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 On ne connaît pas toujours son propre sang

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L'amazone
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MessageSujet: On ne connaît pas toujours son propre sang   Mer 31 Mai - 19:00


On ne connaît pas toujours son propre sang
Peter & Nayla


Je suis restée, tout compte fait, mais c’est uniquement pour Christian, parce qu’il m’a demandé de ne pas partir. Il veut m’aider à connaître son monde, c’est assez ironique de voir comment nous avons pu inverser les rôles, il devient le professeur et moi l’élève, sauf que moi j’ai beaucoup plus de choses à apprendre et rien que la technologie me paraît impossible à connaître par cœur. Il y a tellement plus de choses ici que je ne sais pas si j’arriverais à m’y faire un jour… Mais j’ai fait une promesse, alors je la respecterais, pour lui. Au moins au lieu de me jeter tête la première vers la mort, je peux continuer de sauver des vies ici, je peux être un minimum utile. Cette femme avec son bébé est d’ailleurs bien contente que je l’ai sauvé des griffes de ce strigoï. Je lui ordonne de fuir, car je sens la présence d’autres ennemis approcher. Il n’était pas seul.

- Regardez-moi ça, une guerrière dans un corps de joli minou, comme c’est charmant.

Un corps de joli minou ? Est-ce que c’est une métaphore ? Je ne comprends pas la référence... Je ne cherche pas à comprendre. Je les regarde à tour de rôle, au fur et à mesure qu’ils apparaissent devant moi, sept strigoïs en tout contre une dhampir. Soyez rassuré, j’ai déjà vu pire. Je continue de les observer, ils ne se rendent pas compte que plus ils me laissent de temps avant d’attaquer, plus je repère leurs faiblesses. Celui qui a parlé se rapproche de moi mais ne cherche pas à m’attaquer, il semble plutôt vouloir m’impressionner.

- Je parie que ce minou miaulera de plaisir quand on la goûtera.

Ça en revanche, je pense avoir compris et je n’aime pas qu’on m’insulte. Il rapproche sa main vers mon visage, mais je ne lui laisse pas le temps de me toucher. Ma main se referme sur un pieu en argent que je plante dans la paume de sa main avant de venir enfoncer un autre pieu dans son cœur. Un mort. Les autres se regardent, d’abord surpris avant de se sentir en colère, mais je réagis plus vite qu’eux. Je récupère mes pieux et cours vers le prochain, glissant au sol au dernier moment pour lui planter un pieu à l’arrière de genoux et le second dans le dos, juste au niveau du cœur. Plus que cinq à tuer...

Quelques minutes plus tard, le dernier cadavre tombe au sol après avoir laissé échapper un dernier gémissement de douleur. Mes vêtements sont tâchés de sang, le leur, pas le mien, aucune goutte de mon sang n’a coulé ce soir. Je vous l’avais dit, j’ai déjà connu pire et ces strigoïs étaient à la fois trop jeunes et trop prétentieux pour me survivre. C’est alors que je ressens une nouvelle présence dans mon dos. Encore d’autres ? Mes mains se resserrent sur mes pieux, prête à continuer le combat, mais lorsque je me retourne, ce sont les yeux de deux humains que je croise. Des humains qui connaissent cet autre monde.

- C’est donc elle la fille Johnson. L’unité sera ravie de pouvoir juger de ses compétences.

Je commence à être agacée de ne pas tout comprendre lorsqu’on me parle. Dois-je comprendre là encore une métaphore ? Laquelle ? Ces hommes sont intrigants, mais je préfère passer mon chemin, les humains ne m’intéressent nullement. Je range mes pieux avant de me mettre à leur tourner le dos, prête à m’en aller.

- Où pensez-vous aller comme ça Nayla Black ? Le chef vous veut à son bureau. Vous pouvez nous suivre de la manière forte ou de la manière douce, à vous de voir.

Mon visage se tourne vers eux, ces hommes connaissent mon nom alors que je n’ai pas la moindre idée de qui j’ai à faire. En revanche je sais que je n’aime pas quand on essaie de me menacer. Alors je ressors mes pieux, peut-être que leur simple vue les fera fuir, après tout j’ai bien achevé tous ces strigoïs à moi seule, alors des humains ? Un jeu d’enfant.

- Je n’ai rien contre votre espèce, ne me forcez pas à planter ces pieux dans vos cœurs, car je le ferais sans hésiter. Vous avez trois secondes pour partir.

Je commence à compter dans ma tête, mais ces hommes ne bougent pas d’un pouce, à la place l’un d’entre eux sort quelque chose de sa veste. Ce n’est pas une arme à feu, on dirait une sorte de boite noire qui contient je ne sais quoi. J’ignore son utilité, mais le temps est écoulé. Alors je commence à courir dans leur direction, mais c’était sans compter sur le fait qu’il puisse actionner quelque chose avec cet objet, et alors je me retrouve allongée sur le sol, parcouru de décharges électriques à travers tous le corps.
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Le vengeur
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MessageSujet: Re: On ne connaît pas toujours son propre sang   Ven 2 Juin - 16:30


On ne connait pas toujours son propre sang
Nayla & Peter

"N’oubliez pas, soldat Johnson, que vous n’êtes qu’un soldat parmi tant d’autre. Votre tare, qui vous rend précieux, peut être accordée à bien d’autres hommes qui sauront nous contenter. Ne nous contrariez pas, revenez à de bons sentiments, sinon… Nous devrons donner l’ordre de vous éliminer."

Encore une fois, je rembobine le mégaphone et je fais rejouer l’enregistrement. Je reconnais la voix du lieutenant-général Piers, mais je ne saisis pas les voix derrière les murmures que j’entends. Il y a d’autres hommes, d’autres êtres, qui sont apparemment au courant de toutes les manigances de l’unité. D’autres hommes qui sont en courant des strigoïs, des dhampirs, des moroïs, des expériences. Des êtres comme moi et Nathaniel… Je n’arrive pas à saisir le pourquoi de ce message. Ce n’est pas comme si un doute existait encore. Soit je suis avec eux, soit je suis contre eux, je ne peux plus me permettre de nager en eaux troubles. Si ce n’avait pas été pour les moroïs, peut-être aurais-je continué à les servir… Mais j’ai du mal à croire que des hommes qui torturent des moroïs pour les forcer à tuer puissent être des hommes bons. J’ai perdu mes illusions, mais pas de la même façon que Nathaniel, même si je comprends mieux, en ce jour, ce qu’il a pu ressentir. J’ai perdu mes illusions, mais pas mes préceptes. Servir pour protéger, cela a toujours été mon mot d’ordre, et cela continuera de l’être. Mais je servirais d’une autre façon…

Je me relève du lit, déposant le magnétophone sur celui-ci. Il est temps d’organiser ma disparition. Je sors une lettre, contenant quelques mots, ma devise. Avec ceci, ce sera à vous, lieutenant-général, de comprendre le choix que j’ai pu effectuer. J’attrape mon sac contenant mes vêtements, celui contenant mes armes et je sors du motel, prenant ma voiture. Et petit à petit, je sème mes affaires. Les armes sont cachées dans les égouts, les vêtements se trouvent dans un centre de sans-abris, la voiture se perd dans une fourrière. Je ne peux pas me permettre d’amener avec moi des micros ou tout autre dispositif de suivi. Je passe dans un brouilleur d’onde, un de ceux qui détruiraient un dispositif même dans ma peau. Je ressors de là avec une sacré migraine mais également une certaine liberté. Et maintenant… Maintenant, je n’ai plus de plan. Tout du moins, rien de tracé, rien de définitif, et ce n’est pas quelque chose d’habituel…

Je glisse ma main dans la poche de mon jean, ressortant la lettre de cette chère Caroline. Je ne m’attendais pas à ce qu’une histoire, si brève, si courte, puisse mener à cela. Je ne m’attendais pas non plus à déjà avoir croisé celle qui semble être ma fille. Bien sur, je ne croirais à rien sans test ADN mais… Cette tâche de naissance qu’elle décrit… Oui, je l’ai déjà vu. Et je sais que j’ai besoin d’une confirmation. De plus, je ne doute pas que cette lettre ait été lu par ma hiérarchie et j’ai besoin d’avertir ma fille. Je ne veux pas prendre le risque de provoquer une disparition de plus, certainement pas celle de quelqu’un de ma chair…

J’entends le bruit d’un moteur poussé à fond et quand je relève le regard, je croise un véhicule de fonction que je reconnais bien. Que font des militaires dans ce quartier de la ville ? Encore plus de mon ancienne unité ? Je cours à leur suite, les prenant discrètement en filature et je ne peux que m’en féliciter quand je prends compte de la situation, une fois arrivé. Elle… Je n’aurais jamais pensé la croiser aussi rapidement. J’observe la situation, d’abord sans agir, mais je ne peux pas rester ainsi quand je vois le taser sorti et utilisé contre celle qui serait ma fille. Je cours jusqu'au soldat, arrachant l’arme de ses mains et la détruisant en morceaux entre mes doigts. Je vois les soldats se fixer sur moi, comprenant la situation. Oui, les garçons, vous êtes dans les ennuis…

« Peter ! Ce sont les ordres, tu n’as pas le droit de te mettre entre nous et notre mission. Il serait temps que tu te reprennes ou nous allons devoir utiliser la manière forte. »


Je continue à les fixer et je vois que mon regard rouge les met mal à l’aise. Oui, beaucoup de choses ont changés. Mais en même temps si peu… Vous avez toujours eu peur et vous aviez une bonne raison, après tout, vous nous avez toujours menti. Je me demande si les membres de mon unité, les vrais membres, ceux qui sont morts, sont tombés parce qu’ils avaient appris la vérité… Dans ce cas, je crois que plus rien ne pourra jamais vous sauver. J’entends la dhampir se redresser dans mon dos alors je finis par prendre enfin la parole.

« Un choix à faire. Soit une amnésie bienfaitrice pour vous, soit un combat qui se soldera par votre mort. »


Je tourne mon regard vers la fille, sans tourner le dos aux soldats, mais pendant un moment, je me laisse aller à l’observer, avant de me reprendre rapidement. Plus tard le sentimentalisme, pour le moment, il y a encore du danger…

« Est-ce que tu vas bien ? »


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L'amazone
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MessageSujet: Re: On ne connaît pas toujours son propre sang   Lun 10 Juil - 0:17


On ne connaît pas toujours son propre sang
Peter & Nayla


La guerre, peu importe où l’on va, elle sera toujours là tant que les strigoïs existeront. Christian n’a peut-être pas tort, j’ai encore une raison de vivre ici, à Missoula, à ses côtés, dans une ville remplie de monstres qui a grandement besoin d’un nettoyage. Puisque je ne peux pas venger les miens, je peux au moins aider à décimer cette espèce d’assoiffés de sang. Pour quelle autre raison devrais-je vivre sinon ? Si je n’ai plus à protéger, alors ma mission sur Terre est terminée, mais pour l’heure il y a encore des innocents qui ont besoin de mon aide, des familles, des hommes, des femmes et des enfants. Alors oui, je continuerais, jusqu’à ce que l’un de mes ennemis m’emporte, mais ce ne sera pas ce soir. Ils ont beau être sept contre moi, je n’ai pas l’intention d’avoir dit mon dernier mot, et puis franchement, ils sont tous tellement prévisibles que ce n’est pas bien compliqué de les achever.

Une fois les strigoïs morts, je suis prête à repartir, mais c’est sans compter sur l’intervention de ces deux messieurs. Depuis quand les humains sont-ils au courant de mon monde ? Visiblement ce n’est pas la seule chose qu’ils savent, ils connaissent mon espèce, celle de mes ennemis, et apparemment mon nom également. J’ignore qui sont ces hommes mais ils ne m’inspirent absolument pas confiance et leurs paroles me confirment que j’ai raison de me méfier. La manière forte ? Essayez donc. Je viens d’achever sept strigoïs sans avoir la moindre égratignure, qu’est-ce que deux humains peuvent bien faire contre moi ? Apparemment ils ont leur propre ressource...

Je ne comprends pas vraiment ce qu’il se passe, dès que cette... chose est entré en contact avec ma peau, j’ai senti des décharges me parcourir le corps et je me suis écroulée contre le sol, incapable d’arrêter ça. Les humains sont des lâches et des tricheurs, aucun courage, certains d’entre eux ne méritent rien d’autres que la mort et je me fais la promesse de les achever dès lors que je serais débarrassée de ce problème. Je réfléchis à une solution, mais c’est quelqu’un d’autre qui intervient, un strigoï, je crois, pas facile de réfléchir quand l’électricité vous parcourt le corps. D’une minute à l’autre il n’y a plus rien, mais mon corps subit encore quelques spasmes, forcément, il lui faut un peu de temps pour s’en remettre.

Malgré ces tremblements je plaque mes mains contre le sol, essayant de me relever, observant ces trois hommes avec rage. Apparemment ils se connaissent, je n’y comprends vraiment rien. Pourquoi ce strigoï a pris ma défense ? Peut-être pour me tuer de ses propres mains... Sauf que non, lorsqu’il tourne son visage vers moi je me rends compte que j’ai déjà vu cet homme, la première nuit où j’ai atterri à Missoula. Et bien, on dirait que je vais avoir un corps de plus à abattre. La dernière fois tu t’en es sorti parce que j’étais désorientée et mal en point. Aujourd’hui ? Aucun de vous n’a la moindre chance. Lorsque le strigoï me demande si je vais bien, je suis enfin debout sur mes deux jambes et même si mon corps souffre encore, mon esprit réclame vengeance. Humains ou pas ces hommes mourront en premier.

Je pousse un hurlement en me mettant à courir dans leur direction, un cri de guerre. Je sens bien le strigoï tenter de m’arrêter, mais personne n’y arrivera. Là d’où je viens, quand on menace la vie de quelqu’un on en paye les conséquences. La mort, c’est tous ce que ces lâches méritent. J’esquive le strigoï et me retrouve face aux deux hommes, plantant directement un pieu dans le cœur du premier. Le deuxième tente de m’affronter mais il ne fait pas long feu, à vrai dire huit secondes plus tard mon pieu s'enfonce dans son oreille, traversant son crane, et je laisse son corps rejoindre celui de son camarade sur le sol. Toujours en colère, je me retourne vers le strigoï mais n’attaque pas encore, même si je devrais, j’ai d’abord besoin de savoir pourquoi est-ce qu’il se comporte étrangement à chaque fois que je le croise.

- Avant que je ne te tue, je veux savoir qui sont ces hommes et pourquoi tu es intervenu.

Je vois le regard du strigoï se poser sur ma main tremblante, mais ne crois pas que c’est un signe de faiblesse, ce n’est qu’un mauvais effet de leur jouet que je ressens encore, mais ma prise sur mon pieu est parfaitement adaptée et je n’hésiterais pas à venir enfoncer ce pieu dans ton cœur si tu tentes quoi que ce soit.

- Parle ou j’emploierai la manière forte et je suis capable de bien pire que ces humains.

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Le vengeur
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MessageSujet: Re: On ne connaît pas toujours son propre sang   Jeu 3 Aoû - 20:43


On ne connait pas toujours son propre sang
Nayla & Peter

Je n’ai pas de plan fixe, pas même d’idée fixe. J’ai seulement des envies, des besoins. Des objectifs en fait. Je sais que je ne pourrais plus aller à l’encontre de mes principes, que je ne pourrais plus appartenir à un camp ou à un autre sans me sentir tiraillé, alors je fais bande à part. Et maintenant que j’ai pu un mieux saisir le ressenti de Nathaniel, je compte bien résoudre les problèmes qui nous séparent… Mais ce soir, j’ai un autre point important à résoudre. Une énigme dont le dernier morceau de puzzle sera posée ce soir. Oui, je parle de toi, ma fille… Je ne pense pas que tu ais gardé le nom que t’as donné Caroline à ta naissance alors qui sait quel est ton nom aujourd’hui… Mais j’espère que je l’apprendrais ce soir. Tout comme j’apprendrais ton passé et tout comme j’apprendrais à te connaître. Enfin, si j’en crois ce que j’ai vu de ton caractère, cela risque d’être tout de même bien compliqué…

Je me retrouve, bien plus rapidement que je ne le pensais, à être confronté à mes anciens collègues, à mes anciens alliés. Sauf que cette situation n’est pas exactement normale… On parle de ma possible fille. Et même si je n’ai pas forcément l’instinct paternel, je ne vais pas la laisser subir l’enfer entre vos mains. Vous ne pouvez décemment pas me demander de rester sans rien faire pendant que vous prenez le dessus sur elle. Pas maintenant que je sais ce qui arrive aux dhampirs entre vos mains…

Je me tourne légèrement vers Nayla, prête à tout laisser tomber et à l’aider s’il le faut, mais c’est là qu’elle me surprend avec son cri de guerre et sa course vers les deux humains. Non ! Il y a eu bien assez de morts dans cette ville ! Et on a bien assez de sang sur nos mains, tous les deux, j’en suis certain, pour se passer de ses deux là. Mais qui l’aurait cru, alors que je suis sensé être de l’espèce la plus évolué et la plus rapide, je ne le suis pas assez pour arrêter Nayla. Encore une fois, j’échoue à protéger des vies. Peut-être as-tu raison. Peut-être que ma mort permettra à ce monde de se sentir mieux. Mais je n’ai pas encore exactement dit mon dernier mot.

Je plonge mon regard dans le sien, remarquant enfin qu’elle a mes yeux, enfin ceux que j’avais étant humain. La possibilité que je sois vraiment son père commence à s’agrandir dans mon esprit et je ne sais pas comment réagir à cela… Enfin, je ne compte pas débattre cent milliers d’années. J’étais venu pour te prévenir et tu m’offres l’occasion parfaite. Alors je ne vais pas perdre de temps à te contredire ou à essayer de voir ta manière forte… Ce n’est pas mon objectif.

« J’ai déjà bien assez observé la manière forte, dans tous les camps. »

Je pousse un léger soupir avant de ressortir la lettre de la poche intérieur de ma veste, ne faisant pas cas de sa raideur. Non, ce n’est pas une arme que je ressors. Doucement, je dépose la lettre sur le sol avant de reculer de plusieurs pas, la laissant entre nous deux. Laissant à cette jeune femme la possibilité de la lire, si tant qu’elle puisse croire mes prochains mots.

« J’ai appris une nouvelle très étrange. Nous aurions apparemment un lien de parenté. Non, ne me coupes pas. Je me doute que tu ne veux avoir aucun lien avec un strigoï et que ça renforce d’autant plus ton envie de me tuer mais… J’aimerais savoir si c’est possible, si c’est vrai. Et apprendre à te connaître si tu m’en laisses l’occasion. »

Je retiens de mon mieux ma grimace. A voir ta tête, tu ne ressens que l’envie de tuer, de me tuer. Je suppose que ça te débarrasserait ainsi du problème que je représente. Et tu pourrais retourner à ta vie où les monstres se tiennent loin de toi… Mais si j’ai la moindre chance de pouvoir te connaître, j’aimerais la saisir. Oh, je ne me sens toujours pas père, mais je veux avoir la chance de connaître la dernière trace que je laisserais dans ce monde avant que le gouvernement ou Nathaniel ne finisse par me mettre la main dessus et me tuer.

« Je te demande juste de lire cette lettre, avant de te décider. Je te le promets, je ne t’attaquerais pas pendant ou après ta lecture… »

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L'amazone
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MessageSujet: Re: On ne connaît pas toujours son propre sang   Lun 7 Aoû - 22:31


On ne connaît pas toujours son propre sang
Peter & Nayla


Il y a aura toujours des personnes à tuer, des personnes qui tenteront de nous tuer. Depuis toute petite j’ai appris à grandir avec la loi du plus fort. Ceux qui m’attaquent sont des ennemis et les ennemis méritent de mourir. Alors ces humains méritent de mourir, peu importe leur espèce. J’ignore ce qu’ils me voulaient mais je ne leur laisserais pas le temps de s’expliquer, il fallait le faire avant d’attaquer. J’ai beau ressentir encore l’électricité me traverser le corps, ce n’est pas ça qui m’empêchera de vaincre ce soir, j’ai combattu avec pire que ça dans mon existence, bien pire. Alors oui, ces humains ne font pas long feu contre moi, malgré l’envie du strigoï de me freiner, ce qui éveille un peu plus ma curiosité. Depuis quand un strigoï cherche à protéger des humains ? Cet homme est bien étrange, mais ça ne le sauvera pas de son funeste destin.

Une fois les deux corps tombés au sol je me tourne vers le strigoï, l’air sauvage dans mon regard. Tu es le prochain, mais tu as de la chance, contrairement à eux je ne te tuerais pas tout de suite, je chercherais d’abord à obtenir des réponses car il y a beaucoup de questions que je me pose à ton sujet. Alors tu ferais mieux de parler de toi-même ou tu le feras sous la torture. Sa voix me paraît bien éteinte, douce également, c’est étrange de la part d’un strigoï, en général on ne ressent que leur folie et leur sadisme lorsqu’ils parlent. Je suis sur mes gardes lorsqu’il plonge la main dans sa veste, resserrant ma prise sur mon pieu. Si c’est une arme qu’il compte sortir je dois être prête à attaquer avant lui. Sauf que c’est une lettre qui sort de sa veste, mais je ne me détends pas pour autant.

Je ne m’approche pas pour attraper la lettre qu’il vient de poser au sol, même s’il a reculé. Je continue de tenir mon pieu et le fixer, écoutant ses nouvelles paroles. Un lien de parenté ? Il ne manquerait plus que ça à ma vie, être fille d’un strigoï. J’ai déjà fait ravaler les couilles de John O’Neill pour avoir prétendu être de ma famille lointaine, tu ne devrais pas jouer sur le même terrain que lui car tu as raison, une telle nouvelle ne renforcerait qu’un peu plus mon envie de te tuer. Après tout ne serait-ce pas accomplir un acte de générosité que de t’achever ? Les strigoïs sont une tare à ce monde. Il me demande si une telle chose serait possible et j’aimerais croire que non, mais après tout je ne sais rien de mes véritables parents, ils pourraient être n’importe qui, même des strigoïs récemment transformés et visiblement sa transformation ne date pas de si longtemps.

- Je ne crois pas en ta promesse mais je peux lire cette lettre et rester sur mes gardes en même temps, alors à ta place je ne jouerais pas au plus malin.

Je me rapproche de quelques pas pour attraper la lettre avant de reprendre ma place initiale. Elle est visiblement signée par une certaine Caroline qui explique que sa fille, Camille, lui a été enlevée à l’âge de trois ans, l’âge auquel on m’a enlevé, comme à peu près tous les autres enfants. Je continue de lire, même si je ne comprends pas tous les termes, je saisis tout de même le principal. Je reporte alors mon attention sur le strigoï qui attend sans bouger, au moins il a eu l’intelligence de ne pas tenter de me berner.

- Je ne m’appelle pas Camille mais Nayla et j’ai effectivement été enlevé à mes parents à l’âge de trois ans. J’ai grandi auprès d’une autre famille, avec un peuple que j’ai aimé et tenté de garder en vie. Je ne cherche pas à connaître mes véritables parents.

Alors oui, peut-être qu’il y a des chances pour que je sois la fille de cette Caroline et donc de toi aussi, mais qu’est-ce que ça change au fond ? Nous ne sommes pas réellement de la même famille et je ne cherche pas à en avoir une nouvelle, j’ai déjà perdu la mienne une fois, autant éviter de m’attacher à nouveau. De toute façon je ne m’attacherais pas à un strigoï, mais je ne te tuerais pas non plus, pas ce soir en tous cas. Je range mon pieu, le gardant tout de même à portée de main et facile d’accès alors que je garde mon regard plongé dans le sien.

- Pars. Je ne te tuerais pas ce soir mais si je te recroise à nouveau je ne t’épargnerais pas deux fois. Et dis à cette Caroline que sa fille est morte, ce sera moins douloureux pour elle que de se savoir rejetée.

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Le vengeur
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MessageSujet: Re: On ne connaît pas toujours son propre sang   Sam 12 Aoû - 16:03


On ne connait pas toujours son propre sang
Nayla & Peter

Comment réagir face à sa supposée fille ? J’ai encore du mal à croire que ce soit possible que j’ai une fille, encore plus une adolescente, presque une femme. Cela fait des années, des années de manqués si c’est vrai. Et je ne pense pas que je saurais être un père à cet âge. Mais si c’est la vérité… J’aimerais tout de même avoir un lien avec la chair de ma chair, avec le seul être qui restera quand la vie m’aura éliminé. Mais si cette femme est vraiment la fille de Camille… Alors peut-être sera-t-elle celle qui me tuera. Me défendrais-je ? J’ai beau dire que je hais cette existence, je ne pense pas en avoir terminé. Je ne pense pas pouvoir encore partir. Pas sans faire quelque chose pour régler mes dernières affaires et pouvoir laisser cette Terre un peu plus en sureté. Mais saura-t-elle m’écouter ? Je ne suis pas certain…

Je laisse la lettre entre nous deux, voyant qu’elle ne me quitte pas du regard, toujours sur ses gardes. C’est assez… surprenant comme je ne peux pas m’empêcher d’être un peu fier et admiratif devant son cran, son air sur la qui-vive, voilà une femme qui ne se fera pas avoir facilement. Il faudra juste qu’elle se rende compte de qui peuvent être ses ennemis.

Je grimace à sa prise de paroles, mais je me retiens de répliquer, je ne tiens pas à entrer dans un conflit, j’en ai déjà bien assez dans ma vie. Je ne tiens pas à t’embêter, mais tant qu’à avoir des ennemis contre toi, ne tiens-tu pas à savoir pourquoi ? Et puis, je t’ai fais une promesse et je suis le genre d’homme à ne jamais les reprendre. Si je promets quelque chose, cela vaut bien plus que tous les contrats et toutes les signatures possibles. Mes engagements, je les tiens. Enfin, tu l’apprendras peut-être. Ou pas. tout dépendra de notre lien, je suppose…

Je la laisse lire tranquillement, attendant de la laisser digérer tout en l’observant attentivement. Oui, il y a quelques points communs avec moi, quelques petites choses dont je me rappelle de Caroline… Mais est-ce parce que je cherche des signes ou ses ressemblances sont réelles ? Elle finit par relever la tête et par me parler, me laissant ensuite digérer ses paroles. Est-ce que c’est réel alors ? Tu serais réellement ma fille ? J’ai tellement de mal à y croire. Je n’ai jamais eu de femme ou d’enfant dans ma vie et soudainement, alors que je suis dans de plus gros ennuis que jamais, je me découvre une fille. Qui sait se défendre, certes, mais un enfant tout de même… Quand à ne pas chercher à connaître ses parents, je peux comprendre. Je ne cherche pas forcément à connaître mon enfant, mais je cherche tout de même à te connaître toi, Nayla vu que c’est ton nom apparemment. Il y aura forcément un lien entre nous deux et j’aimerais que ce ne soit pas de haine.

La voir ranger son pieu me fait espérer, mais un espoir vite déçu. Je grimace encore une fois quand elle prend la parole. Bon eh bien, cela va être moins simple que je ne le pensais. Mais je ne peux pas partir, si je pars maintenant, je tirerais définitivement un trait sur ce lien. Et j’ai déjà bien assez de regrets dans ma vie sans y ajouter des remords. Je suis désolé, Nayla, mais tu risques d’être bien énervé…

« Caroline est morte, c’était une lettre post-mortem, c’est pour cela qu’elle l’a signé au passé… »

Une regrettable perte. Je n’ai passé qu’une nuit à ses côtés mais je ne doute pas que c’était une femme qui méritait d’être connu, contrairement à tant d’autres qui sont bien vides et insipides. Mais je n’ai pas choix à son destin après tout. J’ai juste un laissez-passer sur le mien. Et j’aimerais pouvoir t’y compter, Nayla.

« Est-ce si dur pour toi d’accepter l’idée que nous soyons liés ? Parce que je suis un strigoï, c’est cela ? »

J’ai toujours détesté ce statut, mais fais avec, car je n’avais pas le choix. Je ne l’ai toujours pas d’ailleurs, même si j’ai entendu les rumeurs sur cette retransformation. Mais je ne pourrais pas raisonner Nathaniel en tant que simple humain. Alors je dois rester dans cette peau, dans ce corps avec ses instincts monstrueux. Mais pourtant, je ne pense pas y avoir perdu mon âme, alors qu’est-ce que tu me reproches, sans même me connaître ?

« Serait-ce, pour toi, envisageable de passer une part de la soirée à mes côtés ? Je veux juste apprendre un peu à te connaître. Je ne te demande pas de former une famille, la mienne est bien assez dysfonctionnelle comme cela, mais juste… De nous laisser une soirée pour savoir qui est l’autre… »

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L'amazone
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MessageSujet: Re: On ne connaît pas toujours son propre sang   Ven 18 Aoû - 20:31


On ne connaît pas toujours son propre sang
Peter & Nayla


J’aurais aimé ne jamais croiser la route de cet homme, ou ne jamais l’avoir épargné. Au moins je n’aurais pas reçu cette lettre, je ne l’aurais pas lu non plus et je n’aurais jamais été au courant de ce lien possible avec mon paternel. Qui t’a dit que j’avais envie de fonder une nouvelle famille ? De retrouver les miens ? Tu te trompes si tu crois que je suis à la recherche de mon sang, strigoï, j’ai déjà eu une famille, et même si ces hommes m’ont kidnappé, je les ai considérés comme les miens. Ce sont eux que j’aimerais pouvoir récupérer, pas toi. Alors en l’honneur du père que tu aurais pu être, je veux bien t’épargner ce soir, mais ne reviens pas, ne m’approche plus, et dis à Caroline que sa fille est morte.

Il m’annonce alors que Caroline n'est plus de ce monde, ma mère est morte. Qu’attends-tu de moi face à cette nouvelle au juste ? A ce que je sois triste ? A ce que j’ai des remords ? Non, il y a bien longtemps qu’on m’a appris à ne pas me laisser toucher par la mort des autres, même de ma propre famille. La tristesse conduit à la colère et la colère conduit à des choix stupides. Alors non, tu ne me verras ni hurler, ni pleurer, ni trembler, ni quoi que ce soit d'autre. Je reste aussi stoïque que si tu m’avais annoncé une quelconque autre nouvelle. Il semblerait que ta fille soit insensible strigoï, John était fier de cette part de moi, à mon avis tu l’apprécieras bien moins que lui.

- Au moins tu n’auras pas à lui briser le cœur.

Oui, vois le bon côté des choses, maintenant qu’elle est morte tu n’auras pas à lui mentir en lui disant que sa fille est morte, ni à lui dire la vérité en lui disant que je ne veux pas entendre parler d’elle. Au moins elle ne souffrira pas d’une nouvelle ou de l’autre. Je repose la lettre au sol, à quoi bon la garder ? Je n’ai pas besoin d’un souvenir de ma mère, ni de connaître son écriture, ni de relire ses mots encore et encore. Reprends-la, apparemment ces mots te touchent bien plus qu’à moi. Prends cette lettre et pars.

Mon renfermement ne semble pas lui plaire et j’ai l’impression de me faire gronder comme une enfant. Il semblerait que tu prennes un peu trop au sérieux ton rôle de père, strigoï. Je réalise que je ne connais même pas encore ton nom, mais au fond quelle importance ? Je te l’ai dit, je ne désire pas te connaître, ne peux-tu pas respecter ça ? Non, visiblement tu n’y arrives pas. Tu as raison, ta nature strigoï est en partie ce qui me pousse à ne pas t’approcher, mais même si tu avais été humain, ça n’aurait rien changé, la preuve étant que je ne désirais pas connaître Caroline non plus. Pourquoi insistes-tu ? Ne peux-tu pas simplement respecter mon souhait ? Est-ce que les strigoïs doivent toujours avoir ce qu’ils veulent avant de repartir ? Il semblerait.

- Tu veux savoir qui je suis ? Je suis Nayla Black, une amazone qui a appris à se battre avant même d’apprendre à parler. J’ai grandi en faisant la guerre contre les strigoïs, préparant des pièges le jour, combattant sur le front la nuit, jour après jour, années après années. Il n’y avait pas d’académie magique pour nous protéger là où j’étais, juste la forêt. J’ai vu mes parents se faire tuer, ma sœur se faire emmener, mon peuple tomber et se relever. J’ai été choisi pour les guider, un fardeau dont je n’ai jamais désiré la responsabilité, mais selon eux j’étais la plus à même de les sauver et... J’ai échoué.

Je n’avais encore jamais raconté mon histoire de la sorte à qui que ce soit, même Christian ne connaît pas grand-chose de mon passé, il sait que j’ai dirigé, il sait que j’ai combattu, mais il n’avait pas besoin que je le lui dise pour le comprendre. La seule chose que j’ai eu à lui révéler, c’est la mort de mon peuple. Alors strigoï, est-ce que la vie de ta fille est à la hauteur de tes attentes ? Es-tu déçu ? Fier ? Triste ? Peu importe, je ne veux pas le savoir de toute façon. Ça me fait mal au cœur d’évoquer ainsi mon passé, de parler d’eux alors qu’ils n’existent plus. Il y a moins d’un an je me tenais encore à leurs côté et aujourd’hui il ne reste plus rien, plus que des cendres. Pourquoi éveilles-tu ce genre d’émotions en moi ? Je m’en tenais bien mieux en taisant mon passé, en ne l’évoquant jamais à voix haute.

- Il n’y a rien de plus à savoir.

Non je n’évoquerais pas mes victoires avec toi, je n’évoquerais pas non plus ces jours entiers de tortures, la trahison de ma propre sœur, la façon dont j’ai atterri ici. Ça n’a pas d’importance. Plus rien n’a d’importance. La seule chose qui compte, c’est qu’aujourd’hui j’essaie de me reconstituer un peuple avec Christian, j’essaie de survivre à mon passé, j’essaie d’avancer. Mais ne demande pas d’aimer les strigoïs, pas même un seul, c’est une chose que je ne saurais pas faire, une chose que je refuse de faire.

- Les strigoïs m’ont tout pris, alors ne me demande pas de faire semblant avec toi.

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