Forum privé !
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Please, find me

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
avatar
Le roi des ombres
Messages : 30
Date d'inscription : 16/05/2017
Age : 117
MessageSujet: Re: Please, find me   Mar 29 Aoû - 13:45


Please, find me
Amaëlle & Lucas

J’ai fini par me trouver un ennemi à la hauteur tout compte fait, mais est-il vraiment de taille alors que tout ce qu’il fait depuis le début est se cacher de moi ? Je ne sais pas, c’est une stratégie après tout, une stratégie de lâche mais qui a le mérite de fonctionner, je ne peux que le reconnaître ce soir. Quelle sera la suite au juste ? Me faire perdre la tête jusqu’à ce que je détruise le monde ? Qu’y gagnerait cet ennemi ? Dans quel camp se situe-t-il ? Et par camp j’entends espèce. Beaucoup trop de mystères que je tiens à résoudre, sauf que pour trouver des réponses il faut que je me rapproche de l’ennemi. Peut-être que je pourrais me servir de Lucie pour le débusquer. Ce qui me dérange le plus ce soir, c’est que je n’ai pas assez de temps pour la réflexion et j’ai horreur de devoir agir sur un coup de tête, sans avoir le temps de peser les pour et les contres.

Malheureusement les minutes s’écoulent bien trop vite et la situe évolue en quelque chose que je n’apprécie pas le moins du monde. Amaëlle se retrouve blessée encore une fois sous mes yeux, encore une fois à cause de moi. Je ne peux pas la perdre dans cette bataille, il faut que je trouve une solution pour la protéger, il faut qu’Amaëlle ne fasse plus partie de l’équation, il n’y a que de cette façon que je pourrais le mieux traiter avec l’ennemi. Je sens qu’Amaëlle n’appréciera pas la suite de cette soirée, mais mieux vaut qu’elle soit énervée plutôt que tuée. Elle se rapproche de moi, m’interdisant de prendre de mauvaises décisions, m’affirmant qu’elle ne se laissera pas atteindre aussi facilement.

- Tic-tac Lucas, les secondes défilent et tu n’as plus beaucoup de temps pour choisir.

Je tourne mon regard vers le haut-parleur, remarquant alors ce détail auquel je n’avais pas prêté attention jusque-là, le câble. A quelle pièce mène donc ce câble ? De ma place je suis le fil du regard, longeant une partie du bâtiment avant d’aller se perdre derrière une porte un peu plus loin, la troisième en partant de la droite. Il faut que j’ouvre cette porte. Au moment où cette idée émerge dans mon esprit, Amaëlle est déjà passée à l’action, me hurlant de m’écarter. Je m’éloigne de justesse alors que l’explosion d’une grenade retentit et permet la libération d’Amaëlle. Sauf que je suis toujours obnubilé par cette porte mais cette fois je me concentre quand même sur ce qu’il se passe autour de moi pour ne pas être surpris. Amaëlle pense que l’ennemi est une femme, intéressante analyse, probablement la vérité, mais ça ne me suffit pas de savoir à quel sexe l’ennemi appartient. Je me tourne vers Amaëlle lorsqu’elle prononce mon prénom, attirant mon attention, attendant probablement à ce qu’on sorte d’ici le plus rapidement possible.

- L’accès aux souterrains se trouvent à 20 mètres au Nord, dépêche-toi, je te rejoins juste après.

Je ne lui laisse pas le temps d’objecter ou d’exposer un autre avis, la seconde suivante je me trouve devant la porte que je fixais et use de ma force de strigoï pour l’arracher. Lorsque j’entre à l’intérieur de cette pièce je me rends compte qu’il n’y a personne, juste un ordinateur portable ouvert et posé sur un bureau, à proximité du micro relié aux haut-parleurs du bâtiment. Je continue d’avancer, contournant le bureau pour me retrouver en face de l’ordinateur et je constate qu’Amaëlle avait raison, c’est bien le corps d’une femme qui se trouve sur cette image, malheureusement le masque qu’elle porte couvre la totalité de son visage, y compris ses yeux. Je ne peux voir que ces longs cheveux blonds qui peuvent très bien être une perruque, et cette marque sur le cou, à peine visible mais clairement identifiable, c’est elle qui me permettra de débusquer l’ennemie. Un rire résonne depuis l’ordinateur.

- Bravo Lucas, tu as trouvé ma petite cachette, mais pendant que tu perdais ton temps à me chercher, tu as condamné ta seule issue de secours. Je te déconseille de te rendre dans les souterrains, vous risqueriez d’aspirer un peu trop de poussières d’argent dans vos poumons et même avec votre rapidité vous n’aurez pas le temps d’en ressortir vivant.

Je relève immédiatement la tête, prêts à rejoindre Amaëlle et l’arrêter, mais elle est là, debout près de la porte, encore saine et sauve, pour l’instant du moins. Notre seule issue de secours est condamnée et nous sommes encerclés par un nombre indéfini d’ennemis, génial. Néanmoins je ne peux m’empêcher d’éprouver une petite pointe de respect pour cette ennemie qui a tout planifié, même si elle s’est servie de mon cerveau pour ça, elle a réussi son coup.

- Tu es piégé Lucas. Je contrôle ton monde, je contrôle ton esprit, ce n’est qu’une question de temps avant que je n’obtienne ce que je veux. Tu peux choisir de me combattre et risquer de perdre à la fois la femme que tu aimes et le contrôle de tes pensées, ou tu peux choisir d’avancer avec moi et tu seras maître de tes souvenirs, seuls tes actes seront contrôlés.

« Alors Lucas, que décides-tu de faire ? »

Je détourne mon regard de l’ordinateur pour le poser sur Lucie. Mon choix est déjà fait, peut-être qu’il causera ma perte, je sais qu’Amaëlle va le détester, mais dans toutes les guerres ma meilleure arme est mon cerveau, s’il dysfonctionne j’ai perdu la partie d’avance.

- J’accepte de faire alliance avec toi.

Lucie affiche un grand sourire, je n’ose pas regarder vers Amaëlle et devoir affronter sa réaction, je n’ai pas envie d’y lire sa déception, mais j’ai un plan en tête et j’ai besoin qu’elle me fasse encore confiance. La voix vocodée de l’ennemie rompt le lourd silence.

- Ta parole ne suffit pas, j’ai besoin d’une preuve. Efface tes sentiments, ne ressens plus rien pour cette strigoï, ne ressens plus rien pour personne.

Je sens mes jointures se serrer, sans doute aurais-je été prêt à frapper mon ennemie malgré mon dégoût envers les contacts, mais je sais que c’est la solution. Moins je serais attaché, plus j’aurais de chances de gagner cette guerre, finalement en me demandant de prendre cette décision elle vient de commettre l’erreur qui la mettra en échec. Je me tourne enfin vers Amaëlle et je vois bien qu’elle a horreur de la situation, je lui lance pourtant un regard résolu, comme pour la mettre en confiance, lui dire quelque chose, mais je ne suis pas sûr qu’elle le remarque, trop absorbée par ses propres émotions.

- Tel un Phoenix, l’ange noir renaît de ses cendres.

Je ne sais pas si Amaëlle comprendra cette énigme, je ne sais pas si elle comprendra que je ne prononce pas ces mots pour rien, mais à travers cette simple phrase elle peut être capable de trouver l’emplacement et le code d’accès à la machine si elle se trouve le bon allié. Je compte sur toi pour trouver l’arme avant que je ne trouve le médaillon, car ce sera une course contre la montre désormais. Je ferme les yeux quelques secondes, puis lorsque je les ouvre à nouveau, il n’y a plus rien, plus aucune trace de peur que je ressentais jusque-là pour elle, plus de colère, plus de tendresse, plus d’amour.

- Parfait. Quand le soleil se sera couché, tu suivras Lucie, en entendant je vous souhaite une agréable journée à tous les deux.

Et sur ces mots l’ordinateur est coupé, devenant complètement noir, inanimé, éteint, comme mon âme. Lucie aussi a disparu, pour l’instant en tous cas. Je continue de fixer Amaëlle mais je ne dis rien, je ne bouge pas également. La journée risque d’être longue.


acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
La dame des ombres
Messages : 36
Date d'inscription : 16/05/2017
Age : 61
MessageSujet: Re: Please, find me   Dim 3 Sep - 18:05


Please, find me
Amaëlle & Lucas

Cette situation pue. Elle pue assez en tout cas pour que je me taise et que je préfère analyser plutôt qu’attaquer d’emblée. Et pourtant, j’aurais pas mal de chose à dire à cette putain de voix. Par exemple, que je fais une très mauvaise marionnette, que Lucas soit derrière ces plans ou pas. Dans un plan, j’ai tendance à représenter l’élément imprévisible, l’élément de surprise. Et ce n’est jamais bon pour des projets savamment définis, ce qui marche le mieux est souvent le plus simple, quand je suis impliquée.

Je hais cette voix, cette situation, ces snipers, ces blessures qui mettent du temps à guérir. Retirer la balle de ma cuisse est douloureux, presque plus que de la laisser à l’intérieur de mon corps. Mais je n’émets aucun son. Je ne lui laisserais pas la fierté de me tirer autre chose que des insultes. Elle ne s’est pas amené au bon rendez-vous, si elle souhaite de l’admiration ou du respect. Encore plus quand je sais qu’elle est la finalité de tout cela. Cette putain d’arme. Si je lui mets la main dessus, je vais filmer sa destruction pour l’envoyer à tous les psychopathes prêts à commettre des génocides. Ils auront le droit à une belle surprise.

Je finis par sortir de cette cage, y ayant déjà passé trop de temps et j’appelle Lucas pour tenter de le localiser. Sauf que ce que j’entends de sa voix ne me fait absolument pas plaisir. Putain, tu rêves si tu crois que je vais te laisser derrière, encore plus quand on parle d’une ennemie qui arrive apparemment à prédire tes gestes et à avoir une part de ton contrôle.

« Attends ! Lucas ! Putain ! »

J’ai beau parler, j’entends le bruissement de ses vêtements quand il part dans une autre direction. J’hésite à le suivre immédiatement, surtout que la fumée commence à disparaître mais je repère un pointeur laser. C’est vrai, les snipers. Cette fois, je suis le pointeur du regard jusqu’à tomber sur un homme presque entièrement dissimulé par les ombres et les hauteurs. J’escalade les parois et les poutres, jusqu’à arriver à sa hauteur et l’assommer. Ensuite, c’est autour du deuxième qui ne se trouve pas si loin. Erreur. Putain d’erreur, t’es pas aussi maligne que tu veux bien le croire. J’écrase les doigts du sniper, me satisfaisant du bruit écoeurant provenant de ses os qui craquent et de son hurlement de douleur. Pourtant, quand je croise son regard, j’y vois une peur abjecte mais également un vide abyssale. Encore une fois, une situation qui sent bien mauvais.

« Qui t’a envoyé ? »
« Je ne sais pas ! Je ne sais pas ! »
« Ton nom. »
« Je ne sais pas, je ne sais rien, je… »

Je le vois paniquer avant de voir la caméra présente sur les branches de ses lunettes infrarouges. J’entends le bruit d’une dispositif qui s’enclenche et j’ai à peine le temps de repousser l’humain dans le vide qu’une ceinture d’explosif découpe son corps à deux, le tuant assez douloureusement, tout comme le deuxième. Eh bien…

« Finalement, tu n'es peut-être pas qu’une petite conne. »

Je murmure à moi-même avant de me laisser retomber sur le sol. Il n’y a presque plus de fumée alors je peux voir la silhouette de Lucas, que je rejoins à temps pour entendre l’histoire des sous sol enfumés. Mauvaise idée, la petite conne, je fais une très mauvaise prisonnière. Je croise le regard de Lucas et ce que j’y vois ne m’y plait pas. on dirait qu’il a déjà pris une décision qui ne va pas m’aller du tout. Et la suite de la conversation me le confirme. Je me retiens d’intervenir quand il dit qu’il va accepter ce putain de chantage, parce que je fais confiance aux plans que Lucas pourrait mettre en place. Mais quand elle continue de parler, quand elle parle d’effacer ses sentiments…

« Ne fais pas ça, Lucas, je t’en prie. On a d’autres solutions. On a toujours d’autres solutions. »

Je ne crois pas au fait que nous soyons pris au piège. Cette cinglée est prête à tout pour obtenir ses plans, des plans qui se trouvent uniquement dans ta tête. Elle a besoin de toi en vie, elle n’est pas du genre à sacrifier un mouton pour que personne ne touche à la toison d’or. Elle est plutôt du genre à l’isoler. Et si tu la laisses faire… Si tu la laisses faire, tu vas t’y perdre. Et je vais m’y perdre aussi. Parce que je ne pourrais pas le faire sans toi. Oui, je veux sauver l’espèce qui risque d’être détruite, mais pas au point de te perdre en cours de route…

Pourtant, ça ne change rien. Tu me sors cette phrase incompréhensible et je sais déjà qu’il est trop tard. Pourtant, je m’approche, je m’approche jusqu’à me retrouver à quelques millimètres de toi, mais c’est déjà trop tard. Quand tu ouvres les yeux, je ne vois plus rien dans ses prunelles marrons et carmins. Plus aucune vie, plus aucun plan, plus aucun sentiment. Plus rien de mon Lucas.

« Non… »


J’entends à peine cette garce parler. Je sens juste ma voix qui se casse avant la fin, bloquée par cette boule de fureur, de douleur qui se répand dans tout mon corps. Tu as rompu notre promesse, peu importe ton plan, peu importe ce que tu pouvais penser, les raisons qui pouvaient exister. Tu as rompu ce nous, qui était censé aller plus loin que jamais, qui était censé s’envoler ensemble… Tu as tout détruit, en une seconde à peine… Je sens mes yeux se remplir de tous mes sentiments, de cette tempête qui fait rage et quand je referme les yeux, je sens cette perle salée qui dévale ma joue, cette unique marque de faiblesse, la seule que je peux me permettre à partir de maintenant. Parce que tu n’es plus avec moi, tu as accepté d’être contre moi, d’être contre nous…

« Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu lui as cédé ? Tu ne nous as même pas laissé une chance… »

Code by Kah!an
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar
Le roi des ombres
Messages : 30
Date d'inscription : 16/05/2017
Age : 117
MessageSujet: Re: Please, find me   Mer 6 Sep - 14:43


Please, find me
Amaëlle & Lucas

Encore une fois Missoula m’a prouvé qu’elle avait des ennemis à la hauteur contre moi. J’aurais pu aimer cette ville pour les challenges qu’elle a à m’apporter, mais j’ai l’impression que plus je reste ici, plus mes ennemis ont l’opportunité de me connaître, de me comprendre et de remporter la bataille. Une fois de plus je savais qu’on ne devrait pas rester aussi longtemps dans une même ville. Sauf que je refuse de perdre, pas aussi facilement, je n’ai pas dit mon dernier mot et je ne suis pas prêt de baisser les bras. Si on veut me battre il faudra me tuer, or pour l’instant je suis encore vivant, sauf que je n’ai pas toute ma tête et ça c’est un gros problème. Plus la conversation avance, plus l’étau se resserre autour de moi. J’ai un choix à faire et je n’ai pas vraiment le temps de tout calculer. De toute façon ma décision est déjà prise.

J’entends Amaëlle me demander de ne pas céder à l’ennemie mais tu ne saisis pas tout Amaëlle, tu ne comprends pas qu’en lui cédant je lui donnerai l’impression qu’elle contrôle la situation alors que c’est tout l’inverse qui va se reproduire. En retrouvant le fil de mes pensées je vais anéantir l’ennemie, ce n’est qu’une question de temps avant que sa mort n’approche. J’ai besoin de pouvoir penser clairement sans être envahis, j’ai besoin de ne plus avoir d’attache durant cette bataille. Plus tu seras loin de moi, plus tu seras en sécurité. Je ne laisserais pas une telle soirée se reproduire, je ne laisserais pas quelqu’un d’autre te menacer ou tenter de te tuer. C’est fini tout ça, en acceptant sa proposition, je reprends les choses en main. J’aimerais vraiment que tu vois les choses de mon point de vue.

Je ne réponds pas à Amaëlle, je sais que ce sera plus dur pour elle de lui donner une quelconque raison et je ne saurais pas vraiment quoi lui dire de toute façon, encore moins alors que l’ennemie nous écoute. Alors je me contente simplement d’agir, de fermer les yeux, me concentrer et laisser tout ça de côté. Je referme le puits. Plus de sentiments. Lorsque je rouvre les yeux je plante mon regard dans celui d’Amaëlle et alors que l’ennemie parle, des souvenirs me reviennent. Ça y est, je me souviens de tout maintenant, ou presque, il n’y a que les passages ou je suis face à face avec l’ennemie qui restent flous, mais le reste est très clair. La voix se tait enfin et l’ordinateur est coupé, puis Lucie disparaît à son tour, me laissant seul à seul avec Amaëlle. Parfait, on va avoir le droit à une bien longue journée enfermé dans cette usine. Tu me demandes pourquoi et la réponse me paraît bien simple maintenant.

- Parce qu’après les snipers et les souterrains il y aurait eu une pluie d’argent depuis les systèmes d'extinction à incendie. Et après la pluie il y aurait eu un gaz, et ainsi de suite jusqu’à l’explosion finale. Chaque piège nous aurait mené d’une pièce à une autre jusqu’à la toute dernière, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’issue. Tout est clair maintenant dans ma tête.

Et c’est beaucoup plus simple de pouvoir penser maintenant que mon esprit n’est plus entravé par une barrière invisible. Je me rends compte de la larme qui a coulé le long de sa joue, j’imagine que je devrais me sentir mal à ce sujet mais je ne ressens rien. Je sais que j’ai pris la bonne décision, Amaëlle le comprendra avec un peu de recul. Je dépasse Amaëlle pour quitter la pièce et revenir à l’endroit où nous nous trouvions, fixant le mur sur lequel j’ai écrit des tas et des tas de données. Je me souviens enfin les avoir écrit, à ce moment-là je me battais contre moi-même pour offrir à l’ennemie le moins d’informations possibles. Maintenant ? Je me sens disposé à continuer cette affaire avec l’ennemie, mais plus on avancera vers l’arme, plus ses chances de survie diminueront. Je ferais en sorte de la faire craquer, de la pousser à bout, de la pousser à commettre des erreurs, il en suffit juste d’une pour annoncer sa fin. Je sens la présence d’Amaëlle derrière moi mais je ne me tourne pas vers elle pour autant, me contentant de lui adresser ces mots en restant de dos.

- Si ça peut te rassurer ce n’est pas notre espèce que je compte faire disparaître.

Je me permets de dire ces mots parce que je ne ressens plus la présence de mon ennemie dans mon esprit, ce qui m'indique donc qu'en plus d'être une femme, c'est aussi une moroï. Sans doute a-t-elle épuisé son stock d’énergie. Ce qu’il y a de bien avec les moroïs, c’est que l’utilisation de leurs pouvoirs les affaiblit, les empêchant de les utiliser durant trop longtemps. J'ai par ailleurs coupé l'alimentation du son en quittant le bureau pour que l’ennemie ne puisse avoir que les images sans rien entendre. Alors oui, je me permets de dire ces mots, même si au fond ils ne rassureront probablement pas Amaëlle.


acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
La dame des ombres
Messages : 36
Date d'inscription : 16/05/2017
Age : 61
MessageSujet: Re: Please, find me   Mar 26 Sep - 21:26


Please, find me
Amaëlle & Lucas

Qu’est-ce qu’on a fait au juste pour attirer autant l’attention sur nous ? Encore plus sur nous ? Je n’en sais rien, mais putain, si je tombe sur cette garce, elle ne fera pas long feu, je peux le promettre. J’aime les surprises, de tout type, sauf celles qui me séparent des êtres auxquels je tiens. Et ce n’est pas dur de deviner que cette femme te veut pour elle. Certes, elle n’a pas les mêmes pensées envers toi que les miennes mais le résultat est le même. Peu importe le temps qu’il me faudra, cette femme mourra.

En premier lieu, une fois libérée, je me débarrasse des snipers, histire d’avoir quelques ennemis de moins sur le dos. Et ensuite, je rejoins Lucas. J’ai le temps d’entendre quelques mots et je peux comprendre le regard soulagé qui lui vient, même si je ne m’en fais pas tant. Très bien, les sous sols sont piégés, ça ne veut pas pour autant dire que nous sommes totalement pris aux pièges. Jusqu’ici, j’ai plutôt assez bien réussi à te surprendre, mon ange noir, alors je compte bien continuer et avec ton aide, nous tirer de cette situation.

Ce que je ne peux pas prévoir, c’est ta réaction. Je me vante de te connaître assez bien, voir mieux que toutes les personnes existants dans ce monde. Mais j’avais malgré tout l’espoir que tu ne lui céderais pas. Toi qui défends si farouchement ta liberté, pourquoi est-ce que tu n’as pas tenté de le faire encore un peu avec elle ? Pourquoi est-ce que tu ne nous as pas laissé encore une chance ?

Je croise ton regard sombre et vide, vide de tout ce que j’aime chez toi. Il n’y a plus rien, plus de sentiments, plus de tendresse, plus de sourire. Juste un vide insondable, bien plus profond que celui que j’avais rencontré à notre première rencontre. Au moins, ce jour-là, j’avais sucité en toi un intérêt, scientifique certes, mais un intérêt quand même. Là, tu daignes tourner le regard vers moi juste parce que je te parle et c’est tout. Et ça fait mal. Presque plus que la distance qu’il y a entre nous. J’avais pris la douce habitude de croiser de la chaleur dans ton regard, une habitude dont je ne me rends compte que maintenant que je la perds…

Tu parles mais c’est comme si je ne t’entendais pas. Tes pièges, Lucas, sont ingénieux oui. Mais je sais qu’à nous deux, on aurait su survivre jusqu’à la nuit suivante. Et maintenant, il n’y a plus de nous. Juste toi et elle. Et moi. Dans deux équipes à part. Je le sens me dépasser mais je ne tourne pas mon regard vers lui, baissant le regard vers mon corps. Je sens encore les chairs qui se referment autour de mes anciennes blessures, mon corps qui tente de me guérir. Mais la douleur est secondaire. Je me sens presque plus sonnée qu’après une explosion. Et je ne veux pas m’extraire de cette torpeur, car je sais qu’en sortant de celle-ci, il faudra que j’affronte ce nouveau monde.

Je n’ai jamais été le genre de femme à fuir. En tant que dhampir comme en tant que strigoï, j’ai toujours cherché à affronter en face la réalité, tant que les sentiments n’étaient pas de la partie. Alors… C’est ce que je vais tenter de faire. Ce que je vais tenter de confronter en te rejoignant et quand je le fais, tes paroles font naître un rire amer, aussi bref que dépourvu de chaleur. Me rassurer ? N’ais pas cette prétention, je sais que rien en toi n’a ce désir ce matin. Tu joues sur des mots bien trop douloureux pour que je m’y attarde et pourtant…

« J’aurais préféré que tu me dises que c’était ton souhait. Au moins, j'aurais su avec cette certitude que ce cauchemar aura une fin. »


Sois nous serions morts car nous aurions perdus, sois je t’aurais récupéré car nous aurions vaincu, mais là… Quoi que, je n’ai plus le droit de dire nous. Il ne faut pas que je l’oublie, nous sommes maintenant dans des camps opposés… Je m’approche de son dos et j’attrape sa main, le poussant à se retourner et à me regarder. Cette fois, je ne laisse plus aucune faiblesse transparaître. Je prendrais le temps de ressentir, de hurler, de pleurer peut être, plus tard, bien plus tard. Pour le moment, je ne peux pas. Tu m’as toujours connue en tant qu’allié, en tant que femme protectrice et possessive, en tant que joueuse invétérée. Je vais te prouver que je peux également être à la hauteur en tant qu’ennemie. Je ne vous laisserais pas gagner sur ce coup là. Et ça commence maintenant.

« Est-ce que tu penses vraiment que ton choix valait le coup ? »

Est-ce que cette situation était vraiment si nécessaire ? Même si tu me dis ‘oui’, un simple oui, je ne te croirais pas. Pour moi, rien ne valait le coup. Est-ce que tu te rappelles, cette première nuit que nous avons passés ensemble ? Tu m’avais promis d’être le gardien de mon corps, malgré mes oppositions taquines. Je n’aurais jamais du te laisser passer cette promesse. Pas si cela signifie de voir ce nous de briser. Tu avais raison sur un point pourtant…

« Tu es ma faiblesse, je crois que tu l’as toujours été, depuis le début… Mais je ne t’attendrais pas éternellement, Lucas. Je refuse de retourner dans cette boucle. »

J’ai toujours été le deuxième choix, cette femme qu’on revenait voir par habitude, qu’on enlaçait en pensant à autre chose. Avec toi, j’avais découvert une première place que j’avais gardé jalousement. J’avais cru que cela serait suffisant pour ne plus finir blessée, j’avais commencé à ouvrir mon cœur, nuit après nuit. Mais la carapace recommençait à se construire, après que mon cœur se soit pris un coup. J’avais des sentiments pour toi, c’était certain. Lesquels ? Je ne sais pas, je ne voulais pas les nommer. Mais ce n’était pas suffisant pour que je puisse t’attendre. J’ai toujours attendu, pendant plusieurs décennies. Cette fois… Je ne voulais plus attendre, je ne voulais plus être blessée. Alors même si ces mots ne te feront surement rien… Je me devais de te les dire. Je lâche ta main avant de m’éloigner de plusieurs pas, me laissant glisser contre le mur en position assise. De toute façon, que restait-il de nous ? Rien. Alors autant attendre la tombée de la nuit en silence, ce sera surement plus facile…

Code by Kah!an
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar
Le roi des ombres
Messages : 30
Date d'inscription : 16/05/2017
Age : 117
MessageSujet: Re: Please, find me   Dim 1 Oct - 11:34


Please, find me
Amaëlle & Lucas

Cette mascarade prend fin maintenant, pour le bonheur des uns et le malheur des autres. Mon ennemie anonyme est heureuse du résultat, mon alliée de toujours en est déçue. Quant à moi ? Rien. Je ne peux ni être heureux ou malheureux de cette situation, je ne vois que les pour et les contres, comme d’habitude. Les pour ? Je récupère mes pleines capacités de penser et d’agir, je me rapproche de l’ennemie pour mieux la devancer, je protège Amaëlle de l’inconnu. Les contres ? Plus d’émotions, plus de Lucie, plus d’Amaëlle dans mon équipe. Je fais bande à part, je tourne le dos à mes peu d’alliés pour agir seul, mais j’ai confiance en mes capacités. J’ai plus de chances d’abattre l’ennemi maintenant qu’il n’y a plus de menaces qui pèsent sur la tête d’Amaëlle.

Peut-être qu’un jour tu le comprendras, mais ce ne sera pas aujourd’hui visiblement. Dis-moi Amaëlle, qu’est-ce qui t’effraie le plus ? Que je me batte seul contre l’ennemie ou que je ne te revienne jamais ? Tu dis que ce qui arrive est un cauchemar à tes yeux, mais crois-moi je nous ai évité le cauchemar de peu. Je la sens se rapprocher dans mon dos mais je ne crains pas une quelconque attaque de sa part. Je sens juste sa main se poser sur la mienne et je ne la repousse pas. C’est curieux, je me demande si c’est parce que c’est elle ou si avoir fait disparaître mes émotions a également effacé mon dégoût des contacts. Il faudrait que j’essaie avec quelqu’un d’autre pour voir, mais pour l’heure il y a une question qui attend sa réponse.

- Mon choix est celui qui nous fera sortir vainqueur.

Alors oui Amaëlle, à mes yeux il valait le coup. Mieux vaut survivre même si tu m’en veux après plutôt que de mourir tous les deux et ne plus rien avoir à vivre. Peut-être qu’un jour tu comprendras, quand tout ça sera redescendu. Elle me met alors en garde, à moins que ce ne soit une menace ? Tu vois Amaëlle, c’est parce que je suis ta faiblesse que tu n’arrives pas à réfléchir correctement, tes sentiments entravent ta logique. C’est ce que j’ai voulu mettre de côté pour nous sortir de là. Encore une fois, peut-être qu’avec un peu de recul tu le comprendras, mais ce n’est pas moi qui t’expliquerais la logique. Je pense, j’agis, aux autres de suivre ou de rester à la traîne. Je t’ai donné des indices Amaëlle, de gros indices, à toi de réfléchir à ma manière pour les percer à jour.

Je ne réponds pas à ses dernières paroles, je n’ai pas grand-chose à répliquer de toute façon, je ne peux pas la forcer à m’attendre, tout comme je ne peux pas lui assurer que je redeviendrais le Lucas qu’elle a connu une fois que tout sera terminé. Elle retire sa main de la mienne et je ne cherche pas à la retenir, la laissant s’éloigner sans jeter un regard vers elle. J’ai du travail à faire jusqu’au lever du jour, beaucoup de travail. Alors si attendre est ta solution pour patienter, moi j’en ai une autre. Je me rapproche de la craie que j’ai bien plus tôt laissé par terre et je commence à écrire sur le mur d’à côté où il y a beaucoup d’espace vide. J’écris des noms, énormément de noms, uniquement des noms de femmes. Des noms que je raye, d’autres à côté desquels je mets des points d’interrogation.

Peut-être que je fais complètement fausse route, mais je suis persuadé que si mon ennemie me connait, je la connais aussi. J’ai par ailleurs deviné, tout comme Amaëlle, qu’il s’agit d’une femme, mais également d’une moroï. Alors j’écris les noms de tous les moroïs que je connais, ou que j’ai connus, même ceux qui sont censés être morts mais qui auraient pu survivre par je ne sais quel miracle. Je continue d’écrire encore et encore, barrant les noms de ceux qui ne possèdent pas le pouvoir de l’esprit, par chance, ce pouvoir n’est pas le plus répandu. Néanmoins lors de mon grand jeu du labyrinthe, j’ai dû en trouver plusieurs pour créer une belle mascarade, plus qu’il n’en fallait. Peut-être est-ce l’une d’entre elles ? Je me rappelle de la douce Liliane, elle s’est faite enterrée sans tête après le petit jeu, aucune chance qu’elle ait survécu, je barre son nom. Peut-être Phoebe, du genre rebelle et entêtée, elle aurait dû se vider de son sang mais rien ne me garantit qu’on ne l’ait pas sauvé entre temps, je mets un point d’interrogation à côté de son nom.

Au bout d’une heure et demi, il doit bien y avoir plus de deux cents ou trois cents noms inscrits sur ce mur, la majorité d’entre eux se retrouvent barrés, mais il y en a douze qui maintiennent leur point d’interrogation intacte. C’est donc par elles que commencera mon enquête. Soit je me trompe complètement en pensant déjà connaître l’ennemie, soit je suis sur la bonne route et dans ce cas son nom se retrouve parmi la liste qu’il y a en face de moi. Je reste debout face au mur, immobile, fixant ces noms. Maintenant il ne me reste plus qu’à attendre le lever du jour pour commencer mon enquête.


acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Please, find me   

Revenir en haut Aller en bas
 
Please, find me
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» GOOGLE EARTH : SEEK & FIND NABAZTAGS WORLDWIDE
» No network connection possible anymore
» Votre vitesse de connexion : Speedtest.net
» Looking for Open Nab 0.08
» Livrée exclusive pour quelques semaines pour la PAF

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Team Strigoï :: Les archives :: Archives-
Sauter vers: