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 Le temps ne change pas les choses

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La suicidaire
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MessageSujet: Le temps ne change pas les choses   Lun 5 Juin - 21:17


Le temps ne change pas les choses

Le retour à la réalité est étrange, loin d’être plaisant, j’étais bien mieux lorsque j’étais endormie, au moins plus rien ne pouvait m’atteindre. Ma mère a été avertie de mon réveil, je l’ai eu au téléphone, je l’ai entendu pleurer, elle m’a dit qu’elle prendrait le premier avion pour venir me voir, elle n’est donc même pas dans le Montana. Je sais que les choses vont être tendues désormais, ils vont tout observer, tout essayer de deviner pour comprendre pourquoi est-ce j’ai fait ça, en espérant que je ne retente jamais de me suicider à nouveau. Je n’en ferais jamais la promesse, je suis à peine revenue du côté des vivants que déjà j’ai envie de repartir. Au moins je n’aurais plus à supporter les visages de tous les autres, mais je ne sais pas si je serais capable de reprendre le cours d’une vie normale désormais. Me replonger dans les études, trouver quoi faire de mon avenir, me refaire des connaissances, je pense que j’en suis incapable.

Une semaine est passée. Ma mère est revenue, l’hôpital m’a aidé à me remettre sur pieds et me voilà prête à sortir, même si je devrais régulièrement aller chez le médecin pour un suivi de mon état et surtout aller voir un psychologue. Je n’ai pas envie d’un psy, je n’ai pas envie de devoir aller à ces réunions ou un inconnu m’écoutera parler pendant une heure pour finalement me donner un médicament à prendre parce qu’il me prendra pour une dépressive. Je devrais donc mentir, faire semblant, et je ne vois pas l’intérêt de consulter dans ces conditions. Le trajet en voiture me permet de découvrir un peu cette nouvelle ville, puis alors je découvre ma nouvelle maison. Ma mère me montre ma nouvelle chambre, étonnamment blanche, je remarque qu’il n’y a aucun verrou à ma porte.

La journée s’écoule d’une lenteur extrême. Je ne parle presque pas, je ne mange presque pas, ce qui inquiète ma mère, mais les médecins lui ont dit que ce serait normal au début, alors elle n’insiste pas. Je prétends ensuite être fatiguée et vouloir me coucher et je retrouve enfin un moment de paix. Je ferme la porte et me dirige vers la salle de bain reliée à ma chambre. Je me déshabille et me regarde de longues minutes dans le miroir, il n’y a plus la moindre trace de mes malheurs, en deux ans toutes mes blessures physiques ont guéris, mais pas les blessures internes. Je prends un long bain chaud et pour la première fois de la journée je me sens mieux, relaxée, à tel point que je m’endors un peu.

Une heure plus tard je suis allongée dans mon lit, les cheveux mouillés sur mon coussin, vêtue uniquement d’un tee-shirt et d’une culotte. Je regarde le plafond, songeant, incapable de m’endormir. J’ai sans doute dû bien trop dormir en deux ans de coma. Alors je finis par enfiler un jean et une veste et décide d’aller prendre l’air, profitant que ma mère soit endormie pour pouvoir être seule. J’ai toujours préféré la nuit au jour, surtout depuis la rencontre d’Alex. Quand je repense à lui, je ne peux m’empêcher de songer à ses baisers, à ses caresses... Que je ne sentirais plus.

Les rues sont calmes et désertes par ici, c’est plaisant, au moins il n’y a personne pour venir nous déranger. Puis je m’aventure dans un autre quartier, un endroit où j’entends du bruit, une musique résonner et mon corps est comme attiré par le son. Je me rapproche, doucement, m’aventurant vers ce quartier, me rapprochant de cette immense maison. Il y a de nombreux invités, à tel point que même dans la rue près de l’entrée, il y a des gens qui se sont installés pour discuter et boire. Je regarde ces gens, à la fois si différents et semblables à ceux que j’ai connus. Certains regards se posent, sur moi, des regards que je déteste. J’aimais tellement être invisible ce soir-là, être un fantôme.

- Hé Hannah attends-moi !

Je me fige sur place en entendant quelqu’un prononcer mon prénom. Normalement je ne connais personne ici, je suis censée tout reprendre à zéro. La personne qui a prononcé ce prénom me bouscule, s’excusant brièvement avant de passer devant pour rejoindre l’autre Hannah, celle qu’il a appelée. La pression est retombée, mais le poids dans mon cœur est toujours là. Je ne suis pas à l’aise ici, j’ai envie de fuir. Alors je me retourne, baissant les yeux, fuyant ces gens, mais dans ma hâte je heurte le torse d’un homme qui m’arrête dans ma précipitation. Je relève les yeux jusqu’à lui et me rends compte qu’il ne s’agit pas d’un humain mais d’un strigoï. Je ne dis rien, me contenant de le fixer. Peut-être qu’au moins celui-là acceptera de me tuer.

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Le roi des échecs
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MessageSujet: Re: Le temps ne change pas les choses   Dim 18 Juin - 20:28


Le temps ne change pas les choses
Daniel & Hannah


Le sacrifice d’un roi pour une reine. Le genre de pièce que l’on oublie, tellement elle peut se faire avoir facilement. Combien d’auteurs, à travers les siècles, ont rejoués encore et encore la perfidie des hommes ? Et souvent, cette perfidie prend les traits d’une femme, belle, noble, sincère au premier abord, mais avec un fond très laid. Est-ce que Malia était laide ? Non, tout du moins, ce n’est pas cela que je pense d’elle. Mais définitivement, elle aura été mesquine et intelligente, coriace et amère, elle aura réussi à faire s’écrouler le château de cartes, que représentaient mon équilibre mental…

Je laisse ma cigarette se consumer, sans jamais la porter à mes lèvres, préférant la regarder. Quand elle est sur le point de s’éteindre, je la laisse tomber sur l’essence, qui trace ensuite un chemin de feu jusqu’au château. Je ne perds pas de temps à regarder en arrière, à commencer à regretter, je tourne le dos à ce lieu, courant à travers la forêt. J’entends le boum de l’explosion, quand les flammes atteignent les explosifs que j’avais placés dans le château. Un sourire sinistre étire mes lèvres, voici ton dernier cadeau, à toi, ô ma reine… Pas si stupide que ça Tiens, tu sais faire des compliments toi ?

J’arrive aux abords de la ville, prêt à me trouver un nouveau lieu de résidence, du moins pour cette nuit. Il est temps de reprendre ma liberté et je compte bien ne pas faire les choses à moitié. C’est pour cette raison qu’en entendant les bruits d’une fête, je me dirige vers le lieu en question. Tant qu’à faire, autant recommencer cette nouvelle vie dans les bases qui auraient toujours dû être. Le sang et la folie, la sexualité et la liberté… Alors, et si on ouvrait les paris ? Combien d’entre vous seront mort avant l’entracte ? Allez, je vais tenter de faire un sans faute ce soir, après tout, à trop tuer, je finis par attirer l’attention (et la colère de ma sœur, accessoirement), donc je vais plutôt jouer aux échecs. Malheureusement pour vous, mes chers pions, aucun d’entre vous ne sera vraiment épargné… A moins de me prouver qu’il en vaut la peine.

« Yeah mec ! T’as pas oublié que’qu’chose ? »


J’entends un homme bourré mâcher ses mots, apparemment à mon attention vu que ses yeux sont tournés vers moi. Je ne prends pas la peine de lui répondre, continuant mon chemin. Quoi, sérieux, tu n’as jamais vu un autre homme torse nu ? Oui oui, mes chemises ont brûlés ce soir, je m’en suis rendu compte une fois l’incendie déclaré et je n’allais pas risquer ma peau pour aller chercher un haut. Passer dans une boutique prendra bien peu de temps… Brusquement, je sens un poids heurter mon torse. Je baisse le regard, assez bas je dois dire, pour croiser le regard d’une humaine, je prends une profonde inspiration et je me corrige. Moroï. Il n’y a qu’eux pour avoir un fumée délicat même au milieu des vomissures et odeur d’alcool. Tiens, intéressant, il semblerait qu’elle n’est pas peur. Première bonne nouvelle, on dirait que la pièce maîtresse soit intéressante, peut-être même assez pour avoir le droit à la survie. Stupide Et pourquoi cette fois ? Stupide D’accord, merci pour l’information.

« Tu ne sembles pas vraiment dans ton élément, délicate petite chose. »

Je prends la parole, tendant la main pour effleurer le menton de la belle. Je peux sentir le sang qui se déplace dans ses veines, si fragile, si tendre. Tu es déjà dépossédée de tout bien, de tout combat, face à moi. Sauf tes mots. Seront-ils suffisants ? Je ne sais pas. Mais peut-être m’ennuieras-tu et déciderais-je de partir à la recherche d’un autre personnage pour faire passer une partie de mon éternelle nuit ? Qui sait. Ce soir, on se laisse porter, je me laisse porter.

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La suicidaire
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MessageSujet: Re: Le temps ne change pas les choses   Jeu 22 Juin - 17:51


Le temps ne change pas les choses

Vide. C’est tout ce que je ressens depuis mon réveil. Je me sens tellement vide à l’intérieur, comme si je pouvais bouger, penser, mais ne rien ressentir. M’ont-ils arraché le cœur pendant mes deux ans de coma ? Sinon comment expliquer cela ? Je redoute le jour où mes émotions reviendront à la surface, car je sais qu’à ce moment-là elles me tueront, tout comme elles auraient dû me tuer à cette fête. Peut-être que je devrais prendre leurs médicaments tout compte fait, peut-être que leurs drogues m’empêcheront de ressentir à nouveau, de me détruire, mais serait-ce vraiment une vie de passer le restant de ses jours ainsi ? Je ne sais pas, je suis toujours d’avis que cette vie, ce monde n’est pas fait pour moi. Ces jeunes qui font la fête aussi naturellement qu’ils respirent, ils ne sont pas comme moi, ils sont normaux. Moi je ne veux pas d’alcool, je ne veux pas jouer, je ne veux pas rire, je ne veux pas baiser à droite à gauche. Je ne veux rien de tout ce que les gens de mon âge font habituellement. Je veux seulement disparaître.

Je baisse la tête et fuis, avec un peu de chance personne n’aura fait attention à ma présence et je serais déjà trop loin. Sauf que quelque chose m’arrête, quelqu’un. Je me heurte au torse d’un homme ne portant pas de chemise, trop grand pour moi, et peut-être aussi très vieux puisque c’est un strigoï. Peut-être est-ce pour cette raison que je n’arrive pas à agir comme les êtres normaux, peut-être que c’est parce que le monde auquel j’appartiens n’est pas normal. Je ne sais pas, les autres moroïs ont quand même l’air de mieux s’en sortir. Mon regard plongé dans celui du strigoï, je n’ai pas peur, j’attends. Peut-être me délivrera-t-il en me tuant. Fais-le. Sauf qu’à la place il se contente de prendre la parole et de rapprocher une main vers moi. J’ai d’abord un mouvement de recul, anticipant les coups à venir, mais c’est presqu’une caresse que je ressens sur mon menton.

- Ni toi ni moi ne sommes dans notre élément ici, ces gens-là ne sont pas comme nous... Ce sont des humains.

Et je garde des mauvais souvenirs de leur espèce. Je me recule, juste assez pour qu’il ne me touche plus, je n’aime pas vraiment les contacts des autres sur ma peau, plus depuis leurs coups... Qu’es-tu venir faire ici strigoï ? Jouer ? Violer ? Massacrer ? Si tu comptes agir ainsi alors fais-moi le plaisir de me tuer avant, ou de me laisser partir. Je ne t’arrêterai pas, j’en suis bien incapable de toute façon, mais je ne veux pas assister à ce genre de choses, ni avoir à les ressentir. Peut-être suis-je folle d’oser croire qu’il peut ressembler à Alex, être gentil... Oui sans doute, il n’y a que de l’animosité dans le regard de cet homme et de la folie, mais sans doute pas de la générosité. Je ne recule pas davantage, je ne cherche pas à le fuir, on sait tous les deux que ce serait inutile de toute façon.

- Que comptes-tu faire d’eux ? Et de moi ?

Peut-être ne répondras-tu pas à mes questions, peut-être mentiras-tu. Tu peux être honnête avec moi, je n’ai pas peur de mon destin, si tu m’annonces que tu comptes me tuer, je ne chercherais même pas à te faire changer d’avis, j’espèrerais juste que ce moment arrive vite. Alors strigoï, quel est donc ton but ici, ce soir ? C’est étrange mais j’ai l’impression que dans ton regard, je peux y lire quelque chose de similaire au mien... Peut-être de la souffrance ? Je ne sais pas, peut-être que je divague complètement.

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Le roi des échecs
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MessageSujet: Re: Le temps ne change pas les choses   Dim 6 Aoû - 16:19


Le temps ne change pas les choses
Daniel & Hannah


Combien de temps avant que tu ne reviennes, Malia ? Car tu reviendras forcément, non pas pour moi, mais pour tenir ta promesse, pour faire de ce lieu ton royaume. Sauf qu’en attendant ce jour, je serais parti, tout comme Lucas. Tu auras perdu tes deux cavaliers et tu seras obligé de te trouver d’autres joyaux. Oh, je ne doute pas que tu essaieras, peut-être y arriveras-tu même… Mais jamais ils ne seront aussi intéressants, aussi complets, aussi complémentaires que Lucas et moi. C’est dommage, toi qui es une si grande stratège, tu n’as pas compris que ce coup que tu as joué vient de te mettre en échec. Bientôt suivra l’échec et maths…

Je me trouve devant une soirée, à devoir faire un choix. Que faire de vous. Je ne vais pas encore tuer, pas tous vous tuer. Je me suis déjà fait quelque peu… embêté pour les derniers morts que j’ai laissé. Alors, il faut que je marque le coup, que je change de méthode, que je me diversifie un peu. Mais je n’ai pas encore fait de choix, j’ai juste trouvé le terrain de jeu. Et apparemment, il y aura une joueuse de qualité qui se désigne toute seule. J’ignore la voix, les voix mêmes, revenus en force depuis quelques jours. Je lui pose la question, remarquant son mouvement de recul qui amène un rictus sur mes lèvres. Oh, quelle amusante petite chose, on dirait mon frère, moi aussi d’une certaine façon, je n’accepte que les contacts que j’initie. Mais tu n’aurais pas du me montrer cette petite faiblesse. Dommage pour toi. J’écoute sa réponse, qui me déçois quelque peu. J’avais oublié les faibles sens des moroïs.

« Que tu crois, petite chose, que tu crois… »


En même temps que je réponds distraitement, une idée me vient en tête. Oh, je n’ai pas oublié mon envie de détruire ce que Malia aime tant dans cette ville. Alors une idée me vient pour faire de son Eden, un enfer. Et dans cette idée, tu as un rôle à jouer, petite moroï. Seras-tu à la hauteur ? Plus à la hauteur que cette petite Naomi ? Je l’espère. Je n’aime pas être déçu trop souvent. Elle reprend la parole pour me demander ce que je compte faire d’eux et d’elle. Voyons tu te sépares déjà du reste de la plèbe ? Peut-être pourrais-je faire quelque chose de toi, finalement. Intéressant.Stupide ! Mettez-vous d’accord les petites voix. Vous ne m’avancez pas beaucoup là. Stupide. Tiens, ça faisait longtemps. C’est à moi que tu causes ? Evidemment, pas de réponse. Avec un profond soupir, je passe ma main contre ma nuque, la détendant légèrement avant d’ancrer de nouveau mon regard dans la moroï. Pas de peur, pas encore.

« Moi ? Je ne ferais rien. Je vais les laisser faire pour moi. »

Je lui fais un sourire tordu avant de l’attirer dans mes bras pour atterrir sur un toit voisin, je la relâche ensuite pour m’accroupir sur le toit bien dru. Je pointe d’un signe de la main quatre strigoïs qui se nourrissent dans un coin de la fête avant d’indiquer la présence d’une petite dizaine de dhampirs qui avancent d’un pas décidé dans leur direction. Décidément aucun soucis du détail et de la discrétion. C’est très brouillon tout ça, je vous donne un 13/20 les mecs. Je jette un regard vers la moroï, surpris de voir une lueur de dégoût dans son regard, une lueur apparemment pas dirigé vers les strigoïs. Tiens donc, mais c’est que tu commences à vraiment devenir intéressante. Je vais peut-être te laisser vivre finalement…

Notre place est parfaite, elle nous permet de tout voir, sans forcément être vu. Elle nous permet de voir les dhampirs sortir les armes sans même tenter de se dissimuler. Elle nous permet d’entendre les premiers cris, avant que le combat ne commence. Les humains se bousculent pour quitter la soirée, enfin ceux qui ne sont pas trop défoncés. Y a pas mal de blessés dans la bousculade, mais ils ne m’intéressent pas, je m’intéresse bien plus à la moroï. Maintenant que je sens encore mieux sa fragrance, elle me rappelle quelque chose sans que je ne puisse mettre la main dessus. Et je déteste laisser un mystère irrésolu. Stupide Ah tiens, le voilà de retour celui-là…

« Dans quel camp te situerais-tu, ma douce, si tu pouvais intervenir ? »

Attention, ta réponse pourrait changer bien des choses pour toi ce soir. Alors réfléchis bien, fais l’impasse sur le futur massacre et laisses-toi le temps de bien penser ta réponse… Tu en auras besoin.

Je prends la parole, tendant la main pour effleurer le menton de la belle. Je peux sentir le sang qui se déplace dans ses veines, si fragile, si tendre. Tu es déjà dépossédée de tout bien, de tout combat, face à moi. Sauf tes mots. Seront-ils suffisants ? Je ne sais pas. Mais peut-être m’ennuieras-tu et déciderais-je de partir à la recherche d’un autre personnage pour faire passer une partie de mon éternelle nuit ? Qui sait. Ce soir, on se laisse porter, je me laisse porter.

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La suicidaire
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MessageSujet: Re: Le temps ne change pas les choses   Lun 7 Aoû - 20:00


Le temps ne change pas les choses

J’aimerais que tout soit faux, que je ne me sois jamais réveillée, que je sois restée morte cette nuit-là. Tout le monde craint la mort mais pourtant elle est si douce, si accueillante. Vivre est douloureux, la vie vous dépossède de tous vos biens et vous abandonne ainsi, meurtri et seul. Pourtant j’ai l’impression d’être la seule dans ce cas-là. Quand je vois tous ces humains rire, boire et jouer, ils me dégoûtent. Pourquoi est-ce que ce sont toujours les pires qui profitent de la vie ? Je ne peux m’empêcher de penser que tous ces jeunes sont comme ces autres humains que j’ai connus, fourbes et impitoyables. Oui, je serais bien incapable de tenter à nouveau de vivre en leur présence. Je n’ai pas ma place ici et toi non plus, strigoï, nous appartenons à un monde différent du leur, je ne sais même pas pourquoi nous coexistons.

Il m’appelle petite chose et je ne saurais le contredire parce que je sais qu’il a raison, je suis une chose fragile et futile, pourtant j’aimerais être encore plus petite que cela. J’aimerais être suffisamment petite pour que personne ne me remarque, pour que personne ne m’ait jamais remarqué. Or on continue encore de me voir et de m’approcher. Je ne dis rien, attendant la suite, attendant de savoir ce qu’il a l’intention de faire. Rien est sa réponse, il a l’intention de regarder, et apparemment je devrais l’assister dans cette tâche. Il m’adresse un sourire malsain avant de m’enfermer dans ses bras et je ne sais pas si je devrais m’y sentir en sécurité ou en danger, je ne cherche pas à savoir. La seule chose que je constate, c’est qu’il finit bien vite par me relâcher une fois que nous nous retrouvons... Sur le toit.

Alors qu’il observe les futurs morts, j’observe le vide en dessous de nous. C’est sur un toit que j’ai attenté à mes jours, c’est sur un toit que je me suis loupée, même ça je ne suis pas capable de le faire correctement. J’analyse un peu plus le sol, il me semble que ce toit est plus haut que l’ancien, mais probablement de quelques centimètres à peine. L’envie de recommencer ne manque pas, je les entends encore me crier de sauter, mais si je rate une deuxième fois je ne serais plus jamais libre mais enfermée dans un asile pour le restant de mes jours, gardée par des humains. Je n’aurais jamais cru pouvoir détester une espèce de ma vie, moi qui suis incapable d’en vouloir à qui que ce soit, j’en arrive pourtant à souhaiter la mort de ces humains, de tous les humains. Ce sont les paroles du strigoï qui finissent par me tirer de mes pensées. Je me tourne quelques secondes vers lui pour le regarder avant de porter mon regard en dessous, constatant seulement maintenant qu’il n’y a pas que des humains mais également des strigoïs et dhampirs, d’où sa question. Une bonne question.

- Aucun, je les laisserais juste s’entretuer.

Oui car à bien y réfléchir, je les déteste tous. Je déteste les humains de l’enfer qu’ils m’ont fait vivre. Je déteste les dhampirs de m’avoir brisé le cœur en me volant celui qui devait être l’homme de ma vie. Et je déteste les strigoïs d’être si intrigants, d’en avoir aimé un au point de ne plus trouver le goût à la vie sans lui, il m’a rendu dépendante et depuis plus rien ne me donne envie de me battre. Je sens que j’ai attiré l’attention du strigoï, peut-être aimerait-il connaître les explications d’une telle décision, mais à moins qu’il ne me pose la question je ne vois pas l’intérêt d’en dire plus. La vie m’a appris à ne pas parler ou à en dire le moins possible. Les premiers cris retentissent, le combat entre les dhampirs et les strigoïs a débuté et lorsque je vois un premier corps tomber, les premières gouttes de sang jaillirent, mon cœur se serre. Ce monde est trop cruel, une fois de plus ce soir il me prouve que je n’ai pas ma place ici. Je détourne mon regard pour les plonger dans les yeux du strigoï.

- Je n’ai pas envie d’assister à ce massacre.

Je ne sais pas si son intérêt pour moi a considérablement chuté à la suite de ces mots, mais à vrai dire son avis m’importe peu. Je ne veux pas regarder le sang couler et les corps tomber, je ne veux pas écouter les hurlements de ces victimes. Comment peux-tu prendre ton pied à observer ça ? Pourquoi est-ce que ce monde n’est que remplit de cruauté ? Je n’ai pas ma place ici. Je n’ai pas ma place ici…

- Tue-moi. Epargne-moi ce spectacle, épargne-moi cette vie.

Tu as raison, je ne suis pas dans mon élément ici, je n’ai pas ma place dans ce monde. Et voilà, il ne m’aura pas fallu longtemps avant de craquer à nouveau, je ne supporte rien d’ici, je ne sais pas quel dieu a cru bon de me créer alors que je réclame seulement la destruction, ma destruction. Regarde-moi dans les yeux strigoïs, tu constateras qu’il n’y a rien, aucune peur, aucun espoir, rien que le vide, c’est ce que je suis et c’est ce que je veux rejoindre pour l’éternité.

- Tue-moi strigoï, je ne serais pas ta première victime après tout.

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Le roi des échecs
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MessageSujet: Re: Le temps ne change pas les choses   Sam 12 Aoû - 14:22


Le temps ne change pas les choses
Daniel & Hannah


Que devrais-je faire de toi, ma douce ? Tu parais si délicate au milieu de tous ses ogres, mais la rose pique, j’en sais quelque chose. Alors qui es-tu ? Une pâle pâquerette ou une délicieuse rose ? Après tout, je n’ai rien de mieux à faire ce soir que de t’observer sous toutes les coutures. Il y a quelque chose chez toi de familier alors au moins jusqu’à ce que j’obtienne cette réponse, je pense que je vais rester à t’observer, avant de me décider à agir. Tu me montres que tu n’aimes pas les contacts, je ne les apprécie pas plus que toi, mais ils sont parfois nécessaire, je l’ai compris. Ou plus précisément, il est nécessaire de ne pas montrer qu’on les hait, pour ne pas montrer ses faiblesses. On dirait que c’est une leçon que tu n’as pas encore appris. Allez, ne sois pas si douce, montres-moi un peu tes épines, tu commences à perdre de ton intérêt. Je pense que je vais jouer un peu de tes faiblesses pour te réveiller, il ne faut pas m’en vouloir, c’est si tentant.

Nous nous retrouvons sur le toit et mon attention est partagée. Que faire maintenant, que faire. Où puis-je trouver l’amusement ? Cette moroï n’a pas l’air moitié aussi intéressant que ses promesses, mais je lui laisse encore quelques chances. Stupide. Dis donc toi, tu pourrais au moins trouver d’autres mots, cela commence à devenir répétitif. Stupide. Oui, je pense que j’avais compris petite voix. Et on parle de la moroï là, pas de Malia, alors change de disque.

Donc comme je le disais, mon attention est partagée, entre mes pensées, ce qui se passe en bas et cette moroï. Je te vois regarder avec fascination, non pas le spectacle mais le vide. Apprécies-tu les hauteurs ? Ou la mortalité de ton existence ? Voilà bien quelque chose qui ne me manque pas. Les humains sont si fragiles, si cassables, si mortels tout simplement. Je hais cette existence que j’ai pourtant partagé avec eux quelques années durant… Heureusement, ce n’est plus le cas. Je préfère largement la mysticité et l’horreur de mon monde, dont je suis le roi invisible. Dis-moi, sauverais-tu une race plutôt qu’une autre, ce soir, moroï ? Moi non. S’ils sont assez stupides pour mourir aussi bêtement, ils ne méritent pas d’être sauvés, n’es-tu pas d’accord ? En tout cas, tu ne veux sauver personne. Tiens donc, je serais curieux de connaître ton raisonnement. Serais-tu une paria ? Ou y aurait-il un motif derrière tout ça ? Mais tu sais quoi ? Gardons un peu de mystère. Une fois que je jouerais avec ta tête et tes entrailles, tu me diras toutes les vérités quand je te le demanderais, mais tout d’abord, patientons.

Je continue d’observer la scène en dessous de nous, silencieux, mais ce n’est pas le cas de la moroï. Fais gaffe, ma douce, ton cœur bat si fort que je pourrais penser que c’est une invitation déguisée. Peut-être devrais-je t’ouvrir le torse et m’abreuver à ton organe encore vivant, usant de ses dernières forces pour prolonger ton existence ? Si futile… Tu me coupes de mes pensées en me disant que tu n’apprécies pas le massacre. Oh vraiment, les jeunes de nos jours, incapable d’aimer les belles choses de la vie. C’est pourtant plus qu’instructif tout cela. Et assez amusant également, comme les hommes sont capables de s’entretuer, cherchant une excuse pour justifier leurs actes. Ils parlent d’espèces et de danger mais en réalité, ils veulent tous tuer et assouvir leurs pulsions. C’est juste qu’ils se mentent à eux même. Et toi ? Si je t’offrais un couteau, te mentirais-tu à toi-même également ?

Visiblement non, tu fais parti de la pire des espèces. Les suicidaires qui doivent demander de l’aide pour mourir. Rha ce que je déteste ces gens-là. Tant qu’à vouloir mourir, démerdes-toi pour le faire tout seul. Sinon, si tu n’y arrives pas, c’est que tu te mens à toi-même et qu’en réalité, tu as la rage de vivre. Est-ce que tu vaux le coup que je dépense un gramme d’énergie pour toi ? Non. Définitivement tu me déçois. Je la regarde avec une moue déçue, voyant qu’elle est sérieuse. Non mais. Et puis quoi encore ?

« Si tu veux tant que ça mourir, démerdes-toi toute seule, petite chose. Je choisis mes proies et tu n’es pas sur le menu. »

C’est tout ce que je lui dis avant de reporter mon attention sur plus bas. Hum… On dirait que ce n’est pas aujourd’hui que je trouverais quelqu’un qui vaille quelque chose dans cette ville, en dehors de ma fratrie. Stupide. Oui, oui, mets la en veilleuse toi. Je m’assois au bord du toit, déposant mon coude sur mon genou et ma tête sur mon poing. Non, rien à faire, ce spectacle est d’un ennuyeux et ma compagnie n’est pas aussi divertissante que je l’aurais pensé, quelle amère déception.

« Je t’aurais pensé plus intéressante que cela. Tu as un quelque chose de familier dont je n’arrive pas à mettre le mot dessus… Mais visiblement, ce ne sont que des fantasmes. Tu es assez décevante. »

Je parle à voix haute, mais presque à moi-même en réalité, surtout que je ne l’observe pas. Bon, question maintenant : vaut-elle le coup que je m’attarde pour mettre le mot sur ce qui est familier en elle ? Réponse… Bof, laissez-moi encore une seconde pour réfléchir. Stupide. Rho la ferme toi ! Va donc traire des vaches ailleurs !

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La suicidaire
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MessageSujet: Re: Le temps ne change pas les choses   Jeu 17 Aoû - 19:37


Le temps ne change pas les choses

Je m’éveille doucement ce soir, peut-être est-ce ça le retour à la réalité, d’abord une semaine de végétation et ensuite notre esprit nous assaille à nouveau. Est-ce le fait d’assister à une fête, de voir un strigoï ou d’être sur ce toit qui me réveille ? Je l’ignore, peut-être le mélange des trois. J’aurais préféré ne pas me réveiller, je crois que c’était plus simple, maintenant je ne supporte plus de voir ce sang, ces corps. Ils me rappellent le massacre d’Alex, ils me rappellent mes larmes et mon impuissance. Oui ce soir je ne sauverais personne, mais il fut un temps où c’est la défense d’un strigoï que j’aurais pris, de l’homme que j’aimais. Impuissante, c’est bien ce qui me définit, ce qui définit aussi mon espèce. Les moroïs sont des êtres faibles, fragiles, et celui-là l’a bien compris.

Je ressens une vive douleur dans la poitrine. Non, je ne veux pas qu’elle se ranime, enlevez-la moi. Retirez-moi mes émotions, je veux redevenir insensible. Pourtant plus je vois du sang, plus je pense à lui et plus j’ai mal. Je n’y arriverais pas. Je ne sais pas qui a eu la bonne idée de me donner une seconde chance, mais il n’aurait pas dû se donner cette peine. Sauvez-en d’autres mais pas moi, je veux juste partir loin d’ici, loin de ce monde chaotique. Pourquoi m’inflige-t-on ça ? C’était plus simple quand j’étais dans le coma, au moins je ne ressentais pas, comme si j’étais morte. Alors tue-moi strigoï. Pourquoi me garder après tout ? Mets un terme à ma vie, en général vous le faites sans qu’on ait besoin de vous le demander alors pourquoi refuserais-tu ?

Il refuse pourtant, me crachant de me démerder toute seule. Il réussit à éveiller de la colère en moi. Contre lui ou contre moi ? Je ne sais pas. Sans doute contre le monde entier. Je regarde à nouveau vers le vide alors qu’il se détourne de moi, mais ce toit manque de hauteur, j’en suis convaincue. C’est là que j’aperçois cette chose brillante dépasser de ses vêtements lorsqu’il s’assoit au bord du toit, une lame. Bien plus efficace que le vide. Il reprend la parole, avouant que mon visage lui est familier, alors je saute sur l’occasion pour me rapprocher et pouvoir mieux le voler.

- Peut-être as-tu rencontré ma mère, elle voyage beaucoup après tout alors ce ne serait pas impossible.

Ma voix est toujours aussi terne, je n’éprouve pas d’amour lorsque je parle d’elle, pas de haine non plus. Je n’ai jamais réellement su détester quelqu’un, pourtant elle aurait bien mérité que je me rebelle contre elle, mais j’ai toujours pardonné toutes ses absences. Au fond pourquoi faire tant d’efforts pour me récupérer alors qu’elle n’est jamais là pour moi ? Ma mère est une femme égoïste, il faut croire que c’est un trait de famille. J’arrive à hauteur du strigoï, si proche du vide, mais la chute ne m’effraie pas.

- Mélissa Steele, c’est ainsi qu’elle s’appelle.

En divorçant de mon père ma mère a récupéré son nom de jeune fille et c’est aussi le sien que j’ai récupéré. Au moment où je termine ma phrase, je m’empare de la lame du strigoï et recule de quelques pas, retournant la lame vers moi. Tu as raison strigoï, je n’ai pas à te demander de mettre fin à mes jours, je l’ai déjà fait une fois, je peux le faire une deuxième fois, mais cette fois je ne me raterais pas. Je relève mes yeux vers le strigoï qui a l’air perdu dans ses pensées, ce n’est pas plus mal pour moi je suppose.

- Adieu strigoï.

Et sur ces mots, j’enfonce la lame dans ma poitrine. Mes mains ne sont mêmes pas tremblantes lorsque j’accomplis cet acte, voilà bien longtemps que je ne suis plus effrayée par la mort, que je ne désire que ça. J’ai dû manquer le cœur de peu je crois, puisque je ne suis pas morte sur le coup, à croire que je suis définitivement mauvaise en matière de suicide. Mais ce n’est pas grave, maintenant que j’ai arraché la lame de mon corps, je me viderai d’autant plus vite de mon sang. Finalement ce sera toi le dernier visage que j’apercevrais, étonnant visage. Je me sens faiblir alors que du sang coule de mes lèvres mais je n’ai pas mal. Je n’ai plus mal à présent.

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MessageSujet: Re: Le temps ne change pas les choses   Sam 9 Déc - 15:09


Le temps ne change pas les choses
Daniel & Hannah


Les mauvaises rencontrent pullulent dans cette ville. Il faut croire que personne n’est assez intéressant pour mériter plus d’une heure de mon temps. Et elle, j’aurais pensé qu’elle pourrait être différente mais visiblement, ce n’est pas le cas. Quelle déception, tous des déceptions. Stupide. Mais non, ce n’est pas de la stupidité, même toi tu te serais fait avoir. Alors ait donc un peu de respect, veux-tu, la petite voix ? Et même si tu ne veux pas, je vais t’y obliger, je trouverais bien un moyen…

La petite chose derrière moi est la dernière déception de la soirée. Là où je pensais rencontrer un être intéressant, je finis par tomber sur une suicidaire. Franchement, même en tant que mortel, il y a tellement de chose à faire, à voir, à découvrir. Je ne comprends pas qu’on puisse vouloir mourir avant de tout avoir expérimenté. Elle est tellement bête, tellement fade, de vouloir ainsi en finir. Elle perd l’infime lueur d’intérêt qu’elle avait pu susciter en moi. Et maintenant, qu’est-ce qui me retient de la tuer ? Une seule et unique chose en réalité. La petite expression de familiarité que me rappellent les courbes de son visage. Mais ça ne durera pas. Oh non. Une fois le mystère résolue, elle mourra. Peut-être même de la main des dhampirs au sol qui sont en train de se faire massacrer. Peut-être – peut-être pas – tout est encore jouable.

Je m’installe au bord du toit et j’attends. Qu’est-ce que j’attends ? En voilà une bonne question. Je n’ai pas encore la réponse mais j’attends, je l’aurais bientôt. Qui sera le prochain à mourir ? Les paris sont ouverts, mais je ne suis pas certain que vous puissiez récupérer vos gains. J’ai bien envie de changer le jeu, de le rendre plus intéressant, plus divertissant. Je parle à la moroï mais presque distraitement, ne lui prêtant plus vraiment d’attention. Elle est déjà reléguée bien loin dans mon esprit. Malgré tout, je lui prête un peu plus d’attention quand elle s’approche, pas à ses paroles mais à ses gestes. Ce n’est pas parce que, contrairement à mon frère, je touche des êtres que j’apprécie que l’on m’approche. Au contraire. C’est à moi d’initier les rapprochements, certainement pas à quelqu’un comme elle, d’une espèce aussi pathétiquement faible. Je suis bien heureux de ne pas être né dans une race comme la sienne, bonjour la dépression.

Ce qui m’intéresse un peu plus, me choque presque, c’est le nom qu’elle donne à sa mère. Steele ? La seule Steele que j’ai connu est Malia et elle aurait tué sa famille plutôt que de lui permettre de salir son nom. Est-ce qu’elle fait semblant ? Afin de m’atteindre ? Mais comment aurait-elle su quelle corde touchée ? Et en plus juste après le départ de Malia ? Non, décidément, le timing était très mauvais, ou bien trop parfait. Je l’observe se faire du mal sans réagir, retenant simplement une pointe de curiosité à son égard. Elle a finalement osé prendre son courage à deux mains, elle vient de passer d’une simple larve à une vermine, c’est déjà bien n’est-ce pas ?

Je m’approche de son corps mourant, mes baskets touchant la flaque de sang qui commence à s’étendre autour d’elle, pendant que je m’accroupis à côté de son corps. Je peux voir que son regard se fait de plus en plus flou mais qu’elle tente quand même d’accrocher le mien. Est-ce que tu te demandes ce que je vais faire ? Moi également. Mais c’est ça qui est amusant n’est-ce pas ? Il peut se passer tellement de choses ! J’attrape l’une de ses boucles qui baignent dans son sang de moroï, laissant le sang imprégner mes doigts pendant que je prends la parole.

« Tu aurais pu être tellement intéressante et tu as choisi d’être tellement insignifiante qu’on t’oublierait même dans la mort… Malheureusement pour toi, tu as dis la seule chose qui te sauvera de ce néant. Qu’est-ce que votre fragilité est fatiguante, à vous les mortels… »


J’ouvre la veine de mon poignet avant de la déposer contre ses lèvres et immédiatement, son instinct de survie agit. Même si elle dit vouloir mourir, son corps n’est pas d’accord. Je peux voir ses tissus se régénérer, son cœur reprendre un rythme plus normal pendant que sa peau se colore d’une façon moins cadavérique. Tellement fragile et en même temps, si simple à ramener… Définitivement pas une Steele, celles-ci sont normalement très dur à garder avec soi. Je la vois rouvrir les yeux et j’arrache mon poignet à ses lèvres pendant qu’elle prend conscience de la réalité. Mon regard est plus celui d’un scientifique devant une limace que celui de l’homme heureux de ces actions mais après tout, je n’ai pas choisi de la protéger, juste de rallonger son tourment, vu qu’elle souhaite tant mourir…

« Est-ce que tu as rencontré un jour une certaine Malia ? Une femme brune d’une très grande beauté, une strigoï. »


Quoi ? Je n’ai pas envie de prendre des gants, de toute façon elle ne le mérite pas. Et même pour ceux qui le méritent je ne le fais pas – à moins que je ne le fasse en réalité ? – non, je ne crois pas. Alors elle va devoir être confrontée à la dure réalité. Tu es maintenant ma petite expérience, petite chose. Quel avenir intéressant…

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