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 La fin

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Le roi des ombres
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MessageSujet: La fin   Lun 18 Déc - 19:15


La fin
Amaëlle & Lucas

C’est bientôt la fin. Je regarde le sang couler sans la moindre expression sur mon visage, moi qui pensais que sa mort me donnerait satisfaction, il n’y a juste rien et c’est étrange de ne pas avoir Lucie pour ressentir à ma place, pour me donner une idée de la réaction que je devrais avoir. J’ai fini par rayer tous les noms de la liste, il n’en restait plus qu’un, celui de mon ennemie, celui de celle qui pensait sérieusement pouvoir gagner contre moi. Elle a voulu me prouver que les moroïs pouvaient être à la hauteur de mon espèce, je lui ai prouvé à quel point elle avait tort. Une fois son identité enfin révélée, ça n’a pas été bien compliqué d’aller récupérer le médaillon maintenant que je connaissais son emplacement. Rectification, une autre personne que moi serait très certainement morte en essayant de voler Daniel, mais moi je connais sa façon de penser, son système et ses pièges, alors finalement ça a surtout été un défi amusant à relever. Nul doute que Daniel saura qui l’a volé, mais après tout je ne fais que récupérer ce qui m’appartient.

Une fois le médaillon en main je savais que la moroï voudrait le récupérer. Je savais qu’elle agissait seule ou en comité très réduit. Elle a voulu me tromper en envoyant une autre moroï se faisant passer pour elle, mais maintenant que je connais son visage, son nom et sa tâche de naissance, je suis devenu le maître du jeu. J’ai forcé un autre moroï au pouvoir de l’esprit à travailler pour moi, à bloquer son pouvoir pour qu’elle ne puisse pas me détraquer. L’avantage d’être un strigoï c'est qu’on apprend vite à être patient. Une fois qu’elle avait perdu tout pouvoir contre moi ce n’était pas bien compliqué de la pousser à bout, après tout avec ce médaillon je pouvais très bien décider de détruire l’espèce moroï, sa vie et celle de ses proches. Ensuite il lui aura fallu moins d’une heure pour foncer dans la gueule du loup et tomber dans l’un de mes pièges.

Sa mort a été l’une des plus longues et douloureuses que j’ai jamais réalisées. Il fallait bien lui faire payer pour toutes les conséquences qu’auront provoquées ses actes. Il fallait faire passer un message au reste du monde, personne ne me manipule, personne ne me piège. Je peux au moins reconnaître à cette moroï sa ténacité, puisque même lorsque sa peau était dépecée elle continuait de me menacer, de me promettre qu’elle pouvait emmener Lucie avec elle. Cette moroï n’a pas appris qu’il ne faut jamais menacer un strigoï qui a effacé ses émotions. Pourtant Lucie n’est vraiment pas revenue après sa mort, peut-être parce qu’elle attend que je fasse revenir l’ancien Lucas, peut-être qu’elle ne reviendra vraiment pas, je n’en sais rien.

Après avoir vu la moroï lâcher son dernier souffle, je l’ai décapité, déposant son visage dépecée dans une boite près d’une note que j’envoie tout droit à l’adresse d’Amaëlle. Elle saura qu’il s’agit de la moroï. Elle saura ce que signifie la note disant "c’est bientôt terminé", elle sait qu’elle est la dernière chose qu’il me reste en tête maintenant, utiliser l’arme que j’ai fabriqué. Si vous vous interrogez pour le moroï dont je me suis servi, je l'ai tué une fois qu'il ne m'était plus utile, autant ne pas répéter deux fois les mêmes erreurs. Je ne perds pas une minute pour quitter Missoula et me rendre à Phoenix, là où on me réserve un très bel accueil. Visiblement l’unité a découvert d’une manière ou d’une autre l’emplacement de mon arme et ils attendaient ma venue pour pouvoir s’en servir contre nous, contre les strigoïs.

Le sang continue de couler ce soir. Le mien. Le leur. Une fois de plus ils ont voulu prouver qu’ils pouvaient être supérieurs, une fois de plus je leur ai prouvé qu’ils ne me battraient pas en les tuant tous un par un. Les humains ne font que me pousser à les détester un peu plus, à vouloir leur destruction, leur disparition. Je ne peux pas leur laisser l’occasion de tout reprendre un jour. Le dernier humain tombe à mes pieds alors que sa lame s’est enfoncée à quelques centimètres de mon cœur. Je la retire sans broncher et la laisse retomber au sol, sachant que la blessure se soignera même si elle prendra un peu plus de temps que les autres. Je sais que l’humain a appelé des renforts, mais ils n’auront pas l’occasion d’arriver jusqu’ici, je les aurais tous détruits avant.

J’enfonce le médaillon à la place qui lui est destinée sur la porte, me permettant d’entrer le code qui la déverrouille. A l’intérieur, une machine de plusieurs mètres repose sagement, destructrice, attendant simplement d’être utilisée. J’avance vers le panneau et commence à y inscrire les données, le lieu exact où l’arme doit frapper pour faire le plus de dégâts, le minutage, les gênes de l’espèce menacée. Tout est prêt, je n’ai plus qu’à déclencher le mécanisme. Cette fois tout est bientôt terminé.


acidbrain
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La dame des ombres
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MessageSujet: Re: La fin   Ven 29 Déc - 19:33

La fin
Amaëlle & Lucas

J’entends un profond soupir à mes côtés et je vois également un retour noir, sur lequel je retourne un sourire sombre qui fait frissonner le petit homme à mes côtés. Visiblement, il n’apprécie pas le rythme répétitif de mes doigts qui tapent contre la tablette, on fait passer le temps comme on peut. Encore une fois, alors que l’avion entame la descente, je me refais les événements dans ma tête. Lucas qui part, Lucas qui déraille, Lucas qui m’avoue vouloir nous protéger d’une bien sinistre façon. Mes recherches, mes interrogations, je me suis approchée d’un dénommé Daniel afin d’avoir des réponses, recevant un accueil plutôt salé, j’avais failli y rester d’ailleurs. De ce que j’avais compris, Lucas l’avait volé, à partir de là, savoir que les événements étaient enclenchés m’avaient fait un peu plus accéléré les recherches. J’avais même été voir Lucian pour mettre carte sur table avec lui. Je me débrouillais en manipulation mais Lucian avait élevé cet art à un niveau presque divin alors le meilleur moyen de converser avec lui était encore d’être brutalement honnête et franc dans ses demandes. J’avais pu, à ses côtés, assemblés les derniers éléments de l’énigme. Et il m’avait arraché la promesse de l’appeler pour mon départ vers cette machine de guerre. Je le soupçonnais de vouloir partir avant moi, peut être même ce soir. A dire vrai, je m’attendais presque à le voir dans un vol privé lors de mon atterrissage. Enfin, j’allais tenir ma promesse… Une fois sur le sol de Phoenix. Après tout, était-ce ma faute s’il avait mal annoncé sa demande ? Bien sur que non et je n’allais pas le lui faire remarquer.

Il me faut encore attendre un petit moment avant que je ne puisse descendre de l’avion, me retrouvant sur le hangar, devant un bus qui allait nous mener à l’aéroport. Habituellement, malgré mon manque de patience, je respectais les règles afin de ne pas me faire remarquer mais cette fois, je n’aurais pas le temps. Le cadeau que j’avais reçu de Lucas indiqué plutôt bien que j’étais en retard. Alors, en me cachant des regards, je disparus ensuite en vitesse pour me diriger vers le lieu où je savais que je trouverais Lucas.

Je m’arrêtais brutalement une fois arrivée, reniflant dans l’air cette odeur de sang, de mort et de trippes, voyant tout autant de moi des dizaines de cadavres. Le pire était certainement de sentir l’odeur du sang et de Lucas et en m’approchant de la porte, je compris pourquoi. Il avait été blessé, parce que le médaillon était couvert de son sang. J’entendis quelques râles, des personnes encore vivantes mais qui n’en avait plus pour longtemps. Je ne perdis pas de temps, tapant le code que je pensais être le bon. Le 13 mars 22 n’est-ce pas ? La porte se déverrouilla et je ne perdis pas de temps à entrer.

J’aurais pensé devoir passer des tas de couloir, d’autres systèmes de sécurité mais non. C’est pourquoi je fus surprise à l’arrivée, pourquoi je me figeais devant ce monstre de plusieurs mètres, monstrueux également par sa simplicité. Qui aurait cru que ce truc cachait une bombe. En voyant Lucas devant cette machine, je compris qu’il ne m’avait entendu entrer, surement concentré sur son but. Et quand je vis des voyants s’allumer, ça me réveilla. Ah non. C’est bon, je ne suis pas la sauveuse de la veuve et de l’orpheline mais on ne va certainement pas continuer comme ça, pas quand Lucas n’a pas toute sa tête.

J’entamais une course rapide jusqu’au dos de Lucas, le voyant faire volteface à la dernière seconde, juste à temps pour éviter son coup qui aurait du me transpercer l’estomac. On dirait que je l’avais surpris. Je m’étais décalé à la toute dernière microseconde pour éviter son coup, et ma main avait attrapé sa main dominante pour lui éviter de recommencer. Je voyais en même temps le sang séché qui la recouvrait, tout comme Lucas en était couvert et tout comme je pouvais flairer l’odeur de son sang. Il était blessé et pourtant, plus en forme que jamais.

« Lucas… »


Je lève la main, mes doigts glissant contre sa joue, essuyant son sang qui avait l’air de provenir d’une blessure à sa pommette. J’ai l’impression que mon cœur cherche à s’enfuir dans mon estomac, une sensation désagréable, mais tant que ça… Pourquoi à chaque fois que je décide de te laisser partir, il faut que tu me fasses ressentir autant de sentiments ? Qu’ils soient bons ou mauvais, tu es l’un des seuls à pouvoir me faire ressentir aussi pleinement mes émotions, les retournant sans dessus dessous… Je laisse retomber ma main, tenant pourtant toujours sa main dominante. Je ne sais pas pourquoi. Pour lui éviter de se retourner ? Pour le retenir ? Pour l’empêcher de commettre une erreur ? Je ne sais pas. Je n’arrive plus à savoir avec lui…

Je scrute ses yeux sombres, n’y voyant toujours aucun sentiment, si ce n’est peut être l’ennui que je lui procure en l’empêchant de faire ce pour quoi il est venu. Après plusieurs secondes, je relâche enfin ma lèvre inférieure que je torturais de mes dents pour lui parler. Peut-être notre dernier contact, vu que je me retrouvais encore une fois sur sa route alors qu’il avait toutes les cartes en main pour être le roi de ce territoire…

« Ne fais pas ça. S’il te plait, ne la laisses pas gagner cette dernière partie en te faisant utiliser cette arme. Tu l’avais caché pour une bonne raison la première fois, Lucas, rappelles toi de ces raisons. Je t’en prie… »



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Perdue entre la raison et les sentiments

Aux heures sombres de la nuit, aux aubes dangereuses, aux péripéties rancombolesques, mes pensées sont toujours tournées vers toi. Que signifies-tu pour moi, mon ange noir ? Je sais juste que je ne peux pas continuer sans toi, jamais.
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Dernière édition par Amaëlle L. Cheverston le Mar 9 Jan - 16:00, édité 1 fois
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Le roi des ombres
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MessageSujet: Re: La fin   Mer 3 Jan - 19:23


La fin
Amaëlle & Lucas

C’est l’ultime combat qui se déroule entre les humains et moi, un combat que je remporte une énième fois. C’était donc le dernier, bientôt l’Amérique verra l’humanité disparaître de son pays et les strigoïs règneront en maître. Je régnerai en maître. J’aurais certainement dû penser à cette machine avant, ça m’aurait évité bien des problèmes comme cette lame qui s’enfonce si proche de mon cœur. Sauf que rien ne m’arrêtera désormais, j’ai plus de force qu’avant, plus de combativité et ce n’est pas cette blessure qui m’empêchera d’atteindre mon but. Une fois dans la salle je m’attèle à mettre toutes les données en place, ce n’est plus qu’une question de minutes avant l’extermination de la race humaine. Plus rien n’est capable de m’arrêter.

Ou peut-être que je m’avance un peu trop. Je ne sens que trop tard cette présence dans mon dos, mais suffisamment à temps pour attaquer avant elle. Une chance qu’Amaëlle sache se défendre, autrement son estomac aurait été ouvert en deux. Sa main bloque la mienne alors que mes yeux croisent les siens. Tu es un peu en avance en Amaëlle, je ne t’attendais pas aussi tôt. Elle prononce mon prénom et sa main glisse contre ma joue. Qu’essaies-tu de faire au juste ? Revenir mes émotions ? Je ne me laisserais pas avoir comme la dernière fois, je ne te laisserais pas avoir le dernier mot Amaëlle, autrement ça signifie que nous aurons perdu cette guerre.

- Nous sommes dans le même camp Amaëlle. Ne me trahis pas, ne sauve pas l’humanité du sort qu’elle mérite.

Tu devrais plutôt m’apporter ton soutien, m’encourager à aller jusqu’au bout de cette aventure, sauf que non, tu cherches à me convaincre. Tu me demandes de ne pas faire ça, de ne pas la laisser gagner mais tu as tort, en l’utilisant je gagne justement la partie, la moroï l’aurait utilisé pour nous exterminer, je l’utilise pour tous nous sauver.

- Cette arme ne peut plus être cachée, si ce n’est pas moi qui l’utilise, ce sont eux qui le feront et il est hors de question que je les laisse gagner. Ils ont failli te détruire une fois, je ne leur offrirai pas l’occasion de recommencer.

Tu t’es peut-être remise de cette aventure dans les locaux de l’unité mais pas moi. Cette nuit-là j’ai ressenti plus de rage que je ne l’aurais cru possible et mon mépris envers l’humanité a décuplé. Ils m’ont prouvé qu’ils pouvaient être une menace, qu’ils pouvaient m’atteindre en s’en prenant à toi, mais si je les détruis tous plus personne n’aura ce pouvoir, plus personne ne pourra me contraindre à quoi que ce soit. J’attrape la main d’Amaëlle et la retire de ma joue alors que mon regard n’a pas quitté le sien.

- Ne te mets pas en travers de ma route Amaëlle, je n’ai pas envie de t’affronter.

D’autant que le temps joue contre nous, ce n’est qu’une question de minutes avant qu’une nouvelle escouade de l’unité nous rejoigne. A quoi bon perdre notre temps à les combattre alors qu’on peut en finir maintenant ? A quoi prendre le risque d’être blessé si on a entre les mains le joker qui nous permet de gagner la partie ? Ne te laisse pas attendrir par tes sentiments Amaëlle, ne deviens pas mon ennemie au profit des humains.

- Mais je le ferais si c’est nécessaire.

Je ne prendrais pas le risque de perdre cette guerre contre eux, alors si tu m’y forces je me verrais obligé de te mettre hors d’état de nuire pour que je puisse terminer ce que j’ai commencé. Ne t’inquiète pas, lorsque tu te réveilleras le monde sera pratiquement comme avant, il n’y aura juste plus d’humains sur Terre.


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La dame des ombres
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MessageSujet: Re: La fin   Mar 9 Jan - 16:00

La fin
Amaëlle & Lucas

Je n’arrive plus à savoir quel est notre camp exactement. Sommes nous ennemis ? Ou malgré tout, sommes-nous restés des alliés ? Je ne sais pas. Tu prétendais agir pour moi la dernière fois, mais ce n’est pas l’impression que j’ai. Si tu avais réellement agis ainsi, j’ai envie de croire que tu aurais retrouvés tes sentiments. Peut être est-ce là le signe que je devrais abandonner ? Peut-être. Mais avant cela, je dois essayer une dernière fois. Je ne peux pas te laisser disparaître sans essayer de te retenir une dernière fois. Je te promets que je ne resterais pas un poids que tu devrais traîner dans ta vie, mais je sais aussi que même si tu penses que tes sentiments sont ta faiblesse, sans eux, en réalité, tu n’es pas la moitié de l’homme que tu devrais être. C’est cette alliance entre ton génie et tes sentiments, entre ta réflexion et celle de Lucie, qui fait de toi l’homme aussi dangereux et charismatique qui séduit même les plus dangereux spécimens. Alors ne m’en veux pas de vouloir te ramener.

Je me retrouve plongé dans ton regard et ce que j’y vois ne me plait pas. Tu n’as toujours pas retrouvé Lucie, n’est-ce pas ? Même avec la mort de cette moroï, tu es toujours prisonnier de tes chaînes. Et tant que cela sera le cas, je serais obligée de me retrouver contre toi, même si je ne le veux pas. Je tente une dernière fois, une toute dernière fois, parce qu’après, il sera trop tard, j’en ai conscience. Tu me parles de trahison mais est-ce vraiment moi qui te trahis comme tu sembles le penser ? Ce n’est pas l’impression que j’ai. Je peux me tromper, je le sais. Mais pour le moment, mon impression est que c’est toi-même qui trahis ta nature profonde. Et même si nous sommes forts, même si nous sommes puissants… Aucun être sensible et doué de raison ainsi que de sentiment ne devrait pouvoir décider de l’avenir d’une espèce. Sans compter que sans les humains… Ils ont beau être de vrais parasites, mais sans eux, nous n’aurions pas d’avenir.

Je ne lâche pas ton regard mais je ne te réponds pas, pas encore. Donnes des arguments, laisses-moi les démonter, laisses-moi une chance de séduire une nouvelle fois ton cœur, laisses-moi une chance de le faire revenir. Je ne peux pas m’empêcher de froncer les sourcils en utilisant encore mon existence comme une excuse pour ses actes. Est-ce que, si je n’avais pas été là, tu aurais détruit cette arme comme elle aurait du l’être par le passé ? Je ne sais pas. Mais je ne peux pas me permettre de douter. Je ne peux pas le faire, sinon tout ce que j’aurais fais n’aura servi à rien. Ils nous restent encore du temps, utilisons le à bon escient.

Je sens sa peau contre la mienne mais encore une fois, j’en ressens la froideur et la sécheresse plutôt que la douceur et la chaleur, cette chaleur qui me manque tant. J’ai beau avoir décidé de te laisser partir, ce n’est pas pour autant que j’aime voir face à moi cette statue de marbre sans sentiment. Et cette fois, les menaces reprennent. Je ne peux pas empêcher un léger rire de monter en moi. Un rire amer, bref, noir. Pas le genre de rire que j’ai l’habitude d’émettre, mais j’ai l’impression que le bonheur n’est pas un sentiment que je retrouverais à ses côtés. Pas aujourd’hui, peut être même jamais…

« C’est toi qui me considères comme ton ennemie, Lucas, même si tu prétends l’inverse. Le toi, le véritable toi, ne m’aurait pas donné tous ses indices pour que je t’abandonne à la dernière ligne, pour que je me range à ton avis biaisé. Tu considères que je suis ton ennemie, mais en réalité, tu es ton propre ennemi… »


Je relâche mes mains, sortant de cette étreinte glacée, mais sans le lâcher du regard. Ce n’est pas avec des mots que je te convaincrais j’ai l’impression… Mais contrairement à toi, je ne peux pas me résoudre à t’assommer pour faire mes actions dans ton dos. Qu’est-ce que cela changerait de toute façon ? Tu serais capable de reconstruire une autre machine et on aura juste déplacé le problème. Non, il faut que je te convaincs de retrouver tes sentiments, de retrouver ta lucidité… Et après, peut-être devrais-je m’éloigner pour te permettre de ne plus jamais retrouvé ce raisonnement. Peut-être. Après tout, c’est ce que j’avais décidé, même si face à tes yeux à la couleur du Topaze Impériale, je me retrouvais à mettre moi-même mon raisonnement en doute…

« Ouvres la porte à tes sentiments. Redeviens complet, Lucas, redeviens l’homme que tu n’aurais jamais du cesser d’être et je te promets que si tu décides malgré tout de détruire les humains, j’appuierais moi-même sur le bouton. »

Je prends un pari risqué, certes, mais je ne pense pas pouvoir faire autrement… Après tout, si même Lucie et ses sentiments ne pouvaient le raisonner, alors la partie était perdu d’avance…


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Le roi des ombres
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MessageSujet: Re: La fin   Mar 9 Jan - 19:59


La fin
Amaëlle & Lucas

Qu’es-tu venue faire ici Amaëlle ? Pourquoi cherches-tu encore à m’arrêter ? Ne l’as-tu pas compris ? Les humains sont condamnés à mourir ce soir, je ne te laisserais pas me faire changer d’avis. Pourtant tu continues d’essayer, plus tu parles et plus tu fais grandir cette part en moi, celle que je m’efforce de chasser. Plus tu me regardes et plus je me dis que tu pourrais gagner, mais je ne peux pas te laisser faire. Avant tu soutenais tous mes plans Amaëlle, j’aurais aimé que tu me soutiennes dans ce dernier, mais tu ne le fais pas. Je te menace de me battre contre toi s’il le faut mais je n’en ai pas envie, la seule chose dont j’ai envie c’est de les éliminer eux. Je t’entends rire, un son que je n’aurais pas aimé par le passé mais qui ne provoque rien en moi ce soir. Est-ce l’ironie de ce soir qui te rend hilare ? Peut-être que tu as raison d’en rire, finalement nous sommes devenus ennemis pour la cause humaine, n’est-ce pas le comble de notre histoire ?

- L’ancien Lucas me remerciera d’avoir anéanti ses ennemis.

Tu peux continuer d’argumenter, je continuerai de contre-argumenter, mais nous n’avons pas toute la nuit devant nous Amaëlle, alors il va falloir prendre une décision. Soit tu gagnes soit je perds, car visiblement nous ne sommes pas dans le même camp ce soir. Le contact est complètement rompu entre nos corps, mais ses yeux continuent de me regarder, continuent de fouiller en moi, d’éveiller ces choses. Tu reprends la parole et je sens cette vague me secouer l’estomac, dangereuse, désagréable, un véritable tsunami qui secoue mes émotions. Tu es en train de faire éclater le champagne Amaëlle et la mousse ne tardera pas à se déverser. Mon esprit et mon cœur sont envahis par de multiples émotions, tellement que ça en devient douloureux. Où est passée Lucie ? J’attrape Amaëlle par les épaules et la plaque contre le mur derrière elle, c’est brutal mais pas violent, presque sexuel. Mon regard embué de ce liquide insupportable ne m’empêche pas de la regarder dans les yeux.

- Arrête ça ! Je ne peux pas redevenir complet sans Lucie pour me canaliser. Je ne peux pas revenir sans elle...

Pourtant elles continuent de grandir, de s’imposer, d’anéantir toutes les barrières. Je suis devenu ce Lucas uniquement dans la volonté de tuer cette moroï, or maintenant que c’est chose faite c’est bien plus difficile de te tenir tête, de ne pas laisser tes mots s’ancrer en moi, tes yeux déchirer tout ce que je m’efforce à construire entre nous. Tu détruis tout avec tes gestes, ta douceur, ton amour. Tu détruis tout ce qui me permet de rester un minimum saint d’esprit. Ne le comprends-tu pas Amaëlle ? Si je reviens sans Lucie, je serais un véritable ouragan. Sans même m’en rendre compte mon poing cogne contre le mur à quelques centimètres de son visage, s’enfonçant dans le béton alors que l’autre glisse sur sa peau, contre sa nuque. Je suis un mélange explosif entre haine et amour, entre violence et tendresse, entre celle que je veux protéger et ceux que je veux détruire. L’une de mes mains est serrée, crispée, alors que l’autre est plus chaude, plus délicate. Mon corps est perdu, perturbé, il tremble de toutes ces émotions qu’il ne comprend pas et n’arrive pas à gérer, il veut toute les satisfaire mais ne sait pas par laquelle commencer, ne sait pas comment s’y prendre. Comment faites-vous pour ressentir de cette façon jour après jour ? Lucie m’empêchait de devenir fou, elle a toujours su qu’en gérant la partie émotion pour moi le génie serait libéré de sa folie. Ma main remonte sur la joue d’Amaëlle, tremblante.

- Je ne peux pas contrôler tout ça sans elle. L’envie de t’embrasser, le vœu de les anéantir, la peur de te perdre... Je ne peux pas... Je ne peux plus penser clairement avec tout ça.

Pourquoi m’as-tu mis dans cet état alors que nos ennemis sont si proches de nous ? Même si je ne les tue pas avec cette arme, je vais les anéantir d’une telle façon que tu ne me reconnaîtras pas. Faire revenir l’ancien Lucas sans Lucie, c’est probablement pire que de conserver un Lucas sans émotions. Ma main quitte alors sa joue pour m’emparer de la sienne et la placer à plat sur mon torse, au niveau de mon cœur alors que mes yeux n’ont toujours pas quitté les siens. Regarde bien ces yeux Amaëlle et dis-moi ce que tu y vois. N’est-ce pas de la pure folie ?

- Pourquoi as-tu allumé l’incendie Amaëlle ?

Cette phrase n’a peut-être pas de sens à proprement parlé, peut-être même me prendra-t-elle pour un fou mais après tout c’est ce que j’étais, c’est ce que je suis toujours visiblement. Pourtant cette phrase a bel et bien une signification, je ne parle pas d’un incendie qu’il y a autour de nous mais de celui que tu as éveillé à l’intérieur de moi. Mon cœur brûle d’amour pour toi et c’est à la fois puissant, douloureux et plaisant. Sauf que je ne sais pas ce qui l’emportera à la fin.


acidbrain
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La dame des ombres
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MessageSujet: Re: La fin   Jeu 15 Fév - 23:17

La fin
Amaëlle & Lucas

C’est la dernière ligne droite Lucas, ma dernière chance également. Contrairement à ce que tu crois, ce n’est pas tant ces humains que je cherche à sauver, que toi. Si jamais tu les tues, tu te perdras définitivement. Et même si par miracle tu réussissais à revenir, tu seras une cible pour tous, moroïs, dhampirs, strigoïs, humains, personne ne te laissera… Tout Missoula ou presque te connaît, comme un homme à ne pas croiser, un homme à l’esprit complexe et acéré, qui dispense la mort dans le jeu comme personne d’autre. Mais peu te connaisse comme l’homme de génie que tu es réellement. Comme cet homme qui est capable, par esprit compétitif, de créer une machine pouvant détruire une partie de l’humanité. Si cela se savait… Si cela arrivait, tu finirais dépasser par le nombre. Et je ne peux pas le permettre. Je peux, je crois, te laisser partir, mais je ne peux pas te laisser mourir. Je préfère vivre sans toi parce que tu m’en veux, plutôt que sans toi parce que tu seras mort. J’ai besoin de savoir que je réussirais à te sauver ce soir. Et si nos sentiments ne suffisent pas à te ramener, alors je tenterais la logique, puis la force s’il le faut. Parce que je ne peux pas te laisser mourir, ni ce soir, ni jamais. Le plus grand danger, ce ne sont pas les humains qui nous attendent, c’est et ça restera toujours ton esprit…

« Pas si cela te met sous le feu des projecteurs. Et encore moins si cela nous met en danger… »

Enfin, je crois… Est-ce que cet ancien Lucas, comme tu dis, tiendrait toujours à me protéger alors même que je m’opposais à toi en te mettant en danger ? Alors même que j’éprouvais le besoin de te laisser, afin de ne plus me laisser consumer par la douleur comme je l’avais fais ces dernières semaines ? Je ne sais pas. Et même si la réponse me faisait peur, je n’étais de toute façon pas le genre de femme à avoir besoin de protection. Il était temps que je me le rappelle. Alors je croise ton regard et je lance mon ultime argument. Redeviens toi et je te promets que je te suivrais peu importe ton choix. C’est risqué, oui, mais tout pour que tu ne te perdes pas…

Je laisse échapper un souffle en sentant mon dos rencontrer soudainement le mur, mais ce qui vide vraiment mes poumons de mon souffle, c’est le regard de Lucas. Débridé, ouvert, presque sexuel. Plus franc que je ne l’ai jamais vu. Et plus vulnérable que jamais. Une partie de mon esprit s’en rend compte, pendant que la majeure partie se focalise sur le peu d’espace entre nos corps, sur ton odeur qui entoure mon corps, comme la caresse d’un amant. Cette chaleur qui m’avait tant manqué et que je ne retrouvais qu’avec toi maintenant…

« Et qui te dit qu’elle ne t’attend pas pour revenir également… ? »


Je laisse échapper ma question dans un souffle, ne lâchant pas son regard, voyant ses prunelles s’obscurcir. Mais la peur ne prend pas racine en moi, elle ne l’a jamais fait, jamais avec lui. Tes mots me blessent, ta distance me brise, mais tes coups physiques ne m’atteignent jamais, je le sais. Alors quand son poing rencontre le mur à côté de ma tête, je ne sursaute même pas. A la place, je ferme un instant les yeux en penchant ma tête pour profiter de la caresse de ses doigts. Avec un autre, j’aurais pu avoir peur de l’intimité de ce geste, de la dangerosité de cette proche de ma colonne vertébrale. Pas avec Lucas, jamais avec lui. S’il voulait me tuer… Je préférerais encore ne pas le voir venir, ne pas m’en rendre compte. Je préférerais profiter de chaque instant, encore, toujours… Je rouvre les yeux face aux paroles décousues de Lucas, ça, plus que ton regard, me fit comprendre que j’avais une faible chance de te ramener. Une seule chance, c’est tout ce dont j’avais besoin…

La possessivité de ces mots, l’entente de ceux-ci, ces envies qui se concentraient en partie sur moi, ça fit naître un feu brûlant au creux de mon ventre. J’avais beau dire que je voulais te laisser de l’espace, j’avais uniquement envie de me lover contre toi et de ne plus te laisser aucune chance de t’enfuir. Je sentais mes ongles transpercer la peau de mes mains, dans un geste vain pour me retenir de t’enlacer, de t’apporter du réconfort. Cela pourra arriver après, peut-être… mais d’abord, j’avais besoin de te faire revenir.

Je ne résiste pas quand tu prends ma main, mon regard toujours plongé dans le tien. Je sens mon cœur se contracter à tes mots, à ton ton, à toutes ces possibilités, passés, futures… De ma main libre, j’agrippe l’une des boucles de ta ceinture pour te rapprocher de moi, sentant ta chaleur traverser mes vêtements et réconforter mon corps, renforçant mon besoin de te retrouver.

« Parce que j’ai besoin de toi, du vrai toi. J’ai besoin de cet homme magnifique, passionné, brillant, qui est bien plus que mon amant. Tu m’appartiens comme je t’appartiens, je te l’ai dis le premier soir. Je ne peux pas te laisser partir comme ça… J’ai tenté de te laisser partir, mais tu as mis ta marque sur mon cœur et je ne peux pas t’abandonner comme ça, je ne peux pas t’oublier et te laisser disparaître comme ça… »


Je lève une de mes mains, celle qui servait auparavant à le rapprocher de mon corps, pour couvrir doucement sa nuque, l’attirant contre moi, non pas pour un baiser, mais pour un rapprochement presque aussi intime. Sentir son souffle contre mes lèvres me fit expirer doucement d’envie et de bien être. Le monde pourrait brûler autour de nous que je n’y accorderais que peu d’attention… Mais c’était un peu contraire à l’objectif, n’est-ce pas ? Mes yeux se rouvrirent pour croiser son regard assombri que je ne lâchais pas cette fois, le regardant avec un sérieux qui n’était pas forcément mon expression habituelle mais qui était plutôt approprié.

« Tu n’es pas seul dans ce brasier… Lâches prise, mon ange noir. Je te rattraperais et nous retrouverons Lucie, je ne te laisserais pas avant que tu ne sois redevenu toi-même, je te le promets… »



_________________


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MessageSujet: Re: La fin   Lun 19 Fév - 18:26


La fin
Amaëlle & Lucas

Tu joues avec le feu qui brûle en moi, plus tu parles, plus tu es proche et plus tu le fais grandir, vivifiant, insoutenable. Un mélange de trop de choses opposées se bat en moi. Vers quoi dois-je me diriger Amaëlle ? Je ne sais pas. Je n’arrive pas à savoir et Lucie n’est pas là pour me donner la réponse. L’ancien Lucas, le nouveau Lucas, je ne sais plus vraiment ce que ça signifie, je sais seulement que les deux se mélangent, les deux se confondent entre désir de destruction et désir de protection. Les deux ne peuvent-ils pas ne faire qu’un ? Visiblement non. Mon corps agit à ma place, un mélange entre violence et passion, entre deux raisons qui se battent. Tu me rends fou Amaëlle, encore plus que je ne le suis habituellement.

Je la touche et je ne veux plus m’éloigner d’elle, je ne veux pas lui faire du mal, mais si l’ancien Lucas revient, ne sera-t-il pas pire que le nouveau alors qu’il n’y a plus Lucie ? En poursuivant cette voie on s’engage dans une pente glissante Amaëlle, si je n’arrive pas à raisonner correctement, qui sait jusqu’où je pourrais aller. Tu dis que Lucie m’attend peut-être pour revenir mais je ne sais pas si c’est un risque que je suis prêt à prendre. Et si tu avais tort ? Je la sens bien trop loin de moi pour réussir à y croire.

- Lucie est bloquée.

La moroï l’a bloquée, quelque part dans les méandres et je n’arrive pas à la retrouver. Voilà la malédiction qu’elle m’a lancée avant de perdre la vie. Ou alors ce n’est que de la manipulation et c’est moi qui la bloque en refusant de redevenir comme avant. Pile ou face, je n’ai jamais été un grand adepte des jeux du hasard, dans un cas on gagne tout, dans l’autre on perd tout. Je ne suis pas sûr d’être prêt à perdre. Elle m’attire vers elle, collant un peu plus mon corps au sien, faisant naître ces envies qui commencent doucement à prendre le pas sur toutes les autres. Est-ce toi ma nouvelle conscience Amaëlle ?

Je sais que nous n’avons plus beaucoup de temps avant que les autres n’arrivent, mon ouïe de strigoï me permet déjà de les entendre approcher, pourtant c’est sur ses mots que je me focalise le plus. Ma main se resserre davantage sur la sienne au fil de ses mots, doucement, alors que je pose mon front contre le sien, fermant les yeux. Je sens que tu es en train de gagner la partie Amaëlle, mais j’ignore encore si ça fait de moi le perdant. Je n’arrive pas vraiment à penser de la sorte lorsque ses doigts fins glissent sur ma peau, contre ma nuque. Je rouvre les yeux, les plongeant dans les siens alors qu’elle me fait cette demande, qu’elle me fait cette promesse.

J’abandonne mon combat contre elle dès lors où mes lèvres viennent capturer les siennes pour la retrouver, retrouver cette passion mais aussi ce flot d’émotions et de questions qui arrivent dans mon cœur et dans mon esprit tel un tsunami. Dès lors que la barrière est tombée je renforce ma prise autour d’elle, refermant une main dans ses cheveux tandis que l’autre la colle un peu plus à moi, toujours plus possessif. C’est là que je sens quelque chose piquer ma nuque, nous interrompant. La seconde suivante j’ai emporté le corps d’Amaëlle avec moi pour nous mettre à l’abri de nos ennemis, derrière la machine. Je glisse mes mains dans ma nuque pour attraper une sorte de mini-fléchette, un tranquillisant. Ces idiots ne savent pas qu’il en faut plus que ça pour m’arrêter. Mon regard se repose dans celui d’Amaëlle, changé, signe que l’ancien Lucas est revenu, en parti du moins, car sans Lucie je ne serais jamais le même homme. Je laisse retomber la fléchette et glisse ma main contre sa joue alors qu’une lueur de flammes apparaît doucement dans mon regard.

- Tu as raison Amaëlle, je n’ai pas besoin d’une machine pour les anéantir.

Oh ce n’est pas vraiment ça qu’elle a dit, mais c’est déjà trop tard pour m’arrêter. Tu la vois n’est-ce pas ? Cette folie qui grandit dans mes yeux, celle que Lucie n’est pas là pour canaliser. Ce sont eux qui testeront le goût de mes folies. La seconde suivante je ne suis plus aux côtés d’Amaëlle, je me suis déjà emparé d’un bâton métallique pour embrocher le cœur du premier humain avant de m’emparer de son arme pour tirer dans le tas. Puis je disparais à nouveau, évitant les balles, enfonçant le bout de mon arme dans la gorge de l’un d’entre eux dont le sang gicle sur mon visage. Une autre fléchette arrive en dessous de ma gorge mais je ne ressens toujours aucun effet de tranquillisant. Au lieu de m’évanouir j’arrache la fléchette et l’enfonce dans la joue de celui qui a tiré, avant de retourner son arme contre lui pour lui tirer une balle en pleine tête.

Mon regard est sombre, noir, empli de folie. Je ne vois plus Amaëlle, juste des ennemis à abattre froidement, du sang à faire couler. Je t’avais prévenu, un Lucas qui ressent trop peut être pire qu’un Lucas qui ne ressent rien. Il n’y a plus que toi qui peux me calmer, que toi qui peux me ramener à la raison, mais tu n’y arriveras pas tant qu’il restera du danger pour ta vie. Car un Lucas qui ressent trop est aussi un Lucas qui est prêt à tout réduire en cendre par peur qu’on te fasse du mal. Les corps tombent un à un sur mon sillage, aucune fléchette ne semble faire effet, tel un animal sauvage, un monstre que rien n’arrête.


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MessageSujet: Re: La fin   Lun 26 Fév - 23:19

La fin
Amaëlle & Lucas

Cela fait longtemps, déjà bien longtemps que tu erres en solitaire. Pendant un temps, on a été trois, ou deux, tout dépend de l’interprétation. Mais maintenant… Maintenant, je me dis que tu es seul. Je n’ai pas besoin que tu me parles de Lucie pour cela. Un Lucas sans ses émotions… C’est déjà une hérésie en soi. Certains ne comprendraient pas, certains diraient que tu es tout le temps sans émotion. Ces gens ne sont pas au courant de Lucie, ni de ton passé. Ils n’ont pas pu observer tes yeux s’obscurcir sous le désir, tes lèvres s’ouvrir sous le plaisir, ta peau se plisser sous le coup de l’inquiétude puis de tes sourires. Ils ne te connaissent pas comme j’ai pu te connaître. Et c’est la raison pour laquelle je ne peux pas te laisser partir aussi facilement. Je ne peux pas te laisser ainsi briser, autant pour toi que pour le reste du monde, car tu es le genre d’esprit qui peut faire évoluer le monde. Mais pas de cette façon, pas en étant si incomplet…

« Pour le moment, Lucas, comme tu l'as si bien dit. Pour le moment elle est cachée, mais elle ne le restera pas. »

Ce n’est pas la première fois que tu la perds, rappelles toi. Lors de tes psychoses, c’est également arrivé. Certes, cela m’étonnerait que nous la retrouvions cette fois au milieu d’une boutique de chocolat mais… Je sais que nous la retrouverons. Parce qu’il ne peut pas en être autrement. Parce que je ne peux pas te laisser comme ça. Parce que même si tu veux prétendre le contraire, je sais que ton corps, que ton cœur, ne demandent qu’à être libérés. Je fais des erreurs, parfois, sous le coup de l’impulsivité, du désir, de l’instinct… Mais je sais que cette décision ne sera jamais une erreur et que je ne la regretterais jamais, même si je dois ensuite figuré à tout jamais dans la liste de tes ennemis.

Je ne lâche pas ton regard, Lucas, parce que j’ai peur de détourner les yeux. J’ai peur de les détourner et de perdre ce tourbillon qui réside dans tes prunelles. Ces émotions qui couvent, ces étincelles qui grondent. Laisses les sortir. Laisses toi être toi-même. Laisses moi être ta béquille le temps que tu retrouves ton intégrité. Cette fois, c’est toi qui rompt le contact, qui ferme les yeux. Mais je reste toujours aussi calme. Parce que je sens que ton souffle heurté contre mes lèvres, ta peau brûlante et ton corps frissonnant contre mes doigts. Je sais que tu es avec moi. Et je sais que malgré toute ma volonté, la décision t’appartient… Alors j’attends. Je t’attends. Mon ange noir. Mon Lucas. Celui qui a été mien et qui le sera toujours, d’une certaine façon. Celui que j’attends ce soir encore.

Je croise ton regard et je vois ta résolution, avant même de pouvoir la situer. Puis, je me laisse entraîner par la chaleur de tes lèvres contre les miennes. Peu importe les baisers que je peux offrir, seul les tiens sont capables de me couper le souffle, alors même que cela devrait physiologiquement impossible. La douceur de ta bouche, la force de ta prise, la chaleur de ta peau, tout cela me transperce littéralement, m’empêchant de penser, de réfléchir… M’empêchant de faire autre chose que de ressentir, de m’appuyer contre toi et de me laisser aller à ce baiser, frissonnante sous l’émotion, autant que sous le soulagement.

Puis, je l’entends. Et ensuite, je sens nos corps bouger pendant que je comprends ce qui se passe. Je sens mes yeux s’écarquiller pendant que je tends l’oreille, entendant deux ou trois douzaines d’hommes arrivés. Putain, vous n’auriez pas pu choisir pire emploi du temps, les vermisseaux. Je croise le regard de Lucas et même si je vois que ses lèvres sont encore gonflés de notre baiser, c’est la seule manifestation de celle-ci qu’il reste… Avec la douceur de son toucher. Mais la froideur de sa détermination ainsi que ses paroles…

« Attends, non… »


Je tends la main mais déjà il m’échappe, se jetant contre nos ennemis. Corriges-moi si je me trompe, mon ange noir, mais ça ne serait pas moi normalement l’impulsive de nous deux ? D’ailleurs, vivement que cela redevienne ainsi parce que je commence à voir les inconvénients de ton rôle et de ma conduite habituelle… Et ça, c’est vraiment le moment où on se dit qu’il est temps d’échanger les rôles. Bon, réfléchir, un plan, un plan, un plan… Je garde un œil sur Lucas, assistant à son massacre et grimaçant quand je vois une autre aiguille se glisser sur sa peau. Pour le moment, il n’a pas de réaction mais tel qu’on connaît l’unité, on peut être sûr qu’il va y avoir un truc. Et ça aussi, faut le prendre en compte. Mais il faut également prendre en compte qu’ils ont finis par comprendre que Lucas était le plus dangereux et le plus puissant, vu qu’ils se sont attaqués à lui en premier… Et me faites pas croire que c’est parce qu’il était plus facile à toucher, on était tellement distrait que s’ils s’étaient bien organisés, on aurait déjà été hors d’état de nuire.

Distraitement, j’esquive le teaser d’un homme, passant sous son bras pour le serrer fortement contre moi, jusqu’à ce que ses côtes se brisent et transpercent ses organes, je le laisse ensuite tomber avant de me glisser dans la salle, faisant des dégâts sur des points aléatoires, empêchant ses hommes de toucher Lucas. Un éclair brillant attire mon regard vers un rassemblement d’hommes qui rechargent leurs armes et qui visent Lucas. Non !

« Maintenant ! »


Les six hommes qui se faisaient passer pour mort et que j’avais hypnotisé suivent mes ordres et se relèvent pour s’attaquer aux derniers survivants pendant que je me dirige vers le groupe avec la vitesse et l’effet d’un boulet de canon. Ils ne sont pas encore morts mais j’entends un bruit peu rassurant et quand je me tourne, je vois un soldat presque mort qui se traîne malgré tout vers la machine, apparemment prêt à la reprogrammer et à la mettre en marche. En fait, il a même déjà commencé.

« Lucas, la machine ! »

Je suis obligé de les lâcher du regard quand je dois esquiver un coup en traître avant de recommencer à me battre. Au bout de quelques temps, les derniers tombent et quand je me tourne vers Lucas, je le vois à quelques centimètres de moi, brisant la nuque d’un mec qui apparemment, voulait m’attaquer dans le dos. Enfin, je suppose. Décidément, ils ont peu d’honneurs ceux-là… Je sens quelques endroits de mon corps picoter sous l’effet de décharge électrique des teasers de ces bonhommes mais sinon, on peut dire que je m’en sors bien. Par contre, quand je vois Lucas, je me rappelle immédiatement des fléchettes et je me rapproche de lui à grande vitesse, jusqu’à me retrouver contre son corps, ma main contre sa joue, étalant sans le vouloir le sang qui le couvrait. De toute façon, on devait tous les deux ressembler à Carrie alors bon…

« Est-ce que ça va ? Ils ne t’ont pas blessés ? Il faut vraiment qu’on s’en aille et qu’on condamne cette endroit et cette machine avant que d’autres ne viennent par ici… »



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MessageSujet: Re: La fin   Mer 11 Avr - 15:27


La fin
Amaëlle & Lucas

Il y a ce mélange dans ma tête entre calme froid et folie destructrice. Je sais que je dois protéger Amaëlle, je sais aussi que je veux les tuer. Alors c’est ce que je fais, je l’abandonne dans ce coin un minimum protégé et m’en prends à ces hommes, à ces femmes, à tous ces membres de l’unité qui osent encore me tenir tête. N’apprennent-ils donc jamais de leur leçon ? Ils perdront toujours, mais visiblement la destruction de leur ancien centre n’a pas suffi à faire passer le message. Cette machine aurait pu les faire taire à tout jamais, une part de moi trouvera toujours cela dommage de ne pas réduire les humains à néant avec ça, mais l’autre part a de nouveaux plans pour les humains, pas aussi extrémistes mais bien moins cléments.

Les corps tombent un par un, pas de quartier quand on est attaqué. Aucun d’entre eux n’arrive à me blesser, il n’y a que ces fléchettes qui parfois se plantent dans ma peau avant que je ne les arrache. Que pensent-ils faire avec ça au juste ? N’ont-ils pas compris que ça ne fonctionnait pas ? Ils le constateront par eux-mêmes en perdant la vie. Amaëlle a rejoint le combat elle aussi mais je n’ai pas besoin de me laisser distraire en la surveillant, sachant parfaitement qu’elle est apte à avoir le dessus sur tous ces misérables. Ma main se referme autour du cou de l’un d’entre eux, serrant de plus en plus fort.

- On finira... par vous... tuer...

- Pas aujourd’hui.


Ni même demain s’ils ne changent pas radicalement leur pathétique stratégie d’attaque. Je finis par lui arracher la tête de ses épaules avant d’entendre Amaëlle donner un ordre derrière moi. D’un coup des hommes de l’unité se relève pour attaquer les leurs, empêchant la nouvelle escouade de nous atteindre. Mon regard croise un instant celui d’Amaëlle, se calmant l’instant de quelques secondes avant qu’elle ne parle de la machine. A nouveau l’étincelle de folie revient prendre le dessus juste avant que je ne disparaisse de ma place pour arriver aux côtés de l’humain, le tirant en arrière sur le sol avant de lui donner un coup de pied en plein dans la colonne vertébral avec assez de force pour la lui briser. Maintenant il ne pourra plus nous gêner.

Je finis par annuler le programme de la machine, la mettant en veille si on peut dire, quoi qu’il en soit maintenant il faudra rentrer à nouveau le mot de passe pour pouvoir l’enclencher et seul mon cerveau le détient. Il ne reste plus grand monde de vivant, les derniers humains auraient dû en profiter pour s’enfuir mais non, ils préfèrent persister dans leur bêtise. Une dernière fléchette se plante dans ma peau juste avant que je ne vienne arracher le cœur à main nue de l’humain qui a tiré, puis je brise ensuite la nuque de celui qui comptait s’en prendre à elle. Le dernier corps tombe et le calme revient, pour l’instant en tous cas. J’arrache cette dernière fléchette avant de poser mon regard sur Amaëlle qui a l’air inquiète, je vérifie également qu'elle n'ait rien en l'examinant de la tête aux pieds.

- Tout va bien. Allons-y.

Au cas où tout le monde ne serait pas mort, on jette un gaz asphyxiant à l’intérieur de la salle avant de refermer la porte. Comme quoi ils peuvent avoir du matériel utile mais ne savent pas l’utiliser. A nouveau personne ne rentrera ici sans code, mais dans le doute j’avais prévu de quoi l’ensevelir avec des explosifs placés tout autour. Alors qu’on presse l’allure, j’attrape un boitier et continue d’entraîner Amaëlle plus loin, mais ma tête bourdonne depuis tout à l’heure et ma vision se trouble par moment. Mais c’est dans tout ce fouillis que j’ai l’impression de voir Lucie courir au loin.

- Lucie...

Je ralentis le pas, tournant mon regard vers le couloir à droite qu’elle a emprunté. Ce n’est pas la bonne direction Lucie, où est-ce que tu vas ? J’attrape la main d’Amaëlle dans laquelle je place le boitier.

- Il faut être à une distance d'au moins 100m avant de pouvoir détruire cet endroit, l'idéal serait de tuer la prochaine escouade pendant qu’ils sont à l’intérieur.

J’entends le rire de Lucie au loin, à moins que tout ne soit faux ? Est-ce que mon esprit dérape encore ? J’ai l’impression que plus rien n’est clair depuis quelques minutes, ma vision est étrange, mon corps est lourd, mais il faut que j’aille vérifier.

- Je dois récupérer Lucie avant, je te rejoins vite.

Et sur ces mots je commence à partir dans l’autre direction.


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MessageSujet: Re: La fin   Mer 4 Juil - 16:38

La fin
Amaëlle & Lucas

Pourquoi les choses ne se passent jamais comme prévu ? Ce n'est pas comme si je planifiais toute ma vie, je me laisse bien plus souvent porter alors pourquoi les rares fois où je le fais, cela ne se déroule pas comme espéré ? Pourquoi Lucas est si réticent à redevenir lui-même ? Pourquoi est-ce que je n'ai pas réussi à le laisser partir comme je l'avais décidé ? Pourquoi ces hommes attaquent-ils au pire des moments ? Pourquoi ne nous laissent-ils pas tranquille ? Quand finiront-ils par comprendre...

Les éliminer n'est pas bien compliqué. Ils ont beau être entraînés, je l'ai été également, quand à Lucas, il est rapide et intelligent, lui permettant de trouver toutes les opportunités nécessaires pour nous permettre une victoire assez rapide, peu importe l'intelligence de nos ennemis. D'ailleurs, j'aurais été eux, j'aurais d'abord balancé une grenade dans le tas avant de venir chercher des poux à des strigoïs qui n'en ont pas. Mais il faut croire qu'ils avaient bien trop peur d'abîmer la machine. D'ailleurs, pour celle-ci...

Je préviens Lucas avant de me concentrer sur nos derniers ennemis, lui laissant le temps et l'espace pour gérer ce problème. Sauf que je ne me rends pas compte du geste du petit dernier avant que Lucas ne me sauve la vie encore une fois. Décidément, cela commence à devenir une habitude. Je croise le regard de Lucas, voyant la sauvagerie y reculer pour laisser place à un peu plus de douceur. Les deux me vont mais j'avoue que le contexte ne s'y prête pas. Et même mes pensées ne vont pas plus loin tant je suis préoccupée par les fléchettes que l'unité a lancé. Je les connais, je sais qu'il y aura un effet, le problème est de savoir lequel. C'est pour ça que je pose la question à Lucas mais soit l'effet tarde à venir soit il veut vraiment qu'on parte très vite. Je pince les lèvres en hochant la tête sans rien répliquer, il sera bien temps d'en parler quand le premier effet se fera ressentir. Et de toute façon si on veut des réponses et un antidote, il faut sortir de là vu qu'il n'y a plus aucun vivant à faire parler dans le coin.

« Je te suis, guides-nous. »

Je jette un dernier regard à cette salle avant de me faire entraîner par Lucas. Pour faire bonne mesure, même si j'ai bien vu le boîtier que Lucas tient en main, je lâche une grenade à l'entrée du couloir. Oui, je suis toujours dans l'optique d'attendre une faiblesse de Lucas, et dans ce cas, on aura besoin de toute l'avance qu'on peut avoir et ce couloir bouché pourrait être celui qui nous sauverait la vie.

Je connais tant Lucas que je peux remarquer la différence avant même qu'il ne parle, me doutant de qui et quoi était concerné. Lucie. Je t'avais dis que tu la retrouverais. Maintenant la question est de savoir dans quel camp elle est. J'ai bien reçu ton cadeau mais est-ce que les ordres que cette moroï t'avait donné sont toujours en toi, quelque part ? Ou as-tu retrouvé tout ton contrôle ? Tant que je ne le sais pas, je ne peux pas m'imaginer te laisser seul avec Lucie. Pas quand je sais ce qui s'est passé la dernière fois. Je ne veux plus prendre le risque de me retrouver dans cet état de détresse. Je sais c'est égoïste mais c'est ce à quoi je pense quand je plonge mon regard dans le tien et que je comprends que tu veux que je parte sans toi. Je pourrais rajouter également que je ne me vois pas partir sans toi, que je ne peux pas te laisser en arrière, que j'ai peur de ce qui pourrait t'arriver, nous arriver. Mais la vérité reste que j'ai peur de ce que Lucie pourrait te faire.

Lucas commence à partir après ses instructions et c'est là que je me réveille. Je jette un regard vers la direction qu'on aurait du prendre, celle de la sortie. Pas de grenade pour cette fois, il faut qu'on puisse sortir rapidement, je le sens. Et tant pis si cela veut dire encore des ennemis. Ensuite, je rejoins Lucas en vitesse, me mettant à sa hauteur et attirant sur moi son regard désapprobateur.

« Je ne te laisserais pas loin de moi. On sortira de là en même temps, ensemble, c'est la seule option possible alors ne discutes pas et dis-moi si tu as repéré Lucie ? »

Et en même temps, s'il te plait, rassures moi en me disant que finalement, ces fléchettes n'ont eu aucun effet sur toi... Je n'ai pas vraiment d'espoir sur ce sujet et je sais que j'ai raison quand je te vois rater un pas et trébucher. Ce n'est pas dans les habitudes de Lucas d'être maladroit. Et si certain dirait que je suis pessimiste, je les enverrais en enfer, je suis juste réaliste, je me suis déjà pris la technologie de l'unité dans la gueule et je commence à les connaître. Alors je pense que je peux raisonnablement m'inquiéter. Je rattrape Lucas, me positionnant face à lui et croisant son regard quand il se redresse. Avant de le laisser se détourner ou faire semblant de rien, je prends la parole. Je te connais mon ange noir, je sais ce que tu peux mettre en place pour esquiver un sujet gênant, mais cette fois, je ne te laisserais pas faire, pas quand ta vie est en jeu...

« Lucas ? Qu'est-ce qui se passe ? Parles-moi... »


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La fin
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