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Le cynique
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MessageSujet: Dernière fois   Lun 2 Oct - 20:20


 
 
Dernière fois

Red & Chris
Est-ce que je suis mort ? Merde qu’est-ce qu’il s’est passé déjà ? Je me souviens avoir senti mon cœur se serrer, cette atroce douleur me brûler la poitrine. Les marques ne sont pas loin d’avoir atteint leur trajectoire, et moi je suis dans cette foutue rue à chercher un dernier repas pour avoir une chance de la revoir une dernière fois, d’arriver jusqu’à elle. Quel con. Je m’étais dit que je ne voulais pas qu’elle me voit dans cet état, bordel je ne voulais pas lui infliger ça mais quand je me suis écroulé dans ce trou miteux, j’ai réalisé que j’aurais aimé la revoir une dernière fois. Puis je me suis réveillé quelques minutes plus tard, à moins que ce n’était des heures, quoi qu’il en soit il faisait nuit et j’avais peut-être une dernière chance de la retrouver. Sauf que j’avançais lentement, beaucoup trop lentement. Mon corps tout entier est douloureux, la moitié est rongée au point que je peux à peine l'utiliser, on dirait un putain d’handicapé même pas foutu de savoir ce qu’il a.

Puis quand j’ai commencé à voir trouble j’ai réalisé que si je ne me nourrissais pas je ne l’atteindrais jamais. Alors quand cette humaine est passée près de moi... J’ai fait de mon mieux pour l’hypnotiser, pour qu’elle n’ait pas peur, pour qu’elle n’ait pas mal. J’ai mordu son poignet et après quelques gorgées je suis tombé à genoux pour tout dégobiller, agrippant mon cœur comme s’il allait remonter le long de ma gorge lui aussi. Puis le trou noir. Ouais je dois être bel et bien mort cette fois, de toute façon je mérite bien de crever comme un chien après tout ce que j’ai fait. Ma vie est foutue maintenant, après ce que j’ai fait, alors finalement c’est aussi bien que ce soit ce poison qui mette fin à mes jours plutôt que les dhampirs.

Sauf que j’entends du bruit autour de moi, des personnes au téléphone. On demande à ramener des secours. On demande aussi à ramener la police, rapidement. Ils disent que j’ai agressé une femme et que j’ai des canines étranges, trop longues. Merde à ce rythme c’est l’unité qui va me tomber dessus. Relève-toi Chris, il est hors de question que tu retombes entre leurs mains. Relève-toi ! J’entends un cri étouffé lorsque j’ouvre les yeux, on demande à la police de se dépêcher mais déjà je me remets sur mes jambes, commençant à courir aussi vite que je peux, trébuchant parfois avant de me relever tout aussi vite. Personne ne me suit, ils ont trop peur de ce que je suis et de ce que je pourrais leur faire malgré mon état. Je finis par arriver jusqu’au Delic’us par je ne sais quel miracle et tous les regards se tournent vers moi, me dévisageant. C’est Jules qui prend les choses en main en me tirant avec lui à l’arrière-boutique.

- Mec t’as une sale tronche et tous ce sang ne plaît pas vraiment à ma clientèle. Bordel qu’est-ce que t’as foutu ? J’imagine que tu sais déjà que t’as mis Red en colère en disparaissant comme ça.

- Red est à la piaule ? Il faut que je la vois, il faut que tu m’aides à...

- Elle est sortie, je sais pas quand elle reviendra.


Je ne dis plus rien, de toute façon j’ai déjà assez de mal à respirer, encore plus maintenant que je sens ma poitrine se serrer autant. Merde tous ces efforts pour rien. Jules passe un de mes bras autour de ses épaules pour m’aider à rester debout.

- Ecoute je vais t’emmener à la piaule et essayer de la joindre. Toi tu bouges pas de là où t’es, j’ai pas envie que tu fasses fuir mes clients.

Comme si je risquais d’aller bien loin de toute façon. Jules m’aide à atteindre discrètement la piaule et me relâche sur mon matelas. Je m’écroule dessus comme une véritable merde, à bout de force. Je n’ai plus qu’attendre il semblerait, reste à savoir qui sera la plus rapide entre Red et la mort. Je demande à Jules un seau et il me l’apporte avant de sortir. A peine a-t-il refermé la porte que je me mets à tout dégobiller à nouveau, mais à force je peux vous dire qu’il ne reste plus grand chose dans mon estomac. Je me rallonge ensuite, tremblant de froid alors que je suis couvert de sueur à cause de la fièvre. Ma gorge siffle à chacune de mes respirations et mes paupières n’ont jamais été aussi lourdes mais je me bats pour rester éveillé, persuadé que si je m’endors à nouveau j’aurais perdu la bataille. J’essaie de me maintenir éveillé en pensant à ce que je pourrais dire à Red quand elle sera là, mais petit à petit mes yeux se ferment de plus en plus. Merde, j’ai vraiment besoin de dormir. Encore.


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Dernière édition par Chris Montgomery le Mar 28 Nov - 21:38, édité 1 fois
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La chieuse
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MessageSujet: Re: Dernière fois   Dim 15 Oct - 11:24



Dernière fois

Chris & Red
Qui m’a foutu un con pareil comme partenaire ? Ce connard a encore réussi à disparaître sans prévenir pendant presque vingt-quatre heures. En temps normal, j’aurais rien fait, je veux dire, il est assez grand pour se sortir du lit de la nana qu’il a baisé, mais même si ce crétin pense être le roi de la dissimulation, il en est juste le bouffon. Faut pas croire que j’ai pas remarqué que le mec est faible comme un nouveau né, je lui fous une kichenette, il est obligé de se tenir à la porte pour pas se ramasser. Je veux bien que j’ai plus de force que la plupart des nénettes, je suis pas pour autant Hulkette. Alors y a un ‘blème, dont il veut pas me causer. Son problème. Mais si ça cause sa disparition ça devient notre problème. Parce que là, j’ai trop de dettes pour rejouer au même jeu.

Je retourne tout l’appartement, à la recherche d’un mot mais je tombe juste sur son téléphone que ce crétin a zappé, en plus ce machin est déchargé. Du coup, je suis obligé de partir de rien. Et de lancer l’avis de recherche : à la recherche du crétin paumé qui  a l’air de s’être drogué. Autant dire que vingt pourcent de la population lui ressemble. Et s’il était là et qu’il osait me dire que je devrais ajouter beau dans sa présentation, je lui présenterais un miroir. On aurait dit un anorexique le mec, dans ses vêtements trop larges. Définitivement pas le canon de beauté des nénettes, et malgré tout, il continuait à rameuter des nanas.

Je passe devant Jules, gueulant que je pars à la recherche de Chris en français. Ouais j’avais appris à force que ce mec avait passé du temps dans ce pays, et vu que je parle le québécois, ça tombe bien, on peut causer. On peut même gueuler sans se faire entendre et ça, j’aime. Je suis de sortie depuis trois heures maintenant, à aller voir quelques uns de mes contacts qui n’ont pas de bonnes nouvelles, rendant mon humeur encore plus merdique quand je reçois un appel. Jules. Je décroche fissa.

« Beauté, ton Roméo est revenu mais fais gaffe, on dirait que c’est lui qui a pris du poison, il fait fuir les clients. Ramènes ton derrière. »


J’ai pas le temps d’en placer une qu’il décroche. Malgré la brutalité, ça me ferait presque sourire, un mec selon mon cœur, qui est capable d’avoir du caractère et de l’humour. J’abandonne le mec avec qui je discutais pour faire demi-tour et retourné à la piaule. Je vole une caisse pour aller plus vite, que j’abandonne à quelques rues du Délici’us, rentrant comme un ouragan dans le bar.

« Putain mais y en a pas un pour se la faire discret ! Vous faites la paire tous les deux. Vous avez pas intérêt à revenir dans le bar avant de vous être calmé tous les deux. »

Je me retrouve avec Jules qui gueule à un centimètre de mon nez, paustillonnant presque. Fais gaffe, tu perds du sex-appeal auprès de tes nénettes là. Je lui lance un regard torve avant de le dépasser et de grimper à la piaule, ne prenant pas le temps de me calmer ou d’être discrète. Je referme juste à clé histoire de pas être emmerdé par d’autres mecs. Et ensuite, je me dirige vers le coin de Chris. Pendant une seconde, je me demande si y a pas un cadavre avachi sur le lit, la tête tournée vers l’extérieur. Mais nan, je vois le faible mouvement de sa respiration et du coup, je peux me permettre de relâcher l’air de mes poumons. Fort.

« Chris ! Putain de merde, qu’est-ce que t’as foutu encore comme connerie ? »

Je m’approche du lit, gueulant presque comme un putois quand je vois sa gueule, il a la face rouge, avec quelques vaisseaux qui ressortent de manière pas naturelle. Et de ce que je vois dans son cou, c’est du pareil au même. Je me penche vers lui et je repousse sa veste, voyant que tout son bras est atteint. Et quand je soulève son tee-shirt, c’est aussi le massacre là-dessous. Nan mais… Je relève la tête et je croise ses yeux bleus délavés et fatigués, mais c’est suffisant pour que je puisse le fusiller du regard, enfouissant mon inquiétude loin de mon visage, enfin j’espère. Ce connard mérite qu’on lui secoue les puces parce qu’on me fasse pas croire que ce truc a poussé en une soirée !

« Qu’est-ce que t’as foutu encore crétin pour te défigurer comme ça ? Le ravalement de façade, ça te réussit moyen, surtout avec toutes ses couleurs. Alors t’as intérêt à avoir du démaquillant spécial veines rouges avec toi, parce que sinon, je gueule ! »
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Le cynique
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MessageSujet: Re: Dernière fois   Jeu 19 Oct - 14:22


 
 
Dernière fois

Red & Chris
Allongé dans ce lit, je lutte pour garder les yeux ouverts, persuadé que si je m’endors je ne rouvrirai pas les yeux à nouveau. Pourtant les minutes passent et je n’ai plus la force de lutter, le sommeil me gagne peu à peu et je m’abandonne à lui. Je me retrouve alors dans cette pièce blanche, cette pièce que je ne connais que trop bien. Je cours vers la porte mais comme je m’en doutais elle est verrouillée. Je cogne de toute mes forces contre elle, leur hurlant de me laisser sortir et une voix se met à résonner depuis un haut-parleur installé dans la salle. On me dit de reculer, que quelqu’un va venir et je sens mon sang se glacer. Je ne veux pas qu’on vienne pour moi, je veux juste qu’on déverrouille cette maudite porte et me laisse sortir. Depuis cette pièce j’entends les pas de plusieurs personnes approcher, résonner dans le couloir. Je deviens fou, je cherche une autre sortie mais il n’y a rien.

Je recule à l’autre bout de la pièce, mon dos collé au mur. Je suis là à les attendre mais je sais que je ne pourrais rien contre eux, pas tant que je serais leur prisonnier. Ils feront de nouvelles expériences, il y aura de nouvelles cicatrices sur mon corps et la douleur va me ravager durant des heures, jusqu’à ce que je n’en puisse plus, jusqu’à ce qu’ils aient des résultats. J’entends la porte se déverrouiller et au moment où elle s’ouvre je reviens à moi, j’ouvre les yeux dans un léger sursaut et entends Red ouvrir la porte de la piaule et gueuler à côté de moi. Elle me demande ce que j’ai foutu, sauf que je n’ai pas vraiment de réponses à lui offrir. Une sorte de poison se trouve dans mon corps, c’est tout ce que je sais. Je n’ai rien trouvé pour me soigner, je n’ai rien trouvé pour ralentir le processus. La seule chose que j’ai pu faire, c’est sauver Red des emmerdes dans lesquelles elle s’était fourrée.

Face à mon silence elle se rapproche de moi pour constater elle-même les dégâts, visiblement rien de très joli à voir. Je ne peux contenir un léger rire face à ses mots, un rire qui se transforme bien rapidement en une toux rauque que je peine à calmer. Même si c’est pour me faire insulter, c’est plaisant de me retrouver à ses côtés, moins effrayant. Elle a le don de transformer un événement grave en quelque chose de ridicule et c’est plutôt rassurant. Je n’ai pas envie de larmes sur mon épaule, j’ai besoin de cette ironie, de ces blagues, de ce faux semblant. Une fois ma toux calmée, je me laisse retomber sur le coussin, plongeant mon regard dans celui de Red.

- Je trouve que le rouge ça me va plutôt bien au teint pourtant.

Ma voix est faible, tout comme le sourire que j’essaie d’esquisser. Enfin je ressens un autre sentiment que la douleur et c’est apaisant, c’est rassurant. Je ne sais pas comment Red réagira à ce contact, mais je glisse ma main jusqu’à la sienne, la serrant faiblement dans la mienne. Reste avec moi Red, ne me laisse pas tout seul pour aller chercher un quelconque remède, j’ai déjà cherché. Reste avec moi, j’ai besoin de ta présence à mes côtés.

- J’ai pas voulu t’inquiéter, pas après tous les sacrifices que t’as déjà fait à cause de moi.

Une nouvelle douleur m’assaille, me coupe le souffle, me fait grimacer et plisser le front, me fait resserrer davantage ma main sur celle de Red. De longues secondes passent avant que la douleur se calme, m’offrant quelques instants de répit avant la prochaine douleur. Je sens une larme couler le long de ma joue et j’aurais aimé pouvoir la lui cacher. Bordel j’aurais aimé pouvoir être plus fort, pour elle, pour moi. Je déteste qu’elle me voit comme ça, aussi faible, je déteste cette sensation de m’éteindre à petit feu, douloureusement. Je n’en peux plus et pourtant je continue de lutter, je veux profiter de ces derniers instants avec elle. Malgré ma gorge serrée je finis par reprendre la parole.

- J’ai arrangé les choses Red. Lucifer... T’auras plus à le revoir, t’auras plus à retourner là-bas... J’ai réussi à faire annuler ton contrat.

Je termine à peine de prononcer cette phrase que je sens une nouvelle douleur m’envahir et je serre les dents pour ne pas laisser un cri de douleur m’échapper. Je refuse qu’elle m’entende hurler, je refuse de paraître encore plus faible. Au moment où la douleur disparaît à nouveau, je croise le regard électrique de Red, comme si j’avais fait quelque chose de mal, comme si elle m’en voulait de m’être mêlé de ses affaires, à moins que je ne me trompe. Elle n’a pas encore parlé, alors j’use de mon superbe humour habituel pour faire redescendre un peu la pression.

- Moi qui croyais que tu te jetterais dans mes bras et m’appellerai mon héros, on dirait que c’est loupé.

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Dernière édition par Chris Montgomery le Mar 28 Nov - 21:40, édité 1 fois
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La chieuse
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MessageSujet: Re: Dernière fois   Mar 28 Nov - 17:25



Dernière fois

Chris & Red
Qu’est-ce que t’as encore foutu, connard ? Déjà, tu te barres sans prévenir, ça a un goût de déjà vu, mais en plus le message de Jules ? On dirait que t’as encore fait une connerie plus grosse que toi, et ça, je commence à en avoir raz le cul, fais gaffe Chris, au prochain truc, je te jure que je vais tellement te savonner la bouche que tu en chieras de la mousse. Je me rapproche du lit et là, on peut pas dire que le résultat me plait. Nan mais t’as foutu quoi cette fois ? Je sais, je me répète, rien à battre, mais faut que ça te rentre dans le cerveau, les relooking, c’est pas ton truc, ça te donne une tronche de cake. Et en plus, il rigole ce con, je le cogne maintenant ou j’attends ?

J’ai beau dire, dès qu’il commence à tousser, ça me rassure pas. J’ai vu des mourants qui avaient des meilleurs gueules, merde j’ai même vu des macchabées qui avaient l’air plus vivant que ce petit con. Et en plus, il plaisante. Nan, vraiment, je vais lui foutre sur la gueule dès qu’on aura trouvé comment le soigner. Ouais parce que quelque chose me dit qu’il est pas prêt de quitter son lit dans cet état, or pour lui botter le derrière, va falloir qu’il se bouge l’asticot.

« T’es qu’un con, Chris. Putain je t’ai pas causé des dernières années pour que tu me prennes pour une faible princesse à protéger. T’aurais du m’en parler plus tôt ! »


Mine de rien, ce mec a de la poigne, même en étant dans les choux, parce que sa prise juste après pourrait presque me chatouiller la main. Quoi ? Faut pas s’attendre à ce que je le complimente non plus, il a la force d’un bébé cachalot anorexique. Ouais c’est une nouvelle comparaison et alors ? Allez voir ailleurs si j’y suis. Je m’assois à côté de lui, posant ma main contre sa nuque et je peux que constater qu’il est brulant. Ça pue tout ça, ça pue sévère, je sens les relents de vomi d’ici. Ah ouais nan, ça c’est le saut à côté du lit, j’ai rien dit.

La phrase qu’il me sort ensuite, ça me fait sortir de mes gongs. Ce connard n’a pas osé ? Non ? Quoi que si, c’est totalement le genre de Chris de faire ce genre de connerie. Je vais le descendre ce mec, je jure que je vais le buter, il aura pas le temps de crever de cette putain de saloperie, c’est moi qui vais le déchirer. Et en plus, il fait de l’humour. T’as envie de crever ? Bien, alors laisses moi exaucer ton souhait, ducon !

« Tu te fous de moi, là ? C’est bien parce que t’es mal en point que je vais pas te refaire le portrait version rencontre avec un pitbull. Mais je te jure que dès que tu iras, tu n’y échapperas pas, et je vais t’expliquer mot pour poing pourquoi tu mérites la pire raclée de l’univers. »


Je respire profondément, on se calme. Paraît que j’ai quelque soucis de contrôle avec la colère, c’est la psy qui m’a examiné lors de mon emprisonnement pour meurtre qui m’a dit ça. Ouais ouais, c’est peut être bien le seul truc qui était vrai dans cette parodie de procès. Je serre les dents et je me promets que je me rattraperais plus tard avant de passer au-dessus de cette connerie. Pour le moment, y a un truc plus important que ces conneries, quoi qu’en fait, ça en fait parti…

« J’appelle qui ? T’as sûrement des personnes dans ton répertoire qui pourraient avoir une idée de quoi faire pour te sortir de ce pétrin. D’autres copains moroïs ou alors tes chimistes bizarroïdes. »

Parce que je vais pas juste rester là pour te regarder rendre l’âme. Je sais pas ce qui te faut mais même si je dois te rendre à l’ennemi pour te sauver, je le ferais. Parce que tu peux être certain que derrière, je viendrais casser la baraque. J’ai pas mal de colère à évacuer alors t’as pas intérêt à discuter et plutôt à me donner des noms. Nan mieux, des numéros de téléphones, et plus vite que ça, Christina ! T’es plus lent qu’une fille qui doit se maquiller, c’est pas possible ça.
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Le cynique
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MessageSujet: Re: Dernière fois   Dim 3 Déc - 13:32


 
 
Dernière fois

Red & Chris
Bordel combien de temps est-ce que ce poison va mettre avant de me tuer ? Pas que je sois pressé de mourir, mais honnêtement ces sensations sont de moins en moins supportables, en fait la seule chose qui m’empêche de me tirer une balle dans la tête c’est de pouvoir profiter de la présence de Red une dernière fois, mais visiblement elle n’est pas de cet avis. Tant pis si je la mets en colère, c’est pas comme si je pouvais revenir en arrière de toute façon. Ce qui est fait est fait alors tu veux bien arrêter de gueuler et tourner la page ? Non ? J’aurais au moins essayé. Le plus amusant dans tout ça c’est que Red croit que je veux la protéger, alors c’est vrai que je ne voulais pas l’inquiéter, mais en réalité je ne voulais juste pas qu’elle me voit comme ça, aussi faible, aussi lamentable, aussi pathétique. Ouais je sais ce qu’elle aurait pensé : qu’il aille se faire foutre lui et son foutu égo à deux balles. Sauf que dernièrement Red me protège bien trop, alors maintenant c’est à mon tour de la protéger.

Voilà pourquoi j’ai fait annuler son contrat avec Lucifer, après tout je vais crever alors qu’est-ce que j’y perds ? Au moins je partirai en la libérant et ça c’est une fin qui me convient bien mieux. Red n’est pas ravie, en même temps je m’en doutais, dès qu’on l’aide elle pète un boulon au lieu de simplement dire merci. Cette nana a de sacrés problèmes, mais après tout ça fait aussi partit de son charme. J’imagine que les menaces de Red devraient m’inquiéter, mais à vrai dire elles me font sourire, au moins elle ne fait pas semblant avec moi juste parce que je suis dans un sale état, toujours aussi fidèle à elle-même. Au moins elle garde espoir à propos de ma survie, et peut-être que je ferais mieux de la contredire à ce sujet, mais je n’en fais rien, je n’ai pas envie de plomber l’ambiance, je le fais déjà bien assez avec mon état de santé.

- Fais pas ta rabat-joie, grâce à mon état de santé ni toi ni moi n’avons plus rien à lui devoir. Plus de contrat pour Red Wesker et plus de contrat pour Chris Montgomery, tu devrais plutôt sortir le champagne.

Je sens une nouvelle douleur m’envahir la poitrine, me faire grimacer, accélérer ma respiration. Bordel c’est de pire en pire. Quand est-ce que ça va s’arrêter ? J’ai pas envie de faire ma chouineuse mais pour être honnête je n’arrive vraiment plus à supporter ces douleurs, pourtant j’ai dû supporter bien pire lorsque j’étais enfermé à l’unité, mais c’est justement à cause de ces souvenirs que je n’ai plus envie de revivre ça. J’ai besoin que ça s’arrête. Red me demande qui elle peut appeler, se mettant même à évoquer l’unité et ça me donne un élan de force pour la stopper. Je me redresse, plantant mon regard vitreux dans le sien.

- T’as pas intérêt à contacter un membre de l’unité, et je suis très sérieux.

Sauf que j’imagine que vomir mes tripes juste après ma phrase fait tout de suite retomber le sérieux de ma menace. Fait chier ! Je dégobille encore du sang dans le saut et c’est à se demander si c’est encore mes repas que je me mets à gerber ou mon propre sang. Une fois que la crise est passée j’essuie ma bouche d’un revers de manche –tant pis pour les fringues- et me laisse retomber sur les oreillers.

- J’ai déjà quelqu’un sur le coup, Peter Johnson. Il... Il m’appellera s’il trouve une solution.

Je prononce la fin de ma phrase faiblement, presque dans un chuchotement. Je me sens partir à nouveau, encore cette foutue envie de fermer les yeux pour ne plus jamais les rouvrir. Cette envie que tout s’arrête enfin. Bordel j’ai tellement envie de dormir. Je ferme les yeux mais j’essaie de continuer de parler avec Red, de lutter pour rester avec elle d’une façon ou d’une autre.

- Pour le contrat... Je pouvais pas supporter que tu retournes là-bas... auprès de lui... Je supportais pas que ce type puisse te toucher, que n’importe quel type te touche...

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La chieuse
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MessageSujet: Re: Dernière fois   Jeu 7 Déc - 16:05



Dernière fois

Chris & Red
Je suis sûre que ce connard avait prévu une sortie flamboyante et le voilà en train de crever comme une merde sur son lit. Mais merde quoi, c’est pas pour ça que j’avais signé. Je l’avais retrouvé pour m’expliquer, éventuellement lui botter le cul et ensuite repartir en l’ignorant royalement pour lui prouver à quel point c’est chiant de se retrouver de l’autre côté. Et voilà que ce connard trouve le moyen de couper court à mes plans, comme toujours. Et en plus, il se retrouve à être dans un pire état qu’un vieux papy asthmatique ayant des problèmes cardiaques et cérébraux. Et en plus, il joue au fier. C’est quand que j’ai le droit de céder à mon envie de cogner ce con ?

« Va te faire voir, mon con, je te ramènerais du lait de chèvre et ça serait déjà beaucoup pour fêter ta connerie ! »


Je le vois de nouveau se sentir mal et je dois m’empêcher de paniquer. Du coup, je me retrouve quand même à devoir agir, parce que si on fait rien, il va crever la bouche ouverte dans la pire des souffrances. Et bon, ça a beau être un con, je vais pas le laisser finir comme ça. J’attrape son téléphone, heureusement je l’avais rechargé quand j’avais remarqué que ce couillon l’avait laissé ici et je lui demande qui je dois appeler. Parce que je suis prête à appeler tout le monde et même les pires, s’il faut que j’appelle l’unité ou lucifer, je le ferais, j’hésiterais même pas une demi-seconde. Ouais, je suis l’impulsive du duo, même si Chris se défend pas mal.

Je dis rien à voix haute mais on dirait presque que ce couillon est capable de lire dans les pensées parce que le voilà qui pense pouvoir m’interdire un truc, va chier ailleurs. Ou plutôt, va dégobiller ailleurs apparemment. Je garde ma main contre sa nuque, en sentant la moiteur et la chaleur, ça me paraît pas normal. Déjà que les tatouages rouges sont de mauvais augures mais là… Cette situation pue.

« Va te faire voir, Christina. Je ferais ce qui est nécessaire. »


Le voilà en train de me causer d’un autre mec. Ouais, bah je fais pas confiance à ton gars, il aurait déjà du trouver une solution. Et là vu combien il est en retard, on peut considérer que le mec ne sera pas suffisant pour te sauver la vie alors on a intérêt à trouver quelque chose d’autre. Parce que… S’il appelle pas, c’est hors de question que je t’enterre, j’ai pas les chaussures adaptés pour creuser une tombe alors rêves, t’es obligé de me les offrir avant, histoire que salope pas ma seule paire de shoes’.

Il recommence à parler et le mec se met franchement à délirer. Ouais, y a que ça de possible parce qu’il déballe tellement de conneries à la minute qu’on pourrait en remplir des cahiers complets. Je le secoue un peu histoire qu’il rouvre les yeux et je reprends ensuite la conversation, histoire qu’il garde les yeux ouverts.

« T’es en train de délirer Chris, restes dans le présent. Et je laisse pas les types me toucher, j’avais juste un contrat avec ce mec, je l’ai rempli, point barre. Un contrat est un contrat, c’est la seule importance que ça a. »


Ouais, le mec m’avait dégoûté du sexe et m’avait fait dégobiller plus d’un repas, mais c’était rien d’autre qu’un contrat. C’était proche de la prostitution, okay, mais c’était un contrat. Ni un plaisir, ni une contrainte, simplement une corvée à faire. J’avais déjà vécu des trucs bien plus tordu que cela. Je le vois commencer à avoir du mal à respirer alors je finis par me glisser derrière lui, le redressant pour qu’il s’appuie contre mes jambes et mon torse afin de le redresser un peu. Et je lui file entre les doigts le téléphone portable, arrêter sur le prénom de Peter, ça doit être son mec donc.

« Appelle-le tout de suite. Parce que je te préviens, s’il faut que tu te transformes en strigoï pour survivre, je vais direct te chercher un de ses trouducs d’immortels. Mais je vais pas te laisser clamser alors bouges-toi le derche, Christina. »

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Le cynique
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MessageSujet: Re: Dernière fois   Dim 10 Déc - 20:28


 
 
Dernière fois

Red & Chris
Je n’aime pas que Red me voit dans cet état, et en même temps j’apprécie qu’elle soit là, que ce soit elle que je vois en dernier avant de partir. Qui d’autre compte vraiment pour moi de toute façon ? Pas grand monde, personne que je ne considère autant qu’elle, et pourtant on est toujours là à se rentrer dedans, mais j’imagine qu’on ne saurait pas fonctionner autrement de toute façon. Même dans mon état on continue de se lancer des piques, mais ce soir je sens bien que c’est différent, on cache tous les deux notre inquiétude, elle de me voir partir, moi de quitter ce monde, de la quitter elle. Putain si seulement j’arrivais à le lui dire. Qu’est-ce que j’attends au juste ? Si je dois crever ce soir, c’est le moment ou jamais pour le lui dire, mais en même temps peut-être qu’elle me détesterait encore plus si je faisais ça.

Tu vois, même lorsque j’agonise je ne peux pas m’empêcher de penser à toi, à nous, et pourtant c’est seulement lorsque je me sens doucement partir que j’essaie de te faire passer un message. Ton contrat avec Lucifer, je suis bien heureux de l’avoir annulé et pour rien au monde je ne reviendrais en arrière. Je sens ses mains me secouer un peu, me poussant à rouvrir les yeux, à la regarder alors qu’elle réplique que ce n’est pas important. Pourtant ce n’est pas la vision que j’ai, surtout quand je t’observe comme ça, je me dis que rien de tout ça n’aurait dû arriver, qu’on avait le droit à mieux, qu’on est passé à côté de quelque chose.

- Tu te trompes, c’est loin d’être la seule chose qui compte.

Ma respiration siffle à nouveau, on dirait Dark Vador mais en plus sexy, quoi que là tout de suite peut-être pas. Je sens Red se glisser dans mon dos, m’empêchant de pouvoir voir son visage à nouveau et je me demande si elle n’a pas fait exprès de se cacher à moi, je ne sais pas. Mes yeux n’arrêtent pas de s’ouvrir et se fermer, se rouvrant à nouveau lorsqu’elle place mon téléphone entre mes mains et me demande de contacter Peter. Encore une fois Red ne m’écoute pas, je lui ai dit que c’était Peter qui me contacterait quand il aurait trouvé une solution, si c’est moi qui l’appelle je vais juste lui faire perdre du temps. A la place je réponds autre chose qui n’a rien à voir avec le sujet, délirant complètement, ou peut-être pas...

- C’est con... J’aurais pas réussi à te faire craquer avant de crever... *tousse* Pourtant je leur avais dit qu’on était fait l’un pour l’autre...

Mes phrases sont complètement décousues, étranges et claires à la fois, du moins le message global est clair, mais pas forcément tout le contenu. Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose que le portable se mette à sonner juste après ce que je viens de dire, je sens juste Red m’arracher le portable des mains pour décrocher et mettre le haut-parleur avant de l’agresser pour avoir des réponses.

- J’appelle de la part de Peter, il a eu quelques complications sur le terrain. Il me fait vous dire que tout est lié au sang, en retirant la puce vous avez déclenché le poison qui a inversé quelque chose dans son système. Boire du sang d’humain déclenche la maladie et le tue à petit feu. Peter a fait envoyer du sang de strigoï, c’est la seule chose qu’il peut ingurgiter maintenant. Il me fait aussi vous dire que si les marques atteignent le cœur, surtout il faut l’empêcher de...

Je lâche un hurlement de douleur qui couvre la fin de la conversation alors que je me redresse vivement et tombe du lit. Je sens mon cœur s’accélérer de plus en plus face à la douleur qui m’assaille alors que je me crispe et attrape ma poitrine lorsqu’un nouveau pic de douleur surgit. C’est trop douloureux, trop désagréable à tel point que ça m’en fait perdre la tête. Je ne contrôle même plus mes gestes, arrachant de mes mains mon tee-shirt, permettant de voire pleinement les marques rouges recouvrir une bonne partie de mon corps et surtout se concentré sur la zone où se trouve mon cœur. Mes ongles griffent avec acharnement mon torse juste à cet endroit-là avec la seule envie de pouvoir l'arrêter. Mon regard se pose alors sur un couteau posé sur une table un peu plus loin. Je me traîne jusqu’à ce bureau, puisant sur mes dernières forces pour l’atteindre, tendant ma main pour attraper cette lame. La seule chose à laquelle je peux penser : c’est d’arrêter ça. Il faut que j’arrête ça...

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La chieuse
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MessageSujet: Re: Dernière fois   Jeu 15 Fév - 21:11



Dernière fois

Chris & Red
Depuis quand est-ce que tu me caches cette merde Christina ? Parce que pour ce soit aussi étendue, me fait pas croire que tu t’es réveillé ce matin avec une nouvelle coloration, j’y croirais pas. Surtout que je sais que ces machins suivent tes veines, je suis peut être pas médecin, mais je suis pas pour autant une couillonne en anatomie et en logique, surtout quand ça concerne la tienne. Je t’ai bien assez souvent botté le derrière et soigné ta fierté pour reconnaître ton mode de pensées et ton corps. Tout comme tu connais tout du mien. Alors me fait pas croire que tu t’attendais vraiment à ce que je te sorte du champagne parce que sinon, je te jure, je vais te prouver que moi aussi je fais une bonne pyromane.

Et en plus, ce couillon, plus il parle, plus il s’enfonce. Ton champagne, je vais te le foutre dans le cul. Le mien, je le gère. Ouais, je l’ai vendu à ce connard mais c’était rien d’autre qu’un contrat et un peu de ma fierté. Et pis, je peux être heureuse, en parlant de cul, il s’est jamais intéressé à ce côté-là de mon anatomie. J’en ai bien assez vu de son anatomie pour ne pas avoir eu envie de le sentir à ce point là. Peut-être que j’aurais évité ce point que grâce à cette « annulation » de mon contrat mais bon… Je vais certainement pas le remercier. Surtout que connaissant Lucifer, il aurait été capable d’en demander au cul de Chris. Ça, c’est un point dont on va devoir causer plus tard d’ailleurs, des conséquences, mais d’abord, faut qu’on te démaquille parce que le côté dracu-queen ça te va pas. Laisses ça à des professionnels.

J’émets un son de frustration, me retenant de cogner le gars quand il insiste sur le fait que ça compte. C’est ton derrière que je vais botter, je te le jure. Je me retrouve derrière lui, histoire de le redresser et de l’empêcher de s’étouffer en se mettant à tousser comme un asthmatique qui fait l’amour pour la première fois. Je te jure, si c’était pas aussi préoccupant, ça serait pathétique, la Drac-queen. Pis en plus, il se met à délirer. Non parce que franchement, craquer ? Genre dans le sens craquer comme coucher ensemble ? Ca a jamais fait parti de notre relation ce truc. Quoi que je suppose que c’est pour ça qu’il a dit craquer. Mais même si on flirtait, ça a jamais été dans ce sens là. Rho et pourquoi j’y réfléchis ? De toute façon, si Christina s’en sort, il changera de sexe et la dernière chose à laquelle il pensera, ça sera de nouer une relation. Surtout quand il délire visiblement. Il doit confondre avec la blonde aux gros seins serveuse qui le draguait tout le temps au Canada.

« Tu délires. Restes avec moi, Chrissy, c’est pas le moment de te relâcher. »


Je décroche ce portable qui sonne enfin au foutu meilleur ou pire moment. Les premiers mots attirent mon attention et j’écoute le connard à la voix cassé qui cause à rallonge. Abrège abruti, ce que je veux savoir c’est ce que je dois faire, je veux pas connaître l’historèque de ton changement de cuti, abruti. Et encore moins que tu me causes de ce qui s’est passé, c’est le genre de truc qui se dit après. Strigoï, ça c’est le genre de chose intéressant. Dans les trente secondes que t’as perdu, moi j’aurais pu en profiter pour aller chercher un contact téléphonique qui en connaîtrait un…

La fin de la conversation est coupé par Chris et cette fois, je fais un bond. D’ailleurs heureusement que cet idiot ne le voit pas. Cette pensée, je n’ai pas le temps de l’approfondir parce ce petit con me fait peur, il est comme moi, il n’aurait jamais montré sa souffrance. Alors ça doit être putain d’insoutenable pour qu’il crie comme ça. Je sors de ma stupeur quand je vois ce connard ramper et attraper un truc brillant. Tu te fous de ma gueule ?

« Non ! »


Je bondis jusqu’à Chris, à temps pour chopper sa main avant qu’il se foute un coup. Je suis pas certaine qu’il me reconnaisse parce qu’il se met à ruer comme un cheval sauvage afin de m’éjecter et même si ce connard était sans force juste avant, on dirait qu’il a reçu un coup de boost. Sauf que tu rêves si tu crois que je vais te laisser crever comme ça. Surtout maintenant qu’il y a un putain de remède apparemment en chemin.

« Chris, putain, reprends-toi. Je vais pas te laisser crever, rêves. T’as intérêt à me buter avant de te poignarder parce que je te jure que sinon, je te transforme en strigoï fissa. Reprends-toi, putain ! »


Je serre les dents quand j’entends le bruit de son poignet qui se brise sous ma poigne, mais je lui arrache quand même sa lame. Je voulais pas briser un seul de ses os, mais il a de tel spasme que j’ai pas pu faire autrement que serrer pour l’empêcher de se taillader. Et j’ai beau savoir qu’il va recevoir du sang de strigoï dans peu de temps et se soigner, ça me rends malade, ça me donne envie de gerber, alors même que je suis capable de patauger dans une marre de sang de gamins sans défailler. Putain ce que tu me fais faire, ce que tu me fais ressentir, je déteste ça.

« Je te jure que si tu crèves, tu vas le regretter, abruti ! »


Il ne crit plus aussi fortement qu’au début, mais ses sons de douleur, ça commence à me mettre les nerfs et à me rendre cinglée, quoi que j’en connais un qui me dirait que je suis zinzin depuis longtemps. Enfin cette baisse de son me permet d’entendre la porte s’ouvrir et je braque mon regard dessus, croisant celui de Jules accompagné d’un mec qui semble à deux doigts de se pisser dessus. Je vois Jules analyser la situation du regard, nous deux au sol, Chris qui est peut-être à moitié dénudé mais qui a un torse loin d’être normal, sans compter que je suis sur lui pour le bloquer dans ses ruades. Et même si on est pas du genre normal, même pour nous, la situation elle est loin d’être normal.

« Ce mec a apparemment un truc pour toi. »

« Putain mais vous êtes bien des gars. Arrêtez de causer, action ! Et que ça saute putain ! »


Je vois le coursier sursauter à mon hurlement qui couvre celui de Chris avant qu’il ne s’approche et qu’il ne dévisse un cylindre qui a l’air d’être un réfrigérant géant.

« Peter m’envoie. C’est… »

« Je suis pas conne, je sais ! Cassez-vous, maintenant. »

Si Chris est au courant que ces deux là l’ont vu comme ça, ils seraient capable de clamser juste pour pas avoir à les affronter. Je vois le mec partir la queue entre ses jambes mais je leur donne pas plus d’attention, libérant une main pour retourner le cylindre, en faisant tomber une poche de sang que j’ouvre tout aussi rapidement, la collant aux lèvres de Chris. On aurait pu croire que je devrais lutter contre lui mais nan, soudainement, il ne lutte plus du tout. Sauf que je n’arrive pas à savoir si c’est à cause du sang sur sa langue ou parce que ça serait trop… Nan putain ne penses pas à ça. Et puis c’est quoi cette putain de vue brouillée comme ça ? C’est pas l’heure d’avoir des problèmes de vue, putain, red !

« Allez Chris, bois ça. Un dernier effort et après ça s’arrangera, promis… »
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Le cynique
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MessageSujet: Re: Dernière fois   Ven 15 Juin - 0:55


 
 
Dernière fois

Red & Chris
A ton avis Red, quel genre de vie on aurait pu avoir si on n’avait pas merdé comme ça ? Si on ne s’était pas fait avoir de toutes les façons toi et moi ? On aurait continué de se chamailler, de jouer à notre petit jeu que seuls nous comprenons, et peut-être même qu’à l’usure j’aurais fini par te faire craquer. On aurait pu être heureux tous les deux, après tout on est des gens simples, non ? On n’a pas besoin de grand-chose pour profiter de la vie, pour se sentir bien. Et regarde-moi maintenant, à devenir gnangnan aux précipices de la mort... Même moi je me cognerai bien pour ça alors vas-y, fais-toi plaisir.

Puis tout à coup c’est le supplice. J’ai subi bien des tortures, mais jamais je n’aurais connu une telle douleur. Une douleur à en faire perdre la tête. Je ne peux pas supporter ça Red, je n’y arrive pas, c’est tout simplement trop douloureux. Alors là voilà ma seule option, un couteau à enfoncer dans mon cœur, à moins que je ne réussisse à l’arracher de mes mains, mais si mes ongles ont bien griffés mon torse, ce sera beaucoup trop lent pour stopper mes souffrances. Je l’attrape donc ce couteau, prêts à tout arrêter, prêts à laisser la faucheuse m’emmener dans un autre monde. Pardonne-moi Red.

- Non !

Son corps plonge contre le mien et je m’écroule au sol, sans avoir relâché le couteau pour autant. Pourquoi fais-tu ça Red ? Laisse-moi partir je t’en prie, je n’en peux plus d’avoir mal. Cette douleur aucun humain ne devrait avoir à la supporter, aucun moroï non plus.

- Lâche-moi ! Je dois l’arrêter... Laisse-moi l’arrêter !

Il faut que j’arrête la douleur Red, je ne veux pas subir ça une minute de plus, une seconde de plus. J’ai mal, beaucoup trop mal et même si je pensais être prêt à tout supporter pour toi, ça je n’y arrive pas... Pardon... Je devrais être plus fort que ça, pour toi, mais ce poison il me déchire les entrailles Red. Regarde-moi ! Mes yeux sont injectés de sang et j’ai l’impression d’avoir de ce même liquide qui remonte dans ma gorge. Je ne dois plus ressembler à rien si ce n’est une espèce de zombie des Comics.

Et je me débats car arrêter la douleur est la seule chose capable de me redonner assez de force pour me battre. Ce couteau je ne le lâche pas et malgré ta poigne, le voilà de plus en plus près de mon cœur. Puis il y a ce craquement d’os et ce grognement de douleur qui s’échappe de mes lèvres alors que ma main est complètement retournée. Cette fois le couteau me glisse des mains et je la vois donner un coup dedans pour le faire glisser à l’autre bout de la pièce alors que son corps bloque le mien contre le sol. Et je plonge mon regard dans le sien mais ce n’est plus vraiment Red que je vois, ce n’est plus vraiment moi qui parle, il ne reste que la douleur et cet obstacle qui m’empêche d’y mettre un terme.

- C’est ça qui te plaît ?! De me voir comme ça ?! Pourquoi est-ce que tu me détestes ?!

Je ne me rends même pas compte que du sang coule de ma bouche. Je ne ressens plus rien Red, rien d’autre que cette douleur. Même ta peau sur la mienne je ne la ressens plus. J’ai peur Red... Je n’ai pas envie de mourir, je n’ai pas envie de te quitter, mais j’ai besoin que ça s’arrête.

- Je t’en prie Red, fais que ça s’arrête...

Je ne supplie jamais Red. Je ne me plains même jamais de la douleur en général, toi qui me connais par cœur, tu dois savoir tout ça. Et ces larmes qui coulent sur mon visage doivent être le summum de mon humiliation. Je n’ai pas envie que ce soit ça la dernière image que tu vois de moi, que les gens verront de moi, car nous ne sommes plus seuls maintenant. Je me calme finalement, ce dernier effort m’a complètement vidé de mon énergie Red, maintenant tu vas devoir me regarder mourir à petit feu.

Ça parle autour de moi mais la conversation a l’air tellement lointaine que je n’en saisis pas le sens. De quoi parlent-ils ? Et toi Red, tu es toujours là ? Pourquoi est-ce que je ne te vois plus ? Je ne me rends même pas compte que mes yeux se ferment, je ne me rends compte que du noir autour de moi, ce néant dans lequel je viens m’engouffrer. J’ai froid maintenant mais j’ai moins mal tout à coup. La douleur est en train de partir. Suis-je mort ? J’imagine que ça aurait été trop beau que tu me laisses mourir de la sorte.

Mes yeux s’ouvrent sous le regard embué de Red, à moins que ce ne soient mes yeux qui le soient. Et il y a ce liquide rouge qu’elle fait glisser dans ma gorge, celui qui calme la douleur. Je respire faiblement alors que ma main, en état, vient ramper sur le sol à la recherche de la sienne. Ma voix est faible lorsque je prononce ces prochains mots.

- Tu viens m’emmener au paradis, c’est ça ?... Dans mes fantasmes t’es censée être en... en bikini quand tu m’y emmènes...

Je souris faiblement avant de me mettre à tousser. Je me sens tellement épuisé Red, mais j’ai pas envie de lâcher ton regard du mien, j’ai pas envie de fermer les yeux parce que si je ne peux plus les rouvrir, si je ne revois pas ton visage alors je serais l’homme le plus malheureux qui soit.

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