, des faux-culs mais aussi des connards. Trois d’entre eux t’avaient enfermé dans un placard. T’en rappelles-tu ? Nous étions si jeune, pourtant déjà à ce moment-là, je sentais le monstre en moi, qui rongeait les barreaux d’une cage dont je n’avais pas conscience. Pour la première fois, j’ai laissé sortir le monstre. Je suis sorti de mon image de petit garçon silencieux, j’ai profité de la nuit pour te venger. Ces trois gosses, car ils n’étaient que cela finalement, je les ai mutilés à vie. Et je n’en ai ressenti aucun remords. Je n’en ressens toujours pas. Mais je sais, par le sens de la morale que toi et Callie avaient, que ce ne sont pas des actions qui sont normales, pour un être humain. Alors j’ai commencé, dès ce jour, à agir comme je pensais que tu pourrais être fier. J’ai muselé le monstre, je me suis caché sous un sourire railleur. J’ai laissé mon apparence devenir nonchalante, mon sourire devenir sarcastique. Mais au fond, au fond il n’y a qu’une noirceur qui demande à voir le jour, à pouvoir prendre le dessus. J’ai trouvé un équilibre dans cette chasse aux monstres dont nous nous sommes lancés. Je tuais, je mutilais, je torturais. Et je savais qu’une certaine morale, bancale, pouvait accepter ces actes. Mais ensuite… Ensuite, j’ai fini par bouillir, par avoir besoin de plus et de moins en même temps. Je sais que je ne suis pas compréhensible mais je ne tente pas de l’être. Car pour moi, je le suis… J’ai commencé les virés, de plus en plus, pour m’éloigner de toi, de Callie, d’Adrian. Car une voix, au fond de mon crâne, me hurlait que sans vous, je me sentirais enfin libre. Je suis parti pour te protéger du monstre qui a toujours existé mais qui s’est caché sous une autre apparence. Certes, je ressemblais quand même au loup dans la bergerie, mais je n’étais qu’un petit loup, un loup commun. Alors que je pouvais être bien plus, bien pire. Je suis le loup solitaire, celui qui, à la fin de la partie, doit tout dévorer, même les autres loups qui s’étaient déguisés avec lui…

Je soupire, relâchant la bouffée de ma cigarette. Parfois, j’allais plus loin, je prenais d’autres substances. Mais pas ce soir. J’aspire une dernière bouffée avant de jeter ma cigarette derrière moi, la laissant allumer un brasier contenant les corps de deux strigoï et d’un moroï dont je ne connaissais pas l’identité. Je traverse au ralenti la ville silencieuse, mes mains dans les poches de ma veste. J’écoute le silence, ce faux silence, celui qui arrive avant un acte de noirceur. A moins que ce ne soit moi qui ait commis cet acte ? Allez savoir… C’est pas comme si y avait un putain de Dieu pour nous juger, déjà que les sangsues se prennent pour des dieux, arrêtons avec toute cette histoire de mysticisme.

Un bruit répétitif commence à me prendre à la gorge. Je finis par l’identifier comme des talons aiguilles qui me suivent. Franchement, tant qu’à me prendre en filature, autant y mettre les formes et utiliser des chaussures silencieuses. Je sors mon téléphone, utilisant l’option appareil photo pour avoir une idée de l’identité de la femme qui me suit. Je tombe sur un visage inconnu mais qui semble humain. Enfin, l’humain n’est pas forcément exempt de monstres dans leur genre. Je vois en même temps un message d’un numéro inconnu qui est plutôt bref. « Tic, Tac. L’heure de ta mort approche à grand pas. » En voyant ce message, je ne peux pas m’empêcher d’hausser les sourcils. Est-ce qu’on ne pourrait pas être un peu plus inventif ? Je suis un mortel, bien évidemment que je vais finir par mourir un jour. Faut pas être con non plus pour le deviner… Je soupire bruyamment et je finis par faire un détour sur mon chemin, ce n’est pas encore maintenant que je battrais mon record de strigoïs morts… Tant pis.

Je me glisse dans l’aéroport, qui, malgré l’heure tardive, semble être autant rempli qu’en pleine journée. Il faut croire qu’il y a quelques vols de prévus. Dommage pour eux, ils risquent d’être retardés parce qu’il y aura une enquête pour meurtre dans peu de temps. Je me glisse à travers la flopée de voyageurs, disparaissant surement du radar de l’humaine. Tout du moins, si elle compte uniquement sur sa vue…

Je profite d’une des spécialités de cet aéroport, les anciennes rames de métro souterraines, qui sont aujourd’hui condamnées. De quoi offrir un fol terrain de chasse. Je me glisse dans un métro usé qui doit bien être là depuis quatre ou cinq ans vu la façon dont les éléments ont rouillés sous l’humidité de cette rame. J’entends de nouveau les bruits de pas qui me font comprendre qu’elle doit avoir un autre moyen de me suivre, peut-être un émetteur mais alors il serait intéressant de savoir quand je l’ai obtenu… Je continue à avancer dans la rame, prêt à l’attendre dans le dernier wagon quand j’ai le droit à une surprise avant l’heure.

Une pluie de rouge. C’est ce que je vois, un petit déluge, fait de rouge et d’odeur de rouille. Je comprends ensuite que c’est du sang et quand je lève les yeux, j’en comprends mieux la raison. Une demi-douzaine d’humains, tout du moins, je crois que c’est des humains, qui ont été éventrés mais aussi saigné, ce qui explique le sang et les trippes qui pendouillent sur le chemin. Et pile au fond, installée comme une reine sur son trône, se trouve Astrid. Etonnant, ce que cette femme peut avoir comme grâce parfois, pour ressortir ainsi dans un paysage désolé.

« Tu te sens toujours obligée de faire des entrées remarquées, n’est-ce pas ? »

Pour lui prouver que cela ne me fait rien, je continue à avancer, poussant de plusieurs gestes de la main des trippes qui pendent devant moi. A attendre les gémissements de douleur, il doit y avoir des strigoïs car de mon sens, aucun humain ne peut survivre à ça. Je ne me laisse pas non plus influencé par le sang que je sens dégouliner sur mon corps, imbibant mes vêtements, mes cheveux, coulant sur mon visage. Je garde mon regard ancré dans le sien, jusqu’à ce que je sois à quelques centimètres de son corps. Et j’entends en même temps des bruits de courses avant d’entendre un murmure « Oh mon dieu », suivi de bruits de vomissements. On dirait que ma suiveuse nous a retrouvé et n’a guère apprécié le résultat de son choix… Mais je ne me détourne pas pour la regarder. Des deux, elle est la moins dangereuse. Alors c’est vers l’autre, vers Astrid, que ma lame se tourne, se plaçant contre sa nuque grâcile, bien que pour le moment, je n’exerce pas encore de pression. Que comptes-tu faire, ma chère ? Un folie ou une tuerie ? Je t’attends.

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La reine
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MessageSujet: Re: Un rideau de rubis   Ven 2 Juin - 13:41


Un rideau de rubis

Je suis un peu déçue, Alec n’a pas cherché à me retrouver depuis que je l’ai renvoyé à Missoula. Est-ce ainsi que tu me remercies ? Je te permets de sauver ton propre sang des bas-fonds et je n’ai même pas le droit à une petite visite surprise dans mon lit ? Mh, dans ce cas je viendrais chercher moi-même ce que je veux, mais je serais bien moins délicate dans de telles conditions. Je t’observe mon cher Alec, toujours, tous le temps. Je sais qui tu es, qui tu fréquentes et ce que tu fais. Je sais où te trouver, je sais où t’attirer. Ne l’as-tu donc toujours pas compris ? Tu es à moi et je ne suis pas prête de me délaisser si vite d’un tel jouet. J’espère que revenir dans cette ville ne t’a pas trop baissé le moral, car je préfère les hommes en forme et qui ne laissent pas leur esprit partir vers diverses réflexions trop intenses.

J’envoie en mission quelques personnes pour attirer Alec jusqu’à moi. Puisqu’il ne vient pas par lui-même, je le forcerais à venir. L’appât fonctionne on dirait. Il les suit, se rapprochant toujours plus de l’aéroport. Il les tue. C’est cette humaine qui me le dit, prise sous mon hypnose, elle est mon dernier pion, celui qui le mènera jusqu’à moi. Sauf qu’il semblerait qu’Alec ne soit pas le seul à me trouver ce soir. C’est tout de même frustrant de devoir user d’appâts pour le faire venir jusqu’à moi alors que d’autres me trouvent sans le moindre problème, dommage que ce soit des ennemis. Quoi que, je vais pouvoir m’amuser un peu en attendant son arrivée.

J’ai cessé de compter depuis bien longtemps le nombre d’ennemis que je me suis fait. Si nombreux. Si pathétiques. Dans 90% des cas il s’agit d’hommes. Je prends un malin plaisir à les arnaquer, les rabaisser, les trahir. Peut-être que je devrais me calmer, un jour l’un de mes petits jeux se retournera contre moi, mais ce ne sera pas aujourd’hui, je peux vous l’assurer. Assise sur l’un des sièges du dernier wagon, je regarde ces hommes approcher d’un pas assuré alors qu’un sourire vient se dessiner sur mon visage. Si charmants.

- Astrid Thorsen, tu as pris les vies de nombreux hommes parmi les nôtres, il est temps pour toi de payer.

- Désolée, je n’ai pas de cash sur moi, juste mon corps et mes armes.


Apparemment mon humour ne leur plaît pas, ces hommes ne savent pas plaisanter. Lorsqu’ils se rapprochent suffisamment près avec l’idée de me barrer la route, je n’en perds pas mon sourire, je n’en perds pas mon assurance. Je me lève de mon siège pour me retrouver face à face avec celui qui a pris la parole. Il ne dit rien pour l’instant, ne fait rien, alors je prends le risque de rapprocher mes lèvres de son visage pour déposer un doux baiser contre sa joue.

- Je pensais que tu en ramènerais plus pour moi.

Evidemment je parle du nombre de ses hommes. Je ne lui laisse pas le temps de répondre ni de réagir. La seconde suivante, j’ai disparu de ma place et la lumière qui éclairait le wagon est coupée, nous plongeant ainsi dans l’obscurité. Le noir a toujours été mon meilleur allié. Je bouge vite, habilement, calculant chacun de mes mouvements. Plus les secondes passent et plus les cris retentissent, peut-être que ça attirera des humains, mais je n’aurais aucun remord à les tuer eux aussi. Quelques minutes s’écoulent et tous mes ennemis sont maintenant hors d’état de nuire, j’ai même pu réajuster un peu la déco de ce wagon. Bien plus morbide, bien plus original. L’humaine me prévient qu’Alec se rapproche de ma direction, parfait, pile dans les temps. Je retourne m’asseoir à ma place, ne cherchant pas à essuyer le sang sur ma peau, aucune goutte ne m’appartient de toute façon.

Alec arrive enfin, observant le carnage, la nouvelle décoration. Est-ce que ça te plaît ? Je parie que ça ne te dérangerait pas que je fasse l’amour à ton corps ici même, malgré les cadavres autour de nous, malgré les plaintes de ceux encore en vie, malgré le sang et les tripes qui pourraient nous tomber dessus. Il se rapproche, doucement, prudemment, me faisant l’une de ses petites remarques que j’apprécie tant. Toi au moins tu es un homme qui a de l’humour, vous vous faites si rare aujourd’hui.

- Est-ce la vue du sang qui te dérange ou bien l’odeur ? Ou alors tu es jaloux que j’en ai tué plus que toi cette nuit.

Oui, je sais combien tu en as tué, je te l’ai dit Alec, je sais tout ce que tu fais. L’humaine sous mon hypnose arrive à son tour sur les lieux et semble choquée par ce spectacle, au point d’en vomir. Je ne peux contenir un mauvais sourire de se dessiner sur mon visage en la regardant, cette fille est pitoyable, elle ne mérite pas de vivre. Il semblerait qu’Alec ait lu dans mes pensées, ou alors il cherche à se montrer impressionnant en glissant sa lame vers ma nuque. Allons mon mignon, on sait tous les deux que tu ne me tueras pas, tu n’y arrives jamais. Je finis par détourner mon regard de l’humaine bien moins intéressante à mes yeux, de toute façon elle ne partira pas sans mon autorisation, pour me concentrer pleinement sur mon alchimiste. Je ne m’occupe pas de la lame contre ma peau, je l’ignore même complètement. Ma main glisse doucement sur le torse d’Alec, remontant le long de sa nuque puis vers ses cheveux que je caresse d’abord avant de les agripper d’une poigne ferme, tirant son visage en arrière.

- Tu en as mis du temps pour me retrouver. J’espère au moins que ton corps saura être à la hauteur de cette attente.

Et sur ces mots je glisse ma langue le long de son cou, goûtant à sa peau, laissant le bout de mes canines effleurer sa veine sans pour autant goûter à son sang. J’ai toujours aimé le provoquer, surtout lui qui a horreur des strigoïs et qui pourtant se laisse aller au plaisir avec l’une d’entre elles. Tu es un être fascinant, Alec Mcdowell.

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Le tourmenté
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MessageSujet: Re: Un rideau de rubis   Lun 19 Juin - 21:12


Un rideau de rubis
Alec & Astrid


Je joue très mal le rôle de la proie, je pensais pourtant que Missoula l’avait intégré. J’étais bien plus à ma place en tant que chasseur, bien plus à mon avantage. Alors ne t’étonnes pas, petite humaine, si la situation se retourne soudainement contre toi. On peut dire que tu aurais dû être prévenu, ce n’est pas comme si j’étais un inconnu dans cette ville. Je me dirige vers le métro souterrain, et condamné, sous l’aéroport pour en faire mon nouveau terrain  de chasse, tout du moins si tu persistes à me suivre. Sinon… je pourrais être assez sympathique pour juste t’oublier et poursuivre ma route, après tout, six morts (oui oui, j’avais déjà tué avant de me faire attraper par l’humaine) ce n’est pas grand-chose, comparé à ce que cette ville peut m’offrir.

J’avance jusqu’à tomber sur une surprise, sur Astrid. Je ne me serais pas attendu à tomber sur elle ce soir. Oh je savais que j’allais retomber sur elle un jour, mais je l’aurais pensé bien plus occupée, ailleurs, si ça avait pu être un long moment d’ailleurs, je n’aurais pas été contre. Mais la voilà de retour dans toute sa gloire, au milieu des trippes et du sang, le trône d’une reine au milieu des débris de l’humanité. Incontestablement amusant, cette transcendance… Je m’approche d’elle, prenant la parole et je vois un sourire étirer ses traits, faisant luire les marques rouges sur ses joues. Oui, tu as l’air de t’être amusée avant de venir ici.

« Qui t’a parlé de dégoût ou de jalousie ? Voyons, ma jolie strigoï, ne transposes ta situation dans la mienne, tu m’avoues bien trop de chose de toi. Je vais finir par te trouver… Transparente. »

J’accentue mon dernier mot, après un petit temps de pause, le tout avec un sourire en coin. Rien ne t’énerverait plus que de savoir que tu ressembles à la normalité, que tu es ordinaire et transparente. C’est pour toi l’une des pires insultes, encore plus pour quelqu’un envers qui tu penses être supérieur, n’est-ce pas ? Sauf que de toi à moi… Je ne pense pas que tu me sois supérieur. Loin de là.

Je glisse ma lame contre sa nuque gracile, entendant en même temps l’humaine rendre son dernier repas. Eh bien, bravo, tu auras réussi à impressionner quelqu’un, finalement, Astrid. Je ne détourne pas mon regard du sien, plongeant dans l’éclat rubis de son regard. A l’intérieur se trouvait un mélange de dégoût (surement pour l’humaine), d’amusement (peut-être la situation ?) et d’excitation (très certainement pour ce qu’elle prévoyait du reste de la soirée). Quand je te le disais, ma jolie strigoï, tu commences à devenir prévisible à mes yeux. Tu as de la chance que ce ne soit pas pour cette raison que tu restes en vie… D’ailleurs, je me demande toujours pourquoi tu es en vie… Je sens le contact de sa main froide contre mes vêtements puis contre ma peau. Je continue à la fixer, à la fois pendant son moment de douceur, puis de brutalité. Ma tête se retrouve en arrière, certes, mais la courbe de ma lame suit la courbure de sa nuque  de façon un peu plus intense. Un point chacun, n’est-il pas ?

« Je ne t’ai jamais traquée, pas encore, Astrid. Mais ce jour là, tu n’auras ni le temps de m’attendre, ni le temps de penser à mon corps. »


Ma remarque sort de façon un peu moins froide que prévu, mais plus tranchante que jamais. Tout comme ses crocs que je sens contre ma nuque. Je retiens du mieux que je peux le frisson qui traverse mon corps ainsi que l’attente, l’impatience. Je sais mieux que jamais quels sont les sensations de sa morsure, de sa bouche contre ma veine, de son corps contre le mien, de son sang contre mes lèvres. Et c’est une chose un peu trop tentante. Je fais glisser ma lame contre sa nuque jusqu’à l’avant de sa gorge, y laissant une traînée pourpre. Puis je me dégage de sa prise, y laissant quelques mèches au passage sans que cela ne m’émouvoie vraiment. Il est temps que tu trouves un adversaire à ton jeu, Astrid. Je t’ai trop longtemps laissé la main mise… Voyons comment tu réagiras à ce que tu considéreras comme un caprice de ma part.

Je prends le temps de me reculer et de m’adosser contre un des murs, faisant bouger d’un coup d’épaule le bras qui se balance devant moi, toi, tu es bien mort maintenant. Sauf si Astrid veut te faire revenir mais je ne te le souhaite pas. Déjà car je te traquerais, ensuite… Ta renaissance serait aussi brutal et douloureuse que courte. Je me reconcentre sur ma strigoî, plantant mes yeux dans les siens avant de lui demander d’une voix nonchalante, presque ennuyée :

« Alors, quelle affaire t’amène, Astrid ? Tu t’ennuies tellement que tu as eu besoin d’organiser nos retrouvailles ? »

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La reine
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MessageSujet: Re: Un rideau de rubis   Sam 1 Juil - 19:25


Un rideau de rubis

Tu es lent Alec, je comptais sur toi pour retrouver ma trace par toi-même, mais finalement j’ai dû mettre en place toute une petite pièce de théâtre pour te ramener jusqu’à moi, j’espère au moins que tu as su apprécier l’histoire. Peut-être que j’aurais dû directement venir chez toi te rendre visite, rencontrer ta sœur, lui raconter à quel point tu m’appartiens, je suis sûre qu’elle apprécierait entendre cette histoire, pas toi ? Rassure-toi, ce ne sera pas aujourd’hui, mais un jour où l’autre je viendrais et aucune barrière magique ne m’empêchera de franchir cette porte, crois-moi sur parole. Pour l’heure je me contenterais de ce métro, du moins pour une nuit, ou peut-être même moins, tout dépend du planning que je choisirais pour notre soirée retrouvailles.

Je vois que tu ne t’es pas encore débarrassé de l’humaine Alec, à quoi bon l’avoir épargné ? Tu sais bien que je la tuerais, ce soir, devant toi et ce n’est certainement pas ta lame qui m’en empêchera. Je te laisse quand même jouer les héros, ce rôle te va si peu, mais c’est amusant de te voir essayer de te convaincre que tu vaux mieux que moi. Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire face à ses paroles et provocations. Tu es décidément impétueux Alec, tu as de la chance que tu me sois utile, sinon je t’aurais déjà vidé de ton sang et arraché le cœur, les deux en même temps.

- Tu es bien arrogant petit alchimiste, j’aime ça chez toi.

Oui, j’aime ceux qui me tiennent tête, ils sont bien plus fascinants que ceux qui font dans leur froc dès que mon regard croise le leur. Ne t’attends pas pour autant à ce que je te laisse m’insulter sans représailles. Je te prouverais à quel point je suis loin, très loin d’être transparente. D’ailleurs il me semble que lorsqu’on passe quelques nuits ensemble, tes yeux apprécient la vue, mais soit, la prochaine fois je ferais en sorte qu’ils ne voient rien. Sa lame est toujours contre ma peau, douce, dangereuse, tranchante, innocente. Je ne cherche pas à le désarmer, je sais très bien qu’il n’enfoncera pas cette lame dans ma peau, non il n’est pas encore prêt à me laisser partir. Finalement mon petit alchimiste, il semblerait que ce soit toi qui deviennes prévisible. Ma main refermée sur sa crinière, je fais en sorte de tirer sa tête en arrière, profitant de la vue sur son cou, du goût de sa peau contre ma langue. Je ressens ton désir Alec, aussi clairement que si tu me demandais à vive voix de te prendre, à la fois ton corps et ton sang et je ne peux cacher un nouveau sourire de naître sur mon visage malgré ses menaces qui me paraissent bien futiles puisqu’elles ne concernent nullement le moment présent.

- Ne parlons pas tout de suite du futur, le présent est bien plus intéressant.

Et dans l’instant présent tu n’as pas envie de me tuer, sinon tu aurais déjà essayé, et tu aurais échoué. Alec tente de se faire un peu plus menaçant avec sa lame, mais finalement il se dégage de ma prise, me laissant une petite mèche de ses cheveux dans la main. Mon sourire n’a pas quitté mes lèvres alors que je continue encore un peu de jouer avec ses cheveux avant de les laisser tomber sur le sol. Que t’arrive-t-il Alec ? A quoi bon me résister alors que tu finiras bien par céder ? Nous le savons tous les deux. Tu me désires bien plus que je ne te désire. Pour toi il y a un besoin, pour moi il n’y a que de l’amusement. Je le laisse tout de même s’éloigner, continuant d’ignorer la petite humaine qui nous écoute, restant le regard sur mon alchimiste qui s’adosse contre un mur. A nouveau Alec prend la parole, et comme d’habitude il veut tout de suite entrer dans le vif du sujet. Tu ne sais décidément pas profiter des préliminaires, mon cher Alec.

- Je t’avais dit que j’aurais besoin de toi à Missoula, sinon je ne t’aurais pas laissé revenir ici.

Je détourne mon regard d’Alec et m’approche de l’humaine. Je le sens sur ses gardes, prêt à protéger, mais rien dans mes gestes n’a l’air menaçant. Je me contente de tourner autour de l’humaine, de l’analyser, un véritable déchet de ce monde, une pauvre junkie, un peu comme sa sœur. Jumeaux et pourtant si différents, c’est fort regrettable. Si elle avait été comme lui, je l’aurais sans doute engagée elle aussi.

- Comment va ta sœur ? Remise de ses émotions, ou est-ce que la drogue a eu raison d’elle ?

Je sais que Kyara est un sujet sensible pour Alec, c’est probablement l’un des seuls que je peux exploiter et je ne me prive pas de le faire. Il va falloir que tu apprennes une chose avec moi Alec, je n’ai pas de faiblesses, je ne suis attachée à personne, tu ne peux pas m’atteindre aussi facilement que je pourrais t’atteindre, alors à ta place, j’arrêterai de me menacer. Voyons voir si tu as compris le message. La seconde suivante, je plante mes ongles dans le dos de l’humaine et lui écarte les côtes le long de sa colonne vertébrale, les déployant dans son dos comme les ailes d’un aigle. L’humaine pousse des cris atroces dus à la torture, c’est déjà énorme qu’elle ne soit pas encore tombée dans les pommes. Tenteras-tu de m’arrêter alors qu’elle est déjà condamnée à mort ? Me laisseras-tu continuer ou abrègeras-tu ses souffrances ? Réfléchis bien avant d’agir, car chacun de tes actes aura des conséquences Alec, n’en doute pas. Il est temps pour toi d'apprendre et de devenir insensible, car c'est cet homme là que je veux pouvoir utiliser.

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Le tourmenté
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MessageSujet: Re: Un rideau de rubis   Mer 12 Juil - 2:46


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Alec & Astrid


J’ai l’impression que tu me vois d’une façon qui n’est pas la réalité, Astrid. Je ne sais pas encore si cette découverte est un avantage ou non dans notre relation, mais je vais m’appliquer à te faire des surprises qui seront à mon avantage. En tout cas, si tu penses que je deviens prévisible, que dois-je dire de toi ? Tes yeux, ton corps, tout cela trahit ton impatience, tes véritables motivations. Je t’ai connu bien plus impassibles que cela, comme une reine enfermée dans le carcan de son rôle et dans sa froide beauté. Fais attention, à te réchauffer, tu commences à perdre de cette image de prestige. Il va te falloir être prudente, car lorsque les gens n’ont plus rien à nous dévoiler, c’est que leur fin est proche. Et dans le cas de notre relation, cette fin ne pourra qu’être brutale.

Elle parle d’arrogance, je préfère parler de vérité, seulement tu es trop aveugle pour la voir. Et je ne le suis pas assez pour me taire. Si tu n’aimes pas mes mots, tu n’avais qu’à pas t’associer avec moi, bien qu’en réalité… Je ne sache toujours pas ce qui a motivé ton choix, tout comme je ne sais pas ce qui a motivé le mien. Mais cela sera le sujet d’un autre débat, nous avons après tout une conversation bien intéressante en cours. Quand à toi, tu le sauras maintenant, je suis un piètre guide en orientation, mais je me débrouille plutôt bien en tant que chasseur. Pries pour ne pas avoir à le découvrir. Sa réponse ne fait que me rendre un peu plus sur les nerfs. Ce n’est pas dur de comprendre que tu ne me prends pas au sérieux, et au contraire, que tu as envie de rire de mes promesses. J’attends avec de plus en plus d’impatience le moment où ta tête tombera, et sois assurée qu’elle ne risque pas de repousser…

Je me dégage de sa prise, reprenant le contrôle au prix de quelques cheveux, autant dire que le prix fut faible. Je la vois jouer avec, comme si elle s’amusait de leur douceur. Je suis certain que tu te prévois déjà un quelconque manteau de fourrure avec eux, je me trompe ? Ou quelque chose de ce genre. Qui suis-je pour prétendre comprendre les sociopathes ? J’ai encore quelques échelons à gravir avant d’arriver à leurs hauteurs. Je ne lâche pas son regard quand je tente de la faire dire la raison de mon retour. Bien que celui-ci a été… salutaire pour Kyara, je ne pense toujours pas que rester dans les parages soient une bonne idée, encore plus avec le retour d’Astrid dans cette ville.

« Apprends-moi quelque Astrid, tu commences à te faire vieille, tu radotes. »


Oui oui, je provoque peut-être un peu trop. Mais celle-là était facile, elle m’a littéralement tendu la machette pour se faire couper. Je la vois s’approcher de l’humaine et je me mets sur mes gardes, ne pouvant pas m’en empêcher. Non pas pour cette femme, elle était condamnée après tout ce qu’elle avait vu ce soir. Non, plutôt parce que j’avais reconnu la démarche féline d’Astrid, elle avait une idée en tête et une proie à torturer. Et généralement, cela n’annonçait rien de bon. Ce qu’elle faisait, je ne le souhaitais qu’à quelques ennemis… Elle reprend la parole, pour menacer Kyara, il me faut prendre une immense inspiration pour ne pas me jeter sur elle, bien que l’envie ne me manque pas, et à son sourire, elle le sait. Elle a trop souvent utilisé Kyara comme menace, je ne peux pas me permettre de faiblir, pas quand ma jumelle est si proche.

« Je suis fier de toi, Astrid, tu commences à te soucier des inconnus, bientôt, toi et moi, nous irons aider les sans-abris. »

Quoi ? Encore une fois, trop facile. Et c’était de toute façon hors de question que je lui donne une seule remarque sur l’état de ma sœur. Par contre, ce qui est moins facile, c’est de décrire le cri que fait l’humaine quand Astrid agit finalement. Je ne peux pas m’empêcher de grimacer de compassion, je crois que je préférerais un coup de pied dans les parties, plutôt que cela… Je croise le regard satisfait d’Astrid, comprenant son attention. Tu veux l’homme froid qui t’a rendu si folle le premier soir ? Pas de soucis, mais ne te plains pas ensuite des dégâts collatéraux. Je sors un revolver à six coups et je tire, la première balle arrive dans le cœur de l’humaine, l’achevant proprement, les cinq autres balles traversent des zones molles de son corps pour ressortir et se planter dans celui d’Astrid. Voyons, je n’ai aucun remord à jouer avec les cadavres, tu l’apprendras bien vite…

« Toi qui aime le sang, dis-moi donc, c’est amusant de se faire tirer dessus ? Allez, je m’excuserais si tu me dis pourquoi tu es ici, ne suis-je pas magnanime ? »

Ce n’est pas parce que je fais le beau, que j’ai oublié le danger qu’elle représente. Mon revolver est vide alors il est retourné dans son holster, mais j’ai récupéré ma machette et je suis prêt à m’en servir dès qu’elle fera signe de se jeter sur moi. Allez, viens donc entrer la danse avec moi, Astrid, nous ne sommes plus que deux, bébé, il est l’heure du tango…

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La reine
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MessageSujet: Re: Un rideau de rubis   Jeu 3 Aoû - 13:28


Un rideau de rubis

Mon tendre petit Alec, je suis sûre que tu ne te doutes même pas de la moitié des choses qui t’attendent ici. J’espère que tu as bien profité de tes retrouvailles avec ta jumelle, car crois-moi ce n’était qu’un court moment de répit dans ta vie tumultueuse. T’es-tu rendu compte que chacune de nos rencontres sont rythmées par une danse, Alec ? Valse, salsa, tango, nos corps se rapprochent et s’éloignent, se cherchent et se trouvent, et personne ne peut interférer dans cette danse, ceux qui tentent d’y mettre un terme se retrouve tous morts, la tête découpée de leurs épaules. Au moins tu es assez intelligent pour avoir compris qu’il ne fallait pas t’arrêter de danser, à moins que je ne t’y autorise. Ton arrogance me plaît jeune alchimiste, mais fais attention à ne pas dépasser la limite, tu pourrais vite te retrouver de l’autre côté de la barrière, avec les morts.

Il faut dire que je ne suis pas non plus tendre avec lui, je le provoque aussi et c’est beaucoup plus simple pour moi étant donné que je connais ses faiblesses. C’est bien Alec, tu as finalement appris à ne pas bondir dès que le prénom de ta sœur est prononcé, tu commences à faire des efforts, à apprendre tes leçons. Néanmoins je sais que tu continues de t’inquiéter pour elle, ce ne sont pas tes mots qui te trahissent mais cette lueur dans ton regard, elle aussi, il va falloir la changer. J’écoute ses nouvelles paroles, tu es décidément amusant mon cher Alec, tes parents ne devaient pas manquer d’humour pour que tu sois si drôle aujourd'hui, oh c’est vrai, ils sont morts quand tu étais jeune, tu ne dois pas tenir ça d’eux alors.

- Et je suis prête à parier que ta sœur fera partie de ces sans-abris, on lui apportera une soupe chaude et un sachet d’héroïne. A ton avis, lequel elle choisira ?

Je suis sûre que toi et moi avons la même réponse en tête. Je ne comprendrais décidément jamais l’amour que tu peux porter à un tel déchet. En attendant il y a un autre déchet qui réclame mon attention. Je m’occupe de cette humaine et je n’agis pas tendrement. Aurais-tu grimacé Alec ? Allons, la compassion ne te réussit pas, tu devrais plutôt te joindre à moi dans ce festin de douleur. Sauf que non, tu décides plutôt d’abréger les souffrances de cette femme en tirant une balle dans son cœur, puis d’autres qui traversent ses membres pour finir logées dans mon corps. Pauvre fou, non seulement tu as l’audace de m’attaquer, mais en plus tu continues de me provoquer. Je me mets alors à éclater de rire, un rire sadique à en faire frissonner n’importe qui. J’imagine que tu ne t’attendais pas à ce genre de réaction. Mon corps dégoulinant de sang de part et d’autres, je me rapproche lentement d’Alec.

- Si tu désires mon sang Alec, pourquoi ne pas simplement le demander ?

Oui je change encore de sujet, mais je vois bien son regard s’attarder sur ces tâches rouge sur mes vêtements. Tu as voulu me provoquer mais finalement c’est ton propre désir que tu provoques. Tu veux y goûter, mais tu ne l’auras pas, pas tant que tu n’auras rien fait pour te faire pardonner de cette offense. Tu pensais me blesser ? Mon pauvre Alec, il y a bien longtemps que mon corps est devenu résistant à la douleur, aujourd’hui mon corps ne ressent plus rien, ou presque rien. J’admets que tes prouesses au lit sont capables d’éveiller quelque chose en moi, peut-être que c’est pour cette raison que je te garde. Je plaque ma main ensanglanté sous le menton d’Alec, le forçant à me regarder droit dans les yeux.

- Si tu veux mon sang il faudra trouver un moyen de te faire pardonner, ensuite nous parlerons projets. Tu ne partiras pas d’ici tant que tu ne te seras pas plié en quatre pour que je t’absolve.

Il est temps pour toi de faire ce pour quoi tu es encore vivant aujourd’hui. Je le relâche mais reste devant lui, mon corps si proche du sien. Tente encore une seule attaque Alec, et cette fois je te le ferais amèrement regretter. Alors à ta place je tenterais une autre tactique et j’écouterais mes ordres. N’essaies de me mettre plus en colère encore, ce ne serait vraiment pas bon pour toi.

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Le tourmenté
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MessageSujet: Re: Un rideau de rubis   Mer 9 Aoû - 17:52


Un rideau de rubis
Alec & Astrid


Pourquoi est-ce que ce sont les psychopathes qui restent en vie le plus longtemps ? Et ouais, je parle de toi, Astrid. T’en tiens une belle, de couche de folie et de morbidité. Tu fais même parti du top du top… Et c’est pas un compliment. Oh bien le contraire. On peut aussi dire que tu es une garce sadique et manipulatrice mais là on apprend rien. En tout cas, à t’entendre me provoquer sur ma jumelle, je ne me rappelle qu’un peu plus pourquoi je dois t’éliminer au plus vite, même si je dois y laisser la vie. Parce que si y a quelqu’un qui le vaut bien, c’est ma sœur, peu importe l’avis que tu peux avoir sur elle.

Je ne réponds pas, serrant les dents. Ça ne sert à rien de mentir, ses sens surdéveloppés l’apprendront et ça ne l’emmènera que plus loin dans ces divagations. Ouais, pour le moment, Kyara ne va pas bien. Mais ce cercle se terminera un jour, un jour que tu ne verras pas, je te le promets. Et la souffrance de cette humaine ne fait que renforcer ma détermination. Bon, je ne sais pas combien de temps celle-ci tiendra mais continues comme ça, et peu importe les avantages que tu m’apportes, je finirais par te tuer. Tu te serais tenu loin de cette ville, je dis pas. Mais là, tu raccourcis dangereusement ton temps de vie.

J’achève l’humaine, proprement, c’est la seule chose que je puisse encore faire pour elle. Et après, je laisse mon instinct parler plutôt que ma tête et je continue à vider mon chargeur, provoquant Astrid. A un moment celle-ci va bien finir par s’énerver et faire des erreurs, non ? Sauf qu’on dirait que la situation est un peu inversée par rapport à mes désirs parce que finalement, c’est moi qui me retrouve dans une situation pas super sympa.

On a beau parlé de ma sœur et de ses overdoses, le plus dangereux dans ses addictions, c’est moi. Parce que mon addiction, en plus de ne pas la contrôler, me fait perdre totalement mes moyens. Je deviens un chaton inoffensif dont les griffes ont été coupées. Rien de plus ridicule que cela… Et en plus, ça l’amuse. Parce qu’évidemment, elle le voit et elle en joue. Je serre les dents, tentant de ne pas réagir, de m’en détourner, me retrouvant à fixer son regard, bien trop conscient de son sang qui macule mon menton. Et elle réagit comme si elle était encore une reine, d’une époque bien trop révolu et que je suis son sujet. Sauf que je ne sais pas si c’est aussi loin de la vérité que ce que je voudrais.

« Me plier en quatre, vraiment ? Tu te contenterais de ça ? Tu me déçois, ô ma reine. »

Ma voix, ma dernière arme, est emplie de dédain. Mais celui-ci est bien plus concentré sur moi que sur elle. Car le pire est de savoir qu’elle a déjà gagné, que j’ai déjà cédé. Je range ma machette, de toute façon, dans cette situation et à cette distance, le jeu est déjà couru d’avance, à moins que je ne me la joue mante religieuse. Brusquement et soudainement, je la repousse contre une des parois du métro, passant un bras sous ses fesses pour la soulever et l’amener à ma hauteur, avant de dévorer ses lèvres. J’ai peut-être déjà perdu mais toi aussi, tu peux perdre. Je vais te faire te détester de me désirer. Je suis dépendant de toi, à un niveau physique plus que psychique, eh bien je vais m’assurer que l’inverse soit plus vrai que nature. J’ai de la haine à revendre et la patience pour réussir mon méfait.

Je nous presse encore plus contre la vitre, ravageant ses lèvres, son souffle, mon souffle. Le désir de son sang se bat avec le désir de son corps, alors que je sens son sang tâché ma chemise. Je crispe mes mains sur ses cuisses, déplaçant mes lèvres contre son cou, je plante mes dents dans celle-ci, dans une parodie de morsure, bien plus douloureuse, bien plus sale et dégradante, mais c’est ce que je cherche. Son sang me calme juste assez pour que je reprenne le contrôle. Avec une autre, je me serais peut-être excusé, mais ça, c’était un autre Alec, une autre vie. Je souffle contre son cou, mes lèvres maculées de sang :

« Un jour, Astrid, je viderais ton corps de son sang avant d’y foutre le feu et je serais enfin débarrassé de toi. »

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La reine
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MessageSujet: Re: Un rideau de rubis   Jeu 17 Aoû - 17:04


Un rideau de rubis

Quand verras-tu les choses en face Alec ? Tu n’es en vie que parce que je le veux bien, alors respecte-moi un peu si tu ne veux pas te retrouver six pieds sous terre, après tout ce serait dommage de partir si jeune. Tu penses que tes balles me font souffrir ? M’effraient ? Si c’est le cas alors tu as encore bien des leçons à apprendre. Plus rien n’est capable de me faire mal, personne n’est capable de me faire peur. Ce n’est pas toi qui me feras sortir de mes gonds Alec, je sais à quel point ça te plairait. Tu sais ce qui me plairait ? Sentir ton corps posséder le mien, au moins une bonne chose dans laquelle tu es doué. Plus je me rapproche de toi et plus je sais que tu vas craquer. Tu veux mon sang, tu veux mon corps et je suis prête à t'offrir les deux, mais ce soir je serais d’autant plus exigeante après ce que tu as fait. Après tout il faut bien que tu te fasses pardonner une telle offense.

Des provocations, toujours des provocations, c’est comme ça que tu tiens le coup, c’est ainsi que tu espères ne pas tomber trop bas. Vous les humains être bien amusant. Tu sais que me désirer causera ta perte mais tu te dis que tant que tu continueras d’avoir le dernier mot, alors tu n’auras pas cessé de te battre. Si loin de la vérité. Tu devrais réaliser une chose Alec, dès l’instant où tes yeux se sont posés sur mon sang, tu as perdu. Alors oui, tu peux bien m’appeler ta reine car je n’ai pas l’intention d’avoir un statut inférieur à celui-ci. Je parie que tu ignores que j’étais réellement une reine il fut un temps, mais mieux vaut pour moi que tu ne saches pas la vérité, après tout la fin de ma vie d’humaine n’avait rien de glorieuse.

Alec finit par laisser tomber les armes pour enfin s’occuper de moi et m’offrir ce que je réclame. Inutile de faire dans la tendresse, j’ai horreur de ça, plus tu seras sauvage et plus tu auras de chances de te faire respecter. Ses mains s’agrippent à mon corps, me soulevant entre son corps et le métro alors que j’enroule mes jambes autour de lui. Ses lèvres me dévorent et je n’en attends pas moins de lui, qu’il me fasse perdre mon souffle ou surtout qu’il perde le sien, car moi je n’ai pas besoin de respirer. Mes ongles se plantent dans son dos, le griffant par dessus sa chemise au moment où il me mord avec ses dents d’humains. Je laisse m’échapper un léger rire entre deux soupirs de plaisir. Tu ne pensais quand même pas m’arracher un cri de douleur, si ? Désolée Alec, mais ce n’est pas encore prêt d’arriver, tout comme ta menace n’est pas prête de voir le jour.

- Un jour, mais pas ce soir.

Tu es décidément plein de belles promesses ce soir, toujours à prévoir un avenir glorieux, mais jamais tu ne sembles parvenir à le mettre en place, ce qui fait que je garderais toujours le dessus. Dans un mouvement sec et sauvage je lui arrache sa chemise, faisant voler les quelques boutons qui permettaient de la maintenir fermée avant que ce tissu ne rejoigne le sol. Un délicieux sourire s’affiche sur mon visage quand je caresse ce torse, si masculin, si bien sculpté. J’apprécie que tu prennes soin de ton corps, il ne te rend que plus désirable encore.

Je finis par quitter cette position, usant de ma rapidité pour redescendre au sol et le pousser en arrière, le faisant tomber à même le sol du wagon avant de me jeter sur lui, le bloquant ainsi par terre, en dessous de moi. Et avant qu’il ne tente de prendre un quelconque avantage, je décide que c’est à mon tour de prendre quelque chose qui lui appartient. Alors mes canines se plantent dans sa chair, au niveau de son pectoraux droit et je suce son sang, profitant de ce goût sucré pendant quelques gorgées, mais pas assez pour lui faire profiter des effets des endorphines. S’il les veut il faudra les mériter et je prends un malin plaisir à frustrer ses envies. Au moment où je relève mon visage vers Alec, mes plaies se sont guéries, y laissant les balles à l’intérieur mais qu’importe, je les retirerai plus tard, quand il ne sera plus là. Je rapproche mon visage de celui d’Alec, glissant mes lèvres vers son oreille pour lui murmurer ces mots.

- Si tu veux de meilleurs effets, supplie-moi de te les donner.

Et sur ces mots, je lui lèche le lobe de l’oreille alors que mes mains glissent le long de son torse pour se diriger vers son pantalon, commençant à déboutonner un bouton. Alors Alec, combien de temps résisteras-tu à l’envie des endorphines ? Voyons voir à quel moment tu craqueras, je ne fais que commencer à m’amuser après tout.

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Le tourmenté
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MessageSujet: Re: Un rideau de rubis   Ven 18 Aoû - 16:05


Un rideau de rubis
Alec & Astrid


Tu penses être unique, mais tu ne l’es pas, Astrid. Tu es si prévisible, si ordinaire. Tu es comme tous les autres, obsédés par le sang et par la douleur. La seule chose qui fait que je te suis encore, c’est parce que tu me connais bien trop et parce que je sais pouvoir te manipuler assez pour obtenir ce que je souhaite. Mais ce sont autant de raisons pour que je te tue à la fin. On a bien assez tenté le diable, tous les deux, celui qui mourra à la fin l’aura mérité. Mais contrairement à toi, j’ai de bonnes raisons de m’en sortir, j’ai ma jumelle. Paradoxalement, c’est aussi pour elle que je suis prêt à mourir si cela me donne l’occasion de t’éliminer.  

Malgré tout, ce soir encore, je cède à mon obsession, à mon addiction. Ton corps tout autant que ton sang, le pire des mélanges. Tu es pourrie de l’intérieur, Astrid, alors dès fois, je me demande ce que moi, je suis, pour te désirer comme ça. Je nous presse contre la paroi, contre cette vitre, cherchant à lui faire du mal bien plus que du bien. Comme toujours, ça commence toujours comme ça. Dans la douleur et dans la haine. Ce soir, ça n’y fait pas exception, ce soir encore, je me rappelle que je dois te tuer rapidement. Et pourtant, je ne le fais toujours pas. Oui, tu as raison, un jour mais pas ce soir. Pas encore ce soir, devrais-je dire.

Je suis à la fois bien trop conscient de ses mains qui caressent ma peau mais aussi d’une certaine façon, j’en suis détaché. J’ai repris assez de contrôle pour être prêt à reprendre le dessus. La douleur qui arrive avec le tissu qui se rompt ne fait que me rappeler cette promesse, me permet de reprendre un peu plus le contrôle. A croire que je suis également devenu dépendant de la douleur qui suit ton sillage pour avoir les idées claires.

Brusquement, je me retrouve à rencontrer le sol, sentant ma tête rebondir contre celui-ci. Je perds la vue quelques secondes, un sifflement dans les oreilles mais je sens malgré tout le corps d’Astrid se placer sur le mien. D’un coup de bassin, je la déstabilise, mais pas assez, parce que l’instant suivant, c’est ses crocs que je sens dans ma chaire. La douleur est présente, me fait pousser un grognement, mais ça ne fait que renforcer encore plus mon envie d’elle, de son sang, de son corps. Un vrai junkie se complaisant au milieu de la souffrance et du sang, du sexe également. Cela s’arrête brusquement, alors que je commençais à sentir la douleur être remplacé par du plaisir. Et elle me nargue, encore.

« Jamais, Astrid. »


Tu ne me feras pas supplier, pas ce soir. Je préfère me couper la langue plutôt que de me rabaisser encore plus pour toi. Je sens sa main qui descend bien trop bas, je pense que tu as assez gardé le contrôle, n’est-ce pas ? A moi de te faire perdre la tête au point que tu oublies tes envies égoïstes. Depuis quand te contentes-tu des débardeurs ? Enfin, c’est tant mieux pour moi, je le déchire sur la longueur de la couture, avant de te repousser brusquement et cette fois, c’est moi qui ait le dessus, qui me retrouve sur ton corps, à te plaquer contre le sol par mon bassin sur le tien, par mes mains sur tes poignets.

« A toi de supplier pour avoir du plaisir. »


Je la vois redresser sa tête, surement pour m’attaquer verbalement, alors j’en profite. Je ne me soucie pas de tes blessures, au contraire, je veux en provoquer presque autant que d’avoir ton corps. Je sens le choc de ton crâne qui rencontre le sol pendant ce baiser violant, mais je ne m’y arrête pas. Je glisse ensuite mes lèvres contre ton cou, puis le haut de ta poitrine, récoltant de ma langue le sang qui te macule. Puis je prends ton téton entre mes dents, par-dessus la dentelle de ton sous-vêtement, mouillant, chauffant, tiraillant ce petit bout de chaire. Je commence à connaître tes points faibles, même si tu veux te persuader que tu n’en as.

Je presse un peu plus mon bassin contre le tien, tentant de faire abstraction du désir, libérant une de mes mains qui déboutonne ton jean. Et je profite de ce nouvel espace pour glisser ma main contre ton dessus, caressant ta peau par-dessus cette dernière barrière de tissu. Chacun son tour, Astrid. Crois-moi, tu ne gagneras pas à chaque fois, pas contre moi.

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La reine
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MessageSujet: Re: Un rideau de rubis   Dim 20 Aoû - 12:22


Un rideau de rubis

A quel moment es-tu entré dans la cour des grands Alec ? Je me souviens au départ je me jouais simplement de toi comme de n’importe quel pion, puis tu as commencé à devenir intéressant et j’ai voulu te maintenir en vie plus longtemps. Regarde un peu où nous en sommes aujourd’hui, ironique n’est-ce pas ? Tu ne devrais pas te plaindre de ce que je t’offre Alec, tu devrais même te sentir honoré étant donné que tu es le seul homme à avoir le droit à toutes ces attentions. Alors de quoi te plains-tu au juste ? Tu savais dès le départ que je serais une menace mais tu l’as accepté, c’est trop tard pour changer d’avis désormais, mais continue donc de me tenir tête, j’aime ça chez toi.

Tu crois être sauvage Alec mais j’ai connu des hommes bien pires que toi, bien plus brutaux, bien plus hargneux, mais pas aussi doué pour me donner du plaisir, peut-être parce qu’avec eux je n’étais pas consentante. Les hommes se laissent toujours guider par leurs vils instincts. Es-tu différent d’eux Alec ? Je n’en suis pas sûre, tu n’accepterais pas que je prenne ton corps autrement. Allons ne viens pas me dire que tu te sens souillé, tu ne sais pas ce que c’est et malgré ton envie de me tuer je te souhaite de ne jamais le découvrir. Au lieu d’essayer de résister Alec, supplie-moi plutôt pour avoir plus, tu peux bien laisser ta fierté de côté un instant pour avoir ce que tu désires, non ? Mh il semblerait que ta fierté soit encore plus importante, aujourd’hui ce sera le cas, mais demain tu faibliras encore un peu plus.

- Si résistant.

Mon rire qui suit le nargue un peu plus, oui ces mots étaient ironiques Alec, tu ne veux pas supplier mais au fond tu as déjà plié le genou pour moi, tu as même plié tout ton corps. Mon débardeur se retrouve alors arraché, c’est ça, débats-toi, j’aime quand les chatons sortent leur griffes, ils deviennent si mignons. Sauf que l’instant suivant le chaton a décidé de prendre le dessus et c’est à mon tour de me retrouver dos au sol, mes poignets bloqués par les siens. Ouh aurais-je réveillé un peu plus le sauvage qui sommeille en toi ? Tant mieux, il ne manquait plus que lui à notre petite fête. Oh Alec tu veux que je te supplie ? C’est bien adorable de ta part d’essayer. Je relève mon visage vers lui et plante mon regard dans le sien avant de prononcer ces mots.

- Allons Alec, une reine ne supplie jamais, elle se contente d’ordonner.

N’as-tu donc jamais appris tes leçons ? Je me ferais un plaisir de te les enseigner sinon. Ses lèvres s’abattent contre les miennes juste avant que ma tête ne vienne cogner contre le sol. Délicate attention. Tout comme ce qui suit d’ailleurs. Lorsque je sens ses lèvres prendre en otage l’un de mes tétons, je réalise qu’Alec commence à connaître un peu trop mes goûts. Peut-être est-ce un signal pour m’avertir de le tuer. Peut-être... Mais pour l’instant profitons-en simplement. Mon ventre se arc face à ce qu’il m’inflige, d’autant plus lorsque l’une de ses mains baladeuses vient se plaquer contre mon intimité. Je grogne, serrant les crocs pour résister à mon envie de le mordre, à mon envie de lui offrir ce qu’il veut. Il est grand temps de reprendre la main je crois.

Je le repousse violemment en arrière, au point que son dos vienne heurter les portes du métro à plusieurs centimètres de moi. Le temps qu’il reprenne ses esprits, un mauvais sourire a pris la place sur mon visage et je me rapproche de lui à quatre pattes, exposant ainsi davantage ma poitrine à ses yeux. Lorsqu’il tente de faire un mouvement je le bloque, le repoussant en arrière d’une main vigoureuse plaquée contre son torse. Chacun son tour Alec, sois patient, je n’ai pas encore commencé. Je retire son jean, l’arrachant presque à ses jambes mais sans le déchirer pour autant, au moins il pourra rentrer chez lui avec l’un de ses vêtements. Puis je commence à lécher sa cheville, remontant lentement le long de sa jambe. Je mords. Deux courtes secondes avant de retirer mes canines et continuer à remonter lentement en effleurant sa peau de mes canines. Je mords à nouveau un peu plus haut. Toujours aussi court, à peine le temps de boire une gorgée de son sang. Et je continue ainsi, jusqu’à remonter vers l’intérieur de sa cuisse, si proche de ce qui m’attire le plus chez lui. Je mords encore, plus longtemps cette fois, mais toujours pas assez pour lui donner les effets de l’endorphine. Lorsque j’en ai terminé avec cette torture, je viens un peu plus collé mon corps au sien au moment où j’attrape sa lèvre inférieur entre mes dents, frottant mon sexe contre ses parties par-dessus l’un des derniers tissus qui nous séparent. Donne-moi ce que je veux Alec, et je te donnerai ce que tu veux. Tu le sais bien, ça a toujours été donnant donnant entre nous.

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