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 Retour sur la scène

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La dame des ombres
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MessageSujet: Retour sur la scène   Mar 11 Juil - 19:59

Retour sur la scène
Amaëlle & Lucian

Ce petit imbécile allait m’entendre, et oui, petit, je ne me suis pas trompé de mot. Il n’avait qu’à être là pour m’empêcher de l’insulter. Bref, je suis calme, très calme. La preuve, je réagis de façon totalement proportionnelle à l’offense. J’entends le bruit d’une balle tirée, ce qui m’oblige encore une fois à courir. Putain d’humains, depuis quand sont-ils aussi têtus ? Je réussis à me glisser entre deux immeubles avant de le voir passer, alors je me faufile derrière l’homme avant de lui briser la nuque. Bon, un de moins. Décidément, ils commencent à être de plus en plus nombreux à venir chercher des querelles à Lucas et à trouver son immeuble. A ce rythme, l’information allait finir par fuiter. Enfin celui-là ne risque plus de parler. D’ailleurs, pour m’en assurer, je mets le feu à son corps, histoire qu’il ne se réveille pas avec des crocs.

Je retrouve enfin une certaine liberté, vu que je ne suis plus obligée de courir après un homme. Pour le coup, j’en profite pour me diriger vers le Crisp Night, espérant y croiser Logan ou tout autre strigoï assez intéressant. Sauf que j’ai une surprise en arrivant là-bas, la rumeur d’un propriétaire qui revient prendre ses terres. Ainsi, Lucian, tu serais encore en vie et tu oublierais de te manifester ? Tu me déçois, je t’ai connu un passé un peu plus artistique et spectaculaire. Oui, ce n’est pas parce que je sors avec mon ange noir que brusquement, je comprends l’intérêt du fait de se dissimuler. Après tout, Lucas aussi fait des exceptions… Il préfère faire brûler ou exploser ses méfaits, et excusez-moi mais ce n’est pas plus secret que mes méthodes. Bref…

Je sors du coup du bar à peine quelques minutes après y être rentrés, me rendant compte qu’à part le barman et les vigiles, il n’y a pas de strigoï et juste quelques moroïs, rien de très intéressant donc. Autant aller trouver son bonheur ailleurs, la nuit ne fait que commencer après tout. C’est pourquoi je me dirige vers l’un des quartiers les plus intéressants de Missoula, sachant que j’y trouverais quelque chose qui m’intéressera au moins quelques heures.

J’arrive sur les lieux une heure plus tard, garant ma moto dans une allée surveillée avant de continuer le reste de mon chemin à pied. Sauf qu’en route, j’ai le temps de croiser quelques odeurs vaguement familière. Tiens, quelle surprise… Ou pas d’ailleurs. J’avance à travers les immeubles jusqu’à arriver devant l’un d’entre eux où stationnent une demi-douzaine de fourgonnettes. Eh bien, on dirait qu’il y a une petite fête d’organisée et je n’ai même pas été prévenue, quelle impolitesse. Je me glisse dans l’ancienne scierie, entendant le bruit, assez assourdissant, des machines en marche, ce qui est assez étonnant… Mais tout à mon avantage.

Devant moi se trouve un homme en uniforme alors je vais jusqu’à lui et je glisse ma lame contre sa gorge avant qu’il ne puisse émettre un seul son, ce qui fait une mort silencieuse… En regardant dans ses poches, je trouve un joli petit butin. Qui part à la chasse avec ses papiers d’identité, vraiment ? Enfin, Mike Franklin. Drôle de nom d’ailleurs… De l’unité 105. Mais bon sang, il y en a combien ? Vraiment, je commence à comprendre pourquoi je n’ai pas été invité à cette partie, si je l’avais été à toutes les leurs, je ne rentrerais jamais à la maison. Enfin… Je suis assez intéressée par l’identité de votre gibier, au vu des moyens développé, alors je continue à avancer dans l’usine.

Je sens de plus en plus l’odeur du sang et quand j’avance au travers des salles, je comprends pourquoi en voyant les cadavres qui jonchent le sol. Eh bien, on dirait qu’une demi-douzaine de fourgonnettes, ce n’était toujours pas assez. Dommage pour vous les gars. Brusquement, les militaires ne tentent plus de garder le silence, ils commencent à hurler des ordres et des phrases agressives. « Tirez ! » « On l’a presque, attachez-le ! » « Que quelqu’un me ramène les chaînes ! » Eh bien mon gars, bon courage pour trouver une chaîne assez forte pour retenir un strigoï. J’avance jusqu’à tomber sur une scène surprenante.

Deux humains agonisent dans un coin de la salle pendant qu’un autre vise le strigoï. Un dernier humain a actionné la scie circulaire qui descend vers le torse du strigoï. Et l’identité de celui-ci ? Lucian. C’est d’ailleurs étonnant que tu te laisses faire, souhaites-tu leur offrir du spectacle ? Ou es-tu en si mauvaise posture ? Enfin, au vu des moyens qu’ils ont prévus pour toi et connaissant très bien l’effet de leur balles, je ne pourrais pas t’en vouloir de te sentir légèrement faible. Donc qu’est-ce que je fais…

Avec un soupir, je finis par me laisser tomber de mon poste d’observation et je saisis la mitraillette que le militaire pointe sur moi, la détournant à temps vu qu’il commence à tirer. D’un coup de pied, je le fais lâcher l’arme que j’enfonce ensuite dans son torse, provoquant sa mort en quelques secondes. Ensuite, c’est au tour du dernier humain valide, à qui j’arrache la gorge, avant de me débarrasser de son cadavre d’un coup de pied. J’arrête ensuite la scie à quelques centimètres du torse de Lucian, bien que je n’arrête pas son mouvement circulaire, juste sa descente. J’aime bien le bruit, pas toi, Lucian ? Je m’approche de lui avec un grand sourire, me penchant en avant vers la tête de Lucian. Ainsi, je laisse mes bras reposé contre la table où il est cloué et je dépose ma tête sur mes bras croisé avec un grand sourire moqueur, surtout maintenant que je me rends compte de sa position.

« Eh bah, ça te réussit pas la retraite, mon vieux, je t’ai connu plus combattif. Alors dis-moi, ça fait quoi d’être sous une scie, c’est agréable ? »


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L'artiste
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MessageSujet: Re: Retour sur la scène   Dim 16 Juil - 18:53

Retour sur la scène
Amaëlle & Lucian
Le problème avec Missoula, c’est qu’il y a tellement de strigoïs qu’on ne peut pas s’absenter quelques temps et s’attendre à ce qu’il n’y ait pas de changements à notre retour. Non, il y en aura toujours un nouveau pour faire parler de lui, pour prendre la place d’un autre. Sauf que personne ne prendra ma place ici, je crois que certains ont oublié que je suis le roi de cette ville et je compte bien le leur rappeler. Je sais ce que vous vous dites, ça fait longtemps qu’il n’y a plus de rois et qu’ils ont été remplacés par la démocratie et la présidence. Les humains me font bien rire, les présidents ne sont qu’une grande blague auquel tout le monde croit. Si vous voulez mon avis, le monde s’en tirait bien mieux avec des rois, à condition d’en avoir un qui sache vraiment ce qu'il veut et ne renonce jamais. Il est grand temps que tout Missoula entende parler de mon retour et pour cela, je vais commencer par reprendre en main mon château : le Crisp Night.

Je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire face au message que j’ai reçu : tranche des têtes pour moi. Ce message ne vient d’autre qu’Elisa, évidemment, ce n’est pas parce que nos routes ce sont séparées que nous ne gardons pas contact de temps à autre. Je range mon téléphone dans ma poche et me dit qu’il est grand temps d’aller faire tomber celui qui a cru prendre ma place au Crisp Night. L’avantage c’est qu’au moins mon bar continue de vivre même en mon absence, l’inconvénient c’est que celui qui ose me le voler fini toujours par le payer de sa vie. Enfin à force de trop tergiverser, je finis par perdre du temps et voilà que maintenant j’ai de la compagnie. Tiens tiens, des humains armés, j’aurais dû m’en douter. Maintenant qu’Elisa ne me protège plus des siens ils se donnent à cœur joie pour me traquer. Qu’il en soit ainsi, je m’en donnerai tout autant à cœur joie de leur arracher le cœur.

Je regarde ces hommes autour de moi qui m’encerclent alors que je n’ai pas bougé, calculant lequel de mes mouvements causera le plus de victimes tout en me permettant de ne pas me faire toucher par leurs jouets. Un mauvais sourire se dessine sur mes lèvres et alors qu’ils croient m’avoir bloqué, j’agis. J’apparais derrière l’un d’entre eux et le tue avant d'emprunter son arme pour tirer dans le panneau électrique et le courant se coupe, nous plongeant dans le noir. D’autres bruits de tire s’ensuivent, des cris de douleur, des corps qui s’écrasent contre les murs. Puis d’autres arrivent encore, c’est qu’ils ont fait appel à toutes leurs troupes pour m’avoir, me voilà flatté. Je continue d’attaquer, de tuer, de profiter, jusqu’à ce que je me fasse attraper.

Faut dire que leurs balles sont assez assommantes, je n'ai même pas pris conscience qu’on m’a transporté jusqu’à une table. Aurais-je perdu connaissance quelques secondes ? Je ne m’en suis pas rendu compte si c’est le cas. Le courant est revenu et je me rends compte de ma position. Bon il est clair que là tout de suite je ne suis pas en position de force, mais suis-je réellement en position de faiblesse pour autant ? Possible, mais ça reste encore à prouver, je n’ai pas dit mon dernier mot. Lorsque la scie circulaire se met en marche et se rapproche de moi, je me dis qu’il est grand temps de quitter cette table métallique froide.

- C’est que vous êtes accueillant les gars, mais on fait de plus jolies œuvres avec un pinceau qu’une scie, croyez-moi, ces trucs là ça en fou partout. Toujours pas envie d’arrêter ? Je vois, on part plus sur du Jean-Paul Riopelle que du Van Gogh, ça me va aussi.

Parler ne m’empêche pas de réfléchir à une solution, croyez-moi. En réalité j’essaie d’atteindre l'une de mes dagues avec ma main, c’est que leurs chaines sont assez dérangeantes, surtout qu’elles sont faites d’argent, mais j’y suis presque. Sauf qu’au moment où je l’atteins, de nouveaux hurlements retentissent. C’est pas moi les gars, je vous le jure, j’ai pas encore bougé. L’humain devant moi finit la gorge tranchée juste avant que la scie n’arrête d’avancer. Tiens tiens, il semblerait que je me sois trouvé une alliée ce soir. Effectivement, lorsque j’aperçois enfin son visage, je sais que ce n’est pas n’importe qui qui est venue m’aider. J’arrache les chaines qui me retiennent d’un mouvement sec pendant qu’elle se moque du vieux bougre que je suis.

- Disons que j’en ai déjà vu de biens plus tranchantes et j’aime mieux quand c’est moi qui les utilise. Et puisque tu sembles douter de mes capacités, laisse-moi te prouver que le vieux est loin d’avoir pris sa retraite, au contraire, je viens récupérer mes terres.

Je quitte cette table, reposant mes deux pieds au sol juste avant de venir enfoncer mes doigts dans mon bras, là où la balle est restée enfoncée. Je l’arrache de ma peau sans même grimacer avant de la laisser retomber au sol, ma blessure se refermant déjà à vue d’œil. Je pose enfin mon regard sur Amaëlle, sourire aux lèvres.

- Alors, prête à compter les points ? La partie est loin d’être terminée et je crois que les renforts ne vont pas tarder à arriver. Je t'accorde même une faveur en considérant qu'on ne compte pas tous ceux que j'ai tué avant ton arrivée, sinon tu perdrais la partie d'avance et ça n'aurait rien d'amusant.

black pumpkin
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La dame des ombres
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MessageSujet: Re: Retour sur la scène   Mer 9 Aoû - 18:57

Retour sur la scène
Amaëlle & Lucian

J’avais vraiment besoin de me sortir les mains des fesses et commencer à me défouler un bon coup si je voulais avoir l’esprit tranquille. Il y avait bien trop de facteurs de stress dans ma vie comme ça, dès fois, je voulais revenir à mon ancienne vie… Mais ce vœu ne durait jamais très longtemps. Alors ce soir, j’allais exorciser tout ça, pas le choix, je sens l’odeur du sang donc il faut bien que j’aille voir sur place. Et si y a un qui n’est pas heureux, eh bien la prochaine fois j’essaierais de penser à l’inviter.

Etonnement, le premier humain tué me donne une indication à laquelle j’aurais déjà du penser. Encore une fois, c’est une unité de soldats humains qui sont présents sur les lieux. Les soldats ont beau être mes mets favoris, ils commencent à y en avoir vraiment trop dans cette région, ça devient lassant. Par contre, j’avoue être curieuse de connaître l’identité du gibier, car les moyens développés sont assez nombreux. Et la surprise est de taille et plutôt bonne. Lucian. En mauvaise posture. Deux points qui sont assez intriguant, surtout mis ensemble. Eh bien, l’ancêtre, tu as perdu de ta superbe ? Je ne l’espère pas, sinon ça serait très décevant.

Après un instant de latence, je finis par me décider pour rejoindre le sol et éliminer les quelques copains qui m’empêchent d’avoir des retrouvailles digne de ce nom avec Lucian. Alors, surpris ? En tout cas, il va falloir que tu me racontes où tu as pris des vacances pour décider qu’une scie était un bon moyen de faire revivre le mythe Lucian. Je veux Absolument aller en vacances là-bas. Je le taquine mais je vois qu’il répond correctement à cela. Ouf, tu as l’air de meilleure humeur que la dernière fois que je t’ai vu. Y a pas à dire, tu es mieux en étant célibataire, sexy-géant. En tout cas les nouvelles qu’il apporte font directement tilt dans mon cerveau et je suis à deux doigts de sautiller comme une enfant quand je comprends ce qu’il veut dire. Oh oui !

« Alors, si tu restes, tu vas pouvoir observer de sacrés changements dans cette ville et pas que des bons d’ailleurs. »


Il se met debout et je dois littéralement me coincer le cou pour réussir à voir toujours sa tête. Non mais qui as réussi à donner naissance un aussi grand garçon ? Je parie que c’était déjà un géant dans le ventre de sa mère, ou alors il doit continuer à grandir, même strigoï, ce n’est pas possible autrement. Il relance les enjeux et le combat pendant qu’on entend les renforts qui commencent à se diriger vers notre position. En même temps, cela fait bien deux minutes que l’oreillette d’un des macchabés crachotent des voix humaines qui tentent de lui causer. Désolé les gars mais votre pote est momentanément indisponible, veuillez rappeler ultérieurement… Soit jamais.

« Oh mais c’est que tu serais un gentleman, mon joli. Laisses-moi donc rajouter une règle, pour un peu plus de challenge, interdiction de tuer deux humains de la même façon. Montres-moi ton côté artistique et innovant, si tu es assez convaincant, je te laisserais peut-être même gagner. »

Je laisse échapper un éclat de rire joueur, mais plutôt que de m’éloigner pour aller à la rencontre des humains, je m’approche de Lucian, déposant ma main sur son épaule pour l’attirer à ma hauteur. Oui, c’est un peu difficile de déposer un baiser sur sa joue autrement, vu la taille du loustic, heureusement qu’il me laisse faire d’ailleurs, vu son âge… Enfin bref.

« Je suis heureuse de te revoir en pleine forme, Lucian. Et maintenant, que le meilleur gagne. »

Je le graffite d’un léger sourire avant de m’éloigner en courant sous les tirs des mitraillettes qui viennent de s’enclencher. Oh oui, la partie commence véritablement maintenant. Comme tout à l’heure, je remonte sur des caisses, prenant avantage de la hauteur. Je vois un groupe de cinq personnes à mes pieds, armés de pistolets mitrailleurs. Oh, commençons à jouer. En espérant que je ne vais pas trouer mes vêtements, sinon j’en connais un qui sera encore plus mécontent que prévu !

Je me laisse tomber contre le sol, éloignant d’un coup de pied une mitraillette pointée sur mon ventre. En deux secondes, les humains sont désarmés et je me retrouve à leur faire un joli sourire. L’un d’entre eux tente de m’attaquer et nous finissons par nous retrouver dos à dos, une barre en fer contre sa gorge, cette même barre de fer que je tiens à deux mains, l’étranglant doucement.

« Hum… Alors, qui se dévoue pour tenter de sauver le petit chaperon rouge ? »


La suite peut paraître flou à un œil humain mais c’est assez simple. D’un saut, je me retrouve derrière l’humain, celui-ci me servant de couverture et prenant le couteau lancé par un de ses camarades. Un de moins. Je m’approche rapidement de deux autres, enfonçant l’un des côtés de la barre dans la tête de l’un et enfonçant, ensuite, l’autre côté dans le cœur d’un autre. Deux de plus. Avec un éclat de rire j’esquive une attaque, envoyant l’humain tête la première dans la scie, qui projette des morceaux de cervelle un peu partout, un vrai spectacle de film d’horreur.

« Oups. Un câlin pour me faire pardonner ? »


Je m’adresse au dernier humain encore en vie, esquivant quelques attaques avant de lui donner le câlin dû. Et avec celui-ci, je compresse tellement fortement les côtes qu’elles se brisent, j’en entends au moins deux percées ses poumons. Je laisse retomber le futur cadavre, évanoui sous la douleur et très bientôt mort, ce n’est plus qu’une question de minutes. En attendant, je me mets à la recherche de Lucian, que je retrouve facilement entouré d’une pile de cadavres. T’as l’air de t’en être débarrassé aussi rapidement que moi, dis donc…

« J’avoue m’être attendue à mieux de leur part pour une première vague, pas toi ? ».


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MessageSujet: Re: Retour sur la scène   Jeu 7 Sep - 14:34

Retour sur la scène
Amaëlle & Lucian
Revenir à Missoula est toujours assez agréable, cette ville est remplie de surprises, parfois des bonnes, parfois des mauvaises, mais elles sont toutes à prendre. Je crois qu’il doit y avoir quelque chose ici qui attire les problèmes, les monstres aussi et ce n’est pas uniquement cette académie, après tout il y en a d’autres ailleurs et ces endroits sont beaucoup plus calmes qu’ici. Non c’est autre chose, je ne sais pas quoi, mais c’est amusant de voir que toutes sortes de joueurs ont été réunis en un même endroit, c’est encore plus agréable quand il s’agit de vieilles connaissances. Après être sorti de ce soit disant pétrin, je me retrouve face à Amaëlle à discuter tranquillement avec elle alors que l’ennemi est en approche, mais après tout aucun de nous deux n’a l’intention de fuir, alors poursuivons cette conversation en attendant l’action.

- Oh mais des changements il va y en avoir encore, à nous de faire en sorte de transformer les mauvais en bons.

Ne t’ai-je pas déjà enseigné ça Amaëlle ? Quand quelque chose ne te plaît pas, tu fais en sorte de le changer en quelque chose que tu vas adorer. Je serais curieux de savoir quels sont les changements que tu considères comme mauvais ici. Enfin en attendant je lui propose de relancer la partie, un jeu mortel cela va sans dire et comme je suis joueur, je te propose de remettre les compteurs à zéro. Ça ne m’étonne qu’elle surenchérisse avec une autre règle, une règle qui me plaît complètement, après tout je n’ai jamais eu de difficultés à innover quand il s’agit de donner la mort.

- Darling le jour où je perdrais un jeu qui implique des morts n’arrivera que si la faucheuse décide soudainement qu’il est temps de détruire cette planète.

Autrement dit à moins d’une apocalypse à laquelle aucun d’entre nous n’échappera je serais toujours celui qui tue le plus. Enfin je veux bien te laisser me prouver le contraire, ou du moins essayer. Que le meilleur gagne Amaëlle. Je la laisse m’offrir ce baiser sur la joue, c’est un peu sa signature à elle et je n’ai aucune raison de la refuser. Après de dernières paroles échangées la partie est finalement lancée. Tu ne m’avais pas vu au meilleur de ma forme lorsque j’étais en couple puis en deuil, mais les choses ont bien changées maintenant et je vais te le prouver ce soir.

Les premiers tirs sont lancés et Amaëlle a déjà disparu, partie à l’attaque. Quant à moi, mon regard est immédiatement attiré par la scie qui ferait un merveilleux jouet, mais comme je dois me mettre à couvert, le jouet attendra un peu. Je laisse Amaëlle s’occuper des cinq côté Ouest pendant que je m’occupe des cinq autres côté Est. Alors que les balles tirées semblent inépuisables, je profite des objets qu’il y a autour de moi pour jouer. Je m’élance vers une chaîne suspendue au plafond que j’attrape et utilise pour me balancer dessus tel le ferait Tarzan avec une liane, atterrissant ainsi derrière l’un d’entre eux non sans lâcher la chaîne que j’enroule autour du cou de l’humain avant de tirer avec force. Je ne me contente pas juste de l’étrangler avec mais de lui retourner la tête à 90°, profitant du son de sa nuque qui craque avant de le laisser suspendre par la chaîne. Au suivant.

Je m’empare de deux lames du premier cadavre et avance jusqu’au prochain en continuant d’esquiver les balles. Je ne triche même pas en usant de ma rapidité pour l’abattre, mais sa mort en vaut le coup. Je me glisse derrière lui et lui tranche les tendons d’achille, puis je me redresse et lui tranche cette fois les tendons rotuliens. Je continue avec les tendons des coudes et finalement je termine en lui tranchant la carotide pour arrêter les hurlements, le laissant ainsi se vider de son sang en silence. Je sens alors une brûlure me traverser l’épaule, au moins la balle est ressortie. Je me tourne vers celui qui a la gâchette trop facile et apparais devant lui juste avant qu’il n’appuie à nouveau sur la gâchette. Je relève la pointe de son arme sous son menton, le laissant lui-même s’exploser la cervelle.

Plus que deux. J’en saisis un par le gorge et m’élance pour prendre le plus de hauteur possible tout en l’embarquant avec moi. L’atterrissage est rude pour l’humain qui se retrouve transpercé par une barre métallique, évidemment j’ai évité de toucher le cœur pour qu’il ressente la douleur le transcender avant de le tuer. Le dernier humain vivant a arrêté de tirer et me regarde fixement, les yeux écarquillés, comme s’il savait qu’il ne survivrait pas à cette soirée, ou alors il est juste choqué par le spectacle. Juste avant que je ne décide quoi lui faire, des morceaux humains se retrouvent projetés de part et d’autre à cause de la scie. C’était censé être mon jouet. Apeuré le dernier humain donne tout ce qu’il a en tirant dans le tas, mais je l’arrête bien vite, apparaissant à ses côtés avant de le désarmer. J’enfonce alors mes doigts dans ses pupilles, appuyant de plus en plus fort, jusqu’à lui crever les deux yeux avant de continuer d’enfoncer encore et de réduire son cerveau en pâté. Je laisse le dernier cadavre retomber avant de sortir un mouchoir blanc de ma poche pour m’essuyer les mains. Puis je me tourne vers Amaëlle qui en a aussi terminé avec sa petite troupe mais qui est visiblement déçue de l’accueil. Je dois dire que je m’attendais aussi à un peu plus de challenge.

- Egalité on dirait, peut-être que les prochains nous prendront plus au sérieux.

Je n’ai pas le temps de répondre que j’aperçois derrière Amaëlle un humain armé d’un... Bazooka. Tiens ça me rappelle quelqu’un. Quelqu’un que je n’ai jamais porté dans mon cœur. Avant qu’il ne nous fasse tous explosé, j’arrache la scie de sa place et la balance tout droit vers l’humain, le plantant dans le mur derrière lui en lui tranchant la tête. Avant que le bazooka ne tombe au sol et explose, Amaëlle le rattrape à temps et s’en empare. J’esquisse un sourire, une vraie guerrière avec ce jouet.

- Six contre cinq. Mais comme je sais à quel point cette arme est tentante je te laisse droit au bonus bazooka. Je t'accorde un seul mort avec, disons que c’est plus pour le plaisir des yeux.

Après tout c’est toi qui a appliqué la règle de ne tuer qu’une seule personne de la même façon et un bazooka ça ne fait pas qu’un seul mort. Donc oui, je veux bien t’accorder ce bonus parce que ce serait tout de même dommage de laisser un tel jouet de côté alors qu’il ferait un merveilleux feu d’artifice.

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