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 Convaincs-moi

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La sauvage
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Date d'inscription : 16/05/2017
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MessageSujet: Re: Convaincs-moi   Dim 22 Oct - 14:28


Convaincs-moi
Peter & Kahlan

Cette soirée est de plus en plus étrange. Tu es étrange, strigoï. Tu crois savoir qui je suis mais tu ignores même mon nom, alors comment peux-tu penser me connaître ? Si je te dis que je suis une Fisher, changerais-tu d’avis à mon sujet ? Après tout si je ne me trompe pas tu es une sorte de héros qui chasse le mal, qui tue les êtres comme moi. Si tu as une sorte de liste alors Fisher doit sans doute en faire partie, Daniel doit forcément se trouver dessus. Alors dis-moi, changerais-tu d’avis à mon sujet si tu connaissais mon nom ? Plus je te regarde, plus je t’écoute et plus je suis troublée. C’est à la fois fascinant et déconcertant. Je n’aime pas l’effet que tu as sur moi, je n’aime pas ne pas savoir et avec toi j’ai l’impression d’être complètement dans le noir.

Plus la conversation se poursuit et plus je ressens ce besoin de comprendre, de poser des questions. Je ne suis pas aussi curieuse d’habitude, ou plutôt si, je suis curieuse mais je vais chercher mes réponses par moi-même, je n’interroge pas les autres, je n’ai pas confiance en ce qui pourrait être dit. Pourtant toi je t’écoute, toi je te crois, j’essaie du moins. Comment fais-tu pour voir tant d’espoir en moi ? Es-tu donc aveugle ? Ne vois-tu pas que j’ai mon lot de meurtres moi aussi ? Si tu le vois, pourtant ce n’est pas assez pour toi parce que tu as compris. "Je ne pense pas que tu détruises leurs vies plus que tu ne détruis la tienne." Cette phrase résonne plusieurs fois dans ma tête. Comment sait-il cela ? L’a-t-il déduit dès notre première rencontre ? L’a-t-il pensé juste parce que je tenais ce pieu fermement dans ma main ? Je n’aime pas qu’on lise en moi. Je n’aime pas qu’on me comprenne. Etre compris c’est être vulnérable.

Sa main attrape la mienne et je prends sur moi pour ne pas lui sauter à la gorge. Tu l’ignores sans doute strigoï, mais en en disant autant sur moi tu as réveillé mon instinct de survie. Je pourrais tenter de le tuer, là, ici, je n’aurais plus à entendre tout ce qu’il pense de moi, je n’aurais plus à le voir se rapprocher. Pourtant c’est moi qui ai posé ces questions, mais je ne suis pas sûre d’en accepter les réponses. Lorsqu’il reprend la parole, je sens un poids peser de plus en plus dans ma poitrine. Je me rappelle alors ces mots, ceux que mon avant-dernier père m’a dit avant que je ne le tue, que je suis une fille irrécupérable, que mon âme ne pourra jamais être sauvée, que je serais condamnée à l’enfer pour le restant de mes jours. Il avait raison, mon enfer c’est cette vie éternelle, et chaque jour qui passe dans ce corps de strigoï je condamne un peu plus mon âme. C’est trop tard maintenant pour la sauver. Tu te trompes strigoï, n’essaie pas de voir de l’espoir en moi. N’essaie pas de me donner de l’espoir. Je me rends compte du sang qui coule de mon autre main, de mes ongles qui se sont enfoncés si profondément dans ma chair qu’ils se sont marqués à l’intérieur de ma peau. Cette sensation me fait du bien mais elle n’est pas assez forte, j’ai besoin de plus.

- J’aimerais avoir le même espoir que toi, mais si tu connaissais mon nom tu penserais différemment.

Je retire doucement ma main de la sienne, la laissant retomber le long de mon corps. Je n’ai pas envie de me battre contre toi strigoï, mais tes paroles ne me convaincront pas de penser comme toi. Merci de croire qu’il y a encore de l’espoir pour moi, mais moi je n’y crois plus depuis longtemps.

- Les Fisher sont des êtres maudits, et cette vie morne c’est tout ce qu’il nous reste à mon frère et moi. On ne mérite pas mieux.

On ne mérite même pas de mourir visiblement. Je prends le risque de me révéler à toi, de t’offrir mon nom, de te parler de mon frère. J’ignore si le nom Fisher te parlera, peut-être que Daniel t’évoquera plus de choses que moi, mais la seule certitude que j’ai, c’est que si tu en as entendu parler alors ça ne peut pas être en bien. Je recule d’un pas, plus les minutes passent plus je ressens ce flot d’émotions dans ma poitrine, plus j’ai besoin de l’évacuer avec de l’argent. Penser à mon passé, penser à ma famille, à mes familles, ça ne m’aide pas à rester calme, il n’y a que des souvenirs violents de mon passé, des souvenirs que j’ai besoin d’évacuer dans la violence.

- Tu ne devrais plus m’approcher strigoï, ceux qui tentent de sauver les âmes perdues finissent souvent par se condamner aussi.

Je répète ces mots que j’ai déjà entendu, je repense à ce garçon qui voulait m’approcher, à ce père qui a fini par l’en dissuader en le persuadant que j’étais condamnée. Il m’a persuadé moi aussi. Tu me fais penser à ce garçon, strigoï. Chacune de nos conversations éveillent bien trop mon passé. Je fais un autre pas en arrière, glissant ma main dans ma poche, attrapant fermement cette chaîne d’argent qui me brûle doucement la peau. Voilà ce qu’il me faut pour me calmer. Voilà ce dont j’ai besoin pour oublier. Pars strigoï, laisse-moi, oublie-moi. Toutes tes croyances à mon sujet sont mal fondées. Je sais ce que je suis, je sais ce qu’ils ont fait de moi, je sais qu’un jour tu t’en rendras compte aussi.

- Va-t’en avant de te brûler les ailes.

acidbrain
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Le vengeur
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MessageSujet: Re: Convaincs-moi   Mar 20 Fév - 8:05


Convaincs-moi
Kahlan & Peter

Nos rencontres sont toutes assez étranges, différentes, innovantes, imprévisibles. Je commence à saisir ce qui m’a empêché de t’attaquer le premier soir, mais je ne sais pas si c’est toujours valable. J’ai envie d’y croire. Mais après tout, je ne possède aucun des pouvoirs des moroïs, aucun moyen de savoir… En dehors d’y croire et d’espérer que cette foi soit suffisante. Nous quittons l’appartement et comme toujours, nous nous retrouvons à finalement, poser les questions qui nous poussent à réfléchir toujours plus loin. C’est quelque chose que j’apprécie et que j’appréhende en même temps chez toi. Même si je ne te dis pas tout, car je ne sais pas si je peux le faire, je ne me prive pas de faire une réponse complète dans ma tête. Tu me pousses à aller au plus profond de ma réflexion, à ne pas me poser d’œillère, à voir au-delà de barrière dont je n’avais pas pris connaissance auparavant. Est-ce que mes pensées, mes réflexions, ce que je te partage, te pousse également plus loin ? Te pousse à prendre conscience de chose que tu ignorais avant ? Te pousse à des réflexions plus lointaine, plus philosophique ? Quoi que sur ce dernier point, étrangement, je ne pense pas que tu ais besoin de moi pour ça…

A mon tour de poser des questions, puis d’avoir des réponses. Et finalement une discussion se lance. Mais j’aurais du me douter qu’au bout d’un moment, les discussions ne peuvent pas continuer à rester « légères » et elles finissent par déraper. Je ne vois pas en quoi la situation a pu déraper. Je comprends qu’elle ne soit pas forcément du même avis que moi et que le mien puisse la faire réagir, mais je ne comprends pas que cette réaction soit aussi négative. Autant je peux comprendre facilement les réactions de Nathaniel, même maintenant qu’il a changé du tout au tout, mais cette dame me rend perplexe…

Je l’écoute, sans forcément réagir, quand je la vois se tendre avant de reprendre la parole. Un nom oui, cela peut changer la donne. Mais est-ce réellement si important ? A moins que ce nom ne signifie la mort par milliers, les génocides et la folie. Et de ce que je vois de cette femme, je ne pense pas qu’elle soit de ce genre là. Alors non, ces propos ne me font pas forcément réagir. Malgré tout, je commence également à la comprendre… Ainsi, je sais que je dois m’attendre à un gros choc, quand à savoir lequel… Je n’ai pas à attendre longtemps. Je baisse le regard un instant sur sa main qui se détache de la mienne et finalement, j’ai le bon timing. Car si je sais garder une expression impassible, mon frère m’a assez souvent reproché que mon regard était un livre ouvert. Alors oui, heureusement que j’ai baissé le regard. Je peux cacher ma surprise à ce nom. Fisher. Pendant un moment, je me demande si c’est un surnom, puis je me rappelle de la liste de Nathaniel qui comprenait deux prénoms répondant à ce nom. Un à capture, l’autre à éliminer. Et en voyant cette femme, ce n’est pas compliqué de savoir qui a quel rôle.

Après un temps, très peu de temps, mais trop à mes yeux déjà, je finis par reprendre conscience de la réalité et surtout des mots les plus importants. Frère et elle. Ne pas mériter mieux. Je ne suis pas d’accord. On ne mérite que ce que l’on sème, pas ce que notre famille nous apporte. Je relève le regard vers la femme, la voyant reculer d’un pas. Elle s’éloigne, à la fois physiquement et mentalement. Elle met de la distance. Et même si elle n’est pas forcément le genre de femmes à retenir, je ne peux pas m’empêcher de me demander si je la laisserais pour autant s’éloigner.

Je ne la coupe pas, la laissant parler jusqu’au bout. Parfois, c’est plus facile de parler à un être têtu une fois que celui-ci a fini de dérouler ses arguments, plutôt que de tenter de tout affronter petit à petit. Et je ne suis pas le genre d’homme à parler pour ne rien dire, encore moins à gaspiller du temps, surtout à cette femme. Quelque chose me dit que le temps, dans cette ville, est une denrée rare. Ce qui me fait me raidir, ce ne sont pas ses mots, c’est l’odeur de son sang. Est-ce qu’elle est à ce point énervée ? A ce point blessée ? Je ne l’aurais pourtant pas cru…

« Je ne t’aurais pas pensé du genre à dicter tes souhaits, à tenter de prendre le pas sur un autre esprit, sans même écouter son raisonnement. Tu as raison, ton nom fait parti de toi… Mais il ne te définit pas. Tu es une Fisher, peut-être, mais tu n’es pas que cela. »

Je m’approche d’un pas, mais pas plus. De quoi attirer son attention, mais pas de quoi l’envahir. Je suis peut-être un soldat, mais il n’est pas dit que je manque d’éducation ou de subtilité. Surtout quand je souhaite mettre un terme à une discussion. Quelque soit la direction qui sera prise, je ne pense pas que ce sera le genre de discussion que nous pourrons ravoir. Elle ne se rouvrira pas une deuxième fois… Et je ne prendrais pas une deuxième fois le risque de cette discussion.

« Je finirais peut-être mort effectivement. Je ne te connais pas assez pour prédire tes actions alors qui sait, tu seras peut-être celle qui me tuera dans un excès de rage, parce que j’aurais dis les mauvais mots, au mauvais moment… Mais je mourrais en étant moi-même, et pas celui que les autres veulent que je suis. »

Je prends une profonde inspiration, sentant l’odeur de la ville, de la vie même. J’entends les humains bouger, dormir, vivre tout simplement. Et nous restons en dehors de cela, en dehors de leur vie, en dehors même de la notre… Et je ne sais pas si je souhaite toujours les rejoindre, à la fin… Mais ce n’est pas le moment d’avoir ce genre de pensées. Alors je prête de nouveau toute mon attention sur cette femme, qui malgré son nom, malgré ce qu’elle pense, m’est toujours inconnu.

« Mon frère a dérapé, est devenu… incontrôlable. Est-ce que tu me conseillerais aussi de l’abandonner ? Est-ce que tu le considérerais comme une âme perdue ? Peu importe le jugement que tu porterais sur lui, je tenterais de le sauver. Ton cas est différent. Je ne te connais pas, certes, tu m’es inconnu… Et en même temps, d’une certaine façon, j’arrive à te comprendre. Je ne veux pas… considérer que tu es également perdue. Alors je prends le risque. Pour vous deux. Peut-être même pour d’autres. Mais je prends le risque de me brûler les ailes, afin de rester moi-même et de vous laisser une chance, peut-être votre dernière chance, mais peut-être aussi celle qu’il faut pour vous donner les forces afin de vous sortir du gouffre… »

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La sauvage
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MessageSujet: Re: Convaincs-moi   Ven 15 Juin - 1:02


Convaincs-moi
Peter & Kahlan

Tu éveilles des choses étranges en moi strigoï, tu me fais me poser des questions sur des choses qui devraient déjà être acquises. Pourquoi vouloir me faire douter ? Je sais ce que je suis et même si tu as du mal à ouvrir les yeux, tôt ou tard tu t’en rendras bien compte par toi-même. Il y a bien longtemps que mon âme ne peut plus être sauvée, et même si j’essaie de laver mes péchés par mon sang, rien ne nettoie vraiment l’âme d’un criminel. Tu es un homme bien strigoï, et c’est si rare de ne jours que je ne veux pas être celle qui t’aura poussé à la déchéance. Je ne veux pas être telle Eve qui aura fait croquer le fruit sacré à Adam. Le principe d’une histoire, c’est de ne pas répéter les mêmes erreurs.

- Tu ne me connais pas...

Ou peut-être est-ce moi qui ne me connais pas ? Tu t’obstines à vouloir m’ouvrir les yeux sur quelque chose que je ne verrais jamais de la même façon que toi. Là où tu vois de la lumière, moi je n’y vois que des ténèbres. Il s’approche d’un pas, ce qui me pousse à relever mon regard vers le sien. Que crois-tu fais, strigoï ? Ma main se resserre davantage sur la chaîne d’argent qui se trouve dans ma poche, qui m’aide à garder mon esprit clair. Il y a ce bourdonnement dans mes oreilles, cette sensation qui me prend à la poitrine, l’impression que ma tête va exploser. Puis finalement le calme revient, comme si sa voix venait tout apaiser... Je l’écoute, desserrant peu à peu ma prise sur la chaîne jusqu’à finalement la relâcher complètement alors que mon regard est toujours ancré dans le sien.

- Tu es fou, strigoï. Si ton frère a perdu le contrôle, alors il ne mérite pas un meilleur sort que mon propre frère. Souhaiter la mort d’un être proche, ce n’est pas l’abandonner s’il s’est perdu, c’est espérer que son âme puisse trouver la paix ailleurs.

Et j’aimerais réellement que Daniel trouve la paix. Il est si loin de ressembler au grand frère de mon enfance, un être au grand cœur, un garçon bon et généreux. Aujourd’hui il vit dans le sang et la douleur des autres, il n’a même pas de propre but si ce n’est la vengeance d’une femme qui l’a trahi. Mon pauvre frère a souffert je ne sais combien d’années et je ne souhaite pour lui qu’harmonie et sérénité. Pourtant je le sais, si Daniel se trouvait en danger et que je pouvais y faire quelque chose, je ne laisserai aucun ennemi lui prendre la vie, l’arracher de moi. Je ne laisserais personne me prendre mon frère une deuxième fois.

Mais il faut croire que Daniel n’est plus la seule personne que je souhaite protéger désormais. Etonnant, moi qui ne m’attache à personne. Il y a ces coups de feu et c'est sans doute mon âge qui me permet d’agir plus vite que lui. Je repousse le strigoï, esquivant les balles qui sont tirées vers moi, l’empêchant de recevoir celles qui sont tirées vers lui, mais c’est moi qui reçois les siennes en voulant le protéger. Mon sang vient tâcher le pull que je porte alors que les balles sont restées à l’intérieur de mon corps, une vers la poitrine, deux autres dans l’estomac. Je ne réagis pas à la douleur, malgré l’argent qui brûle dans mon corps, elle a toujours fait partie de moi après tout. Mon regard est simplement posé sur le strigoï à terre qui lève les yeux sur moi.

- Reste là.

Et sur ces mots je disparais, m’occupant de ceux qui nous ont attaqués, deux dhampirs. Je n’y vais pas de main morte face à eux, jamais je ne suis délicate face à l’ennemi. La bête sort et tel un loup sauvage je déchiquette mes proies. Mes canines se referment sur la jugulaire de l’un d’entre eux avant que je ne tire sur sa peau de toutes mes forces, arrachant tout ce qui se trouve dans ma bouche d’un coup de mâchoire violent. Et le dhampir ne peut même plus hurler, ses cordes vocales ont été abîmées, il ne peut qu’ouvrir de grands yeux et se tenir sa gorge arrachée pendant qu’il se vide de son sang. Puis le deuxième enfonce un pieu dans mon épaule mais à nouveau je reste indifférente à la douleur, donnant une claque à celui-ci, aussi violent qu’un ours qui donnerait un coup de griffes. Je ne suis plus moi-même lorsque j’attaque, juste un animal sans lois. Et je me jette sur lui, arrachant le pieu enfoncé dans mon épaule pour venir le lui planter dans la gorge à trois reprises. Je ne me nourris même pas, je me contente de tuer, de protéger, de détruire. Voilà ce que je suis strigoï, voilà ce que tu essaies de protéger.

Je m’arrête lorsque le corps cesse de bouger en-dessous de moi, ma poitrine se soulevant face à une respiration rapide dont je n’ai pourtant pas besoin, appelons ça l’adrénaline. J’ai du sang partout sur moi et l’effet de l’argent perdu dans mon corps me rend nauséeuse. Ce n’est pas parce que je n’ai pas mal que mon corps ne ressent pas les effets de ce poison nuisible à mon espèce. Il est temps que je rentre me soigner.

acidbrain
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