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 Il ne reste plus que les ténèbres après la mort

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La princesse ténébreuse
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MessageSujet: Il ne reste plus que les ténèbres après la mort   Lun 5 Juin - 16:12





Il ne reste plus que les ténèbres après la mort
Owen & Effy

Je suis allée voir Adrian Ivashkov aujourd’hui, seule. Bastien est au courant de ce qu’il s’est passé, de ce lien entre Adrian et moi, mais puisqu’il se met à me faire des cachoteries, je ne veux pas de lui ici. Gabriel aussi est au courant pour le retour d’entre les morts, mais je ne lui ai jamais révélé qui m’a ramené, de toute façon maintenant il n’est même plus en ville. Je me suis donc rendue dans le bar d’Adrian, pas pour boire un verre mais pour avoir une sérieuse conversation avec lui. Je ne supporte plus de voir les morts, de voir ces fantômes me tourner autour en espérant le jour de ma mort. Sait-il au moins combien de personnes j’ai déjà tué ? Beaucoup, et ils sont tous là à me murmurer d’atroces choses, à vouloir me pousser à bout, à prier ma mort pour que je les rejoigne. Je ne les supporte plus. Et je ne supporte plus non plus me retrouver dans la tête d’Adrian, surtout quand il est bourré, ce qui arrive souvent j’ai l’impression et ça me donne la nausée.

Adrian semble avoir une solution à me proposer, mais il dit que celle-ci ne me plaira pas. Pourquoi ? Il me parle de ce pieu magique, de ses capacités à faire fuir ces fantômes, mais également les strigoïs... Je ne pourrais plus vivre avec eux. C’est hors de question, il doit y avoir autre chose, je ne veux pas vivre sans eux, je ne peux pas vivre sans eux. J’ai bien tenté de menacer la vie d’Adrian pour le forcer à trouver une autre solution, mais il semblerait qu’il s’agisse de la seule. Je suis maudite. Je me laisse retomber sur mon siège alors qu’il continue de jouer les barmans avec ses autres clients, m’offrant au passage un verre pour m’aider à accepter ma nouvelle vie. Sauf que cette vie n’a plus le goût aussi délicieux que celle que je connaissais.

J’ai pourtant fait des efforts dernièrement. J’ai fait des efforts pour que tout aille mieux, pour que les choses redeviennent comme avant, mais ça ne semble pas fonctionner. En même temps je ne peux rien changer au fait d’être morte, ni d’avoir trompé Jake dans un moment de faiblesse, ni de voir mes parents être heureux avec un autre enfant, je ne peux pas non plus faire revenir Gabriel tant que ses affaires ne sont pas terminées, et apparemment je ne peux pas plus faire disparaître ces fantômes. A quoi bon s’assagir si tout continue de mal tourner ? Ce soir j’ai envie d’oublier et de danser. Je bois ce verre, me limitant uniquement à un pour toujours être capable d’utiliser mes pouvoirs si la situation l’exigeait, puis je m’en vais vers la piste de danse.

La danse, la seule chose qui n’a pas changé dans ma vie. Je me souviens de ces cours que je prenais enfant, tout le monde était éblouis, j’avais la grâce et l’élégance, aujourd’hui j’ai en plus la sensualité et pour certains la sexualité. Je danse comme ci mon corps était né pour cette musique, attirant les regards, faisant détourner toutes les attentions, attisant l’envie et la jalousie. Je sais qu’Adrian me guette de temps à autre depuis son bar, mais après tout n’était-ce pas ce qu’il voulait ? Que je profite ? Alors laissez-moi faire. Plus la musique s’accélère, plus mon corps augmente le rythme et plus des souvenirs douloureux se bousculent dans mon esprit. Je veux oublier. Laissez-moi oublier. Mais mes ennemis sont là, partout autour de moi à me murmurer ces choses horribles, sauf que seule moi les voit et les entend. Je ferme les yeux pour ne plus les voir, mais alors leurs voix parlent plus fort jusqu’à se mettre à hurler.

Le suicide, c’est qu’ils veulent obtenir de moi, mais je ne suis pas ce genre de personne, je suis plus forte que ça et j’aime la vie, j’aime les personnes qui m’entourent, mais eux je ne les supporte plus. Taisez-vous... Il faut que vous vous taisiez ! Les ignorer devient de plus en plus difficile. La musique est presque recouverte par leurs voix et c’est lorsque je sens une main contre ma peau que je perds le contrôle. Je m’écroule au sol à genoux, plaquant mes mains contre mes oreilles, continuant de fermer les yeux et me mettant à hurler. Je sens mon pouvoir se déchainer sans pouvoir le contrôler, toutes les fenêtres et bouteilles explosent, tous les meubles s’envolent, le bar est décroché, la sono est détruite et le monde se met à fuir et à hurler. Il n’y a désormais plus que le chaos autour de moi.



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Le chasseur
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MessageSujet: Re: Il ne reste plus que les ténèbres après la mort   Lun 5 Juin - 22:24

Il ne reste plus que les ténèbres après la mort
Effy & Owen

Vous comptez jouer encore longtemps au saute-mouton, monsieur ? Non parce que si c’est ça, autant vous dire qu’on ne risque pas d’avancer. Je ne laisse pas une expression transparaître sur mon visage pendant que je suis l’un des plus hauts commandants dans une des salles de surveillance de notre nouvelle base. Je le vois s’installer tranquillement devant la vitre sans teint et de l’autre côté, je vois un strigoï qui hurle, en se faisant injecter de l’argent dans le corps. Comme les quatre autres hommes, je m’installe contre le mur, attendant les ordres. Et ils ne tardent pas. Un geste de la main, un « Parker » d’une voix sèche et je rejoins mon supérieur.

« Dites-moi, Parker, éprouvez-vous de la compassion pour ses animaux ? »
« Non monsieur. »

« En êtes-vous sur ? »

« Affirmatif, monsieur. »


Je vois son regard bleu pâle qui me scrute avec une froideur à faire pâlir d’envie le pôle nord. Je ne compte pas broncher. Non, je n’ai pas de compassion, je n’ai plus vraiment de sentiments. Plus depuis longtemps, et certainement pas depuis qu’ils ont réussi à me remettre la main dessus grâce à Elisa. Elisa… Je me retiens de plus penser, évitant ainsi à mon visage de se trahir.

« Alors dites-moi, où se trouve votre sœur, Parker ? »
« Je ne sais pas, monsieur. »
« Un jour, vous arrêterez de nous mentir. »

Sauf que ce n'est pas un mensonge... Je me fais remettre à ma place d’un signe de la main et j’attends la fin de la journée. Voilà à quoi ressemble mes jours maintenant. A moitié en train de jouer les gardes du corps, à moitié sur le terrain. Ils ne me laissent jamais plus d’une semaine, posté à Missoula, ils ont peur que je leur file encore entre les doigts. Pauvres petites brebis égarées. Si je le voulais, je pourrais fuir, malgré votre surveillance. J’ai appris à ne m’attacher à rien, ni personne. Je pourrais vous laisser toutes mes possessions et prendre le large, je serais indétectable. Je n’ai pas peur de vivre à l’abri de toute civilisation humaine pour le reste de mes jours, je suis un autodidacte. Je peux construire ma propre vie sans vos barrières. La seule raison pour laquelle je reste, c’est parce que j’attends que ma sœur m’envoie un signe…

J’avance à travers les rues, attendant un signe, n’importe quoi, n’importe quand. Je ne vis que pour ce moment-là. Après tout ce temps, la douleur est remplacé par un engourdissement que je ne suis pas certain d’aimer. Je suis sur une pente raide et je n’apprécie pas ce numéro d’équilibrisme. Soudainement, j’entends des gens crier et un bruit d’explosion, pas forcément dans cet ordre d’ailleurs. Je m’approche du lieu, pour voir que plusieurs humains fuient d’un bar dont les vitres ont l’air d’avoir explosés. Je remonte la marée humaine, entrant à l’intérieur. J’attendais un signe après tout et ça en ait un, simplement peut-être pas celui que je recherche.

Une fois à l’intérieur, je vois une forme prostrée sur le sol et qui semble être au milieu d’un cratère. Il y a encore quelques personnes qui sont dans la salle mais qui ne devraient pas trop tarder à partir. Je vois une femme hésiter avant de me dépasser, ayant visiblement peur de mon apparence et surement de mes tatouages aux visages. Cela semble toujours impressionné, sans que je ne comprenne pourquoi. Décidément, ces Américains…

Je m’approche de la forme sur le sol dont je reconnais finalement le visage. Ma chère Effy Hawkins. Si je m’attendais à te recroiser un jour. Enfin je n’aurais pas du être étonné, vu les dégâts, cela ne pouvait être que toi… Les hurlements commencent à me percer les oreilles, alors je m’accroupis devant elle et j’enfonce mon bracelet de cuir dans sa bouche, histoire qu’elle le morde et qu’elle arrête de crier. Le son diminue déjà de volume, un soulagement.

« Si t’as mal, mords là-dedans, sinon, fermes-la, on ne s’entend plus penser, demoiselle Hawkins. »

Je plisse les yeux et je la vois relever la tête et ouvrir ses yeux. Enfin, je rencontre son regard pour apercevoir qu’il y a un problème, comme des ombres dans celui-ci. Eh bien, on dirait que tu ne peux rien faire comme tout le monde, toi… Quel mystère as-tu encore crée, petite ?

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La princesse ténébreuse
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MessageSujet: Re: Il ne reste plus que les ténèbres après la mort   Jeu 8 Juin - 0:15





Il ne reste plus que les ténèbres après la mort
Owen & Effy

J’aimerais trouver quelqu’un qui puisse m’aider, faire revenir ma vie comme avant, arrêter tout ça, mais il n’existe pas de génies dans notre monde, juste des moroïs et des strigoïs. Personne ne peut m’aider. Me faire oublier ne résoudrait aucun problème et je ne sais pas si me transformer ferait disparaître ces fantômes, je n’ai pas envie d’une transformation de toute façon. Alors quoi ? Qu’est-ce qu’il me reste au juste si ce n’est la mort ? Me voilà bien pessimiste ce soir, ou peut-être juste réaliste, mais je ne donnerais pas à la faucheuse l’occasion de venir me chercher, c’est encore trop tôt. Après tout des gens vivent bien avec des maladies graves, alors je peux bien vivre avec ces fantômes, non ? Plus les jours passent et plus j’ai des doutes. Dans la vraie vie on enferme les fous dans des hôpitaux spécialisés et on les shoote aux médocs pour qu’ils restent calme... Je me demande si ce n’est pas aussi la seule solution qu’il me reste.

Ce soir j’ai besoin d’oublier, mais malgré le verre, malgré la musique, malgré la danse, ils restent toujours là, partout autour de moi. Imaginez un peu que toutes les personnes que vous avez tué au cours de votre vie se retrouvent près de vous et ne vous quittent plus. Vous pouvez les voir, vous pouvez les entendre, mais vous ne pouvez pas les toucher, eux en revanche peuvent vous faire du mal. Comment le supporteriez-vous ? Parce que moi je ne le supporte pas et une fois de plus je finis par craquer. J’aimerais que Jake ou Gabriel entrent dans ce bar pour me dire que les choses vont s’arranger, mais je ne les croirais pas, alors ils me feraient une promesse pour apaiser ma douleur et ça marcherait, sauf qu’ils ne trouveraient jamais de solution, et alors les choses deviendraient encore pires. Voilà à quoi je suis destinée.

Je ne tiens plus, j’ai beau jouer les fortes têtes, il y a des moments où je finis par craquer. Ce soir j’ai craqué. Je m’écroule au sol en me mettant à hurler et tout explose autour de moi, tout vole comme s’il y avait un ouragan dans la pièce, blessant des gens, en tuant peut-être même certains pendant que les autres fuient. Peut-être qu’Adrian s’en est sortis. Je ne sais pas, tout comme je ne sais pas quand je vais réussir à me calmer. Des larmes coulent le long de mes joues malgré moi, j’aimerais pourtant les retenir, elles feraient bien trop plaisir à mes ennemis autour de moi, mais j’ai mal, je ne saurais pas dire où exactement, si ce n’est partout. Ces fantômes me font du mal. Puis alors quelqu’un vient couvrir mes cris, plaçant quelque chose en cuir dans ma bouche. Je m’agrippe au poignet, d’abord avec l’envie de le repousser, mais finalement j’écoute ses mots, mordant dedans. Je ne me rends pas encore compte de la personne qui essaie de m’aider. Au fond est-il vraiment là dans le but de m’aider ?

Un filet de sang s’écoule de mes lèvres, j’ai trop utilisé mon pouvoir. La seconde suivante, tout s’arrête net, tout ce qui volait s'écroule au sol et je ne crie plus mais je suis essoufflée. C’est là que je me rends compte de la personne qui se trouve à mes côtés... Lui. Ce n’est pas un allié, ce sont les gens de son espèce qui ont gâché ma vie. C’est sa sœur qui m’a tué, elle qui a fait venir ces fantômes, elle qui m’a crevé les yeux, elle qui a capturé Jake, elle qui a... Elle a fait tellement de choses contre les miens, contre moi. Je repousse Owen en arrière en plaquant mes mains contre son torse avec force. Je ne veux pas qu’il m’approche, ni elle, ni sa sœur, ni son unité.

- Ne m’approche pas ! Tu ne m’emmèneras pas là-bas... Je ne vous laisserais pas nous détruire encore.

Au fond je ne suis même pas sûre d’avoir la force de combattre contre lui, d’utiliser à nouveau mes pouvoirs, pas sans en être gravement blessée en tous cas. Je ne suis plus aussi forte qu’à notre première rencontre Owen, et ça c’est à cause de vous, à cause de ta sœur. Vous nous prenez en grippe et vous aspirez notre énergie comme des sangsues. Je ne vous laisserais pas faire, pas encore. J’essuie les larmes qui ont coulé sur mes joues, le sang qui a coulé de mes lèvres, tu n’as pas intérêt à croire que je suis faible car je suis prête à te prouver le contraire, peu importe les risques.

- Je devrais envoyer ta tête à ta sœur pour lui faire payer tout ce qu’elle nous a fait.



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Le chasseur
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MessageSujet: Re: Il ne reste plus que les ténèbres après la mort   Dim 9 Juil - 15:18

Il ne reste plus que les ténèbres après la mort
Effy & Owen

Tout dans cette ville et dans cette vie est inintéressant. Mais quelque chose retient pourtant Elisa dans le coin, c’est la seule raison pour qu’elle continue à y revenir. Et c’est la seule chose qui me fait rester. Après tout, si je n’attends pas Elisa, que ferais-je d’autre ? Surement irais-je vivre dans la forêt, ou dans une civilisation reculé. Ce n’est pas le genre de chose qui me fait peur, après tout je n’aime ni les gens, ni les contacts, alors qu’est-ce qui pourrait me manquer de cette vie ? Je me suis déjà passé de tout luxe, à dire vrai, la forêt serait surement plus luxueuse que la demeure dans laquelle je suis né… Non, définitivement, il n’y a que pour Elisa que la situation reste incertaine et inchangé. Oh, je ne compte pas arrêter la traque aux moroïs, mais uniquement parce que cela me met à l’épreuve, cela fait bien longtemps que je ne crois plus aux mots de l’unité. Je ne doute pas que ces gens soient dangereux mais mettez un flingue entre les mains d’un gosse de cinq ans, lui aussi sera dangereux…

Soudainement, la rue s’anime, il y a des cris, une explosion. Quand je m’approche, je finis par en connaître la raison. Une femme au sol, au centre d’un cercle dessiné sur lino à cause de l’utilisation de son pouvoir. Cette chère Effy Hawkins. Encore une fois, tu ne peux rien faire comme tout le monde. T’es-tu rendu compte que tu viens de condamner toute la population aux alentours à mourir ou rejoindre l’unité ? Car nous ne pouvons pas laisser tant de monde avec la connaissance de ton don… Sois également certaine que l’unité ne va pas tarder, car non, contrairement à ce que tu vas certainement pensé, je n’ai pas été envoyé pour te chercher. Etonnement, depuis que je suis parti te chercher et que je t’ai mené au lieu de rencontre où tu devais rencontrer l’unité qui t’amènerait dans les locaux, mais d’où, apparemment, tu t’es échappé, je n’ai plus entendu parler de toi. Est-ce un bien ou un mal ? Je pense que je vais avoir la réponse aujourd’hui.

Je me retrouve agenouillé, à sa hauteur, lui présentant un bracelet en cuir pour qu’elle morde dedans. Heureusement elle m’écoute, ce qui permet aux cris de se taire. Et en même temps, je la détaille, remarquant les larmes cristallisées sur ses joues et sa pâleur encore plus accentuée. Mais je vois également tout le trajet de ses veines, apparemment asséchées. Ainsi, cela serait vrai. L’utilisation de vos pouvoirs vous viderait de toute énergie et cela se manifesterait en partie par la perte de sang qui vous obligerait à vous nourrir… Il n’y a pas à dire, j’en apprends tous les jours sur ton espèce, sans que je ne sache si cela est une bonne chose…

Je récupère mon poignet quand elle reprend le contrôle, y croisant son regard dans lequel défile de la lassitude, de la surprise, de la colère, de la peur, de l’excitation, puis de la haine. Je ne sais pas à quoi tu penses, ma chère, mais cela a l’air passionnant. Peut-être veux-tu partager cela ? Visiblement non. Elle me repousse en arrière, me forçant à poser un genou à terre pour me stabiliser. Je sens un éclair de douleur qui remonte de mon genou au reste de ma jambe, y forçant une crampe. Malgré tout, je reste silencieux et en contrôle, toujours en contrôle. Tu devrais en faire de même, cela te serait bien utile, petite Effy.

« Détruire ? Eh bien, on dirait que tu nous offres une place de prestige dans ton cœur. Je ne savais pas que tu avais une si haute opinion de mon unité. Mais saches que ce n’est pas moi qui viens… "T’emmener". »

Je ne te promets pas que personne ne viendra, car cela serait mensonge. Mais ce n’est pas moi. Après tout, je ne chasse pas, ce n’est pas encore ma semaine. Cela serait presque amusant, comme situation, tu ne trouves pas ? Amusant et grotesque, mais après tout, c’est également le mot d’ordre de la vie de tous les habitants de Missoula. Je m’agenouille sur mon genou non blessé, amenant l’autre sur une position qui me permet de le voir, le pied au sol et le genou légèrement relevé. J’y vois une espèce de pieu en bois, venant visiblement du tabouret du bar qui s’est détruit. D’un coup sec, je déloge cette arme, laissant la douleur se mettre au devant de mon esprit. Au moins, ceci est une chose que je maîtrise. C’est une vieille amie et aimée après tout. Je croise de nouveau son regard voyant qu’elle s’est refait une beauté, tout en me lançant des menaces.

« Tu devrais… Ainsi tu ne comptes pas le faire, quelle étrange femme tu es… Enfin, si tu trouves l’adresse à laquelle loge ma sœur, fais-moi parvenir l’info, cela m’intéresserait. »


Je parle, bien plus que je ne le fais habituellement. Je prends son bras dans ma main, l’amenant à se lever en même temps que moi. Je remarque immédiatement qu’elle chancèle, visiblement pas encore remise de l’effort. Quelle faiblesse sont ses pouvoirs… Je n’en voudrais décidément pas. Je la mène jusqu’au bar, y redressant un tabouret sur laquelle je la laisse s’assoir, pendant que je prends place sur celui d’à côté. Je me penche au dessus du bar, y croisant le regard du barman visiblement apeuré.

« Si tu es assez gentil, tu pourrais nous offrir un verre… Enfin, si tu trouves une bouteille encore en état. »


Après tout, toute celles qui étaient sorties ont fini explosé. Il hoche la tête et arrive à nous trouver deux verres à peu près en état ainsi qu’un alcool dont je ne connais pas le nom, non pas que je m’y intéresse…

« Oh, avant que je n’oublie, tu ferais de mieux de partir, Effy Hawkins, nous risquons d’avoir de la compagnie d’une minute à l’autre. »



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La princesse ténébreuse
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MessageSujet: Re: Il ne reste plus que les ténèbres après la mort   Mer 19 Juil - 13:33





Il ne reste plus que les ténèbres après la mort
Owen & Effy

Le contrôle a toujours fait partit de ma vie, ou du moins devrait. Toute ma vie on m’a demandé de me contrôler, tous le temps. D’abord à l’académie avec mes parents, puis encore aujourd’hui avec ma véritable famille. On me demande de me contrôler par peur ou pour mon propre bien, mais jamais quelqu’un ne m’a un jour dit : vas-y, lâche-toi, laisse ton pouvoir s’exprimer pleinement. Enfin si, Jake me l’a déjà dit, mais je continuais de garder le contrôle, peut-être parce qu’au fond c’est moi qui crains mes pouvoirs, surtout depuis leur évolution. Si je laisse le contrôle m’échapper, qui sait quel genre de dégât cela pourrait bien causer ? Déjà lorsque mes émotions prennent le dessus je tue des gens, je détruis des bâtiments, alors si absolument plus rien ne les retient... Ce serait le chaos.

Lorsque j’arrive à me calmer et à reprendre le contrôle, je me rends compte de la présence à mes côtés, Owen Parker. Cet homme a détruit ma vie, ou plutôt sa sœur, mais après tout n’est-ce pas pareil ? Ils appartiennent tous au camp ennemi. Je le repousse pour ne pas être trop proche de lui. La dernière fois ils ont failli m’avoir à cause de toi, une chance que les autres soient moins doués, mais je ne te laisserais pas m’emmener ce soir, jamais. Je ne vous laisserais pas nous détruire encore. Je me rends compte que j’ai prononcé cette phrase à voix haute et je le regrette, il ne faut jamais révéler à ses ennemis le mal qu’ils sont capables de nous faire, et c’est ce que je viens de faire. Idiote.

- Ton unité ? Jamais, ils ne sont que des fourmis. Vous n’êtes que deux à vous démarquer du lot, mais vous finirez par mourir vous aussi.

Oui, toi et ta sœur, nous vous tuerons un jour ou l’autre, surtout elle. Quant au fait que ce ne soit pas lui qui vienne m’emmener, je suppose que c’est une bonne nouvelle. Les autres n’ont pas les capacités des Parker, ils sont prévisibles, mauvais, faciles à détruire. Alors oui, peu importe leur nombre, tes alliés ne me font pas peur. Toi aussi tu n’as pas peur des miens, ni de moi je suppose, c’est sans doute parce que tu ne crains rien que tu survis. Je devrais probablement te tuer rien que pour te prouver que tu as tort de ne pas te méfier, mais sans toute ma force je sais que c’est un combat perdu d’avance. Néanmoins je n’abandonne pas l’idée d’envoyer ta tête à ta sœur, je veux faire souffrir cette femme et tu es mon meilleur moyen pour l’atteindre.

- Ainsi ta sœur se cache. Elle ne restera pas invisible bien longtemps, crois-moi, j’obtiens toujours mes vengeances, peu importe le temps que ça prend.

J’ai appris à devenir patiente depuis la mort de mon bébé, j’ai compris que me précipiter vers l’ennemi ne me ferait pas gagner. Ça aura pris du temps avant de recroiser le chemin d’Alistair, mais je l’ai finalement revu et je l’ai tué, j’ai obtenu vengeance. J’en ferais de même avec Elisa et sa mort sera d’autant plus douloureuse, c’est que je m’améliore assez bien du côté des mises à mort. On finit par se relever de nos places, ou du moins il se relève et m’entraîne avec lui, ma main se resserre sur son bras pour m’aider à me maintenir debout. Je sais ce que tu dois penser, qu’en ce moment même je suis faible, mais n’espère pas trop, si on devait se combattre maintenant, malgré mon manque de force je saurais te tenir tête. On finit par s’installer au comptoir et je me dis que cette soirée prend une tournure bien étrange. Owen commande à boire alors que je me perds dans mes pensées, me disant que cette situation n’est pas normale, qu’on ne devrait pas être simplement assis là tous les deux, prêt à boire ensemble. Non, on devrait s’entretuer, mais une petite voix dans ma tête me dit que je n’ai pas envie de me battre. Depuis quand je n’en ai pas envie ?

Deux verres abîmés sont posés sur la table, au moins on peut encore boire dedans et il n’y a pas de morceaux de verres à l’intérieur. Je regarde la forme du verre, me disant que si je le voulais, je pourrais user quelques secondes de mes pouvoirs pour enfoncer ce morceau dans la gorge d’Owen et il en mourrait, perdant son sang à grande vitesse, je gagnerais. Pourtant je ne fais toujours rien, me contentant d’attraper le verre que le barman me tend sans le porter à mes lèvres. Je me contente de regarder ce liquide et d’écouter les nouvelles paroles de mon ennemi.

- Moi qui croyais que tu m’offrais un verre, et si vite tu veux me voir partir. Je te l’ai déjà dit, ton unité ne m’effraie pas.

Non, les humains ne m’ont jamais effrayé et ça ne commencera pas aujourd’hui. C’est plutôt toi Owen qui devrais craindre, car si des strigoïs débarquent ici, attiré par l’odeur du sang, c’est à toi qu’ils s’en prendront, pas à moi. Tous les strigoïs de Missoula ont fini par apprendre qu’il ne valait mieux pas s’en prendre à moi ou à mon groupe. Les humains finiront par apprendre eux aussi, tout comme ta sœur. Je regarde toujours le verre sans boire une gorgée, autant conserver mes pleines capacités si l’ennemi devait arriver.

- J’aimerais savoir une chose : qu’est-ce qui t’a poussé à travailler avec ces personnes ? Est-ce que ta sœur t’aurait forcé ? Car visiblement elle aime bien plus ce boulot que toi. Ou est-ce que tu prends ton pied à envoyer d’autres espèces vers la torture ou la mort ?

J’aimerais comprendre ce qui pousse des gens à vouloir détruire une espèce toute entière, des espèces. Tu vois, même nous qui sommes tordu et qui aimons la mort et le sang, on ne désire l’extermination d’aucune espèce, pas même celle des humains. Il faut dire que toutes les espèces apportent quelque chose à ce monde, mais vous les humains êtes tellement prétentieux que vous vous amusez à jouer à dieu. Je pose mon verre et tourne mon visage vers Owen, plantant mon regard dans le sien.

- Alors dis-moi, jusqu'à quel point es-tu tordu, Owen Parker ?



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Le chasseur
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MessageSujet: Re: Il ne reste plus que les ténèbres après la mort   Lun 31 Juil - 21:45

Il ne reste plus que les ténèbres après la mort
Effy & Owen

Quelle journée étrange. Enfin, au vu de l’heure, c’est plutôt soirée. Je pensais qu’elle allait être aussi ennuyante que toutes les autres depuis que j’ai été rétrogradé mais on dirait que tu n’aimes pas l’ordinaire, Effy Hawkins. Non pas que ce soit dérangeant, tu es un élément de surprise et de chaos. Et étonnement, je ne compte pas te supprimer, je préfère te regarder opérer de ta magie et voir jusqu’où tu pourrais aller. Peut-être seras-tu capable de te libérer de tes chaînes. Peut-être… Ou pas. A toi de voir. Sois tu t’élèves… Sois je te tuerais. Et pour le moment, c’est plutôt la deuxième option qui gagne.

Je ne fais pas dans la gentille, ni dans la pitié. Disons que pour le moment, je me laisse aller à l’instinct, mais ça ne durera pas. Là où je n’agirais pas, d’autres le feront. Des gens qui visiblement ont eu un impact sur ta morale, vu que tu parles d’eux dès le départ. Allons, sois gentille avec les compliments, tu m’en ferais presque rougir, si j’étais capable d’en ressentir du plaisir. Enfin, tu me ferais presque sourire, à parler ainsi, à nous complimenter. Mais saches que nous ne sommes pas deux à sortir du lot. Ma sœur le fait. Je reste uniquement dans la moyenne, invisible, jusqu’à la fin. Et je ne compte pas changer ma place.

« On meurt tous un jour, n’est-ce pas, mademoiselle Hawkins ? Je me demande quel sera la cause de votre mort ? Mais cela m’étonnerait que ce soit un de vos amis qui me tuent, si c’est ce que vous insinuez. »


Après tout, je te l’ai déjà dit à notre première rencontre. Seul deux personnes pourraient me tuer. Mon paternel, car il m’aurait retrouvé. Ou ma sœur, parce qu’elle se sera enfin rendu compte que ce qui est détruit ne peut être pas être réparé. Mais elle est têtue. Alors il semblerait que je vais vivre encore un peu. C’est pour ça que je n’ai pas peur de tes menaces. Tu veux me désosser pour m’envoyer à Elisa ? Tu ne seras pas la première à le vouloir, mais jusqu’à maintenant, personne n’a réussi. Oh, je ne suis pas arrogant, juste réaliste. J’ai assez de compétence pour m’en sortir. Je ne triomphe pas toujours, mais j’ai déjà vécu mille fois pire dans les mains de cette chère Promesse. Et elle-même n’était pas à la hauteur de mon paternel. Alors tes menaces… Sont assez vides de sens à mes yeux. Tu me promets que tu retrouveras ma sœur pour la tuer et je ne fais que te regarder, sans te répondre. Si c’est ce que tu penses… De toute façon, au vu de cette ville, cela m’étonnerait que tu survive assez longtemps pour pouvoir garder cet espoir jusqu’à son aboutissement…

Enfin débarrassé du pieu dans mon genou, je nous relève, ne prenant pas forcément gare à sa faiblesse, je l’entraîne vers le bar et nous nous retrouvons avec deux verres remplis d’une substance inconnue devant nous. Peut-être est-ce le moment où nous devrions nous sauter à la gorge ? Mais je ne suis pas en service et j’ai franchement d’autres choses à faire. Cette vie est bien trop répétitive pour que je la continue quand je n’ai pas à le faire. Si tu m’attaques, je te tuerais. En attendant, je compte bien profiter de mon verre et du spectacle, pas toi, Effy Hawkins ? Je croise son regard rapidement, voyant qu’elle réfléchit. Réfléchit donc, peut-être trouveras-tu comment me blesser ? Ca fait longtemps que ma vieille amie la souffrance ne m’a pas rendu visite. Peut-être seras-t-elle capable de m’empêcher de ressasser la trahison de ma sœur ? Et moi, comme un con, qui l’attend… on dirait que c’est toujours le même schéma.

Je finis par avertir cette chère demoiselle Hawkins que la compagnie peut bientôt arriver et visiblement elle n’en a rien à faire. Eh bien, tant pis pour elle, on pourra dire que je l’ai prévenu. Je hausse légèrement les épaules sans argumenter. A elle de jouer la suicidaire si elle veut, ce n’est pas moi qui tenterait de la sauver. J’avale mon verre d’une traite sans même grimacer, l’alcool n’est pas très fort, comparé aux alcools russes, on peut même dire que c’est du jus de fruit. Eh bien, moi qui avait un bon espoir sur cette bouteille…

Effy recommence à parler et je porte de nouveau mon regard sur elle. J’écoute ses questions, trop de questions d’ailleurs. N’en avais-tu pas qu’une seule au départ ? On dirait que tu as changé d’avis. Et d’ailleurs pourquoi être curieuse de la vie de ton ennemi. Tu es un drôle de spécimen, toi. Enfin, tu as de la chance, je suis d’assez bonne humeur ce soir. Quoi que ce mot soit trop fort. Disons que je suis d’humeur impassible, mais que je fais ma bonne action du jour, c’est plus juste…

« Bien plus tordu que tes pires cauchemars ne pourraient l’imaginer. »

Après tout, je n’ai jamais été sain dans ma tête. Dès le départ, on m’a conditionné à l’autodestruction, en faisant le plus de dommage possible. Et sans Elisa, ça ferait longtemps que je me serais foutu en l’air, mais ça aurait peut-être été la meilleure direction à prendre après tout. En tout cas, pour le reste du monde. Pour moi, je m’en fou un peu… beaucoup en fait.

« Je prends mon pied, comme tu dis, à vous prouver que chaque chasseur peut devenir une proie. Il suffit de tomber sur la bonne personne. »


Je me prouve, je lui prouve, je leur prouve, que j’ai été la proie et qu’aujourd’hui, je peux être le chasseur. Et tu as tord sur un point, je déteste la torture, même si je peux en comprendre la nécessité. Mais ça, tu n’as pas besoin de savoir. Tu n’avais pas besoin de savoir tout ce que je t’ai dis avant non plus, d’ailleurs. Mais ce n’est pas grave… Mes secrets seront emportés dans la tombe. Car mes sens de chasseur me permettent d’entendre plus loin que toi et de comprendre une chose…

« La cavalerie est là, prête à en chier, Effy Hawkins ou tu vas te laisser entraîner sans même te défendre, comme une princesse vers l’échafaud ? »



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MessageSujet: Re: Il ne reste plus que les ténèbres après la mort   Lun 7 Aoû - 13:42





Il ne reste plus que les ténèbres après la mort
Owen & Effy

J’imagine que me retrouver dans ce bar avec l’un de mes ennemis est une situation qui se doit d’être étrange, mais à vrai dire ma vie entière est devenue étrange depuis mon retour à la vie et cette scène est loin d’être la plus exceptionnelle. Parker et moi discutons sans chercher à nous entretuer, pour l’instant du moins, peut-être que dans un verre ou deux la situation évoluera. J’ai l’impression que tu me crois fragile Owen, mais sache que si tu tentes quoi que ce soit contre moi, je te tuerais ici, sur le champ et sans le moindre remord. Tu penses qu’aucun membre de mon camp ne sera apte à te tuer ? Tu es bien prétentieux Owen, tu ne devrais pas croire à une telle affirmation, mais après tout fais donc, ce ne sera que plus amusant de te voir tomber de haut le jour où l’un d’entre nous te tranchera la gorge.

- C’est ce qu’il y a de bien avec la mort, on ne peut jamais vraiment savoir comment est-ce qu’elle arrivera ou la main de qui nous détruira.

Ma phrase répond à la fois à ta question et à ton affirmation. Tu vois Owen, je n’aurais jamais pensé qu’Elisa causerait ma mort et pourtant elle y est parvenue, de manière bien lâche. Et vous osez vous nommer combattants. Si je dois te tuer Owen, si je dois tuer ta sœur, ce sera après un long combat, une fois que je vous aurais épuisé, une fois que vous aurez perdu tout espoir, au moment où vous ne serez plus rien hormis l’ombre de vous-même, j’abrègerai vos souffrances en vous achevant. Mais ce ne sera pas ce soir tu as de la chance, déjà parce que contre toi je préfère avoir toute mon énergie, ensuite parce que si je t’attaque je n’aurais probablement plus de force pour exterminer la cavalerie.

D’ailleurs avant que tes petits camarades ne viennent se faire cueillir par la mort, peut-être que tu pourrais me raconter quelle idée sordide t’es passée par la tête pour te retrouver à bosser avec ces gens. Tu vois Owen, je t’ai toujours trouvé différent des autres, différent de ta sœur, et peut-être que si notre rencontre s’était faite dans d’autres circonstances j’aurais pu t’apprécier. Alors dis-moi, comment un homme comme toi en est arrivé à travailler pour des personnes comme eux ? T’a-t-on fait un lavage de cerveau ? Ou es-tu tout simplement tordu ? Tordu est la réponse, il n’y a aucun doute, mais reste à savoir à quel point. J’imagine qu’une autre femme aurait été effrayée par ta réponse, mais moi ça ne me fait ni chaud ni froid, j’obtiens juste une simple réponse à une simple question. Quoi que, tu l’ignores peut-être mais tu m’en as révélé plus que tu ne l’aurais probablement souhaité.

- Je me demande de qui tu as été la proie Owen Parker, car visiblement contre nous tu te prends pour le chasseur. Je sens que le jour où je trouverais cette réponse, je trouverais ta faiblesse, alors prends garde car en un rien de temps tu pourrais à nouveau te transformer en proie.

Est-ce une menace ? Absolument et je ne m’en cache pas. On a tous une faiblesse et tu n’échappes pas à la règle. Après tout pour être devenu tordu à ce point ça doit bien sortir de quelque part et je te fais la promesse de trouver quel est ton cauchemar. Ses prochains mots mettent directement un terme à la conversation. Ainsi tes petits camarades sont arrivés, il semblerait que je vais devoir passer à l’action plus vite que je ne l’avais pensé, mais après tout ce n’est pas vraiment un problème. Je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire face à l’interrogation d’Owen.

- Allons Parker, si tu poses cette question c’est que tu ne sais vraiment pas qui je suis.

Depuis quand est-ce que je ne me bats pas contre l’ennemi ? Il est vrai que j’aurais aimé savoir si ma capture par l’ennemi aurait pu atteindre Jake, le pousser à me retrouver, mais à vrai dire je ne suis pas prête à prendre un tel risque, je ne sais pas si je peux encore avoir confiance en lui pour me sortir de mes emmerdes. Je reste toujours assise à ma place, ne cherchant pas à me lever ni me cacher, attendant simplement que les invités arrivent. Et ils arrivent enfin. Plusieurs rangées de soldats armés prêts à m’emmener dans une cellule ou à me tuer. Je ne leur porte toujours pas d’attention, encore concentrée sur Owen qui n’a toujours pas bougé. Ainsi tu comptes rester là en tant que simple spectateur, voilà qui me convient très bien.

- Puisque ton unité aime les tests tu n’as qu’à me chronométrer, comme ça dans ton rapport tu pourras expliquer à tes chefs de quelle manière j’ai assassiné les vôtres et en combien de temps.

Et sur ces mots je tourne enfin mon regard vers la troupe qui s’est ramenée spécialement pour moi, l’un d’entre eux me dit de me rendre où ils n’hésiteront pas à ouvrir le feu. Tes camarades me désespèrent Owen, ils n’apprennent décidément jamais leur leçon. Je fais semblant d’attaquer, propulsant une simple table dans leur direction comme divertissement pour les pousser à tirer. Ils tirent, si prévisibles. J’arrête toutes les balles qui se dirigent vers nous, même vers toi Owen, c’est que tes hommes ne semblent pas tenir plus que ça à ta vie, ou alors ils ne savent pas viser, mais si quelqu'un doit te tuer je tiens à ce que ce soit moi. Les balles flottent dans les airs à quelques centimètres de nous et au moment où ils comprennent leur erreur, toutes les balles font machine arrière pour se loger dans leurs corps, bras, jambes, torse, tête. Plusieurs tombent, beaucoup grognent, mais ce n’est pas encore fini. Toutes leurs armes se retrouvent arrachées de leur main et se retourne contre eux dans les airs, l’embout collé à leur front. Toutes les armes tirent en même temps, à l’unisson puis tous les corps tombent, nous replongeant dans un silence agréable alors que l’odeur du sang est de plus en plus forte.

- J’espère que ce n’était pas vos meilleurs soldats, sinon vous avez du souci à vous faire.



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Le chasseur
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MessageSujet: Re: Il ne reste plus que les ténèbres après la mort   Sam 12 Aoû - 18:00

Il ne reste plus que les ténèbres après la mort
Effy & Owen

C’est difficile parfois, de juger quel choix est le meilleur. De savoir ce qu’on doit faire, en quel instant, à quel moment. Quand sera le temps de trahir ? Quand sera le temps de la liberté ? Quand, quand, quand… Toujours une unité de temps, jamais de conditionnel, car toujours une certitude : ce jour arrivera. Est-ce que je parle de toi, Effy, ou de moi ? Vas savoir, cela marche pour nous. Mais à mes yeux, je ne trahis que si je possède de la loyauté et ce n’est pas le cas envers mes employeurs, uniquement envers ma sœur. Et celle-ci se fait de plus en plus distante, plus le temps passe. Alors qui sait, comment réagirais-je, une fois livré à moi-même ? Cela ne m’est jamais arrivé et je ne parierais pas sur un résultat fort positif.

La patience. Voici une vertu que je possède en grande quantité, contrairement à toi, Effy. Ce qui fait de moi un bon chasseur, c’est que je suis patient et empathique. Non pas cette fausse empathie qui nous fait ressentir de la compassion pour l’autre, non. Je suis empathique car je suis capable de me mettre à la place de l’autre et de deviner quel sera ses actions, ses pensées, ses demandes. J’ai un coup d’avance, toujours, dans chaque situation où j’avance. Si je ne l’avais pas, je me montrerais bien plus prudent. C’est comme mes « collègues » qui arrivent, avant même qu’ils ne soient là, je suis déjà installé pour me mettre à l’abri et le barman a eu le temps de fuir pour sa vie.

Les détonations ne durent pas et je réapparais. Le duel de regard continue et je n’ai pas peur de planter mes yeux dans les tiens. Peu importe ce que tu pourrais me faire voir, je me sais assez fort pour y résister et retourner cela contre toi. Peu importe le souvenir que tu choisiras, il ne me tuera pas. Je l’ai déjà pensé et je le redis, ma mort portera le nom de ma sœur ou de mon géniteur, mais aucunement le tien.

C’est presque amusant, de voir à quel point ton cerveau carbure, je peux voir les rouages de tes pensées dans le fond de tes prunelles. La machine est en marche et pourtant, tu n’arrives pas à deviner qui je suis, ce que je veux, ce que je cherche à faire. Parce que tu as la fausse croyance que tu me connais déjà. Quelle grande surprise ce sera, quand je te surprendrais. Je ne dis pas un mot, j’attends que tu ais fini de parler. Tu cherches à chatouiller mon égo, mon subconscient, avant de pointer une évidence tellement grande qu’elle était déjà entre nous avant même que tu ne la pointes. Bien sur qu’ils seront morts. Mais la question reste toujours la même : qui te tuera toi alors que je viens de me décider à ne pas t’éliminer ce soir ?

« Tu es intelligente, mais également arrogante, Effy Hawkins. Fais attention à ce que cela ne te desserve pas. »

Je tends la main, non pas pour la toucher, mais pour attraper son verre, que je ressers, tout comme le mien. L’alcool te fera perdre le contrôle alors choisiras-tu un autre verre ou préféreras-tu en faire ton arme ? Bonne question. Pendant que je me mets à parler, je sors quelques bouteilles d’alcool, ainsi que du scotch et des torchons, je commence ainsi la préparation de quelques cocktails… molotov.

« La différence entre nous, la plus flagrante en tout cas, c’est que je ne laisse pas ma fierté porter mes pas. Je choisis le chemin qui m’arrange, peu importe comment j’en ressors au final. Dans ce chemin, je t’ai laissé tuer les autres, je les tuerais peut-être, peut-être pas. Mais en tout cas, j’en ressortirais vivant. Et toi ? Penses-tu que tu y survivras. »


A quel point ton ouïe est-elle développée ? Est-ce que tu les entends ? Moi je le fais, j’entends les véhicules freiner précipitamment devant le bar. J’entends leurs pas qui se déplacent autour du bâtiment. Et je les connais assez pour savoir ce qu’ils préparent. Des pains de C4 disposé stratégiquement autour de la structure. Et peut-être quelques grenades pour le cas où nous tenterions de nous échapper. Je te l’ai dis, nous ne sommes que des unités remplaçables. Je n’ai pas forcément de valeur pour eux, surtout que… C’est mon jour de repos, l’ai-je déjà dit ?

« Fais attention, tu vas devoir vite faire un choix, ou cette épreuve sera la dernière que tu affronteras. »

Quand à moi ? Je te laisse trente secondes pour voir ce que tu choisiras, sinon, j’ai déjà prévu un itinéraire mental pour me sortir de là. J’ai beau être un homme, je sais pourtant parler et penser en même temps.

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Dernière édition par Owen Parker le Mar 21 Nov - 16:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il ne reste plus que les ténèbres après la mort   Sam 26 Aoû - 19:05





Il ne reste plus que les ténèbres après la mort
Owen & Effy

Je ne sais pas pourquoi Owen ne cherche pas à m’arrêter ou me tuer, à notre première rencontre il n’a pas gardé ses coups pour lui. Cet homme est étrange, mais je commence à m’y habituer. Je ne cherche pas non plus à m’en prendre à lui, parce qu’en réalité je sais très bien que je manque de forces pour un tel combat, surtout après avoir utilisé mes pouvoirs de la sorte juste avant. En fait le mieux à faire serait de rentrer au manoir, pourtant je reste là, je n’ai pas envie de rentrer pour l’instant, je n’ai pas envie d’affronter Jake. Alors oui, menacer Owen est un meilleur passe-temps pour l’heure, même s’il ne semble pas vraiment prendre mes menaces au sérieux. Je serais bien entrée dans ta tête pour te prouver à quel point tu as tort de croire que je ne peux pas t’atteindre, mais comme je l’ai dit, je n’ai pas envie de t’affronter ce soir.

- Sois patient chasseur, la défaite est bien meilleure quand on ne s'y attend pas.

A croire que tu as envie que je te détruise, vraiment tordu, mais je le ferais, un jour, c’est une promesse que je me suis faite et que je compte respecter, mais j’attends d’aller mieux pour ça. Pour l’instant j’ai d’autres ennemis à affronter de toute façon, ils sont plus nombreux mais bien plus faibles. Ton unité se croit au-dessus de tout mais ils feraient mieux d’apprendre de leurs leçons. Combien de vos hommes ai-je tué de la sorte ? Bien trop, et pourtant ils recommencent encore les mêmes erreurs, à croire que vous n’êtes pas si intelligents. Il ne me faut que quelques secondes avant d’achever la première unité. Etait-ce la seule ou y en-a-t-il d’autres ? Vous connaissant je dirais que d’autres arriveront bientôt, ils avaient probablement prévu que je tue les premiers.

Je me tourne vers Owen qui se trouve maintenant de l’autre côté du bar. Le rôle de barman ne te va pas très bien si tu veux mon avis, c’est un métier dans lequel il faut savoir être sociable, hors toi tu es tout l’inverse. Tu parles de ces hommes comme des pions remplaçables, mais n’en as-tu pas marre de voir autant de personnes mourir ? Visiblement non, la seule mort qui pourrait t’atteindre est celle de ta sœur et comme je l’ai dit, j’ai bien l’intention de t’envoyer sa tête un jour. Ses mots me tirent de mes pensées alors qu’il me donne... Des conseils ? Vraiment ? Là je dois bien avouer que je ne sais vraiment pas comment nous en sommes arrivés là, mais je prends quand même note de ce qu’il me dit, après tout si je peux les utiliser contre lui, ce n’est pas moi qui m’en plaindrais.

Mais en réalité Owen tu n’es pas la première personne à penser que je devrais apprendre à me défendre autrement qu’avec mes pouvoirs, Gabriel me l’a déjà dit plus d’une fois, surtout depuis que mes pouvoirs jouent contre moi. Sauf que j’ai du mal à m’imaginer jouer les guerrières, je sais très bien que sans mes pouvoirs je ne vaux rien et ce n’est pas en un jour que je saurais jouer les Xéna, hors la patience et moi ne sommes pas de grandes amies. Il finit par me donner mon score, dix-sept secondes, c’est vrai qu’il y a mieux, peut-être que je battrais ce score avec la prochaine unité. Ou alors on peut encore faire autre chose.

- Fais mieux dans ce cas, tues toi-même la prochaine troupe, montre-moi à quel point tu es un bon assassin, tu ne semblais pas vraiment te soucier de ceux-là après tout, alors qu’est-ce que ça change que ce soit toi qui les tues ?

Peut-être qu’il refusera, mais peut-être aussi qu’il acceptera la compétition. C’est aussi l’occasion pour moi de mieux pouvoir l’observer étant donné qu’il ne se battra pas contre moi, tout comme c’est l’occasion d’utiliser l’ennemi pour vaincre l’ennemi à ma place. Peut-être s’en rendra-t-il compte, peut-être n’en aura-t-il rien à faire. Peu importe, je propose, à lui de choisir de toute façon.

- Alors, tu relèves le défi ou tu passes ton tour ? Quoi qu’il en soit ces hommes mourront ce soir, nous le savons tous les deux.



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