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 Seuls les regrets nous poussent à revenir

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Le cynique
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MessageSujet: Seuls les regrets nous poussent à revenir   Sam 19 Aoû - 17:53


   
   
Seuls les regrets nous poussent à revenir

Christian & Chris
Il y a du sang, partout sur mes mains, partout sur ma conscience. Comment ai-je pu faire des choses pareilles ? Tuer des personnes innocentes, tuer ma propre famille... Je mérite ce qu’il m’arrive. Putain je mérite de crever comme un chien. J’ai pas osé rentrer après l’assassinat d’Abigaïl, après avoir fait revenir ma conscience. J’ai pas osé retourner voir Red pour lui annoncer ce que j’avais fait. Elle a pas arrêté de me harceler de messages pour savoir ce que je foutais et je me suis contenté de lui dire que tout allait bien pour ne pas qu’elle s’inquiète, mais en réalité tout va mal putain. J’ai tous ces souvenirs qui remontent, toutes ces tortures, tous ces meurtres, et j’ai envie d’hurler ma rage mais rien ne sort. Ces types ont détruit ma vie et je suis même pas en état de me venger.

Ces putains de marques se sont développées sur tout mon bras gauche, jusqu’à la paume de ma main, rendant mon bras quasi inutilisable, trop douloureux, trop sensible, j’arrive même plus à sentir mes doigts, mais au moins ça a pas encore atteint mon cœur. Pourtant je crois que je serais pas contre que ça aille plus vite, parce que je suis dans un état lamentable. Mes cernes sont plus accentuées que jamais, j’ai même les yeux rougis et la peau aussi pâle qu’un cadavre, en fait à peu de choses près je ressemblerais beaucoup à un strigoï, à la mort quoi. A part que je suis plus faible, complètement épuisé et que je crache du sang. Ouais ça aussi c’est mauvais signe mais pour un mourant je suppose que c’est normal.

Il me reste plus qu’un seul truc à faire pour en avoir définitivement terminé avec le contrat de Lucifer, avouer mes crimes. Au moins il ne m’a pas imposé de dates pour ça, mais je compte le faire rapidement, comme ça je suis sûr et certain que Red est définitivement débarrassée de ses problèmes. Mais avant j’ai besoin de revenir une dernière fois à l’académie, allez savoir pourquoi, je suis pas vraiment nostalgique de cet endroit en plus mais il y a quelqu’un que j’aimerais bien revoir une dernière fois et puisqu’elle n’était pas à la cour royale, peut-être que je la trouverais ici.

Ouais, Nathasha Ozéra est en train de s’entraîner dans le gymnase et ça me fait sourire comme un con de la voir là après toutes ces années, en forme, saine et sauve. Je crois que ce sera elle qui sera la plus déçue quand elle entendra les nouvelles à mon sujet, quand elle saura tout ce que j’ai fait, les crimes que j’ai commis. C’est sûrement pour ça que je préfère me contenter de l’observer de loin plutôt que d’aller la voir. J’aurais bien aimé lui parler pourtant, mais pour lui dire quoi exactement ? Inutile de revenir dans sa vie alors que je vais disparaître de ce monde dans quelques jours.

Je la regarde encore plusieurs minutes dans mon coin, caché de tous. J’aurais définitivement pas aimé me retrouver à la place du sac de frappe qu’elle cogne. Bon j’imagine qu’il est temps d’y aller maintenant, puis j’ai bien envie d’une clope de toute façon. Sauf qu’au moment où je me retourne pour partir, je me heurte à un type baraqué. Christian Ozéra ? Merde quand est-ce qu’il a pris autant de muscles ? Je dois faire femmelette à côté maintenant, encore pire dans mon état actuel. J’esquisse quand même un faible sourire, au fond de moi je suis soulagé de ne pas avoir obéit à l’ordre qui était d’éliminer la famille Ozéra, ouais c’est toujours un petit soulagement malgré toutes les conneries que j’ai pu faire.

- Ozéra, ça faisait un bail, je vois que tu maintiens la forme.

Ouais Christian était plutôt quelqu’un que j’appréciais quand je vivais ici, un type bien, bon on s’en foutait parfois sur la gueule mais après tout tous les bons potes se battent un jour. Bordel quand j’y pense je dois vraiment passer pour un connard d’avoir éliminé ma propre famille sans broncher et d’avoir tout fait pour épargner ces deux-là. Au moins ce sera toujours des morts en moins que j’aurais à porter sur ma conscience.

- J’imagine que tu viens t’entraîner. Fais gaffe, ta tante m’a l’air d’humeur massacrante, elle y est pas allée de main morte avec le sac de frappe. Je resterais bien te voir te prendre une branlée mais malheureusement j’ai des choses à faire.

Comme allumer le feu qui réduira ma vie en cendre une bonne fois pour toute. Ouais je dois dire qu’en réalité je suis pas vraiment pressé mais bon, il faut bien que ça se fasse un jour et j’ai pas l’éternité devant moi.

- Ne lui dis pas que je suis passé.

Je parle de ta tante bien sûr, mais tu dois t’en douter. Inutile de lui dire que j’étais dans les parages et que j’ai pas daigné aller lui parler. Inutile aussi de lui faire croire que je suis définitivement de retour alors que la nouvelle de ma mort sera bientôt dans les infos. J’imagine bien le gros titre du journal disant que le tueur en série a été retrouvé mort chez lui. Ce sera au moins un fardeau en moins pour l’académie.

   
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Le jeune guerrier
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MessageSujet: Re: Seuls les regrets nous poussent à revenir   Dim 3 Sep - 20:47




Seuls les regrets nous poussent à revenir
Christian & Chris

Recevoir une demande de ma tante pour retourner à l’académie n’est pas vraiment le genre de chose qui arrive souvent. Malgré le téléphone qui crachotait, merci au réseau pourri de l’académie, j’ai cru comprendre qu’elle avait une histoire de cours à donner ou je sais pas trop quoi. Je vois toujours pas ce que je fous là-dedans mais bon, tante Tasha est ma seule famille, sans compter qu’elle est pas chiante du tout, elle me laisse faire ce que je veux, sans rien me demander, alors pour une fois qu’elle me demande un truc, je vais me ramener sans trop me plaindre. Ouais le truc est dans le pas trop.

Me traîner hors du lit, c’est la partie la plus compliquée. Ça fait deux jours que je me tape une putain de migraine qui veut pas passer et qui me fout en pétard. Je passe mon temps à aboyer plutôt qu’à causer, vaut mieux pas que je tombe sur les péteux de l’aristocratie sinon ils risqueraient de s’en prendre un peu trop dans la gueule. Et ils vont pas trop apprécier. Je choppe un jean que je sais assez élastique pour pouvoir me battre, c’est un peu devenu le crédo de toute façon de mes nouvelles fringues, avoir une guerrière comme ombre et modèle, ça change quelque petit truc. Ensuite, je choppe un tee-shirt propre, mes pompes et une veste avant de sortir du manoir. J’ai toujours du mal à avaler le fait qu’on est aménagé dans le lieu qui a vu la mort de mes parents, mais je commence à… accepter disons. Enfin, en tout cas, je vois plus le visage des monstres qui envahissent ma maison à chaque fois que je tourne dans un couloir. C’est déjà ça.

J’arrive à l’académie vers 19 heures, le soleil commence à se coucher mais c’est pas encore ça, alors je sais que les élèves sont toujours en train de se lever ou de bouffer. Je tombe sur personne et ça me convient parfaitement. Enfin personne, c’est vite dit. Je vois une silhouette chancelante qui regarde en direction de ma tante, ce qui fait que je m’approche silencieusement. Ouais, je finis par devenir suspicieux, faut dire que j’ai pas que de bons souvenirs dans ce lieu à la con. J’ai la surprise de me bouffer le mec quand il se retourne, heureusement, il est pas assez grand pour taper autre chose que mon torse, je préfère éviter le coup de boule. Pis là, surprise. Chris Montgomery. Bah merde, je croyais que ce merdeux était mort, ça fait des années que j’ai pas entendu parler de lui. Je sais qu’il avait échangé quelques nouvelles avec ma tante, fût un temps mais ça fait longtemps que personne n’a plus eu de nouvelle alors j’ai fini par croire qu’il était mort. Ouais, je sais, c’est plutôt con, parce que ce mec est pire qu’une mauvaise herbe, mais on arrêtait pas de nous dire que le monde est dangereux dehors alors j’ai fini par y croire, je crois. Ouais ouais, je sais, c’est moi qui suis con au final.

« C’est Christian. Chris-tian, c’est pourtant pas si compliqué Montgomery, surtout que ça ressemble à ton prénom. Je suis sûr que t’arriveras à te servir de ta matière grise pour réussir à prononcer la fin de mon prénom. »


Ouais, je sais, je suis un chieur. Mais c’est la réponse automatique quand il cause. J’ai plutôt l’habitude de répondre au pic par des pics, surtout que ce mec m’a aidé à m’entraîner à ça, presque plus que l’académie. Pendant une période c’était le seul à oser répondre quand je fracassais. Ça a presque fait de lui un pote, même si la différence d’âge était assez importante à ce moment-là. Quand à maintenir la forme, ouais merci Nayla. Par contre, toi, t’as l’air d’une crevette. Je le vois bailler dans ses vêtements, pourtant je crois pas me rappeler qu’il était le genre de mecs tout maigrichon.

Il me cause de ma tante, ce qui me fait lui jeter un coup d’œil. Bah nan, c’est la tante Tasha habituelle. Elle est juste un peu en forme, parce que l’autre con, Dimitri je sais plus trop quoi, a disparu et qu’apparemment c’était un pote. Bah grand bien lui fasse, elle trouvera quelqu’un d’autre. Enfin, je tourne mon attention vers Chris, parce qu’il a l’air d’être prêt à se barrer. Il donne même la phrase de fin. Je laisse échapper un petit rire, presque sincèrement amusé. Bah alors là…

« Vieux, tu me fais moins peur que tante Tasha. Si je lui dis pas que t’étais là, je vais me faire trucider quand tu te feras remarquer par quelqu’un d’autre. »


C’est bizarre. Plus je l’observe, plus je vois un truc qui va pas. Bon, je dis pas, t’as peut-être décidé que t’étais trop gros et t’es devenu anorexique, pourquoi pas, ça arrive dans la vie. Mais là, t’as l’air malade vieux. Blanc comme un cachet d’aspirine et faible comme un chaton asmatique. Et je parle même pas de la sueur que tu te trimballes, tu pourrais remplir un sceau avec ça. C’est un peu dégeu d’ailleurs, comme image. Je dépose ma main contre son épaule, croisant son regard, la seule chose qui paraît encore moroï dans son physique, plutôt rassurant… Si on oublie les à côté.

« T’as pas l’air okay, vieux. T’as décidé de faire une grève de la faim ou quoi ? Tu sais que même si t’es plus à l’académie, ils te refuseront pas un donneur, mec. »
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Le cynique
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MessageSujet: Re: Seuls les regrets nous poussent à revenir   Mer 6 Sep - 13:43


   
   
Seuls les regrets nous poussent à revenir

Christian & Chris
Quelle bonne idée de revenir dans cette académie, franchement Chris, t’es un champion. Parfois je me dis qu’il faut que j’arrête d’agir impulsivement et que je réfléchisse un peu plus. Je fais quoi maintenant que je me retrouve face à face avec Ozéra ? Enfin heureusement que c’est pas la tante sinon j’aurais pas pu me tirer du tout, surtout au vue de mon état. D’une certaine façon je suis assez content de revoir Christian au moins une dernière fois, faut dire que c’est l’un des rares types que j’ai pu apprécier ici, mais en même temps bah je sais très bien qu’il sera plus fidèle à sa tante qu’à moi, et ça ça me pose problème. A peine revu et déjà les provocations commencent, au moins le temps n’aura pas changé notre relation, je suppose que c’est une bonne chose. Enfin je suis pas sûr qu’il serait aussi amical avec moi s’il savait ce que j’ai fait.

- Ne te plains que je t’appelle par ton nom, j’en connais une qui t’appellerait Christiane et crois-moi ça te plairait moins.

Ouais on formerait une belle paire entre Christina et Christiane, foutue Red. Je jette un coup d’œil derrière moi, heureusement Tasha est trop concentrée sur ce qu’elle fait pour nous remarquer et j’aimerais mieux qu’elle ne sache pas que je suis passé, ça la vexerait que je ne sois pas venu la voir. Sauf que bien sûr Christiane n’est pas prête à jouer le jeu. Merde faut arrêter de craindre ta tante Ozéra, bon je veux bien que quand elle se met en colère on ait envie de se cacher mais quand même.

- Je me ferais pas remarquer.

Ouais je sortirai comme je suis rentrais, tel un fantôme. T’es le seul à avoir eu la chance, ou malchance, de croiser mon chemin, mais ça se reproduira pas avec quelqu’un d’autre, crois-moi j’ai rien à gagner de rester ici et de me faire voir. Bon je crois qu’il est temps de se tirer, l’envie d’une clope se fait de plus en plus pressante et j’aime pas trop rester dans les parages. Sauf que Christian me demande si je vais bien, voilà la question que je voulais éviter. Si je dis non il me prendra pour un menteur, mais en même temps j’ai pas franchement envie de parler de la galère dans laquelle je me trouve en ce moment. Par contre quand il se met à évoquer un donneur ça me donne presque la nausée, ouais parce qu’à chaque gorgée de sang que j’avale je sens les effets de ce poison s’accélérer et me tuer un peu plus vite. Alors non, je crois qu’il vaut mieux éviter le repas. Je m’efforce à esquisser un sourire et à ignorer les picotements qui me lancent lorsqu’il pose sa main sur la mauvaise épaule.

- Ça ne te réussit pas de jouer les infirmières Ozéra, allons plutôt fumer une clope, tu verras par toi-même à quel point j’aurais l’air d’aller mieux après une dose de nicotine.

Bon d’accord ça n’a rien à voir mais j’ai réellement besoin d’une clope là et j’ai pas l’impression que Christian s’en ira tout de suite alors on peut bien en fumer une ensemble avant que nos routes se séparent. Je donne une petite tape sur son épaule avant de le dépasser pour aller dehors, à lui de me suivre ou de rejoindre sa tante, peu importe. Une fois arrivée dehors je me sens déjà un peu mieux, plus d’air qui entre dans mes poumons même si bientôt je la remplacerai par de la fumée mais on s’en fou de toute façon, la clope ça n’a pas les mêmes effets sur les moroïs que sur les humains. Je sors mon paquet de ma veste et je peine un peu à l’attraper dans ma main gauche le temps d’ouvrir le paquet pour en sortir une clope. Bordel mon bras gauche est un vrai fardeau. Je maintiens la clope entre mes lèvres le temps de tendre le paquet à Christian avant de le ranger et de sortir un briquet, je dois avoir l’air d’un putain d’handicapé de tout faire avec la main droite mais j’en ai rien à foutre dans le fond. J’allume enfin ma clope et bordel la première taff est un vrai plaisir, comme si elle m’aidait à évacuer tout le stress, tous les problèmes, toute la merde qui s’accumule. Ouais je sais, c’est qu’une putain d’illusion. Avant que Christian ne surenchérisse sur mon état, je décide de lancer le sujet sur autre chose, sur son état à lui en l’occurrence.

- Bordel t’as vraiment doublé de volume mec, tu te dopes avant la muscu ou tu t’es soudainement dit que le sport serait ton meilleur ami ? Ou alors t’as une nana à impressionner ? Je parie qu'elle porte le nom de Lissa Dragomir.

   
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Le jeune guerrier
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MessageSujet: Re: Seuls les regrets nous poussent à revenir   Lun 30 Oct - 16:25




Seuls les regrets nous poussent à revenir
Christian & Chris

Qui est le crétin qui a inventé le téléphone portable ? Nan, mieux encore, qui est le con qui a permis qu’il y ait du réseau à l’académie ? Sans ça, j’aurai pu rester dans le calme de ma chambre, plutôt que de devoir me taper les trous du cul qui peuplent l’académie. Enfin, je suppose qu’il faut que je serre les dents, avec de la chance, tante Tasha va me demander quelque chose de totalement différent à ce que j’imagine en ce moment. Ouais, faut croire que je crois encore au père Noël.

J’ai la surprise de me manger du Montgomery dans la face, heureusement, je suis plus trop le genre de mecs à avoir mal avec ce genre de trucs. Les placages de Nayla dépotent bien plus que ce substitut de câlin. A peine le mec cause, que je me rappelle pourquoi ce mec me chauffait les nerfs autant qu’ils m’amusaient. Ce gars est le mélange entre le connard handicapé et le salaud de meilleur ami. Ouais ouais, je sais, drôle de mélange. Quand il cause, et qu’il me parle de Christina, je ne peux pas retenir ma grimace. C’est qui cette nana ? Surement une des garces de la pire espèce, de celle qui cancane mais qui savent rien faire d’autre que de causer, pas même en face. Pendant un temps, ces nanas avaient poursuivis Chris jusque dans ses cours privés avec tante Tasha. Si si, le club des garces pompoms girls, ça existe même chez les moroïs.

« Si je rencontre cette nana, elle a même pas intérêt à essayer de m’appeler comme ça, sinon je la crame. »


Ouais, je laisse tomber l’idée de t’inculquer quelques bonnes manières et je parle plutôt de ta connaissance. Je sais pas qui elle est mais je ne tiens pas forcément à la rencontrer. J’ai déjà bien assez de connaissance comme ça dans cette ville, alors je m’en passerais d’une supplémentaire. Enfin, le mec a l’air prêt à partir donc on dirait que je ne vais pas rencontrer sa nana. Par contre, c’est tout simplement hors de question que je ne dise rien à Natasha. Je ne suis pas du genre suicidaire. Surtout quand ma tante a appris à quel genre d’entraînement je me livrais et à décider d’encourager le programme : couvrons Christian d’hématomes. Si si, je vous assure, elle a même crée une banderole pour son club à deux participantes. Ma tante est folle, je vous l’avais pas dis ?

Le mec me dit qu’il ne se fera pas remarquer et je ne lui réponds pas, mais mon regard répond pour moi. Je parie que tu te disais la même en te ramenant ici, pourtant moi je t’ai repéré. Pis désolé mais t’as tellement une gueule de mourant que c’est sur que les gens se retourneront sur ton passage. Ils ont beau être de sacrés salaud d’aristos dans le coin, y a quand même quelques gueules sensés dans les parages et tu les éviteras pas tous. Enfin, si t’y crois, je suppose que je vais pas te contredire, on m’a toujours dit de ne pas contrarier les fous. A la place, je lui fais remarquer sa gueule de perdant et je lui rappelle qu’il y a des casses croûtes ici. La preuve, c’est même l’heure de la saignée en ce moment. Y a pas à dire, je ne suis pas mécontent de ne plus être à l’académie. Il cause, il cause, si je le cogne, il arrêtera de causer pour passer à l’action ?

Enfin, je jette un dernier coup d’œil à ma tante avant de suivre le malade vers l’extérieur du gymnase. Je me retrouve avec une cigarette entre les mains dont je laisse le filtre se consumer, gardant mes yeux rivés dessus pour ne pas dévisager l’abruti à mes côtés. Le connaissant, il va faire sa diva si je le regarde de trop. Mais à la place, il cause pour remplir le silence. Et en plus, il se trompe royalement. Mec, t’as des décennies de retard à rattraper, enfin je suppose que de disparaître pendant plusieurs années fait ce genre de trucs. Par contre, comment il a été au courant pour Lissa ? Et depuis quand je n’ai pas pensé à elle d’ailleurs ? A croire que c’est vraiment devenu loin derrière plus vite que prévu. Rho et puis merde. Je laisse un rire rauque m’échapper en plantant mon regard dans le sien avant de finir par lui répondre.

« Mec, t’es à des années lumières de la bonne époque. T’apprendras que Lissa s’est cassée vers la Russie avec sa best, pour faire je ne sais quoi. Et comme tu le vois, je suis resté ici. Par contre, désolé de te le dire, tu t’es encore trompé, je ne suis pas devenu ami avec la gonflette et les salles de sport, mais plutôt avec les placages et les coups de pieds dans le derrière. »


Mais je ne dis pas que ces derniers, c’est moi qui les distribue. Disons qu’on fait moitié moitié. Bon, d’accord, en vrai, si je n’utilise pas mes pouvoirs, c’est plutôt du 40/60 mais bon… Ce n’est pas de ma faute si les moroïs sont constitués pour être des tapettes, c’est un peu dur de dépasser sa propre condition. La preuve, toi, Chris, t’as une gueule pire encore que celle du BGBC de la classe. Et ce n’est pas un compliment, loin de là.

« Tu optes pour un nouveau look mec ? Parce que je dois te prévenir, même pour les petits pédeux de l’académie, t’es un peu trop fin. Et puis merde, on dirait que je fais ma mama à cause de toi. Manges bien mon chéri, oublies pas tes toasts dans le grille-pain. Pff. »


Je souffle avec énervement en détourant le regard. Ouais ouais, je me casse moi-même avant qu’il le fasse. Et faut avouer que je ne suis pas très fort pour jouer les mères poules, encore moins les copains protecteurs. D’ailleurs, je ne sais pas si le terme ami est le bon pour nous désigner tous les deux. Mais bon, ce n’est pas l’heure de chipoter là-dessus.

« Alors, tu vas causer et me dire ce qui s’est passé depuis que tu t’es cassé de ce lieu pourri ou je dois sortir les violons et les larmes pour que tu daignes me parler ? »
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Le cynique
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MessageSujet: Re: Seuls les regrets nous poussent à revenir   Sam 4 Nov - 22:35


   
   
Seuls les regrets nous poussent à revenir

Christian & Chris
Est-ce que Christian sera le dernier visage que j’aurais l’occasion de voir ? Bordel j’espère bien que non, pas qu’il n’est pas mignon avec ses fossettes mais quand même, j’aimerais mieux voir un visage plus féminin, avec des cheveux pas forcément longs et un vocabulaire pas forcément soutenu et... Roh la ferme Chris, on sait tous de qui tu parles. C’est là que je me dis que je ne pourrais jamais voir la rencontre entre Red et Christian et que c’est vraiment dommage, je louperais un joli spectacle j’en suis sûr. Je ne peux m’empêcher de lâcher un rire face à la réponse de Christian. Ouais il n’y a pas à dire, ces deux-là m’auraient offerts un sacré show.

- J’aimerais bien voir ça tiens.

Je parie que Red n’hésiterait pas à asperger Christian avec un extincteur s’il la menaçait d’une petite flamme. Ouais, voilà une belle image que je tiens à graver dans ma tête. Bon et si on sortait dehors prendre l’air avant que ce ne soit une autre femme de caractère qui nous tombe dessus ? Non parce que je crois que ni toi ni moi ne sommes prêt pour la tornade Tasha là tout de suite, surtout pas moi en tous cas. Alors je finis par convaincre Christian de nous rendre dehors et j’en profite pour enfin fumer une clope. Voilà qui fait du bien. J’en profite aussi pour questionner Christian et rattraper ce que j’ai manqué, beaucoup de choses visiblement. Déjà j’ai envie de donner un coup à Christian pour ne pas avoir suivi Lissa, sauf que je me ferais probablement plus de mal qu’à lui. Non mais sérieusement par contre ? Même un aveugle aurait pu remarquer l’attirance entre eux... Par contre concernant la nouvelle carrure de Christian, je dois dire que sa réponse me fait hausser les sourcils, mais je crois que je ne préfère pas trop creuser le sujet.

- Chacun ses goûts mon pote, si t’es dans le délire maso promis je ne juge pas. Par contre j’ai toujours pensé que ce serait avec Lissa que tu pratiquerais le placage... Enfin un autre style de placage.

Bref on s’est compris je crois. Le temps d’inspirer une nouvelle taffe, Christian change de sujet pour commencer à parler de moi. J’étais bien plus intéressé de parler des placages de Christian, dommage. D’autant que le type est clairement en train de se foutre de ma gueule, mais est-ce que je peux lui en vouloir ? Je me moquerai aussi de moi-même si j’étais à sa place alors bon... Par contre de là à jouer les mères poules, je crois que t’en fais un petit peu trop Ozéra.

- Ta tante Tasha a trop d’influence sur toi, ça en devient flippant.

Alors certes quand elle s’y met elle peut devenir un véritable démon, mais quand quelque chose ne va pas elle est toujours là pour nous aider à relever la pente, je le sais, elle l’a déjà fait pour moi par le passé. Voilà pourquoi j’aimerais mieux que Christian évite de lui parler de ma visite, encore moins de l’état dans lequel il m’a vu. Peut-être qu’en causant un peu avec lui je finirai par le faire changer d’avis, sauf que parler de tout ce qu’il s’est passé depuis mon départ... Très peu pour moi, alors on va résumer tout ça en un joli conte pour enfant.

- Je me suis cassé au Canada, je suis devenu barman, je me suis trouvé une coloc prise de tête mais attachante dans ses bons jours, je me suis adapté au pays. Rien de bien grandiose à vrai dire, voilà à quoi se sont résumées les six dernières années de ma vie.

Et pour bien rendre tout ça crédible, il faut bien évidemment que je me mette à cracher mes poumons la seconde suivante. Non mais sérieusement ? Comment je suis censé lui demander de me croire après ça ? Surtout quand je me mets à cracher du sang dans ma main, même si j’essaie de la cacher aussi vite en la planquant dans la poche de mon manteau. Mais ça n’empêche pas le regard d’Ozéra de peser sur moi. Et merde.

- Ecoute Ozéra, si je ne veux pas que tu lui parles de mon retour, c’est parce que je ne veux pas la faire souffrir. Je ne suis pas réellement de retour en fait. Je suis juste... De passage.

Merde est-ce que je dois lui dire que mes jours sont comptés ? Je crois que ça rendrait ça trop réel de le dire à voix haute et je suis pas prêt. Bon sang même si je déteste ce foutu monde je suis pas prêt de partir comme ça.

- Alors t’as pas à t’en faire pour moi, je ne serais bientôt plus dans les parages de toute façon.

   
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