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L'indomptable
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MessageSujet: Tourner la page   Jeu 10 Aoû - 16:54


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Ehlena & Kyle

Je ne comprends pas pourquoi et comment tout a pu s’effondrer ainsi. De l’aurore au crépuscule. Le changement, l’inverse, l’adverse. Pourtant, cela avait plutôt bien commencé. Je n’avais plus recroisé ni le chasseur, ni Ellyn dans mes recherches mais… Quelqu’un d’autre m’avait trouvé. Quelqu’un de bien moins gentil, de bien plus familier. Le dernier des visages. Le dernier dont j’avais besoin de me rappeler. Mon corps frissonne sans vraiment que je le remarque, mais je sens surtout leurs regards sur moi. Je reconnais même quelques visages. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas vous ignorer ? Pourquoi est-ce que vous me regardez ? Lâchez-moi ! Laissez-moi ! J’entends un homme s’approcher, parlant de m’amener à l’hôpital pour soigner mes blessures, non ! Non ! Non ! Ne me touchez pas. Je cours, longtemps, longuement. Je finis par les semer, par semer mes démons, tombant sur le sol, m’égratignant les genoux. Mais après tout, il y avait déjà tout ce sang…

Deux semaines. J’avais passé deux semaines entre ses mains, subissant encore les expérimentations. Les blessures. Les électrochocs. L’acide. La suffocation. La noyade. Le broyage. Tout. J’avais tout revécu. Mais le pire avait été de voir le corps décomposé d’Henry. Ils nous avaient enfermés ensemble, dans un cercueil pendant deux jours. Deux jours de suffocations avec son corps collés contre moi. Je frissonne, encore. J’étouffe au milieu de mes pleurs. Dans le passé et dans le présent. A moins que je n’y sois encore ? Non, je n’y suis plus. Quand le cercueil s’est ouvert, je les ai tous tué avant de mettre le feu au bâtiment. On utilisera plus jamais le corps d’Henry pour ce genre de chose. Et en même temps… J’ai mis fin à ce cercle. J’ai tué le dernier. Alors pourquoi est-ce que je suis encore vivante ? Pourquoi est-ce que je ne me sens pas soulagée ? Pourquoi est-ce qu’Henry n’est toujours pas venu me chercher ? Est-ce que je veux que ce soit Henry ? Je ne sais plus. Je ne sais pas.

Je me remets debout, difficilement, chancelante, plus que jamais, face au manque de sang. J’avance dans le campus, jusqu’à ma chambre. J’y vois la police, les experts qui cherchent à décoder mon mur de visage, parlant de tueur en série. C’est vrai… Je sors sans me faire remarquer, m’enfonçant dans la ville obscure. Nulle part et personne. Nulle part où aller, personne à qui s’attacher. Ils sont tous morts. Et pourtant, c’est moi qui le suis bien plus qu’eux. L’averse tombe, soudaine, drue, suffocante. J’ai l’impression de me noyer une deuxième fois, je cours, je ne sais pas où je vais. Où es-tu, mon protecteur ? J’aurais temps besoin de toi, mais même toi, tu m’as abandonné…

Je relève la tête, je sais où je me trouve. Le chasseur, le chasseur habite ici. Je sens encore son odeur dans l’air, mes sens bien plus aiguisés que jamais par la faim. Non. Je n’ai pas faim. Je suis juste atrocement faible et je déteste ça. Mon corps me trahit toujours plus. Encore et toujours. Je n’en veux plus. Je n’en peux plus. Je veux juste dormir. Et ne plus me réveiller, enfin je crois. J’entre dans l’immeuble, laissant enfin derrière moi cette pluie qui rentrait dans mes poumons, qui éveillait de mauvais souvenirs. J’avance dans le couloir, jusqu’au studio du chasseur, me revoyant faire ce même geste deux semaines plus tôt. Mais cette fois, je vais jusqu’au bout, je toque à la porte.

J’attends. Je sais que j’attends depuis trop longtemps. Qu’il n’ait pas là. N’est-ce pas une bonne façon d’en finir ? Mes jambes finissent par me lâcher et je me retrouve assise sur le sol, devant sa porte. Je sens que l’eau glisse sur mes plaies ouvertes, s’infiltrant jusque dans mes eaux, finissant parfois sur le sol en une eau rosâtre. Ça serait presque beau, si ce n’était pas si pathétique, cette faim qui me ferait presque boire cette eau, ce sang. Dans un réflexe de survie, pourquoi en ai-je un d’ailleurs ?, j’entoure mes bras autour de mes genoux, les serrant contre ma poitrine afin de me réchauffer. J’ai froid, faim, quand j’arrive à ressentir mon corps. Et mes émotions sont malgré tout si présentes, je déteste ça… J’entends ses pas, je sens son odeur.

« Le dernier est mort… Il a disparu… Je ne savais pas où aller. »

J’aurais dû rester dehors, pour y mourir, mais je ne supportais plus l’eau. Je ne voulais pas mourir une deuxième fois comme ça. Et mon protecteur, qui a disparu depuis déjà une semaine… Où est-il ? Je relève les yeux, voyant le visage fatigué du chasseur. Je sens mon cœur se serrer et je n’aime pas ça. Je n’aime pas ce sentiment que je ressens face à ses traits. Je n’aime pas ne plus rien contrôler. Je devrais peut-être partir…

« Drôle de tournante n’est-ce pas ? »

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Le sauveur
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MessageSujet: Re: Tourner la page   Ven 11 Aoû - 12:16



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Ehlena & Kyle



Ces dernières semaines n’ont pas été faciles, entre ma dernière rencontre avec Ehlena et celle avec ce Jake, j’ai remis pas mal de choses en questions. Sauf que depuis quelques jours j’ai passé plus de temps à rechercher Lucifer Girl qu’à poursuivre les traces de ma vengeance. Il fallait que je la retrouve, que je m’excuse, que… Non, c’est une mauvaise idée pas vrai ? Elle me reprochera encore de la détester si je fais ça. J’ai pas arrêté de penser à quelle serait la meilleure idée entre la retrouver et la laisser faire, entre la sauver et la laisser partir. Ouais, croyez-moi je me suis rendu dingue tout seul à cogiter nuit et jour là-dessus, alors quand j’en ai eu marre de ne pas trouver de réponses, je me suis mis à prendre mes cachets. L’avantage avec ce truc, c’est que ça me shoote assez pour ne plus me faire halluciner et pour calmer mon esprit, l’inconvénient, c’est que sur long terme je finirais en légume. Le potage Gordon sera bientôt au buffet les gars.

Au début je pouvais continuer de combattre, un cachet matin et soir, ça calme mes folies mais ça ne me change pas trop. Sauf que je me suis mis à tripler la dose, juste parce que je voulais plus entendre mes pensées, je voulais plus ressentir ce pincement au cœur. Alors là ouais, je pouvais plus combattre et je passais le plus clair de mes journées enfermé dans ce petit studio à simplement attendre. Attendre quoi au juste ? Sans doute que les infos m’annoncent qu’Ehlena est morte. Prions pour que ça arrive vite, parce qu’à ce rythme soit je ferais une overdose de médocs avant, soit j’en aurais bientôt plus et je vais redevenir fou, encore pire qu’avant. Ou alors je peux retourner braquer une pharmacie et continuer comme ça, après tout je connais déjà une adresse où ils en font.

Mon portable sonne. Je l’avais pas éteint celui-là ? Je me rends compte qu’il est bientôt 18h, quand je me suis assis sur ce canapé à regarder le mur devant moi, il était 16h. Et bah, on ne pourra pas dire que ces cachets ne font pas effet en tous cas. Je décroche. Un type m’annonce qu’il a du nouveau à propos des meurtriers que je recherche, oh c’est vrai que j’avais engagé quelqu’un, ça m’était sorti de la tête. Il me donne rendez-vous dans une heure, c’est l’occasion de prendre un peu l’air je suppose. Et comme je suis un type civilisé, je prends même la peine de me doucher et de changer de fringues, par contre la barbe je la laisse, faut pas trop m’en demander non plus.

Le rendez-vous n’a été aussi fructueux que je l’avais espéré, enfin le type m’a retrouvé l’un d’entre eux, mais pas celui que je veux à tout prix. J’imagine qu’il faut toujours garder le meilleur pour la fin. Il me file une adresse, je le paye en cash et si en temps normal je serais direct aller jeter un coup d’œil à l’endroit qu’on m’a indiqué, là je décide juste de rentrer chez moi. Je me sens lent, vide, comme un zombie errant sans véritable but, même pas celui de dévorer un petit cerveau. Je déteste cette sensation, mais je me dis que c’est sans doute mieux que de perdre la tête et ressentir trop.

J’arrive devant chez moi et je dois bien cligner des yeux plusieurs fois pour me rendre compte que ce que je vois est bien là. Ouais ouais, Ehlena est là, assise au pas de ma porte, c’est pas une hallucination, je peux plus vraiment en avoir de toute façon. Merde, comment elle connaît mon adresse ? J’imagine qu’on s’en fou de toute façon. Je me rapproche d’elle et écoute ses mots... Que je me répète bien une ou deux fois dans ma tête avant de réaliser qu’elle m’a écouté. Ehlena a obtenu vengeance et est toujours de ce monde. Je reste con sur le moment et je m’en veux un peu d’être aussi stone, mais je me concentre au mieux parce que je ne tiens pas à la faire fuir, j’aimerais qu’elle réalise qu’elle a pris la bonne décision.

- Je pense que t’es venue au bon endroit, et tu vas voir, c’est plus confortable à l’intérieur.

Ouais j’essaie de détendre un peu l’atmosphère, on ne va pas m’en vouloir. Je lui tendrais bien la main pour l’aider à se relever, mais je ne tiens pas vraiment à la faire fuir, pas alors que c’est enfin elle qui est venue à moi. Je finis par ouvrir la porte et je me félicite intérieurement de ne pas être le genre de mec bordélique, parce que c’est pas parce que je me laisse aller que mon studio doit pour autant ressembler à une benne à ordures, puis faut dire que j’avais pas grand-chose à faire dernièrement, donc je pouvais bien faire un peu de rangement. Je la laisse découvrir les lieux, t’auras vite fait le tour comme tu peux le voir, et je la laisse aussi s’installer là où elle veut pendant que je me rapproche du frigo pour sortir... Ouais, deux bières. Je les ouvre les deux et les pose sur la table avant de m’installer en face d’elle, réalisant qu’on ne s’est pas encore échangé beaucoup de paroles depuis tout à l’heure.

- Qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis ?

J’imagine qu’on peut bien en parler, non ? J’aimerais savoir si j’ai un minimum été utile, parce qu’aux dernières nouvelles tu me prenais pour un bel enfoiré qui voulait te garder en vie uniquement pour profiter de ton corps. Alors dis-moi, est-ce que le pervers a eu de l’influence dans ce retournement de situation ? Ou est-ce que quelqu’un d’autre est parvenu à t’atteindre pendant que je me morfondais ici ?


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L'indomptable
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MessageSujet: Re: Tourner la page   Dim 13 Aoû - 15:52


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Ehlena & Kyle

Je le sens encore. Je sens encore l’étreinte visqueuse et puante du corps d’Henry. Le corps est spongieux, comme une éponge et collant quand il est en décomposition. Ils ont trouvés amusant de nous enfermer dans une parodie d’étreintes. Et maintenant, je sens encore l’odeur de son cadavre sur moi, je sens les morceaux de sa chair décomposé contre ma chair. Je déteste que par leur faute, la dernière image que j’ai de lui soit celle-ci. Et je ne sais pas si je peux supporter que ma seule pensée soit de faire disparaître notre dernier contact. Je veux juste prendre une douche, c’est pour ça que je me suis dirigée chez moi, c’est pour ça que j’ai ensuite pu tenir sous le torrent de pluie sans faire de crise de panique. Et maintenant j’attends… Pas trop longtemps.

J’entends tes pas, je sens l’odeur de ton sang, je ressens les battements de ton cœur. Mes instincts sont à fleur de peau. Peut-être parce que je suis seule pour la première fois depuis longtemps. Plus de voix, plus de protecteur, plus de but également… Et toi, chasseur ? Qu’est-ce qui t’anime ? Qu’est-ce qui te permet d’avancer ? Saurais-je en faire de même ? Je ne suis pas certaine. Je me sens perdue. Je lève le regard vers Kyle quand il parle, remarquant de façon lointaine qu’il n’a pas la même tête. Plus de blanc, plus de barbe. Ça ne te va pas très bien. Il y en a trop.

Je ne réplique pas à ses paroles, de toute façon, je ne me sens pas la force de parler. Je me lève difficilement, me tenant d’une main au mur avant de suivre ses pas. Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais il y a beaucoup de chose que je fais en marche automatique après tout. J’avance, jusqu’à arriver devant le salon et je bloque sur la fenêtre. Je reste debout, à la fixer. A fixer l’eau qui frappe contre la vitre, qui la mouille, l’inonde même. Comme moi quand je suis morte. Quand je me suis enfermée dans ce cercueil d’eau pour ne plus avoir à supporter leurs tortures. Quand je me suis noyée, douloureusement, lentement, sous le regard d’Henry. Je sens ma respiration s’accélérer, sans réussir à la retenir, mon cœur se broyait. Je ne veux plus jamais voir autant d’eau, plus jamais ressentir autant d’eau. Elle me terrorise, moi qui cherche pourtant la mort.

Je me calme. Un peu. Enfin j’arrive à respirer de nouveau en tout cas. Et c’est à cause du retour du chasseur qui s’installe en face de moi, déposant une bière proche de moi. Et j’entends sa question qui me fait me détourner de la fenêtre pour le regarder. Changer d’avis ? Ai-je vraiment changé d’avis ? Je ne sais pas. Je ne pense pas. La mort me paraît toujours le bon chemin. Alors pourquoi suis-je en vie ? C’est vrai cela, c’est une bonne question. Pourquoi, pourquoi, pourquoi…

« Je ne suis pas certaine d’avoir vraiment changé d’avis… »

Je ne suis pas certaine de ce que je pense, de ce que je réalise. Je sais juste que le cadavre d’Henry reste bloqué dans ma mémoire. Que je n’arrive pas à le surmonter. Est-ce que c’est cela que je retrouverais ? Un cadavre pourrissant dans l’autre monde ? Mon imaginaire était bien mieux. Je ne sais pas si je l’aime toujours, mais je sais que je ne peux pas lui souhaiter de me retrouver dans cet état. Parce que je ne le supporterais plus, lui, après cette dernière étreinte.

Je frissonne, de froid ou de dégoût, je ne sais pas. Encore et toujours, je sens ses bras autour de moi. Je sens cette odeur sucrée, douceâtre, écœurante. Je frémis, jette un regard vers la fenêtre mais je ne le supporte plus. J’ai besoin de… laver tout cela. Sans même savoir si j’en aurais la force. C’est distraitement que je reprends mon équilibre, sentant mes jambes fléchir sous mon poids, pourtant pas si lourd que cela…

« Aurais-tu une douche que je pourrais t’emprunter, chasseur ? Je te promets de ne pas m'y suicider. »

Pour un peu que ma parole est une quelconque valeur... Jusqu'ici, cela n'a jamais été le cas. Mais peut-être es-tu différent. Peut-être.


Dernière édition par Ehlena Adams le Jeu 17 Aoû - 12:19, édité 1 fois
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Le sauveur
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MessageSujet: Re: Tourner la page   Mar 15 Aoû - 19:09



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Ehlena & Kyle



J’aurais aimé être dans un autre état pour la recevoir, pour l’accueillir, parce que là tout m’échappe. Je ne calcule rien, ne remarque rien, oui vraiment, ces cachets me transforment en zombie. Je peux rester éveiller, je peux parler, je peux marcher, mais tout est... Vide. Lent. Mon corps est là mais mon esprit est loin. Trop loin. Une fois à l’intérieur de mon studio, je reviens avec deux bières ouvertes dont une que je pose sur la table basse en face d’Ehlena. J’espère que ça t’ira, car pour être honnête je n’ai pas grand-chose d’autre dans le frigo, que ce soit en nourriture ou en boisson. Je m’installe à mon tour, buvant une gorgée à ma bière avant de lui demander ce qui l’a fait changer d’avis, à moins que ce ne soit un qui ? Sa réponse ne m’étonne pas vraiment.

- Pourtant tu es bien là.

Alors oui, tu as changé d’avis, sinon tu ne serais pas chez moi mais dans un cercueil, mais peut-être que tu finiras à nouveau par revenir sur ta première décision. Allez savoir. Je bois une nouvelle gorgée, toujours aussi stoïque et silencieux, toujours aussi fade, me perdant presque dans mes pensées avant qu’elle ne me demande si j’ai une douche. Allons, je veux bien que ce soit petit mais quand même, j’ai le minimum nécessaire.

- L’autre porte, tu as des toilettes et une douche. C’est petit mais au moins il y a l’eau chaude et froide. Tu trouveras des serviettes dans le tiroir du bas.

Vous devez certainement vous demandez pourquoi est-ce que je ne me prends pas mieux comme logement, je pourrais c’est vrai, surtout avec les sous que j’ai gagné en bossant à l’unité. Allez savoir, le luxe ne m’intéresse pas vraiment et je ne pense pas mériter mieux. Je n’ai pas besoin de mieux, je préfère donner cet argent a des gens qui en feront meilleur usage que moi. Alors certes, il n’y a que deux portes, celle des toilettes / salle de bain et la porte d’entrée, mais quand on vit seul c’est suffisant. C’est seulement lorsqu’Ehlena commence à s’éloigner que je remarque cette tâche de sang sur le siège, puis sur le sol et finalement sur son corps.

- Ehlena...

Elle est blessée. Elle est mal en point et je ne l’avais même pas remarqué. Bon sang Kyle réveille-toi un peu ! Il faut que je sorte de cet état statique car si pour l’instant elle a choisi de rester en vie, je ne suis pas sûr de pouvoir la convaincre qu’elle a pris la bonne décision dans cet état. Je me lève de ma place, pose ma bière sur la table basse et me rapproche d’Ehlena, prenant le risque d’être proche d’elle.

- Tu es blessée et tu es faible. Tu as besoin de sang.

Bravo Kyle, 1 + 1 = 2. On fait quoi maintenant ? C’est pas comme si j’avais des poches de sang dans mon frigo et il est hors de question que je la laisse agresser voire tuer un innocent pour se nourrir. Alors si on continue le calcule, il reste plus grand-chose comme choix. Je plaque ma main gauche contre le mur derrière Ehlena, pas loin de son visage, plus pour l’empêcher d’aller dans la salle de bain que pour la bloquer. Mon regard se plante dans le sien et même si je n’aurais pas cru faire ce genre de proposition un jour, je suis on ne peut plus sérieux lorsque je prononce les mots suivants.

- Prends mon sang, bois à ma veine. Tu n’as peut-être pas l’intention de te suicider dans cette salle de bain mais je n’ai pas envie de t’y trouver morte parce que tu manques de sang.

Profite, une telle offre ne se reproduira pas de sitôt, je ne suis pas vraiment du genre à vouloir devenir accroc aux morsures alors que j’ai déjà bien assez à faire avec ma dépendance à d’autres substances. Alors ne réfléchis pas Ehlena, prends ma veine, plus vite se sera fait, plus vite tu pourras t’éloigner.


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L'indomptable
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MessageSujet: Re: Tourner la page   Jeu 17 Aoû - 12:55


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Ehlena & Kyle

Est-ce que j’emprunte le bon chemin ? Je ne sais pas. Mais je sais que si je mourrais à l’instant, cela ferait surement plus de mal que de bien. Mais est-ce que je saurais supporter cette enveloppe encore longtemps ? Je ne pense pas. Je ne crois pas. Mais ai-je le choix ? Tu penses que c’est un choix, un choix que j’ai fais, qui m’amène à être encore vivante aujourd’hui. Tu te trompes. C’est le choix que je n’ai pas fais, qui m’amène ici aujourd’hui. Mais je ne pense pas que cela restera encore longtemps en suspens, même si pour le moment, je ne peux pas prédire la décision finale… Je suis là ? Tu penses ? Non, je ne crois pas. Mon esprit n’est pas là. Mon cœur non plus, il est resté enfermé avec le dernier de ses monstres, dans ce lieu qui m’a tourmenté… Mais ça ne sert à rien de discuter. Par contre, j’aimerais enlever de mon corps cette odeur, ce sentiment de transporter la mort. Je ne la supporte plus. Je ne supporte plus cette senteur douceâtre, écœurante. Il parle, il me ferait presque sourire. Presque. La formulation était plus pour te prévenir de mon intention que par doute que tu en es une. Après tout, l’odeur de ta peau et de ton sang a toujours été présente dans la pièce, contrairement à certains qui sentent véritablement mauvais. Leur hygiène corporelle surpasse l’odeur de leur sang. Pas pour toi.

Je hoche la tête dans sa direction, un remerciement avant de me redresser. Quand est-ce que je me suis assise ? Enfin. Il me faut quelque secondes pour retrouver mon équilibre, une fois debout, mais j’avance ensuite dans la direction indiqué avec presque de l’empressement. Je ne savais pas qu’il était possible de ressentir les émotions aussi fortement, je l’avais oublié. J’entends sa voix prononcé mon nom et malgré l’étonnement, je ne me retourne pas. C’est la première fois depuis des lustres que mon prénom est prononcé avec une intonation presque agréable. J’avais oublié que mon nom pouvait receler de telles intonations. Enfin…  

Je l’entends continuer à me parler, me disant que j’ai besoin de sang. Hum… Peut-être. A quand remonte mon dernier repas ? Surement pas pendant ma petite absence avec les alchimistes. Et même avant, je ne me rappelle plus de mon dernier repas de sang. Enfin j’avais vécu des semaines sans sang, je pourrais tenir encore un peu… Sauf que ça n’a pas l’air d’être de la volonté du chasseur. Tu es étrange, comme toujours. Je fixe ce poignet beaucoup trop proche de mon visage à mes yeux, avant de remonter vers le visage du chasseur. Ce que je vois me surprend, on dirait qu’il s’inquiète pour moi, véritablement. Et non pas de retrouver mon cadavre dans sa salle de bain…

« Je ne te comprends définitivement pas… »

Je me parle presque à moi-même et sans les explications tu dois avoir du mal à comprendre mais bon… Je ne compte pas aller plus loin. De toute façon tu l’avais déjà remarqué, que je ne te comprenais pas, alors il n’y a pas vraiment besoin d’explication. Je me surprends ensuite, me rendant compte que mon corps a bougé avant mes pensées, sinon comment expliquer que je tiens son poignet entre mes doigts. Je sens les muscles sous ta peau, dû à l’utilisation de ton épée surement, tout comme je sens le sang qui se glisse dans tes veines. C’est tentant, très tentant oui, je l’avoue…

« J’apprécie ta proposition, chasseur. Et peut-être après, mais… »

J’hésite un instant et je le vois ouvrir la bouche, surement prêt à me faire entendre son point de vue. Pourquoi est-ce que je n’arrive juste pas à le blesser pour le repousser ? Cela faciliterait les choses. Mais non. On dirait qu’encore une fois, je veux juste lui faire comprendre mon point de vue. Dès fois, c’est moi-même que je ne comprends pas…

« Il s’est passé pas mal de choses, dernièrement. Et j’ai vraiment besoin d’une douche. Je me sens assez sale comme cela sans avoir besoin de savoir que je vais te salir aussi. Après… S’il te plait. »

Doucement, je le repousse pour avancer. Je suis sûre qu’à cette distance, tu n’as pas pu manquer les blessures sur mon corps, mais également l’odeur douceâtre que les morceaux du cadavre d’Henry, toujours présents sur mon corps et mes vêtements, diffusent autour de moi. J’ai besoin… D’enlever tout ça. Pour me sentir au moins un peu moi-même. Je ne suis pas totalement folle, je sais, confusément, que seul mon état de choc et le manque de sang m’empêche de prendre pleine mesure de la situation et donc, de hurler d’horreur sans discontinu. Alors, s’il te plait, laisses-moi au moins me débarrasser de cette situation avant de me sortir de cette torpeur. Juste avant d’entrer dans la salle de bain, je m’adresse une dernière fois à lui.

« Ne t’inquiète pas, je ne fermerais pas à clé. Tu me retrouveras bien avant que je ne sois à l’état de cadavre. »


Si je m’écroule, au moins tu pourras te débarrasser de mon corps refroidissant avant la fin… Je passe la porte et referme celle-ci derrière-moi, jetant distraitement un œil aux alentours. Plus grand que ce à quoi j’étais habituée tout de même… Je me débarrasse des lambeaux de mes vêtements, ils n’ont pas appréciés les tortures… Je les jette donc à la poubelle, gardant juste mes sous-vêtements sur le sol avant d’aller sous l’eau. Je dois me retenir au mur pour ne pas tomber et baissant les yeux, je vois plus que jamais l’aspect décharné de mon corps, accentué par toutes les anciennes et nouvelles marques de tortures. Je frotte ma peau, serrant les lèvres pour ne pas hurler en voyant les morceaux de chaire qui tombent sur le sol. Henry… Je dois prendre une profonde inspiration pour ne pas me mettre à pleurer comme une enfant, comme s’il y avait quelqu’un pour me réconforter de toute façon… Mes blessures ne s’arrêtent pas de saigner un seul instant, lent filet de sang qui me prend ma vie… Assez ironique, n’est-ce pas, quand on sait le nombre de vie auquel j’ai mis fin…

Je coupe la douche après moins de cinq minutes, mais cela a suffit pour me laver par deux fois le corps et une fois les cheveux. Et au moins, je ne sens plus cette odeur de mort… Je manque de glisser en sortant de la douche, sentant mes jambes me porter difficilement. Ce que je peux haïr la faiblesse de ce corps… Je repère un lave-linge, dans lequel se tient apparemment des vêtements propres que le chasseur n’a pas pris le temps de ranger, tant mieux… Je pioche dedans, en sortant un épais pull et me retenant encore une fois de me laisser aller aux pleurs. Ma garde-robe n’avait été composé que hauts provenant d’Henry après tout, non pas par manque d’argent mais juste parce que… Je l’avais encore un peu avec moi comme ça. Et maintenant, je ne pouvais plus apprécier ses souvenirs sans repenser à son cadavre qu’ils avaient habillés comme dans un mariage. Immonde parodie de bonheur…

J’enfile le vêtement avant d’ouvrir la porte, ayant la surprise de tomber nez-à-nez avec Kyle, on aurait dit qu’il se tenait prêt au pire, ou à devoir défoncer la porte pour me sortir de là. Absurde. Je devais inventer, c’est tout… Je lui adresse un léger sourire qui doit plus ressembler à une grimace qu’autre chose. Mes lèvres n’étaient pas faites pour ce genre de choses.

« Désolée, je te le rendrais plus tard, quand j’aurais retrouvé mes vêtements… »

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Le sauveur
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MessageSujet: Re: Tourner la page   Ven 18 Aoû - 16:40



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Ehlena & Kyle



Est-ce que tu es venue ici pour mourir sous mes yeux Ehlena ? Pourquoi m’infligerais-tu une chose pareille ? Non tu es bien vivante et en même temps si proche de la mort... Et je ne le remarque que maintenant. Idiot. Si tu voulais mourir Ehlena il ne fallait pas venir ici, car je ne te laisserais pas t’écrouler sous mon toit, il en est bien hors de question. Alors je finis par lui proposer mon sang, après tout que puis-je lui offrir d’autre ? Pas de tuer un humain dehors ça c’est sûr. Tu dis que tu ne me comprends mais m’as-tu déjà une fois compris ? Non, je ne pense pas. Si tu m’avais compris tu ne m’aurais pas proposé ton corps en espérant que je te laisse partir ensuite. Non, tu ne sais rien de ce que je pense, de ces choses que tu me fais ressentir chaque fois que tu es dans les parages, mais au fond tu n’as pas besoin de savoir, tu ne saurais pas quoi en faire de toute façon.

Elle refuse ma proposition, ou plutôt la reporte. Je peux accepter d’attendre un peu, mais le refus en revanche est hors de question. A ce rythme tu ne survivras pas à la nuit Ehlena, je le réalise surtout maintenant que je suis aussi proche de toi, que je peux voir tout ce sang et tes blessures. Oui, tu ne passeras pas la nuit et peut-être pas l’heure non plus, alors le report ne devra pas être trop long. Ne m’oblige pas à te forcer de boire mon sang, ni toi ni moi n’aimerions ça. Alors après la douche c’est d’accord, mais seulement ça.

- D’accord, après.

J’ai cédé, encore une fois, mais si tu me demandes de repousser encore l’heure de ton repas une fois sortie de la salle de bain, je ne céderai pas encore. Alors je la libère, la laisse s’éloigner et s’enfermer dans la salle de bain, même si elle me promet de ne pas s’enfermer à clé pour que je puisse en quelque sorte la sauver si elle devait s’écrouler à l’intérieur. Bien, tant mieux, ça m’évitera d’avoir à défoncer la porte si une telle situation devait arriver. Elle referme la porte derrière elle et je me retrouve là, à attendre juste devant, sans bouger, sans faire le moindre bruit. Je me sens impuissant face à elle, incapable de pouvoir l’aider, incapable de pouvoir la relever et cette idée me replonge en arrière.

Je ne suis qu'un enfant à ce moment là, dans cette ruelle avec ma sœur, à l’endroit où elle s’est fait attaquer, à l’endroit où elle est morte. J’entends encore leur rire. J’entends encore l’un d’entre eux dire qu’ils flingueront ma famille pour se venger de Gordon. Et je les vois la tuer, la massacrer, me forçant à regarder. Je suis simplement allongé là, mon visage appuyé contre le sol froid et dur et je ne peux pas l’aider, juste regarder. Impuissant face à la situation. Impuissant devant sa douleur.

J’entends le jet d’eau se refermer et me tirer de mes pensées. Ouais, je ne pourrais décidément pas supporter de perdre Ehlena aussi alors que je peux l’aider un minimum, au moins lui offrir de mon sang pour lui donner de la force. Au moment où elle ouvre la porte, je me retrouve comme un con cloué devant elle et si son sourire aurait pu détendre l’atmosphère, ce n’est pas vraiment le cas. En fait ce qui me calme un peu c’est de la voir porter mes vêtements, ouais je sais c’est débile, mais d’une certaine façon ça me donne l’impression qu’elle a envie que je la protège, qu’elle veut bien essayer. Vraiment con.

- Tu peux le garder, il te va bien.

Ouais, vraiment bien. Je vais limite avoir envie de te donner tous mes fringues, mais après j’aurais plus vraiment de quoi m’habiller si je fais ça. Je m’écarte un peu pour lui donner la place de circuler si elle le souhaite. L’odeur du sang est moins forte maintenant mais je sais que ça ne veut rien dire, que c’est seulement l’odeur du gel douche qui camoufle ça. En dessous de ces fringues elle doit encore avoir des blessures qui saignent et son teint pâle montre clairement qu’elle n’est pas loin de devenir un véritable cadavre. Alors je veux bien que les moroïs soient plus pâles que la moyenne, mais pas à ce point non plus, faut pas déconner. Je pousse un soupir, espérant que cette fois elle ne me repoussera pas parce que j’ai pas vraiment envie que ce débat devienne un sujet de discorde.

- J’aimerais vraiment que tu te nourrisses maintenant Ehlena, s’il te plaît.

Ne me repousse pas encore une fois, tu pourras le faire une fois que tu seras en meilleur état, mais pas maintenant, pas comme ça. Alors oui, je te le demande gentiment parce que j’ai envie que tu remarques que c’est important pour moi que tu ailles bien, ou mieux du moins. Prends ma veine Ehlena, tu peux bien au moins faire ça pour moi, si ce n’est pas pour toi.


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L'indomptable
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MessageSujet: Re: Tourner la page   Jeu 24 Aoû - 13:55


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Ehlena & Kyle

Est-ce que je fais les bons choix ? Je ne sais pas. J’ai du mal à aligner mes idées, à me sortir de ce lieu qui a vu la dernière de mes morts. J’ai du mal tout simplement à m’accrocher au présent. Et pourtant, la présence de Kyle est étonnement claire dans cette pièce. Etrange. Mais c’est comme tout ce qui le concerne, finalement. Malgré tout, il y a une chose que je souhaite faire depuis quelques temps alors je le lui demande. La douche. Se laver. Se purger. Sauf qu’il souhaite me retenir. Pour me nourrir, à quoi est-ce que cela servirait ? J’ai vécu des semaines sans me nourrir, je peux encore tenir, je suis sûre. Mais il n’a pas l’air d’accord. Tu es étrange, chasseur. Pas comme tous les autres. Je ne sais pas encore si c’est un bon ou un mauvais point. Je finis par lui soutirer un plus tard, qui me soulage. Je ne me voyais pas me battre contre lui pendant encore longtemps.

« Merci… »

J’entre dans la salle de bain, me dirige sous la douche. Je dois affronter ses émotions, plus claires que jamais. Comme si revoir le corps d’Henry avait été mon électrochoc. J’aurais préféré ne jamais recevoir ce coup. C’était déjà bien assez dur sans toutes ses émotions, sans cette envie de pleurer. Sans ces envies de me rouler en boule, de trouver un coin sombre où me dissimuler, pour pouvoir expulser ma peine. Est-ce qu’inconsciemment j’étais venu voir le chasseur pour qu’il m’apporte la tendresse que me donnait ma sœur ? Non, cela n’aurait pas de sens. Surtout que ce n’est pas le même genre de sentiments. Je dois me tromper, encore.

Je sors finalement de la douche, me retenant au lave-linge pour ne pas tomber. Je remarque celui-ci contient des vêtements propres, me permettant d’enfiler un pull large par-dessus mes sous-vêtements. Puis, je sors, et je tombe sur le regard de Kyle, fixe, protecteur. Etrange. Encore. Je lui dis que je lui rendrais son vêtement dès que j’aurais de nouveau accès à ses affaires et sa réponse me surprend. M’aller bien ? Je baisse les yeux sur le vêtement, oui, peut-être. Enfin, ce n’est qu’un bout de tissu. Il n’a rien de différent que d’autres, si ce n’est qu’il est agréablement chaud et qu’il sent le propre. Je hausse une épaule mais je ne lui réponds pas autrement. Quelle réponse serait appropriée de toute façon ? Je ne sais même pas celle que je souhaite offrir…

Je croise de nouveau son regard quand il pousse un profond soupir. On dirait que quelque chose t’ennuie ? Nourrir ? Oh, c’est vrai, le sang. J’avais presque oublié que je te l’avais promis. Je ne sais pas si je souhaite vraiment me nourrir, prolonger cette vie, je me sens bien dans cet état cotonneux. Je ne sens presque pas mon corps, je sens juste bien trop mes émotions. Je penche la tête sur le côté, sans lâcher son regard. On dirait que ça lui tient à cœur. Incompréhensible…

« D’accord… Viens t’assoir. »


Ça fait longtemps, mais je crois me rappeler de comment cela se déroule. Enfin sur des donneurs volontaires, je veux dire. Je marche jusqu’au canapé, d’une démarche un peu incertaine et j’attends, debout, que lui s’assoit, ce qu’il finit par faire. Et maintenant ? Hum, je crois que c’est le moment des recommandations. Enfin, je me fous de cette partie, je ne l’ai jamais vraiment écouté. J’espère juste que je ne le viderais pas de son sang.

« Ca fait longtemps… Enfin, préviens-moi si je te fais mal. »

Je ne sais même pas si mon corps est capable de produire des endorphines. Quand on est aussi vide d’émotions et si proche de la mort, est-ce que notre instinct prend quand même le dessus ? Je lui jette un regard, m’arrêtant une seconde sur sa jugulaire battante avant de secouer la tête. Non, trop proche. Trop de proximité, trop de contacts… Si seulement mon protecteur pouvait être là pour m’aider…

Je finis par m’agenouiller sur le sol, remarquant la sensation douloureuse que me procure le sol. Surement le manque de graisse au niveau de mes genoux qui rendent l’appui douloureux… Tant pis. J’attrape doucement son avant-bras entre mes mains, une main près de son coude, l’autre près de son poignet, dans une prise légère. Et ensuite, mon instinct prend le dessus et je me retrouve à mordre doucement dans la peau bronzé, retrouvant sa veine immédiatement et m’alimentant, goûtant pour la première fois à son goût, un mélange entre le doux et l’amer… Entre une envie de continuer et d’arrêter. Etrange sensation…
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Le sauveur
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MessageSujet: Re: Tourner la page   Mer 30 Aoû - 11:10



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Ehlena & Kyle



Je ne sais pas vraiment quoi penser de la situation, je ne suis même pas sûr d’être réellement en état de penser correctement, pourtant depuis qu’elle a mis les pieds chez moi des tas d’idées me traversent la tête, toutes à son sujet. Décidément même shooté par les médicaments tu as le don d’éveiller encore des choses en moi, bien trop de choses. Pourquoi as-tu cet effet-là sur moi Ehlena ? Pourquoi toi alors qu’il n’y a aucun avenir possible entre nous ? Surtout si c’est toujours la mort que tu souhaites, mais peut-être as-tu changé d’avis, peut-être est-ce pour cette raison que tu es là, chez moi ce soir et non pas sur des rails prête à laisser le prochain train t’emmener au loin. Il y a trop d’incertitudes à ton sujet, mais j’ai remarqué que c’était habituel avec toi.

Je ne sais pas pourquoi je reste bloqué debout derrière cette porte une fois qu’elle s’enferme dans la salle de bain, peut-être parce que j’ai peur de la perdre, peut-être parce que j’ai besoin d’entendre le moindre son pour être sûr que tout est bien réel. J’ignore combien de temps s’est écoulé avant qu’elle ne rouvre la porte, peu de temps je crois, mais je n’ai pas bougé de ma place, à vrai dire mon esprit avait fini par divaguer bien loin d’ici avant qu’elle ne me ramène à la réalité. Toujours vivante, ce sont les premiers mots qui me viennent en tête lorsque je la vois devant moi. Puis d’autres choses me viennent en tête quand je la vois porter mes vêtements, mais je préfère chasser ces pensées loin d’ici.

En fait je préfère me concentrer sur son état plutôt que sur autre chose. Je n’ai pas envie d’essayer de comprendre ce que je ressens ni même d’essayer de la comprendre elle. La seule chose sur laquelle je préfère me focaliser pour l’instant, c’est sa santé, et pour l’heure elle me donne l’impression d’être sur le point de tomber dans les pommes d’une seconde à l’autre. Alors je lui rappelle de se nourrir, tu m’avais dit après ta douche alors c’est le moment. Je m’attends à ce qu’elle change d’avis, me repousse, me demande d’attendre encore un peu, mais non, Ehlena accepte à mon grand soulagement. Et maintenant comment ça se passe au juste ? Ce n’est pas comme si j’offrais mon sang à tous les moroïs du coin. En fait tu es la première et seule personne à qui j’offre mon sang, félicitations, tu as gagné le concours.

Je m’approche en silence lorsqu’elle me dit de venir m’asseoir, m’installant simplement sur le canapé et attendant la suite. C’est étrange, d’habitude j’ai horreur des silences, sans doute pour ça que je suis une vraie pipelette, mais là avec elle ça ne me dérange pas, puis faut bien avouer qu’une blague là tout de suite ne passerait pas très bien. Elle s’installe à son tour et j’aimerais bien lui dire de venir sur le canapé plutôt que de rester par terre mais je n’ai pas envie de l’interrompre, avec elle je crains toujours de la repousser avec la moindre phrase de travers. Je me rends compte seulement maintenant qu’elle m’a parlé pour me dire de la prévenir si elle me fait mal, est-ce qu’elle m’a dit ça à l’instant où il y a une minute ? J’ai vraiment perdu la notion du temps.

- Ne t’en fais pas pour moi, j’ai survécu à pire qu’une morsure.

De toute façon je ne pense pas que tu sois venu chez moi pour me tuer, n’est-ce pas ? Pourquoi es-tu venue d’ailleurs ? Toujours cette question, toujours autant d’incompréhension. Je la laisse faire, profitant de ces rares contacts qu’elle initie avec moi de son propre fait. D’abord ses mains qui agrippent mon bras, puis viennent ensuite ses lèvres sur ma peau et ses canines dans ma chair. Une petite sensation désagréable me traverse, bien vite remplacée par autre chose, beaucoup trop de choses. Il n’y a pas de douleurs, juste... Je ne sais pas, une sorte de bien-être étrange mélangé à une apothéose. Je ne pensais pas qu’on pouvait apprécier une morsure, mais peut-être que je l’apprécie uniquement parce qu’elle vient d’elle. Mon sang s’écoule peu à peu de ma veine à sa gorge et je me sens bien, de mieux en mieux, comme si on était en train de m’injecter de la drogue, me mettant dans un état second.

Puis tout à coup plus rien. Merde je n’avais pas envie qu’elle s’arrête mais encore une fois j’ai perdu la notion du temps. Combien de temps est-ce que la morsure a duré ? Des secondes ou des minutes ? Je me sens un peu vaseux et en même temps si bien, je dirais même que ça faisait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi bien. Mon regard se plonge dans celui d’Ehlena qui n’a pas bougé de sa place et à nouveau je ressens toutes ces choses mais en bien plus décuplées. Pourquoi me fais-tu ressentir tout ça ? J’aimerais tellement être comme toi par moment, insensible, mais je n’y arrive pas, encore moins face à toi. Un rire jaune s’échappe de mes lèvres, faible, repartit aussi vite qu’il est venu, juste parce que je me suis rendu compte qu’on désire toujours l’inaccessible, l'homme est doué pour ça.

- C’est une torture de t’aimer Ehlena...

Je ne sais pas pourquoi je prononce ces mots, peut-être parce que je ne suis pas vraiment moi-même en ce moment, entre mes propres cachets et ses endorphines, ça ne doit pas faire bon ménage. Pourtant d’une certaine manière je ne regrette pas d’avoir prononcé ces mots, au moins elle sait. J’imagine qu’à tes yeux le mot aimer doit sonner faux, pourtant il ne m’a jamais paru aussi réel qu’aujourd’hui. Peut-être que le coup de foudre existe après tout, mais j’aurais aimé que la foudre se choisisse une autre cible. La seule chose dont j’ai envie là tout de suite c’est de t’embrasser Ehlena, mais je me retiens, encore une fois pour toi, parce que je n’ai pas envie de te faire fuir, parce que ce serait une torture de plus de goûter à tes lèvres alors que je ne t’aurais jamais, parce que j’aurais du mal à accepter d’être le seul à ressentir quelque chose. Oh et puis merde, je viens de lui offrir mon sang, j’ai bien le droit à un baiser en retour, juste un dernier. Mes pensées sont incohérentes ce soir, mais je sens bien mon corps se pencher en avant pour venir capturer ses lèvres alors que l’une de mes mains glisse dans ses cheveux humides. Un baiser, un seul et après je tourne la page.


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L'indomptable
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MessageSujet: Re: Tourner la page   Mar 19 Sep - 11:34


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Ehlena & Kyle

C’est si étrange de me retrouver ce soir dans ta demeure, chasseur. Est-ce que j’ai fais le bon choix ? Ai-je même fait un choix, quand je me suis retrouvée devant toi ? Je ne sais pas. Je me suis laissée guider. Mais par quoi ? Je ne sais pas. Je n’arrive pas à savoir ce qui m’a fait choisir. Je n’arrive pas à savoir pourquoi je vis toujours. Pourquoi toutes ses émotions me traversent et s’arrêtent en mon cœur, plutôt que de l’éviter comme habituellement. Je n’arrive pas à savoir où se trouve mon protecteur. Je me sens perdue dans ce tourbillon inconnu, je me raccroche à des choses élémentaires. Une douche. Un vêtement chaud et doux. Un regard fixe.

Je ne comprends pas pourquoi tu tiens tant que cela à ce que je vive. Tu m’as fais comprendre que ce n’était pas mon corps qui t’intéressait. Alors pourquoi vouloir que ce corps vive encore ? Vive quelques secondes de plus… Enfin, je t’ai fais une promesse. Je tiens toujours parole. Pour moi, les mots ont plus d’importance que n’importe quel bout de papier que j’aurais pu signer. Alors, je tiendrais parole. J’espère juste que je ne ferais rien qui puisse se regretter plus tard. Cela fait longtemps. Très longtemps. Que je n’ai pas mordu, que je ne me suis pas nourri. Jusqu’à la dernière seconde, j’avais retardé ce moment, me nourrissant de manière humaine pour retarder la soif de sang. Et ensuite la capture… Peut-être buverais-je trop ce soir ? Peut-être pas… Tu prends ton temps pour répondre, chasseur. On dirait que je ne suis pas la seule perdue dans mes pensées.

« Je n’en doute pas. Mais ce n’est pas la question. »


Tu n’as jamais été choqué par la violence de ma vengeance, mais plutôt par les outils que j’utilisais. Tu as du voir bien des choses, en vivre aussi. Tu ne serais pas devenu un chasseur autrement. Mais Kyle, ce n’est pas la question. Absolument pas. Mais ça ne sert à rien de discourir. Je dépose mes mains sur sa peau bronzée et forte, attirant son poignet à mes lèvres avant de mordre doucement dans sa peau douce. Le sang qui vient à ma bouche est puissant, fort, mais possède également un goût amer qui me fait autant l’apprécier que l’arborer. Quel étrange mélange. Comme toi. Ce sang est presque trop puissant, je sens mon ventre qui se tord, autant sous la sensation de la faim que cette sensation de trop plein. Pourtant j’ai conscience d’avoir pris bien trop peu de sang. Mais c’est déjà trop. Mon corps n’est plus habitué à être autant nourri. Et je sens que si je continue, je vais soit éclater, soit vomir. Alors j’arrête, retirant mes crocs et suçotant doucement les deux marques de crocs jusqu’à ce que le sang arrête de couler. Jusqu’à la dernière goutte de cet horripilant aphrodisiaque.

Je laisse retomber son poignet, changeant de position pour m’assoir sur mes talons et je croise le regard de Kyle. L’air qu’il arbore… Ca fait naître des émotions en moi que je ne sais pas nommer. Je sens un frisson me traverser et pourtant, j’arrive à m’en étonner, parce que c’est la première fois depuis des semaines que mon corps se réchauffe, parcouru par une étincelle de vie bien plus forte. On dirait que même ta volonté de vivre est inscrite dans ton sang, Kyle… Ou alors c’est moi qui me fais des idées.

Ces mots… Aimer ? Pourquoi est-ce que tu utilises ce mot ? Désir, je pourrais comprendre mais de l’amour ? Ce sentiment n’existe pas, pas vraiment. Encore moins dans notre situation, où tu ne connais rien de moi tout comme je ne connais rien de toi. Même nos prénoms ont mis du temps à arriver dans une conversation, bien que je ne considère pas que ce soit le plus important. Alors comment pourrais-tu parler d’amour ? Comment peux-tu utiliser ce mot ? Je me sens perdue, pleine d’incompréhension. Pourtant, quand je vois tes yeux si douloureux, je me dis que… Tu penses peut-être tes mots. Bien que je ne comprenne toujours pas comment cela peut être possible.

Je vois son mouvement avant de le comprendre. Et je ferme les yeux instinctivement, sentant sa chaleur envahir tout mon corps, devenant presque brûlante, trop chaude, contre mes lèvres. Je sens un violent frisson me traverser face à cette différence de température. Et face à d’autres choses. Je voudrais pouvoir réenfermer tous mes sentiments, qu’ils ne viennent pas parasiter ma vision. Parce que je crois… que j’apprécie ce contact. Même s’il est bien trop chaud, bien trop envahissant. Je sens sa main se glisser contre mes cheveux, provoquant toujours plus de petites étincelles. Et même si je ne prends pas de décision, je finis par lui rendre son baiser doux mais brûlant, glissant une de mes mains contre sa nuque, sentant contre mon pouce les battements forts de sa jugulaire, de son cœur, n’aillant qu’une brève pensée étonnée avant de me laisser aller aux sensations.

C’est étrange. De ressentir cette douceur et cette chaleur venant de quelqu’un d’autre. De sentir contre la peau abîmée de mon poignet ta peau douce et vierge. De sentir ta chaleur qui m’entoure. Encore plus étrange de m’y sentir bien, détendue. Mais en même temps, je sens monter la pression. Cette pression qui me dit que je ressens trop d’émotions, trop de sensations, sans avoir d’échappatoire, sans réussir à les contrôler. Je me sépare de ses lèvres, me rendant compte que je me suis redressée à genoux pendant le baiser alors je me recule légèrement, me rabaissant sur mes talons. Je sens encore son goût contre mes lèvres, sa chaleur qui me traverse. Et je ne sais pas quoi en penser. Je ne sais pas quoi penser de mon attitude, si ce n’est que je fais surement une bêtise…

« Pourquoi… »


Pourquoi est-ce que je ne te repousse pas ? Pourquoi est-ce que tu cherches ma présence ? Pourquoi est-ce que j’accepte tes attentions ? Pourquoi est-ce que je peux ressentir toutes ses émotions ? Je ne comprends pas pourquoi. Mais je ne sais pas si tu parviendras à m’éclairer là-dessus. Après tout, malgré tout, je ne me vois pas te poser toutes ses questions. Mes yeux se baissent sur ma main, toujours posés contre sa nuque. Je sens ton cœur, si fort et pourtant, fragile comme tous les êtres humains. Je ne devrais pas le sentir. Tout comme je ne devrais pas me rappeler de ton visage. Tellement de choses devraient être différentes…

« Comment fais-tu pour passer à travers du brouillard… ? »
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MessageSujet: Re: Tourner la page   Jeu 28 Sep - 20:45



Tourner la page


Ehlena & Kyle



Je n’ai jamais envisagé la morsure avant ce soir, peut-être parce qu’à mes yeux ça a toujours été signe de douleur. Je n’ai jamais envisagé qu’une morsure puisse être une bonne chose, puisse être quelque chose de seulement appréciable, pourtant j’ai bien entendu les rumeurs à ce sujet mais je n’y croyais pas. Il faut dire que je n’ai pas réellement un bon vécu avec ce genre de chose, la première fois que j’ai vu des canines, elles se sont plantées dans la gorge de ma sœur pour la vider de son sang. Alors oui, ça m’a marqué mais pas vraiment en tant que bon souvenir, loin de là d’ailleurs, aujourd’hui encore il m’arrive d’en faire des cauchemars.

Je ne suis pas très à l’aise avec cette proposition de morsure, pourtant il est hors de question que je la laisse mourir de faim dans mon salon. Au moins contrairement à d’autres je ne lui propose pas de me mordre pour profiter des effets qui vont avec, pour être honnête je m’en passerai bien. Pourtant une fois que la morsure arrive... Je me rends compte que j’ai arrêté de respirer. Comment quelque chose que j’ai toujours vu avec horreur peut provoquer tellement d’effets ? Des effets qui ne sont vraiment pas désagréables. Je reprends ma respiration doucement, calmement, je ne tiens pas à ce qu’elle devine que ce geste provoque autant de choses en moi.

La morsure s’arrête trop vite, une part de moi a envie de lui dire de continuer mais je me retiens. Autant que je ne m’habitue pas trop à ça. Sauf qu’elle s’éloigne et mes pensées se bousculent beaucoup trop vite, à tel point que tout devient incohérent dans ma tête. Peut-être n’aurais-je pas dû prononcer ces mots. Aimer, ça doit être ça alors, ça me paraît logique quand je replonge mon regard dans le sien. Je sais, c’est fou, on ne peut pas aimer quelqu’un qu’on ne connaît pas vraiment, mais alors dans ce cas qu’est-ce que je ressens ? Dis-le moi Ehlena. Pourquoi est-ce que ça me torture autant de ne pas pouvoir t’approcher ? Quelle stupide question, comme si tu allais pouvoir me répondre alors que tu as mis de côté tes émotions pour ne pas avoir à t’embêter avec ça. Enfin non, ça doit être pour une toute autre raison, mais quoi qu’il en soit tu n’es pas vraiment la mieux placée pour m’aider à comprendre.

Je ne sais pas vraiment ce qui m’arrive aujourd’hui, on dirait que c’est la soirée des grandes premières, des tentations, de nouveaux essais. Je l’embrasse. Je sais que je ne devrais pas mais j’en ai envie, alors je le fais et je suis surpris de sa réaction. Est-ce que c’est vraiment sa main qui se glisse vers ma nuque ? Est-ce que c’est vraiment réel ? Peut-être que les endorphines me font halluciner. Alors je resserre un peu plus ma prise autour de son corps, je prolonge davantage ce baiser, juste pour être sûr, juste pour profiter avant que tout ne s’arrête brusquement. Le baiser s’arrête agréablement et je me rends compte que nous avons tous les deux le souffle court, que nous sommes tous les deux un peu perturbé par ce qu’il vient de se passer. Puis arrive les questions, la question.

- Pour être honnête avec toi je ne sais pas comment je fais ça...

Oui, je suis aussi assez surpris d’être parvenu à t’atteindre, d’une certaine façon, d’être parvenu à passer à travers le brouillard, comme tu le dis si bien. Peut-être qu’il y a de l’espoir pour nous deux tout compte fait. Peut-être. En général j’essaie de ne pas trop me faire d’idées, au moins si la chute arrive elle est moins rude, mais après avoir goûté ainsi à tes lèvres, c’est difficile de ne pas désirer plus. Sa main est toujours posée sur moi et je glisse la mienne sous son menton, relevant doucement son regard vers le mien.

- En fait Ehlena je ne sais pas grand-chose de notre situation. Je ne sais pas comment j’ai pu passer ce brouillard, ni pourquoi tu m’offres la chance de te connaître un peu mieux. Je ne te mérite pas, ça je le sais bien, mais je ne peux pas m’empêcher de te regarder, de te désirer. La seule chose dont je suis sûr, c’est que je veux te rendre heureuse.

Ma main a quitté son menton pour repousser doucement une mèche de cheveux de son visage, la glissant délicatement derrière son oreille. C’est fou comme ses yeux bleus me mettent dans tous mes états, je pourrais la regarder comme ça des heures sans me lasser. J’ai vraiment ce besoin ancré en moi Ehlena, ce besoin de t’aimer, mais ça me tuerait si tu décidais de mourir demain maintenant que ta vengeance est accomplie. N’emporte pas tout avec toi Ehlena.

- Laisse-moi au moins essayer...


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